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Fabre réclame une pile d’audits et d’enquêtes à Sélom Klassou

Jean-Pierre Fabre a appelé mercredi à une enquête indépendante sur les opérations off-shore de la société WACEM objet des publications des « Panama Papers » ; un audit institutionnel destiné à clarifier le statut juridique et légal de WACEM au Togo et un audit comptable et fiscal de la société WACEM permettant de procéder, le cas échéant, à un redressement fiscal conséquent.

Toutes ces demandes sont contenues dans une nouvelle correspondance que le Chef de file de l’opposition vient d’adresser au Premier Ministre, Sélom Klassou. Cette sortie de M. Fabre relance le dossier d’évasion fiscale dont Wacem se rend coupable et qui a été révélé par les Panama Papers.

« Comment WACEM, qui est inéligible au statut de zone franche en tant que société minière, a-t-elle pu bénéficier de ce statut, en violation de l’article 7 de la loi n° 2011-018 portant statut de la Zone Franche? Comment WACEM a-t-elle pu se maintenir en zone franche en dépit de l’expiration de tout délai légal et qui lui a accordé des passe-droits à cet effet ? », se demande Jean-Pierre Fabre sur le statut de la sociét.

M. Fabre ajoute que la présence dans l’actionnariat de WACEM, de plusieurs ministres et personnalités du régime en place dont le Premier Ministre lui-même, discrédite la fonction gouvernementale.

Le patron de l’ANC appelle à une enquête indépendante sur les opérations off-shore de WACEM; un audit institutionnel destiné à clarifier le statut juridique et légal de WACEM au Togo; un audit comptable et fiscal de la société WACEM permettant de procéder, le cas échéant, à un redressement fiscal conséquent.

Le Chef de file de l’opposition demande également à Sélom Klassou, un audit de la zone franche pour clarifier entre autres, les conditions dans lesquelles le statut de zone franche est effectivement accordé et les modalités de gestion des avantages accordés.

M. Fabre n’exclut pas une interpellation du Chef du gouvernement et des ministres impliqués à l’Assemblée nationale pour des clarifications.




Klassou acculé dans l’affaire Wacem: après Initiative Togo, ADDI exige sa démission

Cité dans une affaire d’évasion fiscale dont se sont rendus coupables les responsables de Wacem dans l’exploitation minière à Tabligbo, le Premier Ministre du Togo, Sélom Klassou est désormais sur la sellette. Cet homme, l’un des représentants de l’aile dure du pouvoir est appelé à démissionner par des activistes des réseaux sociaux et par l’Alliance démocratique pour un développement intégral (ADDI).

A  la suite de l’Initiative Togo (Think Thank), l’Alliance démocratique pour un développement intégral (ADDI), le parti d’Aimé Gogué a appelé lundi Selom Klassou à rendre le tablier à la suite de son implication dans le scandale d’évasion fiscale à Wacem, usine dont il est actionnaire.

ADDI demande d’ailleurs une enquête parlementaire pour élucider cette affaire d’évasion fiscale que pratique Wacem, une entreprise d’extraction minière pourtant enregistrée dans la zone franche (exonération d’impôts). 

« La complicité de hautes autorités du pays en l’occurrence, le Premier Ministre à l’évasion fiscale orchestrée dans l’exploitation de ressources minières met en évidence la responsabilité de ces autorités dans le manque à gagner pour le trésor public, privilégiant ainsi les intérêts individuels et laissant les populations togolaises et particulièrement celles de Yoto dans la précarité », a accusé lundi Aimé Gogué au cours d’une conférence de presse.

Représentée à l’Assemblée nationale par deux députés, la formation politique ADDI compte y enclencher la procédure pour écouter le Chef du gouvernement dans cette affaire.

Pour les responsables d’ADDI, ces révélations (d’évasion fiscale, ndlr) d’une extrême gravité, discréditent Monsieur Komi Selom KLASSOU, Premier Ministre, Chef du gouvernement dont le rôle est de diriger l’action gouvernementale et de coordonner les fonctions des autres membres.

