L’Association des Sourds du Togo (AST) poursuit sa campagne de sensibilisation sur la surdité et la langue des signes dans les grands centres commerciaux de Lomé. Après le marché d’Adidogomé, l’organisation était jeudi au marché d’Akodessewa pour promouvoir le vivre-ensemble et déconstruire les préjugés autour des personnes sourdes et malentendantes.
Tout comme à Adidogomé, l’AST a au cœur du marché d’Akodessewa mené une action de proximité en direction des commerçants, commerçantes et clients. Celle de faire connaître la surdité, valoriser la langue des signes et rappeler l’importance de l’inclusion sociale des personnes sourdes et malentendantes dans la société.
Cette initiative s’inscrit dans une campagne de sensibilisation ciblant les marchés de Lomé, des espaces où les personnes sourdes sont bien présentes, parfois comme clients, parfois comme travailleurs. « Nous avons fait une analyse et nous nous sommes rendu compte que dans les marchés d’Adidogomé et d’Akodesséwa, il y a des personnes sourdes, membres de notre association, qui viennent y travailler ou y faire leurs activités », explique Abla Patsoh Amouzou, présidente de l’AST.
La langue des signes pour comprendre les sourds
Selon la présidente de l’AST, la principale difficulté rencontrée par les sourds reste la communication, souvent source de malentendus et de discriminations.
Dans les faits, il est remarquable que ces personnes collaborent avec les commerçants, mais la communication représente une barrière. Cela empêche parfois un véritable vivre-ensemble. Les gens imaginent des choses à leur égard, pensant qu’elles ne sont pas capables de travailler comme tout le monde.
Au-delà de la sensibilisation, l’AST souhaite susciter l’intérêt du public pour la langue des signes, encore mal comprise par une partie de la population. « L’idée n’est pas forcément d’amener les commerçants à s’inscrire immédiatement dans une école, mais d’abord de démystifier la langue d es signes. Beaucoup pensent que c’est de la pantomime ou un jeu, alors que c’est une langue à part entière, reconnue par les académiciens », insiste la présidente.
Elle invite d’ailleurs les personnes intéressées à se rapprocher directement de l’association pour apprendre cette langue. Après Adidogomé et Akodessewa, l’AST se projette sur d’autres marchés de la capitale.
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