Au 20 mars 2026, les données du Fonds monétaire international (FMI) confirment une concentration élevée des encours de crédits sur une poignée d’économies africaines. Exprimés en droits de tirage spéciaux (DTS), ces montants reflètent les engagements financiers contractés dans le cadre de programmes d’appui macroéconomique, dont les décaissements et remboursements font évoluer en permanence les niveaux d’exposition.
Sans surprise, Égypte domine largement ce classement avec plus de 7,5 milliards de DTS, portée par des financements récents mobilisés dans le cadre de son programme élargi. Derrière, plusieurs économies d’Afrique subsaharienne – souvent engagées dans des programmes de stabilisation ou de consolidation budgétaire – affichent des niveaux d’endettement significatifs, à l’image de la Côte d’Ivoire, du Kenya ou encore du Ghana.
Si ces encours traduisent un recours accru aux financements du FMI dans un contexte de chocs multiples (inflation, dette, vulnérabilités extérieures), ils doivent être analysés à l’aune des dynamiques en cours : certains pays, comme le Ghana, amorcent une décrue progressive de leur exposition grâce à des remboursements réguliers, tandis que d’autres continuent de mobiliser de nouveaux appuis.
Top 10 des pays africains les plus endettés auprès du FMI
- Égypte — 7 554 108 357 DTS
- Côte d’Ivoire — 3 625 118 776 DTS
- Kenya — 2 939 459 067 DTS
- Ghana — 2 836 139 000 DTS
- Angola — 2 437 716 676 DTS
- RDC — 2 223 200 002 DTS
- Éthiopie — 1 764 502 000 DTS
- Tanzanie — 1 335 730 000 DTS
- Zambie — 1 271 660 000 DTS
- Cameroun — 1 180 590 000 DTS
Précisons que ces encours correspondent aux montants dus au FMI à une date donnée. Ils fluctuent en fonction des nouveaux décaissements, des rééchelonnements et des remboursements effectués par les États.
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