Il y a quelques jours, l’ancien Premier Ministre togolais, Agbéyomé Kodjo a invité le Chef de l’Etat à tirer toutes les conséquences de cette affaire, si les accusations étaient fondées.

Selon l’Ong Global Financial Integrity,  plus de 2,229 milliards de dollars quittent le pays en moyenne chaque année. Ainsi, le Togo est le pays africain le plus touché par ce phénomène d’évasion fiscale au vu et au su des autorités togolaises qui peinent à réagir.




Avépozo-Aného: Mobilisation du Togo et de ses partenaires contre l’érosion côtière

Dans sa relance de l’économie nationale, le Togo a élaboré en 2009, le Programme de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou, de facilitation des transports sur le corridor Abidjan-Lagos et de protection de la côte togolaise soumise à l’érosion. De ce programme est issu le projet de réhabilitation et de modernisation de la route Avépozo-Aného. 

Le projet a été présenté vendredi aux partenaires financiers, qui dans le cadre de la 3ème réunion du comité d’orientation stratégique sont allés avec le Chef du gouvernement, les ministres de l’environnement et des infrastructures sur le site pour constater de visu comment il sera réalisé. Le projet consiste en la réhabilitation et l’élargissement de la section Avépozo-Aného distante de 30 Km et en l’aménagement de protection contre l’érosion de la côte togolaise.

Il prévoit entre autres  la construction d’une chaussée en 2 fois 2 de 9 m de part et d’autre, la construction de 10 passerelles aériennes, des trottoirs en pavés et une structure de chaussée  différente aux allures de ce que le pays en a jusqu’ à nos jours.

 » En couche de fondation il y aura 20cm d’épaisseur en sable, au-dessus de celle-ci, une couche de base sur 15cm, au-dessus de la couche de base, une couche de liaison en gras bitume  de 10cm et au-dessus de cette couche il y aura un revêtement en béton bitumineux de 6cm d’épaisseur », a présenté Kanfitine Tchede Issa, Ingénieur des Ponts et Chaussées au ministère des infrastructures. 

Construction des écoles, de petits marchés et des centres de santé sont les composantes connexes du projet. 

Au-delà de la modernisation de la route, de grands travaux sont en vue aussi pour barrer la voie à l’érosion côtière.

Sur 13km il sera construit 28 épis perpendiculaires à la côte et une recharge en sédiments des casiers entre les épis sera réalisée. Au total, 1.000.000 mètres cube sont prévus à cet effet selon Tchannibi Bakatimbe, Ingénieur Eaux et Forêts à la direction de l’environnement. Le projet est pour l’heure à la phase de mobilisation des ressources financières mais  d’ores et déjà des bonnes volontés se signalent d’une part et d’autre part des engagements se réaffirment.

« Il y a vraiment un engagement de la part de la CEDEAO et de l’UEMOA à mettre à disposition du Togo des fonds pour apporter un appui complémentaire aux fonds déjà prévus par la BOAD et le gouvernement togolais dans le cadre de ce projet », a reconnu Carla Montesi, Directrice pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à la Direction Générale de la Coopération et du Développement International de la Commission européenne.

C’est dire d’après l’analyse de Komi Sélom Klassou que la vision du Chef de l’Etat qui  est de réhabiliter la voie Avépozo-Aného et de protéger la côte est une vision partagée par tous les partenaires.

 » Nous réjouissons de constater que tous les partenaires ont pris la mesure de la chose et que sous peu les travaux vont commencer pour atténuer en un tant soit peu le problème de l’érosion côtière et aussi voir la voie  Avépozo-Aného réhabilitée », s’est félicité le Premier Ministre.




Total désaccord entre le Premier Ministre Klassou et le député Kissi

Il vous souvient qu’il y a quelques jours, le député Jean Kissi du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) avait adressé un courrier au Chef du gouvernement, Sélom Klassou au sujet du manque d’égard de l’exécutif aux représentants du peuple. Le Premier ministre vient de répondre au courrier sur un ton que le député ne va pas aimer.

