Avec 41 conseillers municipaux élus sur un total de 1 527 sièges, l’Union des forces de changement (UFC) se positionne comme troisième force politique du Togo, derrière le parti présidentiel Union pour la République (UNIR) (1 150 conseillers) et l’Alliance nationale pour le changement (ANC) (51 sièges). Si ces résultats confirment la faible performance de l’opposition dans son ensemble, le parti de Gilchrist Olympio essaie de positiver pour avancer.
Parmi les élus de l’UFC figure Séna Alipui, vice-président du parti, qui a remporté 2 sièges dans la commune d’Anié 1. Malgré ce score limité, la formation politique revendique une progression relative et y voit le signe de sa restructuration en cours. En plus des 38 élus directement pour son propre compte, l’UFC a également glané 3 autres élus grâce à des alliances électorales. Ce qui fait un total de 41 conseillers municipaux pour le parti.
« Ces 41 élus témoignent du travail de terrain entamé depuis deux ans pour redonner force et crédibilité au parti », souligne Séna Alipui, également sénateur.
L’UFC traverse une décennie compliquée, marquée par des crises internes depuis l’accord de gouvernement signé en 2010 avec le parti au pouvoir. Ce rapprochement, initié sous l’ère Gilchrist Olympio, avait provoqué le départ de plusieurs cadres et une perte d’influence électorale.
Un nouveau souffle pour l’UFC depuis 2023
Le congrès statutaire du 12 août 2023 a permis de renouveler la direction du parti et de définir une nouvelle stratégie à savoir : institutionnaliser la formation politique, renforcer la présence sur le terrain, et participer à toutes les élections.
Si ce parti politique n’a obtenu aucun siège de député lors des législatives de 2024, il reste présente au sein du gouvernement (un ministre) et du Sénat (2 sénateurs), ce qui lui assure une visibilité politique nationale.
La conquête de 41 sièges municipaux marque une amélioration par rapport au cycle précédent, où l’UFC comptait surtout 6 adjoints au maire. Pour Séna Alipui, ces résultats sont un levier de remobilisation de la base.
« Nous voulons reconstruire le parti par le bas, sur le terrain, et ces élections sont une étape clé dans notre stratégie », affirme-t-il.
Si le parti de Gilchrist Olympio reste encore loin derrière l’UNIR (au pouvoir) et même l’ANC de Jean-Pierre Fabre, il affiche la volonté de retrouver un rôle significatif sur la scène politique togolaise en vue des prochaines échéances électorales.
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