Au Togo, l’exploitation du bois reste un problème majeur malgré les décennies d’efforts de reboisement. C’est le constat fait par Professeur Komla Dodzi Kokoroko mardi 13 janvier 2026. Le ministre en charge de l’environnement alerte sur l’ampleur de la situation qui menace durablement les ressources forestières et l’équilibre écologique du pays.
C’est un fait ! Chaque 1er juin, la « Journée nationale de l’arbre » est l’occasion de planter des jeunes plants et de sensibiliser la population à la préservation du patrimoine forestier. Avec le soutien de l’État et de partenaires au développement, les communautés ont multiplié les actions de reboisement, d’aménagement forestier et de plantations d’essences forestières ou fruitières à vocation économique, agroforestière et écologique.
Selon Prof Kokoroko, malgré ces initiatives, le pays reste confronté à une exploitation frauduleuse et abusive de ses forêts. Entre 1990 et 2015, le taux moyen annuel de déforestation s’est établi à 0,42 %, soit une perte d’environ 5 679 hectares de couverture forestière chaque année.
Face à cette tendance alarmante, le ministère a engagé une série de réformes visant à mieux encadrer l’exploitation du bois. Le nouveau code forestier impose l’obtention d’autorisations pour la coupe, l’importation, le transport et la circulation du bois, tout en permettant à toute personne physique ou morale d’exercer ces activités dans le strict respect de la réglementation.
« La protection des ressources forestières est une responsabilité collective, car elle conditionne la durabilité de notre environnement et le bien‑être des populations », a rappelé le ministère, soulignant que la rigueur dans l’application des textes est indispensable pour mettre fin aux pratiques illégales.
Nouvelle approche pour l’exploitation du bois
Le Togo n’étant pas un pays à forte couverture forestière, sa production nationale de bois demeure insuffisante pour satisfaire la demande locale. Le ministère encourage donc l’importation de bois en provenance des pays voisins, dans le respect des procédures en vigueur, tout en intensifiant les programmes de reboisement sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de porter la couverture forestière nationale à 26 % et de planter un milliard d’arbres d’ici 2030.
Toutefois, les contrôles forestiers menés depuis octobre 2025 révèlent que le marché du bois est encore largement alimenté par l’exploitation illégale sur le territoire national, entraînant une pénurie ressentie par les consommateurs. Le non‑respect des autorisations par de nombreux opérateurs compromet une gestion durable des forêts et fragilise les communautés locales.
Dodzi Kokoroko appelle donc l’ensemble des citoyens togolais, en particulier les acteurs de la filière bois, à se conformer aux dispositions réglementaires en vigueur et à s’impliquer activement dans les efforts de reboisement. Cette mobilisation collective est essentielle pour inverser la courbe de la déforestation et garantir un avenir plus vert aux générations futures.
Rejoignez-nous sur notre chaîne WhatsApp pour plus de détails