Dans une lettre ouverte qu’il avait adressée au Premier Ministre, l’honorable Jean Kissi  avait interpelé le Chef du gouvernement sur les comportements des ministres. Il invitait Sélom Klassou  appeler à l’ordre ces ministre qui ne cessent de « manquer d’égard aux députés et refusent de répondre aux questions orales ».

Comme une réponse du berger à la bergère, Sélom Klassou hausse le ton dans un courrier adressé au Président de l’Assemblée nationale  estimant que le député Jean Kissi n’aurait pas observé la procédure » que recommande le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. 

Pour l’ancien Vice-président du Parlement, devenu Premier Ministre, même si la constitution à son article 96 alinéa 3 stipule que les « membres du Gouvernement ont accès à l’Assemblée Nationale et à ses commissions. Ils peuvent être entendus sur leur demande. Ils sont également entendus sur interpellation, par l’Assemblée Nationale, sur des questions écrites ou orales qui lui sont adressées», le député doit néanmoins observer une procédure prescrite par le règlement intérieur.

Le Docteur Klassou renseigne à Jean Kissi les formes que doivent prendre une interpellation pour obliger les ministres à s’exécuter.   

Même si Sélom Klassou indique que son gouvernement reste engagé à se soumettre à cet exercice prévu par la constitution, il demande aux députés de respecter les procédures prévues pour les interpellations.




Faire de la mer un moteur d’une croissance durable et inclusive

La 3e conférence maritime  de l’Organisme national chargé de l’action de l’Etat en mer (ONAEM) s’est ouverte lundi à Lomé. C’est le Premier ministre, Komi Sélom Klassou qui a ouvert les travaux qui portent entre autre sur la gestion de l’incident maritime FAIR AFRODITI et la lutte contre la piraterie maritime.

Une vingtaine (20) de représentants des administrations de l’Action de l’Etat en Mer (AEM), de magistrats, d’experts juridiques et d’officiers de police judiciaire prennent part aux travaux. Les participants de feront le point de la mise en œuvre des recommandations de la 2e conférence maritime et de la réunion du Haut conseil pour la mer (HCM) et de tirer des leçons apprises de la gestion de l’incident maritime FAIR AFRODITI. 

Selon Sélom Klassou,  les experts impliqués dans l’action de l’Etat en mer échangeront autour des projets identifiés lors de la réunion du HCM et d’autre part de renforcer les capacités d’un groupe restreint  d’acteurs,  sur les innovations et points de réformes sur la lutte contre la piraterie maritime et les autres actes illicites commis en mer.

En outre, ils identifieront les sources de financement des différentes études de faisabilité approuvées par la réunion du Haut conseil pour la mer en 2015 et déduiront les points précédents, les domaines non légiférés et non règlementés à prendre en compte dans le futur.   

« La piraterie maritime est une menace complexe, difficile à définir, appréhender et à contrecarrer dans ses différentes méthodes opératoires. Elle constitue, à n’en point douter, une entrave à la paix et à la stabilité de nos Etats mais aussi un frein au développement économique et au bien-être de nos populations. Aujourd’hui, le Togo dispose d’un arsenal juridique rénové et étoffé en la matière pour juger les pirates », a déclaré Sélom Klassou.

Pour le Premier Ministre, le crédo du Togo est de faire de la mer un moteur de l’économie nationale d’une croissance durable et inclusive.  

Pour sa part, le ministre des Transports et des infrastructures, Ninsao Gnofam précise que l’ONAEM est un organe créé par le chef de l’Etat pour s’occuper des questions liées à la  mer car la mer est devenue aujourd’hui un  enjeu politique, économique, stratégique.

« … le Togo étant un pays côtier avec des infrastructures portuaires très importantes,  il est très important de créer cet organe… », a-t-il dit.   

La formation des participants est assurée par les experts Seychellois en matière de lutte contre la piraterie  maritime.