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Torture: Condamnation du Togo par la Cour de la CEDEAO

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C’est une information qui remet en lumière la crise sociopolitique de 2017. La Cour de justice de la CEDEAO condamne le Togo pour des faits de torture exercés sur une dame interpellée en septembre 2017. Le pays est tenu de verser 30 millions FCFA à la victime pour torture et mauvais traitements.

L’information est rendue publie par le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT). Selon cette organisation, la cour de justice de la CEDEAO a été saisie par la victime après que les  tribunaux togolais ont refusé d’examiner sa requête. 

La victime, apprend-on, est une dame qui a finalement décidé de saisir la juridiction sous-régionale en juillet 2018 avec l’appui des organisations de défense des droits de l’homme togolais dont le Groupe d’intervention judiciaire SOS-Torture.

La victime invitait dans sa plainte la cour de la CEDEAO à condamner l’Etat togolais à lui faire réparation pour les actes de torture et les mauvais traitements que lui ont été infligés les forces de police. Elle a également demandé à la cour de faire une obligation à l’Etat togolais de mener une enquête indépendante sur les circonstances des violences qu’elle a subies.

« C’est une victoire pour les droits humains : la Cour de Justice d’Afrique de l’Ouest a rendu un jugement favorable dans le cas d’une femme, victime de violences lors d’une manifestation. L’État du Togo est sommé de mener une enquête immédiate sur la plainte de la victime et de lui verser trente millions de Francs CFA (~45 800 €) », a indiqué le CACIT.

On apprend également que la Cour fait obligation à l’Etat togolais de « mener l’enquête sur les circonstances de ces violences ».

Crise politique et torture

Le Togo a connu une crise sociopolitique entre août 2017 et début 2019 marquée par plusieurs manifestations organisées par des partis d’opposition.

Selon CACIT, c’est dans ce contexte qu’une commerçante de 40 ans a été arrêtée par des agents des forces de l’ordre le 7 septembre 2017. La victime, mère de quatre enfants, affirme avoir été battue et traînée par terre par des policiers. S’ensuivent des séquelles physiques qui nécessitent une hospitalisation et un traumatisme psychologique.

«Les condamnations répétées de l’Etat togolais par la Cour de Justice de la CEDEAO sont la preuve de la faiblesse de notre système judiciaire quand il s’agit de protéger les plus vulnérables », a commenté Ferdinand Amazohoun, avocat de la victime et membre du GIJ SOS-Torture en Afrique.

L’avocat a regretté le fait que la torture continue d’être pratiquée au Togo, « en toute impunité»

Depuis 2011, c’est la 7ème fois que le gouvernement togolais est rappelé à l’ordre par les instances internationales pour des cas de torture et de mauvais traitements.

Une réaction officielle est attendue.




Torture: CNDH fait le point avec les acteurs

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La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) tient à Kpalimé (120 km de Lomé), une rencontre au sujet de la prévention et la lutte contre la torture au Togo. Elle réunit les départements ministériels impliqués. Cette assise fait suite à celle tenue le 13 juillet dernier à Lomé avec les organisations de défense des droits de l’homme. Elle vise à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations issues de la 67ème session du comité contre la torture.

En vue d’accompagner l’Etat togolais dans la mise en œuvre des recommandations formulées par le CAT et la CNDH, la Commission a entamé une rencontre d’échanges et de plaidoyer regroupant les structures étatiques destinatrices desdites recommandations, la société civile et les acteurs impliqués dans la lutte contre la torture au Togo.

On signale qu’en 2019, le Togo a présenté son 3è rapport sur la mise en œuvre de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, à la 67ème session du comité contre la torture.

Ce rapport abordait les mesures prises par le Togo en vue d’une mise en œuvre effective de ladite convention.

Des recommandations au sujet de la torture

A Kpalimé, les participants vont faire l’état des lieux de la mise en œuvre des recommandations du CAT et de la CNDH. Il sera aussi question de renforcer le dialogue avec le gouvernement et les autres acteurs, et de plaider pour la mise en œuvre des recommandations du CAT et de la CNDH.

Les participants mèneront des réflexions sur la mise en place d’une stratégie de mise en œuvre effective des recommandations.

