La convocation de Marvin Senaya sur la liste des Éperviers du Togo alors qu’il est également sollicité par les Black Stars du Ghana crée une vive polémique. Intervenant samedi sur une radio locale, l’ancien international Yao Senaya, père du joueur, accuse le staff technique togolais.
D’entrée de jeu, Yao Senaya a d’abord tenu à remettre les choses dans leur contexte, rappelant que le joueur possède plusieurs nationalités, ce qui rend son choix international délicat.
Selon lui, Mervin Senaya est né en France, est togolais par ses parents, mais possède aussi des origines ghanéennes par ses grands-parents, ce qui lui permet d’être éligible pour plusieurs sélections.
« Il a une triple nationalité. Il est français, togolais d’origine par nous ses parents, et aussi ghanéen par mes propres parents. Donc la situation n’est pas aussi simple que certains le pensent », explique Yao Senaya.
L’ancien Épervier affirme que les premiers contacts avec la sélection togolaise remontent à plusieurs années, à une période où le joueur devait d’abord s’imposer en club avant d’envisager une carrière internationale.
Entre blessures, prêts et progression en Europe, la famille dit avoir privilégié la stabilité sportive.
Dans le même temps, d’autres fédérations, dont le Ghana, ont présenté un projet jugé plus structuré pour l’avenir du joueur.
Pas de récent contact avec Marvin Senaya
C’est sur la gestion du dossier par la Fédération togolaise de football (FTF) que Yao Mawuko Senaya se montre le plus sévère. L’ancien international affirme n’avoir reçu aucun contact officiel récent, malgré la présence du nom de Marvin Senaya sur la liste des Éperviers.
« Depuis l’arrivée du nouveau sélectionneur, aucun membre de la fédération ne m’a appelé. Un jour, on voit son nom dans les journaux comme s’il avait donné son accord. Même lui m’a appelé pour demander ce qui se passait », raconte l’ancien défenseur des Eperviers du Togo.
A l’arrivée, l’actuel pensionnaire d’Auxerre en France insiste n’aurait jamais donné son accord pour rejoindre les Éperviers du Togo sans discussion familiale. « À aucun moment le gamin ne peut donner son accord sans l’aval de sa cellule familiale. L’intégrer dans une liste sans validation, c’est un manque de professionnalisme crucial. Franchement, c’est de l’amateurisme », dénonce Yao Mawuko Senaya.
Pour lui, cette situation explique pourquoi le projet ghanéen est aujourd’hui étudié avec attention, car il offrirait plus de garanties sportives et une meilleure organisation. Malgré ses critiques, l’ancien Épervier rappelle son attachement au pays.
« Moi j’ai joué pour le Togo par amour du pays, et j’en suis fier. Mais la carrière de mon fils, ce n’est pas la mienne. Il doit choisir ce qui est le mieux pour son avenir », conclut M. Senaya
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