La DMP (Dynamique pour la Majorité du Peuple) a dénoncé vendredi à travers un communiqué une « dérive autoritaire » du régime togolais. D’après ce regroupement, Targone Sambiri N’Wakin, son nouveau coordonnateur, serait la cible des campagnes de stigmatisation et de menaces. La note fait état de menaces de mort proférées contre le leader politique et en appelle à la communauté internationale.
Depuis sa désignation en tant que nouveau chef de file de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), en remplacement de Kafui Adjamagbo-Johnson, Targone Sambiri N’Wakin n’est pas épargné. Selon un communiqué de la Conférence des présidents de la DMP, publié le 27 juin 2025, l’homme politique est dans le collimateur des autorités, notamment pour ses récentes déclarations sur la répression des manifestations du 6 juin.
L’instrumentalisation du communautarisme
Le président des Démocrates Socialistes Africains (DSA) aurait été la cible de menaces, particulièrement en raison de son intervention jugée « trop critique » sur les antennes de RFI. Il a eu à dénoncer « la brutalité des forces de sécurité contre les jeunes manifestants », et prôné une unité nationale transcendant les clivages géographiques.
La DMP accuse le régime en place de recourir à des méthodes « d’un autre âge », notamment en manipulant certaines associations de ressortissants pour discréditer ses opposants. Une stratégie déjà utilisée contre l’artiste engagé Aamron, interné fin mai à l’hôpital psychiatrique de Zébé dans des conditions controversées, et contre la ministre Gnakadé, lâchée publiquement par son propre frère.
Selon la DMP, des cadres influents de la préfecture de Dankpen auraient tenu une réunion visant à dénoncer Targone comme « renégat », lui reprochant notamment sa collaboration avec des personnalités issues du sud du pays. Des menaces de mort auraient été proférées si le leader politique ne revenait pas sur ses propos jugés hostiles au président Faure Gnassingbé.
« La lutte pour la démocratie, la justice sociale et l’État de droit ne connaît ni Sud, ni Nord, ni ethnie, ni religion », rappelle le communiqué de la DMP. Face à ce qu’elle qualifie de « tentative grossière de division », la coalition affirme que son combat est national, inclusif et irréversible.
La DMP debout malgré ‘les menaces’…
L’organisation politique tient le régime pour « pleinement responsable de tout ce qui pourrait arriver » à son coordonnateur, et appelle à la mobilisation des Togolais, de toutes sensibilités confondues, pour préserver la cohésion nationale face aux velléités de fragmentation.
La DMP lance également un appel pressant à la communauté nationale et internationale pour dénoncer les « intimidations à caractère communautaire ». « Personne ne devrait être menacé pour avoir choisi de dire la vérité », souligne le texte, en insistant sur le droit fondamental à la liberté d’expression et à l’engagement citoyen.
Alors que le climat sociopolitique reste sous tension depuis les récentes mobilisations dans la capitale, la DMP entend maintenir la pression et affirme sa solidarité indéfectible avec toutes celles et ceux qui, malgré les menaces, « demeurent debout, courageux et fidèles à la cause du peuple togolais ». « Ensemble, restons debout. Le Togo mérite mieux », conclut le communiqué.
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