« La mise en œuvre des recommandations incombe au premier chef à l’Etat qui a pris des engagements vis-à-vis de la communauté internationale, même si d’autres acteurs y sont également impliqués, notamment les organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) », a précisé à l’ouverture des travaux, Me Ohini Kwao Sanvee, Président de la Sous-commission Prévention de la torture.

La 1ère phase de cette rencontre a eu lieu à Lomé. Elle a regroupé en dehors des participants de la CNDH des défenseurs des droits de l’homme intervenant dans le milieu carcéral et des médias. Elle a permis de recueillir les observations et contributions des ODDH sur l’état de leur mise en œuvre.

La rencontre qui se déroule à Kpalimé constitue la 2e phase. Elle sera suivie d’une 3è phase. Celle-ci réunira des membres du gouvernement et permettra de collecter leurs propositions sur la mise en œuvre effective des recommandations du CAT et de la CNDH.




Pour une meilleure protection des enfants en conflit avec la loi

Des acteurs du système judiciaire renforcent les capacités sur la protection des enfants en conflit avec la loi. Ils définissent également de meilleures stratégies de renforcement de la lutte contre l’impunité. C’est une initiative est organisée par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), et l’OMCT (SOS-Torture Network).

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Une rencontre a démarré mercredi  à Lomé grâce à l’appui de la ville de Genève, de l’Union Européenne et d’autres partenaires. Elle a été présidée par Talaka Mawama, Directeur de cabinet du ministère de la justice.

« La présente activité initiée par le CACIT et l’OMCT vise à contribuer à la mise en œuvre des recommandations du comité contre la torture en renforçant les meilleures stratégies de lutte contre l’impunité et en apportant une meilleure protection aux enfants privés de liberté contre toutes les formes de violence, y compris la torture et les traitements inhumains et dégradants », a lancé Me Claude Kokou Amegan, président du CACIT.

Plus d’une vingtaine de personnes impliquées dans l’incarcération et la protection des enfants prennent part à cette rencontre. Ensemble, les participants auront à discuter des opportunités et défis liés au système judiciaire dans la lutte contre l’impunité au Togo.

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Ils dégagent des pistes de solutions pour une meilleure stratégie de lutte contre l’impunité dans le pays. Il sera question également de discuter autour du mandat des institutions de lutte contre l’impunité au Togo et de renforcer le cadre des collaborations des parties prenantes en vue d’accompagner l’Etat dans la mise en œuvre de ses engagements.

Cet atelier se veut un cadre d’échange, de réflexion et de partage d’expérience pour la consolidation des acquis et pour dégager des pistes de solutions idoines. Ceci, en vue de faire face aux défis persistants de la protection des enfants en conflits avec la loi et le renforcement de la lutte contre l’impunité au Togo. Ouvert mercredi, ledit atelier prendra fin vendredi prochain.

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Torture: CACIT déplore le manque de volonté du gouvernement

Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) a dressé jeudi  un bilan peu satisfaisant de la mise en œuvre des recommandations de l’Organisation mondiale contre la torture au Togo. Selon l’organisation de défense des droits humains après un an, les efforts fournis  par l’Etat togolais sur le sujet  sont toujours  minimes. L’on ne pourrait pas alors affirmer que les dirigeants togolais ont la volonté d’éradiquer la torture dans le pays. Le Collectif exhorte à cet effet à  adopter  un nouveau code de procédure civile.  

Depuis fort longtemps, des rapports des organisations de défense des droits de l’homme font état de la pratique de la torture au Togo. Ces rapports sont confortés par les recommandations des mécanismes de protection des droits de l’homme notamment le Comité contre la torture, le Comité des droits de l’homme et les décisions de la Cour de justice notamment de la Cour de justice de la communauté CEDEAO.

Sur la base de ces rapports, l’OMCT a formulé à l’intention du gouvernement togolais à l’issue de la présentation de son 3è rapport périodique à Génève en juillet  2019, un certain nombre de recommandations. 

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Un an après le CACIT réalise que les lignes n’ont  pas bougé. Me Claude Amegan déplore que depuis lors la prison civile de Lomé n’est toujours pas fermée et que la surpopulation dans des lieux de détention reste d’actualité.

