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Togo : l’ASVITTO contre l’impunité de la torture

Togo Breaking News
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Kao Atcholi, président de l'ASVITTO

À l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, célébrée chaque 26 juin, l’ASVITTO (Association des Victimes de la Torture au Togo) monte au créneau. Dans un communiqué incisif, l’organisation réaffirme son engagement pour la justice et la dignité humaine dans un contexte national marqué par de nouvelles tensions politiques et d’allégations de tortures.

Dans son message, l’ASVITTO dénonce l’absence persistante de reconnaissance officielle des victimes de torture au Togo, ainsi que le refus d’indemnisation, qu’elle considère comme le signe d’une « mauvaise volonté politique manifeste ». L’organisation, qui se bat depuis plusieurs années pour la promotion des droits humains et la lutte contre les traitements cruels, dégradants ou inhumains, appelle à un sursaut collectif.

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Dans ce combat de longue haleine, l’ASVITTO vient d’enregistrer une avancée notable : l’obtention du statut d’Observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. Une reconnaissance continentale majeure qui permettra à l’organisation de renforcer ses capacités de plaidoyer à l’échelle africaine.

Le président de l’association, Monzolouwè Kao Atcholi, a salué le soutien décisif de la Coalition pour la Cour Africaine (CCA), qui a accompagné l’ASVITTO dans cette démarche stratégique. Un appui jugé crucial à l’heure où la société civile togolaise cherche à faire entendre sa voix face aux violations répétées des droits fondamentaux.

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Un soutien de l’ASVITTO aux victimes récentes de répression

Le communiqué rend également hommage aux personnes et organisations ayant contribué à la libération du rappeur engagé Aamron, arrêté début juin lors des manifestations pacifiques interdites à Lomé, ainsi qu’à d’autres manifestants victimes de traitements violents. Plusieurs sources, relayées par des ONG locales, ont en effet fait état de cas de torture dans les centres de détention, notamment au lendemain des mobilisations du 5 et du 6 juin.

L’ASVITTO exhorte le gouvernement togolais à honorer ses engagements internationaux, notamment ceux découlant de la Convention des Nations unies contre la torture et de son Protocole facultatif, que le Togo a pourtant ratifiés depuis plusieurs années.

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Pour l’association, il est impératif que des enquêtes impartiales soient systématiquement ouvertes en cas d’allégation de torture ; que les auteurs soient identifiés, poursuivis et sanctionnés ; et que des mesures de prévention efficaces soient enfin mises en œuvre.

Dans un pays où les interpellations musclées et les détentions prolongées sans procès alimentent les critiques d’organisations internationales, la parole de l’ASVITTO résonne comme un rappel à l’ordre et un plaidoyer.

Alors que le climat politique reste tendu à Lomé, l’ASVITTO reste déterminée à imposer la question des droits humains au cœur du débat public. Pour son président, il ne s’agit pas seulement de dénoncer, mais d’agir pour que plus jamais un Togolais ne subisse la torture dans l’indifférence.

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