La situation politique au Togo connaît une nouvelle tournure. Le rappeur Aamron, de son vrai nom Essowè Narcisse Tchala, a été appréhendé vendredi matin à Lomé par des agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), selon des sources concordantes. Cette interpellation fait suite à celle de l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakadé.
Moins de 48 heures après l’interpellation remarquée de l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakadé, un autre visage connu pour son engagement public vient d’être arrêté.
L’artiste aurait été arrêté à son domicile aux premières heures de la journée, dans des conditions encore peu claires. D’après les informations disponibles, il aurait été immédiatement conduit dans les locaux de la DCPJ, où est toujours gardée Mme Gnakadé depuis son arrestation mercredi dernier.
Le rappeur Aamron persécuté ?
Le rappeur Aamron est une figure bien connue du paysage musical et militant togolais. Ses textes et sorties, souvent critiques à l’égard du pouvoir en place, lui ont déjà valu plusieurs démêlés avec les autorités. En mai 2025, il avait été arrêté puis interné de force à l’hôpital psychiatrique de Zébé. Un procédé qui avait suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique.
Il n’avait retrouvé la liberté que le 21 juin, après une large mobilisation citoyenne et d’importants relais au niveau international.
Cette nouvelle interpellation, dans un contexte déjà marqué par une crispation politique notable, soulève de vives inquiétudes quant à la situation des libertés publiques au Togo. De nombreux internautes et militants ont rapidement réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une « dérive autoritaire » et une volonté manifeste de faire taire les voix critiques.
À ce stade, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités togolaises concernant les raisons de l’arrestation du rappeur.
On sait en revanche qu’on reprocherait à Mme Gnakadé des liens supposés avec des figures de l’opposition en exil et des tentatives d’incitation à la désobéissance au sein des forces armées. Elle se serait également rendue coupable d’actes susceptibles de menacer la stabilité de l’armée togolaise. Aamron un complice ? Les prochains jours nous édifieront.
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