L’ancien ministre béninois des Sports Alassane Tigri, également cadre du parti d’opposition Les Démocrates, a été interpellé à Cotonou le mercredi 28 janvier 2026, selon des informations rapportées par les médias locaux. L’opération aurait été menée par des agents des forces de sécurité, sans qu’aucune communication officielle ne soit venue, à ce stade, en préciser les fondements juridiques.
Ni le parquet ni le ministère de l’Intérieur n’ont confirmé les motifs de cette interpellation. Aucune notification judiciaire n’a été rendue publique, laissant planer le flou sur le cadre légal de la procédure engagée contre l’ancien membre du gouvernement.
Cette arrestation intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement sensible. Depuis la tentative de coup d’État du 7 décembre dernier, plusieurs interpellations ont été enregistrées, visant des acteurs civils et militaires. Parmi les personnes déjà inquiétées figure notamment un député du parti Les Démocrates, formation dirigée par l’ancien président Thomas Boni Yayi et principale force d’opposition au régime de Patrice Talon.
À ce stade, aucun élément officiel ne permet toutefois d’établir un lien direct entre l’interpellation d’Alassane Tigri et les événements liés à cette tentative de déstabilisation. Le silence des autorités alimente néanmoins les spéculations, dans un climat où l’opposition dénonce régulièrement un resserrement de l’espace politique et une instrumentalisation des procédures judiciaires.
‘Affaire Tigri’ aux ramifications encore floues
Parallèlement, le principal suspect présenté par les autorités comme le cerveau de la tentative de putsch, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, reste introuvable. Des mandats d’arrêt internationaux ont été lancés par Cotonou, mais aucune arrestation majeure n’a encore été annoncée. Les autorités reconnaissent ne pas savoir où se cacherait l’officier.
En revanche, une vingtaine de militaires sont actuellement poursuivis devant la CRIET (Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme), accusés d’avoir participé à l’entreprise de renversement du régime. L’activiste Kémi Séba est également visé par une procédure judiciaire pour avoir publiquement salué la tentative de coup d’État.
Dans ce contexte de crispation institutionnelle, l’interpellation d’Alassane Tigri apparaît comme un nouvel épisode d’une séquence politique marquée par la défiance entre le pouvoir et l’opposition. En l’absence de communication officielle, l’affaire ravive les débats sur l’état des libertés publiques, la transparence des procédures et le respect des garanties judiciaires au Bénin.
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