L’Union des conducteurs indépendants du Togo (UNI.CI.TO) a tenu, samedi à Kovié dans la commune de Zio 2, un congrès extraordinaire axé sur la réorganisation interne et le renforcement de ses ambitions socio-professionnelles. Deux ans après sa création, le syndicat veut se donner les moyens de contribuer davantage à l’épanouissement socio-économique et professionnel de ses membres, conformément aux dispositions de ses statuts.
Au cours des travaux, les participants ont procédé à la modification des textes de base, au renouvellement du bureau exécutif et à la présentation du bilan financier de mi-parcours. Avec environ 130 membres revendiqués en seulement deux ans, l’organisation entend désormais élargir son assise et structurer plus efficacement ses actions à l’échelle nationale.
Cinq sections sont actuellement opérationnelles dans le pays, notamment à Bè, Ibis, Boulevard, Bè-Kpota et Aného. Ces représentations locales mènent des activités de sensibilisation, des actions communautaires de salubrité et assurent une assistance aux membres en difficulté, en particulier en cas d’accident.
Sur le plan financier, le secrétariat général a fait état de dépenses de plus de quatre millions de francs CFA la première année, puis de plus de six millions de francs CFA la deuxième année. Ces fonds ont servi à couvrir les campagnes de sensibilisation, les charges de fonctionnement des parcs et le soutien aux conducteurs confrontés à des sinistres ou à d’autres difficultés.
« Nous avons essayé de garder les membres, de les sensibiliser et de les assister lorsqu’ils ont des difficultés, notamment en cas d’accident », a indiqué Esso Sourou, secrétaire général de l’Union.
UNI.CI.TO et le code de la route
La question de la sécurité routière a dominé les échanges. Face aux accidents de plus en plus fréquents, le syndicat appelle ses adhérents à plus de vigilance. Excès de vitesse, surcharge et non-respect des feux tricolores sont cités parmi les principales causes.
L’UNI.CI.TO affirme par ailleurs soutenir les mesures récemment annoncées par le ministre de la Sécurité en matière de respect du code de la route. « Nous devons respecter le code de la route et exécuter les décisions prises par le ministre. Nous devons surtout éviter les surcharges, qui sont une cause majeure d’accidents », a ajouté Esso Sourou.
Dans ses perspectives, le nouveau bureau de 9 membres élus pour un mandat de 4 ans, prévoit de renforcer la formation de ses membres, notamment en accompagnant ceux qui ne disposent pas encore de permis de conduire afin qu’ils régularisent leur situation.
L’équipe présidée par Laurent Togbé Folly-Kue ambitionne également d’organiser des séminaires et ateliers, d’éditer un bulletin d’information, de créer un site web dédié au secteur et de collaborer avec les pouvoirs publics et les organisations partenaires.
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