Dans un quartier calme de Kpalimé (120 km de Lomé), une découverte macabre met en lumière un trafic de drogue. Le 10 janvier 2026, vers 11 heures, des habitants du quartier de Kligué-Kondji ont alerté la Police nationale après avoir repéré des sacs suspects dans une maison abandonnée.
Ce qui semblait au départ un simple acte de dénonciation citoyenne s’est transformé en une opération d’envergure. Trois sacs de maïs, dissimulant 216 pains de cannabis, ont été saisis sur place. La perquisition ultérieure a révélé des traces de poudre de cannabis répandue au sol, confirmant sans ambiguïté que ce lieu servait d’entrepôt clandestin pour le trafic de drogue.
La Police nationale, prompte à réagir, a dépêché une équipe d’intervention sur les lieux. Les premières investigations ont permis de confirmer la nature illicite de la découverte. Mais l’opération ne s’arrête pas là.
« Les traces et indices relevés sont en cours d’exploitation pour identifier les auteurs et complices », précise le communiqué officiel. « Les investigations se poursuivent afin de démanteler les réseaux toujours actifs dans le secteur. »
Un message clair : ce n’est pas un coup de filet isolé, mais le début d’une chasse aux réseaux organisés qui utilisent les zones périphériques, souvent mal surveillées, comme bases logistiques.
Le trafic de drogue gagne-t-il du terrain ?
Si cette saisie a eu lieu à Kpalimé, ville touristique et culturelle du sud du Togo, elle soulève une question plus large. Le trafic de drogue gagne-t-il du terrain dans les villes secondaires ?
Depuis plusieurs années, le Togo fait face à une montée en puissance du commerce illégal de substances stupéfiantes, notamment du cannabis, souvent produit localement ou transité depuis les pays voisins. La Police nationale affirme avoir intensifié ses efforts, avec des saisies régulières dans tout le pays, mais reconnaît que la menace persiste, voire évolue.
Le choix d’utiliser des sacs de maïs pour camoufler la drogue est révélateur. Il s’agit d’une technique rudimentaire, mais efficace, qui témoigne d’une certaine ingéniosité criminelle et d’une vulnérabilité des systèmes de surveillance.
Face à cette menace, la Police nationale ne compte pas agir seule. Dans un appel direct à la population, elle félicite les habitants de Kpalimé pour leur approche de proximité avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), et lance un message fort : « Elle appelle, à cet effet, les populations à plus de vigilance et à continuer de coopérer avec les FDS en donnant toutes informations relatives aux trafics illicites. »
Les numéros d’urgence — 117 et 1244 — sont rappelés, ainsi que la page Facebook officielle @PoliceNationale, pour faciliter les signalements anonymes.



