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Adedze décrète la fermeture de Wacem

Les machines sont à l’arrêt dans l’usine West Africa cement (WACEM) sise à Tabligbo. La cimenterie généralement au centre des controverses est devenue un foyer de contamination du coronavirus. Pour limiter la propagation au sein des travailleurs et dans la ville, le ministre du commerce, de l’industrie et de consommation locale, Kodjo Adédzé a ordonné sa fermeture.

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« Par lettre en date du 30 octobre, j’ai été saisi par Monsieur le coordonnateur national de la riposte au Covid-19 de la découverte d’un foyer épidémique à Wacem, une société industrielle de la zone franche. Afin d’éviter que ce foyer épidémique soit le lieu de propagation de la maladie dans le pays, je vous demande de fermer immédiatement la société pour quinze à compter de cette date », a adressé le ministre au directeur général de Wacem.

Selon le ministre, la fermeture doit durer 15 jours afin de permettre aux équipes d’investigation sanitaire d’identifier tous les cas de contamination, de les prendre en charge et de protéger la population.

Kodjo Adédzé précise que la coordination nationale de la riposte est à la disposition de la société pour accompagner les actions dans ce contexte pandémique.

Wacem installée à Tabligbo depuis en 1996. Elle devient ainsi la 2e entreprise de la zone franche  à être fermée pour cause de coronavirus.

Le Togo qui fait face à la pandémie du coronavirus depuis le 6 mars compte à ce jour 2.331 cas. 1160 patients sont guéris et 614 autres sont sous traitement. Malheureusement 57 patients ont perdu la vie.

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ScanTogo et Wacem entament la réhabilitation du CHP de Tabligbo

L’hôpital préfectoral de Tabligbo aura une peau neuve sous peu grâce à ScanTogo et  Wacem. Les deux entreprises ont lancé vendredi les travaux de réhabilitation de ce centre de santé. Le projet s’inscrit dans le cadre de la promotion du développement local que s’est prescrite ScanTogo, l’une des filiales de la Fondation HeidelbergCement-Togo.

Le premier coup de pioche a été donné par Eric Goulignac, directeur général de ScanTogo, Narayanan Pankaj, représentant du directeur général de Wacem et le préfet de Yoto, Yawo Alibo.

Les travaux de réalisation du projet s’élèvent à 300 millions de francs CFA et couvriront une période de deux (2) ans.

Il mobilisera par année la somme de 75 millions de la part de ScanTogo et Wacem. Soit 150 millions au total par an.

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Le projet est le fruit d’une convention tripartite entre ScanTogo, la société Wacem et la direction préfectorale signée à la suite d’un assentiment de ces 3 acteurs.

Pour ScanTogo, la réhabilitation de l’hôpital de Tabligbo est l’une de ses responsabilités sociale  visant notamment à  contribuer à la lutte contre la pauvreté dans la préfecture de Yoto.

« Notre ambition vise à promouvoir le développement local à travers notre contribution à la résolution des enjeux socio-économiques. Notre souhait est d’agir en toute transparence pour développer, maintenir et renforcer des liens fiables et stables avec la population et les autorités locales » a précisé M. Goulignac.

Laissé pour compte  depuis des années, l’hôpital de Tabligbo est dans un état de délabrement total. Manque de personnel soignant et absence de matériel adéquat sont les principales difficultés du centre.

Il se pose là un souci d’équipement du centre face auquel le  président de la Fondation HeidelbergCement-Togo s’est engagé également.

« Une partie du montant décaissé pour le projet servira à la rénovation et une autre partie sera utilisée pour l’équipement de l’hôpital » a-t-il rassuré.

La réhabilitation de l’hôpital de Tabligbo  fait partie des 3 projets sociaux lancés en novembre 2019 par ScanTogo. Les deux autres sont électrification rurale dans la zone ScanTogo et  l’élaboration du plan de développement local du canton de Tokpli.

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Togo: Violations des droits humains et pauvreté endémique dans les zones minières

Les richesses du sous-sol togolais ne profitent pas encore aux communautés hôtes. L’inexistence des infrastructures de base de qualité notamment des routes, des écoles, des hôpitaux et les conditions de vie déplorables des populations de ces communautés en sont la preuve. Malgré plusieurs appels et l’adoption des dispositions obligeant les entreprises minières à remplir leur responsabilité sociétale, rien ou presque n’a encore changé. Plutôt, l’on assiste à des violations de droits humains et à une pauvreté endémique dans ces communautés. Dépassés, certains chefs traditionnels des préfectures de Vo et de Yoto viennent de monter au créneau et en appellent aux autorités togolaises.

