Faure Gnassingbé, le président togolais, séjourne depuis mardi en France. Il participe au sommet organisé par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur la question de la cuisson en Afrique. Ce rassemblement, qui se tient au siège de l’UNESCO à Paris, réunit plusieurs dirigeants mondiaux. Il est question de faire de l’accès à une cuisson propre un pilier du développement durable.
Plusieurs chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des représentants des institutions internationales, du secteur privé et de la société civile y participent également. Ils se réunissent pour discuter du problème complexe de la pollution de l’air causée par les méthodes traditionnelles de cuisson en Afrique, notamment l’utilisation de feux ouverts, de bois de chauffe et de charbon de bois.
Engagement de Faure Gnassingbé
« Ce sommet revêt une importance cruciale pour les enjeux sanitaires, sociaux et climatiques. Les participants sont appelés à formuler des recommandations politiques audacieuses et à prendre des engagements financiers concrets. Les sujets abordés incluent les marchés de crédits carbones, le développement durable et l’égalité des sexes dans le contexte de l’accès à une énergie propre pour tous », renseigne la Présidence togolaise.
Le Togo, sous la direction du président Faure Gnassingbé, s’est engagé en faveur des énergies renouvelables, de la protection de l’environnement et de l’amélioration du cadre de vie.
Cette réunion internationale représente un pas vers des solutions concrètes pour faire face aux défis urgents posés par la pollution de l’air et pour promouvoir un développement durable en Afrique.
L’utilisation généralisée de feux ouverts, de bois de chauffe et de charbon de bois, surtout dans les régions où les ressources énergétiques modernes sont limitées, a des répercussions majeures sur la santé humaine, l’environnement et le climat.
Promouvoir des solutions de cuisson propre et durable
Du point de vue de la santé, l’inhalation de fumées provenant de ces méthodes de cuisson traditionnelles est une cause majeure de maladies respiratoires, notamment chez les femmes et les enfants, qui sont souvent les plus exposés à la fumée pendant la préparation des repas. Ces maladies comprennent l’asthme, les infections des voies respiratoires supérieures et inférieures, ainsi que des maladies cardiovasculaires. En outre, les particules fines émises par la combustion du bois peuvent pénétrer profondément dans les poumons, provoquant des problèmes de santé à long terme.
En ce qui concerne l’environnemental, l’exploitation intensive des ressources forestières pour la production de bois de chauffe et de charbon de bois contribue à la déforestation et à la dégradation des écosystèmes forestiers. Cela entraîne la perte de biodiversité, la diminution des habitats naturels pour la faune et la flore, ainsi que la diminution des services écosystémiques tels que la régulation du climat, la conservation de l’eau et la protection des sols contre l’érosion.
Et sur le plan climatique, la combustion du bois et du charbon de bois émet des quantités importantes de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre, contribuant ainsi au changement climatique. De plus, la déforestation associée à la production de bois de chauffe et de charbon de bois réduit la capacité des forêts à absorber le CO2 atmosphérique, aggravant ainsi le problème.
C’est pour tout cela qu’il s’avère impératif de promouvoir des solutions de cuisson propre et durable, telles que les foyers améliorés, les cuisinières à gaz ou électriques et les énergies renouvelables, afin de réduire ces impacts et d’améliorer la qualité de vie des populations concernées.



