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La migration négligée par le Sommet de Lomé, la Société civile mécontente

La société civile africaine est éberluée de constater que le  sommet de Lomé sur la sécurité maritime ait passé sous silence le thème de la migration, surtout à  l’heure actuelle où on compte chaque jour de nombreux africains morts dans la mer méditerranée. Pour combler ce vide, elle a organisé les 15 et 16 octobre à Lomé au Togo « l’Académie des Migrations Africaines », une rencontre des acteurs visant à attirer l’attention des Chefs d’Etat  à prendre à bras le corps cette question de migration.

Académie de Migration Africaine, se veut une rencontre d’échanges entre les acteurs travaillant sur la migration dans différents pays d’Afrique. Ce sera un cadre propice pour la société civile africaine en général et les associations togolaises en particulier d’analyser le vocabulaire de la migration. 

Doit-on parler de la migration illégale ou non? Comment rendre la migration bénéfique à plus d’un? Comment faire de la migration une opportunité pour tout le monde ? Comment accompagner le migrant au départ, autant de questions que la rencontre de Lomé tentera de répondre.

Le but de cette initiative est de protéger les africains migrants par la mer et en même temps faire comprendre aux dirigeants que la société civile a du mal à digérer que le sujet a été mis de côté lors du sommet de Lomé. 

« Nous voulons faire entendre la voix des peuples africains en marge du sommet sur la sécurité et la sûreté maritimes pour montrer à nos présidents que le sujet de migration est capital pour nous »,  a expliqué Samir Abi, Président du comité d’organisation. 

Lors de l’Académie des Migrations Africaines, la société civile espère formuler des recommandations à l’endroit des chefs d’État africains pour une meilleure protection des africains migrants par la voie maritime. 

L’événement va réunir des acteurs sociaux venus entre autres  de l’Afrique du Sud, du Gabon, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Niger, des deux Guinée, du Ghana, du Nigeria, de la Sierra Leone du Bénin, du Burkina Faso et du Togo.




Les OSC du Togo veulent apporter un changement socio-politique

Les universités sociales du Togo, c’est le nom d’une rencontre inter organisations sociales ouverte mercredi à Lomé. Axée sur le thème  » justice et équités sociales, regards croisés d’acteur », l’initiative est  à sa première édition et vise à réfléchir sur les différents maux qui minent la société togolaise.

Les universités sociales du Togo constituent un espace citoyen aménagé par des Organisations de la Société Civile pour permettre au citoyen de venir réfléchir avec ses concitoyens et de proposer des solutions pour le développement de la nation. 

L’idée d’organiser une telle rencontre est venue du constat fait par les initiateurs: le rôle déterminant joué par les OSC des pays voisins où il y a eu un changement socio-politique. 

« A l’analyse du changement socio-politique intervenu dans beaucoup de pays, nous nous sommes  rendus  compte que la société civile a joué un rôle capital. Et dans nos réflexions nous nous sommes dits qu’il serait mieux que  nous commencions par mutualiser nos énergies à réfléchir ensemble et agir pour le bien de tous, d’autant plus chacune travaille déjà dans sa spécialité en tant que OSC », a expliqué Docteur David Dosseh, Président du comité d’organisation. 

Au menu de cette rencontre de deux jours, des conférences débats, des témoignages, des  projections de films, des expositions de photos et du concert. 

Et pour cette première édition, les problèmes liés aux structures sanitaires, au système éducatif, à l’accès d’eau potable vont être passés au peigne fin.

Les paysans sont aussi attendus pour faire des témoignages sur le fonctionnement du monde paysan. Les universités sociales du Togo de cette année vont aborder également les problèmes des femmes togolaises notamment celles qui sont victimes des incendies des grands marchés de Lomé et de Kara en 2013.

Un recueil de recommandations sera élaboré à la suite des travaux.




Des universités sociales pour remobiliser les togolais

Créer un espace citoyen pour édifier les consciences citoyennes et permettre à la société civile de s’offrir une opinion, c’est le but d’une trentaine d’organisation de la société civile togolaise constituée en front. Ce collège d’OSC a annoncé jeudi l’organisation les 12 et 13 octobre prochains des Universités sociales du Togo.

Pour le collège,  il urge aujourd’hui pour la société civile de se mettre ensemble pour avancer, parce qu’une analyse de la situation du Togo montre qu’il y a énormément de défis.

À travers l’Universités sociales du Togo, ces organisations de la société civile entendent créer un espace commun pour tous sans clivages.

« Nous nageons dans une certaine insensibilité, nous nageons dans une certaine indifférence et il faut que les togolais se remobilisent. Il faut un éveil de conscience pour trouver des solutions aux problèmes », a lancé le professeur David Dosseh du syndicat des praticiens hospitaliers du Togo, (SYNPHOT) membre du collège organisateur de l’université.

Pour cette première édition,  c’est autour du thème : « Justice et équité sociales, regards croisés des acteurs » que vont s’articuler les manifestations. 

Le front est constitué des organisations telles que l’ASPITO, l’ASVITTO, ATBEP, FTBC, LCT, Le Rameau de Jessé, le MMLK, le MMN, Nubueke, OADEL, SADD, Sursaut Patriotique, le Synphot, Togo Réveil, Veille Economique, etc.

Des organisations de l’intérieur du pays et également de la diaspora sont attendues.




Koffi Zounnadjala, nouveau secrétaire général de FENET-Togo

La Fédération Nationale des Employés et Techniciens du Togo (FENET-Togo) a un nouveau bureau. La nouvelle équipe a été élue au cours du séminaire panafricain des employés et du 4ème congrès statutaire ordinaire de FENET-Togo tenus du 19 au 20 juillet.

