Sur le podcast H5 Motivation, diffusé le 29 septembre, l’ancien président sénégalais Macky Sall a laissé entrevoir une nouvelle ambition : celle de briguer le poste de Secrétaire général des Nations unies. Sans officialiser sa candidature, l’ex-chef de l’État a précisé que son choix dépendrait du soutien des pays membres, en particulier africains.
« Mon expérience en tant que chef d’État peut servir à réformer l’ONU, pour la rendre plus crédible et capable de rapprocher les grandes puissances », a-t-il déclaré, tout en insistant sur la nécessité d’un appui diplomatique fort.
L’annonce a immédiatement suscité des réactions contrastées au Sénégal. Ses partisans y voient une opportunité de renforcer la voix de l’Afrique au sein d’une institution encore largement dominée par les grandes puissances occidentales.
Mais la société civile reste divisée. Sur X (ex-Twitter), Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, a dénoncé cette perspective, estimant que l’ancien président est « disqualifié » en raison des poursuites jugées arbitraires contre des opposants politiques durant ses mandats.
L’élection du Secrétaire général de l’ONU ne repose pas sur un simple vote populaire mais sur un équilibre fragile entre membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité. Obtenir ce consensus suppose des alliances solides, notamment avec des puissances capables d’imposer ou de bloquer une candidature.
Pour l’heure, Macky Sall n’a fait qu’ouvrir une porte. Reste à savoir si cette déclaration se traduira par une véritable campagne, ou si elle restera une intention symbolique destinée à maintenir son nom dans le débat international.
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