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Samuel Okudzeto Ablakwa : ‘Poursuivre l’idéal d’une Afrique sans frontières’

Togo Breaking News
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Samuel Okudzeto Ablakwa

Le chef de la diplomatie ghanéenne salue le bon voisinage avec le Burkina-Faso et la Côte d’ivoire. Face à l’afflux de milliers de ressortissants ghanéens ayant fui des affrontements meurtriers dans le nord-ouest du pays, Samuel Okudzeto Ablakwa a exprimé sa « profonde gratitude » à Ouagadougou et Abidjan pour leur hospitalité. Pour lui, il s’agit d’un « véritable exemple de solidarité panafricaine ».

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le ministre a révélé avoir suspendu ses engagements pour mener des échanges téléphoniques « fructueux » avec ses homologues burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré et ivoirien Kacou Houadja Léon Adom. Ces concertations ont débouché sur l’adoption d’une feuille de route opérationnelle en trois volets.

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Il s’agit d’abord de la prise en charge humanitaire et l’organisation du retour volontaire des réfugiés ghanéens. Ensuite de la tenue de réunions techniques entre ministères et ambassades pour renforcer la sécurité des ressortissants. Et enfin, de la préparation d’une visite de travail de Samuel Okudzeto Ablakwa à Ouagadougou et Abidjan pour rencontrer directement les déplacés.

Les deux voisins se sont engagés à accompagner la délégation ghanéenne sur le terrain, malgré le contexte politique régional marqué par le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cédéao. Un signal fort, selon Accra, de la persistance de la coopération sécuritaire et humanitaire, même en dehors du cadre institutionnel classique.

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Samuel Okudzeto Ablakwa voit au-delà du Ghana

En août, le nord-ouest du Ghana a été secoué par un violent conflit communautaire opposant les Birifor aux Gonja. Le bilan officiel fait état d’au moins 31 morts et de près de 50 000 déplacés, dont plus de 14 000 ont traversé la frontière pour trouver refuge : environ 1 000 dans la province burkinabè de Noumbiel et plus de 13 000 dans la région ivoirienne de Bounkani.

Les conditions de vie dans les camps demeurent précaires. Les déplacés ont un besoin urgent d’abris, de vivres, d’eau potable et de soins médicaux. Si la NADMO, l’agence nationale ghanéenne de gestion des catastrophes, coordonne l’assistance, elle reste limitée. Des appels à la communauté internationale pour un soutien humanitaire accru ont été lancés.

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Au-delà de la réponse d’urgence, Samuel Okudzeto Ablakwa a livré un message teinté de politique et de panafricanisme : « L’administration Mahama continuera de prendre soin de tous les Ghanéens et ne laissera personne de côté », a-t-il assuré, tout en appelant à « sécuriser une paix durable » dans les zones de tension et à poursuivre l’idéal d’une Afrique sans frontières.

Cette sortie intervient alors qu’Accra, qui reste l’un des piliers de la Cédéao, tente de maintenir des passerelles avec les régimes de transition du Sahel. Une démarche qui illustre le réalisme diplomatique ghanéen, soucieux de privilégier la sécurité des populations au-delà des clivages institutionnels.

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