L’affaire Aamron connait une nouvelle tournure. Le rappeur togolais, de son vrai nom Tchala Essowè Narcisse, a été interpellé vendredi 19 septembre à Lomé avant d’être libéré le soir même, a annoncé son avocat. Il est inculpé, libéré et placé sous contrôle judiciaire.
L’interpellation du rappeur a été motivée par plusieurs chefs d’accusation : trouble aggravé à l’ordre public, appel au soulèvement populaire et incitation de l’armée à la révolte. Des charges qui rappellent ses démêlés précédents avec les autorités.
Fin mai, Aamron avait déjà été arrêté pour des vidéos au ton virulent diffusées sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il critiquait frontalement le président Faure Gnassingbé. Il avait alors été libéré le 21 juin, après avoir présenté publiquement ses excuses.
Malgré cet épisode, l’artiste a de nouveau attiré l’attention des forces de l’ordre le 30 août dernier, lorsqu’il avait brièvement participé à une manifestation virtuelle relayée en ligne, en parcourant quelques minutes les rues de son quartier avant d’être stoppé.
Devenu une voix contestataire écoutée par une jeunesse connectée, Aamron navigue désormais dans une zone grise : libre, mais sous contrôle judiciaire, surveillé de près par les autorités.
Si ses démêlés illustrent la délicate relation entre liberté d’expression, contestation sociale et encadrement sécuritaire, ils témoignent aussi d’une scène artistique togolaise où le micro peut rapidement se transformer en tribune politique.
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