« La situation ne s’est pas améliorée ; la prison de Lomé n’a pas été fermée. Dans un Etat normal, ceux qui sont en détention provisoire ne doivent pas être dans les mêmes quartiers que ceux qui sont condamnés. Les mineurs doivent avoir leur quartier à part et on ne doit pas incarcérer des citoyens à cause des délits mineurs », s’est désolé le président du CACIT.

Me Amegan ajoute que la tortue s’est accentuée ces derniers mois au Togo avec  la crise sanitaire. Selon lui, au moins 150 détenus de la prison civile de Lomé ont été testés positifs au covid-19. Ce qui constitue des traumatismes psychologiques pour ces pensionnaires.

La torture et la Covid-19 

Somme toute, le CACIT  invite le gouvernement à adopter un nouveau code de procédure civile.

« Il est nécessaire de mettre en œuvre un nouveau code de procédure civile qui précise les conditions d’arrestation, de détention  et qui insiste sur les conditions dans lesquelles les personnes peuvent être écoutées, assistées d’un avocat et de leur médecin » a proposé Me Amegan.

La sortie du CACIT s’inscrit dans le cadre de la journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture.

Cette journée vise à œuvrer pour l’élimination totale de la torture et d’assurer l’application effective de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, qui esten vigueur le 26 juin 1987.

Au Togo, elle a permis également de faire une analyse comparative et constructive de la situation de la torture et les mauvais traitements en Afrique en lien avec le contexte du Covid-19.

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Togo: le Comité contre la torture fait une pile de recommandations

Les premières recommandations du Comité contre la torture pour le Togo sont disponibles. L’institution onusienne a pris de fortes décisions contre les lieux de détention au Togo notamment la prison civile de Lomé. En dehors de la suppression du  paiement forfaitaire exigé des visiteurs de prison, l’Etat partie devrait également veiller à ce que les procédures de prolongation des gardes à vue soient strictement respectées par les officiers de police et de gendarmerie. Les autorités judiciaires qui ont la responsabilité d’exercer un contrôle effectif et régulier sont invitées à y veiller.

Dans ses observations finales concernant le troisième rapport périodique du Togo, le Comité a d’entrée de jeu remercié le pays d’avoir accepté la procédure simplifiée. Il a  accueilli  avec satisfaction la soumission du troisième rapport périodique de l’État partie, mais regrette qu’il ait été soumis avec deux ans de retard.

Beaucoup d’aspects positifs mais aussi d’aspects négatifs ont été soulignés dans le rapport présenté  par le ministre Christian Trimua  dans le cadre de la lutte contre la torture au Togo. A l’issue des recommandations ont été formulées.

Sur  les conditions de détention, le Comité exhorte le Togo à fermer définitivement et sans délai la prison de Lomé, et concevoir un plan général sur la situation des établissements pénitentiaires au Togo.

Il doit  améliorer les conditions matérielles dans tous les autres lieux de privation de liberté, en veillant à ce que les prisonniers aient accès à une alimentation adéquate et suffisante, à des conditions sanitaires décentes, et à une aération suffisante au sein des cellules, eu égard aux conditions climatiques.

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L’Etat partie doit également doter les établissements pénitentiaires de personnel qualifié et formé en suffisance, y compris médical, adopter un règlement intérieur dans tous les lieux de détention, et enquêter sur tous les cas de corruption et de privilèges, en sanctionnant les responsables.

Sur la durée maximale de la garde à vue, il a été recommandé au Togo de prendre les mesures nécessaires, dont l’adoption du nouveau Code de procédure pénale, et s’assurer que la durée maximale de la garde à vue n’excède pas 48 heures, renouvelable une fois dans des circonstances exceptionnelles dûment justifiées par des éléments tangibles.

De même, il devrait veiller à ce que les procédures de prolongation des gardes à vue soient strictement respectées par les officiers de police et de gendarmerie, ainsi que les autorités judiciaires qui ont la responsabilité d’exercer un contrôle effectif et régulier à cet égard.

Les autres recommandations portent entre autres sur les garanties juridiques fondamentales, l’aide juridictionnelle, l’administration de la justice Principe de non-refoulement, les allégations de torture et de mauvais traitements, l’impunité et enquêtes et la formation sur les dispositions de la Convention.

Les recommandations du Comité contre la torture ne sont pas contraignantes. Cependant le refus du Togo de les mettre en application pourrait lui obstruer la voie de certaines sources de financement.