Des Chefs cantons des communautés hôtes des entreprises multinationales d’extraction minière au Togo venant de Tabligbo, de Kini-Kondji, de Tokpli dans la préfecture de Yoto, de Vogan et de Hahotoé dans la préfecture de Vo sont dépassés par la situation qui prévaut dans leurs différentes localités.

A l’issue d’une journée de réflexion qu’ils ont organisée cette semaine à Lomé, ils ont déploré les conditions de vie et d’existence de leurs populations et les conditions de travail des jeunes travailleurs togolais qui vendent leurs forces de travail contre des salaires de misère

Pour ces représentants des us et coutumes, les populations des communautés hôtes des multinationales d’extraction minière au Togo subissent le joug d’investisseurs puissants et désinvoltes et les effets néfastes de l’exploitation sauvage des ressources se font durement ressentir au niveau social, sanitaire et environnemental.

Ces chefs traditionnels dont les localités abritent des entreprises comme Wacem-Fortia, Scan-Togo, SNPT, l’exploitation minière dans ces zones est à la base de la détérioration des habitations suite à l’utilisation d’explosifs dans les mines. Ils déplorent la transformation des terres arables en montages, lacs articifiels et des trous de profondeurs inouïes remplis de crocodiles et de serpents venimeux qui causent des accidents mortels le long des années. Ils ont également pointé du doigt l’absence de routes praticables, de l’électricité, des installations sanitaires et scolaires. Les cas de Tabligbo, Kini-Kondji, de Hahotoé, de Sika-Kondji et de Tokpli et de leurs localités voisines servent d’illustration.

« Ce qui se passe dans nos localités est difficile à supporter. Même les cadres de nos milieux n’ont réussi à faire réagir les autorités par leurs démarches de diligence. Nous-mêmes avons plusieurs fois interpellé les entreprises mais elles ne réagissent même pas. Mais il n’est pas concevable que nous laissions nos communautés être détruites », a déploré Togbui Dega Ehe Apawou, représentant du Chef traditionnel de Vogan.

Expropriation arbitraire et violations des droits de l’homme

Les chefs traditionnels des cantons suscités ont également dénoncé avec force, les conditions d’expropriation des habitants qui se sont vus confisquer des milliers d’hectares de terres arables au profit des entreprises minières d’une part, et d’autre part réduits à la mendicité, parce que confrontés à une dégradation et pollution excessives des sols causée par l’exploitation sauvage des ressources minières par les multinationales.

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Ils incriminent également les atteintes violations flagrantes des droits humains dans ces communautés hôtes du fait du non-respect de la législation nationale et des instruments juridiques internationaux auxquels le Togo est partie ainsi que de la mise en œuvre défaillante de la législation nationale en matière de protection des droits humains, privant ainsi les populations concernées de leurs moyens de subsistance.

« Nous avons soulevé la question à plusieurs reprises lors des rencontres de l’Union des chefs traditionnels et avec les autorités mais rien n’a été fait à ce jour et les problèmes persistent. Pire, ils s’aggravent. Nous avons décidé de prendre nos responsabilité en tant que chefs traditionnels des zones concernés et nous interpellons les autorités », a expliqué Togbui Agbolété Kodjo Kini IV de Kini-Kondji.

Le gouvernement togolais vivement interpellé

Pour les garants des us et coutumes, signataires de la déclaration de Lomé, c’est une aberration de ne pas impliquer les communautés hôtes dans la mise en œuvre du Projet de développement et de la gouvernance minière (PDGM) financé à hauteur de 7,5 milliards de Fcfa par la Banque Mondiale.

Dans ce sens, ils interpellent le gouvernement togolais à respecter et faire respecter le droit des communautés hôtes des entreprises minières à un niveau de vie suffisant, de bénéficier du progrès scientifique mais aussi des conditions de travail justes et favorables.

Pour ce faire, ces chefs traditionnels demandent au gouvernement de prendre et de publier le décret d’application de la loi n°2011-008 du 05 mai 2011 relative à la contribution des entreprises minières au développement local et régional. Ils appellent l’autorité à prendre des dispositions contraignantes pour la mise en application effective de la loi cadre sur l’environnement.

