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Togo : Marguerite Gnakadé toujours gardée à la DCPJ

Didier ASSOGBA
3 Min Read
Marguerite Gnakadé

Arrêtée mercredi 17 septembre à Lomé par un groupe de soldats encagoulés, l’ancienne ministre des Armées Marguerite Gnakadé demeure au centre d’un flou politico-judiciaire qui alimente les rumeurs et les inquiétudes. Conduite dans un premier temps à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), elle n’a plus donné signe de vie depuis. Officiellement, aucune réaction de la justice, laissant libre cours aux affirmations et contre affirmations. Aux nouvelles, il revient que Mme Gnakadé est toujours entre les mains de la police judiciaire.

Depuis jeudi, plusieurs voix anonymes assurent que Marguérite Gnakadé aurait été discrètement ramenée à son domicile, sous surveillance. Pourtant, aucune image, aucun témoignage direct n’est venu corroborer cette version. À Tokoin Solidarité, quartier populaire de Lomé où réside l’ancienne ministre, voisins et proches affirment ne pas l’avoir revue. Les doutes persistent donc sur son sort.

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Ce qui est en revanche confirmé, c’est la nouvelle descente des forces de sécurité au domicile de Mme Gnakadé. Les militaires auraient procédé à une perquisition en l’absence de la propriétaire, ce qui laisse supposer qu’elle se trouve encore à la DCPJ. Là encore, aucun détail n’a filtré sur la nature des documents ou effets recherchés.

Pour le moins, il nous revient qu’on reprocherait à Mme Gnakadé des liens supposés avec des figures de l’opposition en exil et des tentatives d’incitation à la désobéissance au sein des forces armées. Elle se serait également rendue coupable d’actes susceptibles de menacer la stabilité de l’armée togolaise.

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Une perquisition du domicile de Marguerite Gnakadé

Cette opacité nourrit l’idée d’un dossier signalé, à l’image d’autres affaires politico-judiciaires qui ont jalonné la vie du Togo ces vingt dernières années. L’arrestation musclée de cette proche parente du président du conseil, en rupture ouverte avec le régime depuis plusieurs mois, s’inscrit dans un climat de crispation politique où toute voix dissidente tend à être assimilée à une menace pour la sûreté de l’État.

À ce jour, ni le gouvernement, ni la justice, ni même les organes sécuritaires n’ont pris la peine d’éclairer l’opinion. Cette stratégie du silence entretient le sentiment d’une affaire politique plus que judiciaire. Dans les milieux diplomatiques, certains s’interrogent déjà sur le message envoyé : l’exécutif est-il déterminé à faire un exemple avec Marguerite Gnakadé, au risque de raviver la colère d’une opposition déjà mobilisée contre la Ve République ?

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Dans un pays où la transparence institutionnelle demeure fragile, l’absence de communication officielle semble être devenue un instrument des autorités.

Mais on note dans les recheches que Marguerite Gnakadé serait en train d’être auditionnée. Un indice qui confirme qu’elle est toujours gardée à la DCPJ.

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