Annoncer en fin de l’année dernière par le gouvernement, le « Groupe de travail sur le secteur éducatif », qui devrait trouver des solutions viables et durables aux crises récurrentes que connait le monde de l’éducation national, a été mis en place mercredi par le Premier ministre, Sélom Klassou. Pendant ce temps, un nouveau mouvement de grève est en cours.
Ledit Groupe de travail place est selon les autorités un cadre inclusif et élargi à tous les partenaires du secteur éducatif. Sa mise en place témoigne selon le chef du gouvernement togolais, l’importance que le Chef de l’Etat accorde au dialogue et à la concertation dans le but de maintenir au Togo un climat de paix sociale, facteur de développement.
Sélom Klassou a convié tous les partenaires de l’éducation à saisir cette opportunité pour contribuer à la recherche de solutions durables et viables pour l’éducation togolaise.
« Il est nécessaire de communiquer davantage sur ce qui a été déjà fait en faveur de ce secteur afin de savoir d’où nous sommes partis ; quelle est la trajectoire prise ; où on est arrivé et où nous voulons aller », a-t-il dit.
Les propositions idoines et les préoccupations des enseignants et celles du gouvernement devront être traitées de façon globale afin de garantir les acquis du secteur éducatif et de relever les nouveaux défis.
Le Groupe de travail sur le secteur éducatif ne se substitue pas aux autres cadres et initiatives qui existaient. Il est un cadre pragmatique et non de formalisme, le chef du gouvernement. La première réunion de la structure est annoncée pour le 25 janvier prochain.
Le groupe comprend les centrales syndicales et des fédérations de syndicats, des représentants des parents d’élèves, des enseignements confessionnels et privés. La Coalition nationale pour l’éducation pour tous et des partenaires techniques et financiers du Togo comme l’UNICEF, la Banque Mondiale et l’Agence française de Développement sont également membres. Les Ministres Komi Tchakpele et Gilbert Bawara conduiront les travaux.
La mise en place de ce groupe de travail intervient alors que la Coordination des syndicats des enseignants du Togo (CSET) observe un nouveau mot d’ordre de grève démarrée depuis mercredi. Ce regroupement syndical menace de décréter une grève illimitée jusqu’à satisfaction.