Les Chefs Minyazozo Viagbo (Tabligbo), Dega Ehe Apawou (représentant du Chef de Vogan), Kodjo Kini IV (Kini-Kondji), Komi Bedjra (Hahotoé) et Degbe Yawovi Toudji IV (Tokpli) demandent la révision des textes nationaux en intégrant les dispositions de la responsabilité sociétale des entreprises et l’adoption d’une loi et ses textes d’application.

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Enfin, ces garants des us et coutumes exigent la création d’un cadre de dialogue social permanent entre les communautés concernées, les entreprises minières et les autorités locales pour la transparence et la redevabilité dans le secteur minier au Togo.

« Nos communautés, de même que les collectivités expropriées n’ont directement aucune ristourne de l’exploitation minière à ce jour pour leur développement. Ce sont plutôt les Conseils de préfectures qui perçoivent des taxes. Ce qui n’est pas normal. Le gouvernement doit veiller à ce que ces entreprises minières soient redevables envers nos communautés », a commenté Minyazozo Viagbo, régent de Tabligbo. 

Ces chefs traditionnels sont appuyés dans leur démarche par l’Ong Solidarité action pour le développement durable (SADD).  

Mais au ministère des mines et de l’énergie, ces accusations sont balayées du revers de la main. Le Directeur des mines a indiqué plus tard à Togobreakingnews.info qu’une attention est accordée depuis quelques années à ces zones et que certains des chefs se rendent eux-mêmes coupables d’exploitation de leurs sujets par le système de tâcheronnat. Il assure que des ristournes sont régulièrement versées aux délégations spéciales des différentes préfectures pour assurer le développement des communautés.




WACEM: 2 ans après le drame, les familles des victimes dans l’attente

La société Wacem ne change pas ses pratiques d’exploitation des togolais qui y travaillent. Deux ans après le drame qui a coûté la vie à 5 togolais, les employés souffrent toujours le martyr dans cette usine. La situation n’est pas meilleure pour les familles des victimes qui attendent toujours les dédommagements.

30 juin 2015-30 juin 2017 cela fait exactement 2 ans que le drame de Wacem est survenu. L’explosion d’une citerne de fioul au sein de l’usine a occasionné plusieurs morts dont un indien et des blessés graves.

Les employés qui sont morts, ce sont des soudeurs à l’arc. Ils étaient sur la citerne en train de travailler avant l’explosion. Certainement que ce serait une erreur technique ou une négligence qui serait à l’origine du drame.

En octobre 2016 le tribunal de Tabligbo a condamné Wacem à payer une somme de 280 millions de FCFA aux familles des cinq victimes togolaises. WACEM était également condamner à verser à l’Etat togolais, qui s’était constitué comme partie civile, un montant de 2 millions de francs Fcfa à titre de dommages et intérêts. Toujours dans le délibéré du juge, le directeur des exploitations de WACEM est condamné à 8 mois d’emprisonnement avec sursis.

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Deux ans après les familles des victimes décédées attendent leurs dédommagements.

De tout temps, la situation de travail au niveau de Wacem a été dénoncée par les employés et les organisations de la société civile.

Les accidents de travail sont monnaies courantes dans cette usine, mais les accidentés parfois devenus handicapés et se trouvant même dans l’incapacité de travailler, sont laissés à leur triste sort. Ils ne sont jamais pris en charge.




Wacem: 2 togolais et 3 indiens déposés en prison pour faux

La semaine dernière la police togolaise a démantelé un vaste réseau de faussaires Wacem. Les investigations ont permis de mettre la main sur 5 personnes à savoir 2 togolais et 3 indiens. Ces prévenus ont été déférés mardi à la prison civile d’Aného.

On était lundi 20 février dernier quand la police de Tabligbo a procédé à l’arrestation du Chef adjoint de la mine, du Chef de département Recherche et Développement et le Chef de la mine du West African Cement (WACEM).

Ces trois responsables de l’usine ont été mis en garde à vue au Commissariat de la ville de Tabligbo pour les besoins d’une enquête ouverte sur demande du Président Directeur Général de WACEM.

Le jeudi, le Directeur des Opérations de l’usine, impliqué dans le tragique accident qui a coûté la vie à 5 togolais le 30 juin 2015, sera embarqué à son tour avec deux togolais.

Toutes les personnes arrêtées sont accusées de surfacturation, de faux et usage de faux.

Mardi, ils ont été entendus par le président du Tribunal de Première Instance de Tabligbo. Ils ont été déférés, à la suite de l’audience, à la prison civile d’Aného en attendant leur jugement.