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Togo: l’énigmatique Prison civile de Lomé sera-t-elle fermée ?

Le Togo attend impatiemment les recommandations du Comité des Nations Unies contre la torture après la présentation de son rapport le 26 juillet dernier à Genève en Suisse. Mais d’ores et déjà à l’issue des questions qui ont été au cœur des échanges après la soumission du rapport de la délégation togolaise, des voix s’élèvent pour exiger la fermeture pure et simple de la prison civile de Lomé. Pour les experts, membres du Comité contre la torture, la maison d’arrêt de Lomé ne respecte pas la dignité humaine.

Les conditions de détention à la prison civile de Lomé ont beaucoup retenu l’attention des débatteurs à la 67è session du Comité des Nations Unies contre la torture ouverte dont les travaux se poursuivent jusqu’au 09 août prochain.

La  délégation officielle conduite par le ministre togolais en charge des droits de l’homme, Christian Trimua a essuyé des critiques sur la somme de 200F que payent les visiteurs à la prison civile de Lomé.

Des réserves ont également faites sur les conditions de vie des détenus. Gérard Staberock qui dit avoir effectué une tournée dans les 13 prisons du Togo a  dénoncé une surpopulation carcérale à la prison civile de Lomé notamment.

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L’organisation de défense des droits de l’homme a exhorté à l’amélioration des conditions de détention au Togo. Et pour Sébastien Touze, la prison civile de Lomé n’est pas adaptée. Pour ce dernier, il va falloir la changer totalement.

« Ce n’est pas une prison qui peut encore accueillir du public… Les conditions de sécurité ne sont pas remplies. Le ministre l’a même dit. C’est une prison qui ne peut plus être rénovée. On ne peut même plus faire des travaux parce qu’il n’y a plus de plans d’évacuation concernant le réseau des eaux et le système électrique », a indiqué l’Expert-membre du Comité contre la torture.

Pour M. Touze, la prison de Lomé date de la maison coloniale et que sa localisation dans la capitale togolaise laisse à désirer. Il faille envisager la construction d’une autre.

Même son de cloche chez Ghislain Alledji qui estime que le Togo gagnerait mieux en cassant la prison civile de Lomé que de vouloir améliorer les conditions de détention dont aucune base n’est posée.

« Quand on demande d’améliorer les conditions de détention à la prison civile de Lomé notamment, c’est tout simplement dire au Togo de fermer cette prison et rouvrir une autre qui puisse répondre aux normes du standard international. Et je pense  que nous tendons vers cela », a souligné sur Pyramide Fm le directeur exécutif du Forum des organisations de défense des droits des enfants au Togo.

Notons que les premières recommandations du Comité de lutte contre la torture pour le Togo ont été faites lundi dernier.

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Torture: le Togo s’engage à appliquer les recommandations de l’ONU

La délégation togolaise présente à Genève en Suisse dans le cadre de la 67è  session du Comité des Nations Unies contre la torture a répondu lundi aux questions de la structure onusienne, 72 heures après la présentation de son rapport. Les échanges ont permis de faire le point sur les conditions de détention,  la lutte contre l’impunité et la problématique des garanties sur le plan légal au Togo. Par ailleurs, il a été demandé à l’Etat togolais de clarifier le mandat du  Service central de recherches et d’investigation criminelle (SCRIC) souvent présent dans les manifestations.

Le rapport périodique au Comité sur la mise en œuvre de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants du Togo présenté vendredi par Christian Trimua évoque les efforts consentis par le gouvernement togolais ces dernières années  dans la lutte contre la torture.

Le ministre des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la république a notamment mis l’accent sur la grâce présidentielle accordée récemment à plus de 450 détenus, la liberté des droits de manifestation et l’indépendance des institutions étatiques de défense de droit de l’homme.

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Un rapport « partiellement » accepté par le Comité qui dénonce de mauvaises conditions de détention au Togo. Sur le sujet, l’Organisation Mondiale de Lutte contre la Torture (OMCT) reconnait qu’il y a des efforts qui sont faits dans ce domaine mais souligne que beaucoup de défis restent encore à relever.

Elle recommande la mise en place d’un panel de sages regroupant divers acteurs qui réfléchissent au nouveau modèle de détention qui ne soit manifesté par la surpopulation carcérale. Revoir le budget pour respecter la dignité des prisonniers et une réinsertion plus aboutie et accomplie.

