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Harcèlement dans les hôpitaux : Un prestataire et des médecins puissants en cause

Togo Breaking News
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Le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot) poursuit son combat contre le harcèlement dans les hôpitaux. L’organisation syndicale se dit déterminée à mettre à nu et à brûler la forêt des violeurs qui ont élu domicile dans les centres hospitalo-universitaire au Togo. Une journée de réflexion sur le sujet a été observée en clôture à la journée du 08 mars. Des témoignages poignants ont été recueillis et des astuces ont été montrées aux victimes devant leur permettre d’exposer désormais leurs bourreaux.

« Lutte contre le harcèlement sexuel et la violence faite aux femmes en milieu hospitalo-universitaire », c’est sous ce thème que la journée de réflexion du Synphot a été placée. Une journée organisée pour marquer la commémoration du 08 mars en milieu hospitalier.

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Magistrats, avocats, infirmiers, sage-femmes, syndicats des travailleurs et entre autres ont débattu du viol et du harcèlement sexuel dans les centres de santé et en milieu hospitalo-universitaire.

Ils ont reconnu que d’une part, il y a une forme et un type de violence exercée sur les femmes utilisatrices des services maternels et néonatals en milieu hospitalier par un prestataire en abus de son pouvoir institutionnel. D’autre part, il y a un harcèlement sexuel exercé par certains agents véreux et vicieux en position de pouvoir sur les infirmières et autres agents personnels féminins dans les établissements sanitaires.

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Les victimes ont toujours du mal à en parler. Et de surcroît publiquement. Mais elles témoignent toutes que leurs agresseurs sont des collègues masculins.

Les étudiantes en médecine quant à elles pointent leur doigt accusateur vers leurs enseignants. Des témoignages relatent que le modèle opératoire le plus usité consiste à convoquer l’étudiante qui est en stage au bureau à une heure inappropriée.

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Le Synphot contre le harcèlement dans les hôpitaux

Les différents panelistes ont encouragé les victimes à dénoncer et à porter plainte désormais contre les acteurs.  En ce sens, des conseils ont été donnés pour piéger et disposer facilement des preuves contre les agresseurs.

A l’occasion, Emilie Azibli-Wolou a rappelé que l’Etat togolais condamne juridiquement les cas de viol et de harcèlement sexuel sur les lieux de travail.

« Le code pénal togolais punit la violence sexuelle qui a entrainé la mort d’une peine d’emprisonnement de 30 ans à 50 ans », a prévenu la présidente de l’Association des femmes juristes du Togo.

Pour le Synphot, la bataille contre le viol et le harcèlement sexuel dans les centres de santé au Togo ne fait que commencer.

« Que les gens le veuillent ou pas nous irons jusqu’au bout », a martelé Dr Gilbert Tsolenyanu.

Le secrétaire général du Synphot a invité ses collègues praticiens à encourager les victimes à libérer la parole, à briser le silence pour mettre fin à ce mal qui s’amplifie.

Notons que cette journée de réflexion marque la fin des activités programmées par le Synphot dans le cadre du 08 mars. Grâce aux partenaires, cette organisation syndicale a, au cours de la semaine, dépisté plus de 200 femmes du cancer du col de l’utérus et offert des matériels médicaux aux maternités du CHU SO et du CSL.

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