Wacem est une cimenterie au centre de toutes les controverses au Togo. Déjà accusée des mauvais traitements infligés aux employés togolais, l’usine est également éclaboussée par l’affaire des évasions fiscales révélées par Panama Papers.




Vague d’arrestations à WACEM, la controversée cimenterie de Tabligbo

C’est la chasse aux dirigeants et employés mafieux à Wacem cette semaine. La police a démantelé un vaste réseau de voleurs au sein de cette usine et a réussi à mettre la main sur six personnes.

C’est une vague d’arrestation qui a démarré lundi au sein de cette usine productrice de ciment avec l’interpellation du Chef adjoint de la mine, du Chef de département Recherche et Développement et le Chef de la mine. 

Les choses ont tourné au vinaigre  pour ces trois gros morceaux de WACEM qui ont fini par être mis à la garde vue.

La police a également embarqué jeudi le Directeur des travaux ou le General Manager Operation. Ce monsieur à qui d’aucuns imputent la responsabilité du dernier accident meurtrier dans cette entreprise serait aussi actuellement dans les mailles de la police pour cause de surfacturation. 

Selon des sources concordantes deux autres togolais arrêtés eux aussi ce vendredi portent le nombre des hors-la-loi de WACEM pour vol ou surfacturation à six. 

C’est sur ordre du PDG de l’usine que cette opération, qui est loin d’arriver à son terme a été enclenchée. 

Est-ce le début d’une véritable guerre déclarée à ceux qui sont réputés dans l’enrichissement illégal au sein de cette usine, dont le chiffre d’affaire journalier pourrait être évalué à des milliards ? L’avenir nous le dira….

Wacem est une cimenterie au centre de toutes les controverses au Togo. Déjà accusé des mauvais traitements infligés aux employés togolais, l’usine est également éclaboussée par l’affaire des évasions fiscales révélées par Panama Papers. Des barons du pouvoir togolais, dont l’actuel Premier Ministre, Sélom Klassou, sont  cités.




Wacem et Panama Papers: les réponses de Sani Yaya aux questions des députés

Le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya était jeudi devant la représentation nationale pour répondre aux questions des députés. L’interrogatoire portait sur West african cement (Wacem), son actionnariat et le scandale d’évasion fiscale, Panama Papers.

Sani Yaya a confirmé devant les députés que WACEM est une société d’exploitation minière qui appartient à la Zone Franche, bénéficiant ainsi des mêmes avantages que les autres sociétés membres de la Zone Franche.

Le sujet a été au centre des débats pendant plusieurs semaines au mois d’Août dernier avec les révélations des Panama Papers qui ont dévoilé au grand jour, les pratiques auxquelles se livraient les responsables de Wacem pour sortir du Togo plusieurs milliards de Francs Cfa.

Alors que certains défendaient bec et ongle que Wacem n’était plus dans la Zone Franche, le ministre vient de confirmer son appartenance et les avantages fiscales dont jouit cette société minière. 

De voix se sont levées ces derniers mois pour une résiliation du contrat de la zone franche ave Wacem qui devrait opérer sous le régime du Code minier. Mais le gouvernement n’a toujours pas réagi à ce sujet.

L’autre question importante concernait l’actionnariat de Wacem. Les députés ont souhaité avoir une liste détaillé des actionnaires de la société. Mais le ministre Yaya a indiqué que c’était impossible au risque d’exposer les concernés.

Au sujet du scandale des Panama Papers, Sani Yaya a annoncé aux députés que le gouvernement a lancé des investigations pour savoir davantage.

« Ceux qui seront reconnus coupables répondront de leurs actes », a conclu le ministre.




WACEM: la suspension arbitraire de Kodjovi Sedonou qui irrite les employés

Ça craint une nouvelle grogne sociale à WACEM dans les jours à venir. La suspension de l’employé  Kodjovi Sedonou de  cette usine fait remuer le couteau dans la plaie de ses camarades qui ont pris la ferme résolution de remettre au goût du jour leurs revendications.

Dans une notification du 20 octobre dernier, il a été certifié à Kodjovi Sedonou qu’il est suspendu jusqu’ à nouvel en tant que employé de WACEM. Selon la note M. Sedonou, Secrétaire Général Adjoint du Syndicat Démocratique des Mines (SYDEMINES) est expulsé de l’usine de fabrication de ciment pour motif de « Sécurité ». 