L’OMCT  ne fait pas bonne mine non plus sur le SCRIC. Isidore Nguele révèle que c’est une unité de la gendarmerie en charge des enquêtes  qui se retrouve très souvent dans les manifestations pour la répression.

« Il est important que son mandat soit clarifié une fois pour toute. Il y a déjà une police judiciaire qui existe, il n’est plus important que des entités supplémentaires fassent du doublon sur la question. Cela créerait de la suspicion qu’autre chose. Il est important que certaines institutions ne deviennent pas aux yeux de la population des antichambres de torture », a souhaité  l’expert en droits de l’homme et responsable Afrique de l’OMCT.

Dr Trimua a salué la volonté du comité d’accompagner le Togo dans la lutte contre la torture. Au nom du gouvernement, il a pris l’engagement de mettre en application les différentes recommandations pour un meilleur rapport du Togo lors de la prochaine session.

« Nous allons travailler sur les recommandations qui nous sont faites, tenir un rythme constant de réformes et d’amélioration et nous espérons que dans un délai relativement raisonnable, les fruits pourront se faire voir. Mais le plus important, c’est de maintenir un rythme constant dans l’application des dispositions internationales auxquelles nous avons souscrites », a déclaré le ministre.

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Torture: le Togo soumet son rapport devant le Comité des Nations Unies

Genève accueille la 67è session du Comité des Nations Unies contre la torture depuis le 22 juillet. La session qui se poursuit jusqu’au 09 août prochain sera l’occasion pour une demi-douzaine d’Etats-parties de soumettre leur rapport périodique au Comité sur la mise en œuvre de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants. Parmi ces pays se trouve le Togo qui compte mettre en avant dans son rapport les avancées positives enregistrées depuis 2012.

Depuis son premier rapport soumis en 2012, le Togo a fait des efforts en matière de lutte contre la torture. Selon les pouvoirs publics, le cadre juridique et institutionnel a été amélioré. De même que les mesures nationales d’application de la Convention contre la torture et autres peines.

Vendredi, la délégation togolaise présentera son rapport périodique sur la mise en œuvre de la convention contre la torture et autres peines ou traitements inhumain ou dégradants. Le pays de Faure Gnassingbé est à son 3e passage devant le Comité des Nations Unies contre la torture.

Pour cette 67è session, le Togo est en compagnie notamment, de la Pologne, de la Grèce, du Bengladesh.

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Conduite par le ministre des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la république, Christian Trimua, la délégation mettra en exergue le caractère participatif et inclusif du processus d’élaboration du rapport. A noter l’implication de la commission interministérielle de rédaction des rapports et de suivi des recommandations sur les droits de l’homme, des représentants de tous les ministères, mais surtout de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et des organisations de défense des droits de l’homme.

Dr Christian Trimua et sa suite saisiront l’occasion pour relever les évolutions positives enregistrées depuis leur dernier passage devant le Comité en 2012. Et des progrès, il y en a eu sur plusieurs questions.

En ce qui concerne, le cadre législatif et institutionnel, la torture est définie dans le nouveau code pénal. Il y a également des avancées dans les domaines de garanties procédurales ou  de réparation, de privation de liberté et des conditions de détention, des violences faites aux femmes, des traites des êtres humains de l’incrimination des châtiments corporels à l’égard des enfants dans tous les milieux, ou encore l’abolition de la peine de mort.

Soulignons que le Comité contre la torture n’est pas un tribunal des Etats. Au terme  de l’article 19 de la Convention contre la torture, il est stipulé que les Etats-parties présentent des rapports sur les mesures qu’ils ont prises pour donner effet à leurs engagements dans un délai d’un an à compter de l’entrée en vigueur de la Convention pour l’Etat-partie concerné. Ceux-ci présentent ensuite des rapports complémentaires tous les quatre ans pour toutes nouvelles mesures prises et tout autre rapport demandé par le Comité.

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Torture: l’OMCT invite le Togo à s’engager

Gerald Staberock clash le Togo sur la question de la torture. Le secrétaire général de l’Organisation mondiale l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a estimé mercredi à Genève à l’occasion de la  67è session du Comité contre la torture que des efforts restent encore à faire pour l’éradication de la Torture au Togo. Pour M. Staberock, les conditions de détention et la surpopulation carcérale dans le pays s’assimilent à de graves cas de torture.

