Au Togo, le projet de dotation des agents hospitaliers en tenues professionnelles distinctives est désormais entré dans sa phase opérationnelle. C’est ce qu’a affirmé Dr Gilbert Tsolenyanu, secrétaire général du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), lundi lors d’une intervention consacrée à l’amélioration de l’accueil dans les structures sanitaires.
Selon le responsable syndical, l’un des objectifs majeurs de cette réforme est de mettre fin à la confusion persistante dans les hôpitaux, où les patients peinent souvent à distinguer les différentes catégories de personnel.
« Nous avions demandé que chaque corporation soit clairement identifiée, avec une couleur bien distincte », a-t-il rappelé sur radio Victoire, soulignant que cette exigence figure désormais dans les décisions officiellement prises. Allusion faite à l’arrêté du 23 octobre 2024 portant réglementation de la tenue vestimentaire des agents hospitaliers du public, du privé et du confessionnel.
Uniformes disponibles pour les agents hospitaliers
Sur le plan logistique, le projet a franchi une étape décisive. On note que l’arrêté ministériel signé à l’époque par Prof Tchin Darre stipule en son article 7 que les formations sanitaires fournissent aux agents hospitaliers le kit vestimentaire nécessaire.
Dr Tsolenyanu indique que 21 000 à 22 000 tenues professionnelles sont déjà disponibles à l’usine de Datcha, sous la supervision du président du conseil, qui a par ailleurs décidé d’en offrir jusqu’à 40 000. La lettre est prise, la mesure est mise en application confirmant la disponibilité effective des équipements.
Toutefois, le secrétaire général du SYNPHOT appelle à un déploiement méthodique sur le terrain, afin d’éviter toute confusion ou amalgame. Des concertations sont en cours avec le ministère de la Santé, notamment pour définir les modalités pratiques de distribution et d’utilisation des tenues professionnelles.
Dans la mise en œuvre progressive du projet, les centres hospitaliers universitaires (CHU) vont être prioritaires. « Nous avions souhaité que le CHU d’Espo soit le premier centre à bénéficier, suivi des autres CHU », a expliqué le Dr Tsolenyanu, avant d’envisager une extension aux autres structures sanitaires.
Au-delà de l’aspect vestimentaire, cette réforme vise un objectif plus large. Il est question de renforcer la transparence, la responsabilité et la qualité de l’accueil. Pour le syndicaliste, il est essentiel que chaque patient puisse identifier clairement la fonction de son interlocuteur. « Savoir qui est le médecin, qui est l’infirmier, qui est l’agent d’entretien », afin de pouvoir situer les responsabilités en cas de manquement ou de mauvaise conduite.
Le projet s’inscrit également dans une dynamique de lutte contre les inégalités et les traitements différenciés au sein du système hospitalier. « Il faut aboutir pour de bon, pour qu’il n’y ait plus de deux poids, deux mesures », a martelé Dr Tsolenyanu, évoquant la nécessité de clarifier les rôles et d’améliorer les relations entre patients et personnels de santé.
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