Cette suspension a été portée à la connaissance de ses collègues de travail au cours d’une assemblée générale extraordinaire du  dimanche 30 octobre à Tabligbo. D’après ces derniers, c’est une décision illégale,  abusive, lâche et surtout arbitraire de l’autorité devant laquelle ils ne sauront rester inactifs.

Mieux ils se montrent plus que jamais combattifs dans leur lutte farouche des meilleures conditions de travail.

« Si nos dirigeants pensent qu’ils nous feront peur en sautant nos responsables syndicaux, ils se trompent. Même si nos devanciers sont licenciés à tort et à travers la lutte continue, nous sommes mêmes galvanisés « , scandaient-ils. 

Pire encore, les camarades de Kodjovi Sedonou, le désormais ex-employé de WACEM décident de secouer à nouveau leur employeur en lui demandant de satisfaire helico presto leurs revendications qui font état,  entre autres du paiement des primes de transport, des salissures et la déclaration de la CNSS. 

Le suspendu appelle les autorités togolaises à se plancher sur la situation des employés de WACEM en général et sur son dossier en particulier. 

Selon les indiscrétions beaucoup d’employés  sont aussi  dans le collimateur du patron  » Indien » et devraient être mangés  à la même sauce que M. Sedonou.

WACEM est récemment écclaboussé dans une affaire d’évasion fiscale et venait d’être condamné par le tribunal de Tabligbo pour le décès de 5 togolais dans le drame du 30 juin 2015. Une usine championne dans la maltraitance des employés togolais.

 




WACEM condamné à de lourdes peines par la justice

La société WACEM a été condamnée jeudi par le tribunal de Première instance de la ville de Tabligbo (80km de Lomé) à une lourde peine d’amende dans le dossier du drame intervenu dans cette usine le 30 juin 2015.

Après avoir écouté les avocats des familles des victimes et ceux de la société Wacem, le président du tribunal a condamné Wacem à payer une somme de 280 millions de FCFA aux familles des cinq victimes togolaises.

Par ailleurs, WACEM devra verser à l’Etat togolais, qui s’était constitué comme partie civile, un montant de 2 millions de francs Fcfa à titre de dommages et intérêts.

Toujours dans le délibéré du juge, le directeur des exploitations de WACEM est condamné à 8 mois d’emprisonnement avec sursis.




Wacem: les agents montent au créneau, l’Etat togolais accusé de complicité

Les revendications des employés de Wacem et de Fortia traînent à leur être accordées et ils ont perdu patience huit mois après la signature de l’accord tripartite. Ils ont, pour cette cause, tenu une assemblée générale dimanche à la Place de l’Indépendance de la ville de Tabligbo au cours de laquelle ils ont lancé un nouvel ultimatum.

Le Syndicat Démocratique des Mines (SYDEMINES) remobilise ses troupes et entend mettre fin au refrain habituel qui consiste à dire que « les négociations sont en cour ». Huit mois après la signature de l’accord tripartie (employés, gouvernement et Wacem), les responsables de SYDEMINES pensent que l’heure est à l’action désormais.

En pleine scandale d’évasion fiscale révélé par Panama Papers et dont elle s’est rendue coupable, la société Wacem devra également faire avec la pression de ses employés qui exigent la mise en œuvre de l’accord du 05 janvier 2016 avant le 05 septembre prochain.

« A partir de cet instant on demande qu’on revienne à nos revendications que sont : Primo les questions de santé, la visite médicale et la mise en place d’une assurance maladie ; la régularisation des contractuels », a indiqué le Secrétaire Général Adjoint du Sydemines, Sedonou Kodjovi Messanvi.

Pour ce dernier, il est clair qu’ils sont victimes d’un complot entre les autorités gouvernantes et leurs employeurs. Car soutient-il, « le monde n’est pas dangereux parce que les gens font le mal mais parce que des gens regardent faire et n’agissent pas ».

Les employés de Wacem taxent le gouvernement de complice de Wacem et Fortia de leur misère pour avoir accepté le lock-out de Wacem (fermeture d’une entreprise suite à une grève). 

« Nous ne demandons rien d’autre que ce que eux-mêmes ont inscrit dans la loi. Et jusque-là 700 licenciement alors que tous les autres revendications sont restées dans les tiroirs », a déploré M. Sedonou avant d’ajouter « Notre démarche n’a rien d’illégale’.