Le Togo fait partie des Etats qui ont ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Cependant 32 ans après la  signature d’une telle convention  d’énormes défis restent encore à relever.

Par exemple, le projet du code de procédure pénal qui devrait permettre  de savoir comment est-ce qu’un suspect est appréhendé et quelles sont les étapes qui sont suivies jusqu’à son incarcération et son inculpation n’est toujours pas  adopté.

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Conséquence, la torture physique voire psychologique reste d’actualité dans les 13 prisons au Togo.  Gerald Staberock  l’a confirmé à l’ouverture des travaux de  la  67è session du Comité contre la torture qui se tient du 25 au 30 juillet prochains à Genève en Suisse. Il affirme avoir été marqué par les maisons d’arrêt au Togo lors d’une tournée faite dans plus de 50 pays.

« Ce que j’ai vu au  dans les prisons au Togo n’est pas acceptable. C’est un système à mon sens qui est en faillite. Il y a une surpopulation extraordinaire, 80% sont en détention depuis plusieurs années sans jugement. Les conditions que j’ai vues constituent les traitements inhumains et dégradants qui sont aussi prohibées par la Convention contre la Torture » a déploré le secrétaire général de l’OMCT.

Pour lui, il importe de renforcer les capacités des hommes de médias et des  défenseurs des droits humains pour soutenir la lutte locale contre la torture. Car la torture fait mal aux sociétés. Elle  fait des victimes éternelles et ne restaure  guère un Etat de droit.

« La torture ne nous donne pas la sécurité, elle empêche le développement de nos pays. Ça créé des conflits et porte entorse à l’Etat de droit. Ce que nous ne souhaitons pas pour le Togo », a-t-il ajouté.

Rappelons que le Togo présente vendredi dans le cadre de cette session organisée par l’OMCT  son  rapport sur la lutte contre la torture.

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Le CACIT évalue la mise en œuvre de la convention contre la torture par le Togo

Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) démarre la nouvelle année avec un changement de paradigme. L’organisation de défense des droits humains  a décidé de ne plus être dans la posture de médecin après la mort. Pour ce faire, elle a entamé mardi à Lomé et ce pour trois jours une consultation nationale pour l’évaluation de la mise en œuvre par le gouvernement togolais de la convention contre la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants. C’est à l’intention des Organisations de la société civile, des journalistes et des acteurs étatiques.

Selon Spero Mahoule, président du CACIT, ladite consultation nationale a pour entre autres objectifs d’évaluer la mise en œuvre de la convention contre la torture depuis la dernière session du CAT, de renforcer les capacités des acteurs de la société civile et les journalistes sur les techniques d’élaboration du rapport alternatif et la participation à la session du Comité contre la torture, partager des informations sur le suivi et la mise en œuvre des recommandations du CAT au Togo, de mettre en place une coalition nationale pour les droits de l’homme et la lutte contre la torture et de renforcer l’engagement des acteurs étatiques et des partenaires techniques et financiers pour le respect des droits de l’homme et la lutte contre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants.

« Ces ateliers serviront de cadre de réunion préparatoire et d’encadrement pour les organisations de la société civile afin de discuter des meilleures stratégies pour s’informer et influencer la mise en œuvre des recommandations » a-t-il ajouté.

Parmi les différents panelistes devant intervenir au cours des trois jours, se trouve Isidore Ngueuleu Djeuga, représentant de l’Organisation Mondiale de Lutte Contre la Torture (OMCT), co-organisatrice de l’événement.

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M. Ngueuleu Djeuga souhaite que cette consultation soit une occasion pour les acteurs de travailler pour la pérennisation des acquis dans les droits humains au Togo.

« En Afrique dans les années 90 notamment, où des luttes pour les libertés individuelles et fondamentales ont accouché de grandes réformes consacrant les libertés de manifester et d’opinion. Mais de nos jours ces libertés sont remises en cause par les menaces.  Nous voulons que les acteurs présents attirent l’attention du gouvernement sur cet aspect », a-t-il émis.

Notons que  le dernier passage du Togo devant le comité contre la torture date de six (6) mois. Il a ratifié la convention contre la torture en 1987.