Axés sur le thème « renforcement de solidarité syndicale pour des emplois décents et protection sociale dans le secteur des services », le séminaire panafricain des employés et le congrès statutaire ordinaire de la Fédération Nationale des Employés et Techniciens du Togo (FENET-Togo) ont permis aux participants venus du Togo, de la sous-région voire de l’occident de passer au peigne fin les différents maux qui minent le monde syndical togolais.

Au terme des travaux, des recommandations ont été formulées et des résolutions ont été prises pour favoriser de meilleures  conditions de travail aux employés. Le temps fort de ces assises a été l’élection du nouveau bureau de la FENET-Togo. 

C’est un nouveau de 7 membres chapeauté par Le Camarade Koffi Zounnadjala comme Secrétaire Général avec un mandat de 4 ans. 

La mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante de la FENET-Togo s’attend comme le début d’une nouvelle ère à la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), à en croire Koffi Zounnadjala.

 » C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime au sortie de ce congrès plus particulièrement de mon élection parce que vous n’êtes pas sans savoir que la CSTT a traversé une période de trouble et il est maintenant question que nous ouvrions le banc pour restructurer la série des congrès en vue de restructurer les structures de base. Le FENET-Togo vient de sortir de cette ornière et nous souhaiterions que dans les jours à venir toutes les autres fédérations affiliées à la CSTT nous emboitent le pas », a laissé entendre le Secrétaire Général. 

Et comme on pourrait déjà l’imaginer beaucoup de défis attendent la nouvelle équipe dirigeante de la FENET-Togo. Sur ce, un plan d’actions, de concert avec les congressistes, le bureau national a fait sortir au cours de la rencontre, un plan d’actions bien musclé pouvant aider à continuer par préserver les intérêts des travailleurs.

Cependant avant tout il importe selon le Secrétaire Général de la Fédération que tous les membres savent ce qui syndicalisme. 

 » Le syndicalisme ne se fait ni  sur les médias ni dans les rues, le syndicalisme se fait dans les entreprises et dans les structures syndicales », a-t-il rappelé.




Des OSC dénoncent des restrictions dans la nouvelle loi sur les associations

Six (6) organisations de la société civile s’insurgent contre la marginalisation des défenseurs des droits de l’homme dans le processus d’élaboration du nouveau projet de loi portant liberté d’association au Togo. C’est en substance ce qu’on pourra retenir des conclusions de leur journée de réflexion tenue vendredi à Lomé autour de la loi du 1er juillet 1901. 

ACAT Togo- ATDPDH- CEJP- GRAD-SADD-SYNPHOT sont les associations qui condamnent le processus d’élaboration de cette loi au Togo. En effet, au Togo comme dans la plupart des pays d’Afrique francophone, la liberté d’association est régit par la loi du 1er juillet 1901, une des premières lois n’ayant pas été touchée dans le cadre du droit international. Pour l’adapter au contexte togolais et régler le domaine de la création et de la gestion des structures associatives, un projet de loi portant liberté d’association au Togo a été adopté le 7 avril dernier. 

Fait notable, la majorité des associations togolaise n’ont pas participé au processus d’élaboration de ce nouveau projet de loi. 

Voilà l’objet de leur consternation, craignant si cette modification engendrerait réellement pour la liberté d’association au Togo. 

« Ce projet de loi portant modification de la loi de 1901 pourrait, sans doute, comporter des innovations mais aussi des incohérences, inadéquations, et restrictions quant au domaine d’intervention des associations », s’inquiètent-elles. 

Elle, mentionne la déclaration liminaire du séminaire, intervient dans un contexte où la modification de cette loi dans d’autres pays africains comme le Burundi, la Mauritanie, l’Éthiopie, le Congo est interprétée comme réduisant l’espace de liberté accordée à la société civile africaine.

Au vue de tous ces analyses et constats, les six organisations recommandent au gouvernement togolais de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l’accès au projet de loi en vue des éventuels amendements et de continuer par garantir la liberté d’association consacrée par la constitution togolaise et les instruments juridiques internationaux.




Loi sur les associations: des organisations veulent être en phase

Six Organisations de la Société Civile ont tenu vendredi une rencontre à Lomé. Axée sur le thème  » la loi de 1901 est-elle adaptée au contexte togolais? Qu’impliquerait réellement la modification de cette loi? La liberté associative en danger? », cette rencontre est une occasion d’analyser et de réfléchir aux atouts et aux inconvénients de la loi du 1er juillet 1901. 

Au Togo comme dans la plupart des pays d’Afrique francophone, la liberté d’association est régie par la loi du 1er juillet 1901.

De cette loi des limites ont été relevées par certaines associations qui ont adopté un projet de loi qu’elles comptent même déposer sur la table du parlement. C’est qui explique le bien fondé du séminaire.

« Le présent séminaire de façon général, a pour objectif de créer un espace citoyen d’échanges et de réflexion permettant aux organisations de la société civile du Togo de s’approprier le contenu et les insuffisances de la loi du 1er juillet 1901 actuellement en vigueur au Togo et d’analyser les besoins et les implications réelles de la modification de cette loi sur la vie associative », a expliqué Yves Dossou, Coordonnateur de la SADD. 

L’action est entreprise par ACAT Togo, ATDPDH, CEJP, GRAD, SADD et SYNPHOT. 

Deux différentes communications vont faire objet de débats au cours de cette assise. Les thèmes au menu vont être  » la loi de 1901 est-elle adaptée au contexte togolais? La liberté associative en danger » et « Qu’impliquerait réellement une modification de la loi de 1901 au Togo? ».