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Yark: ‘Plus question de tolérer les fake news sur les réseaux sociaux’

Damehame Yark a réitéré lundi l’engagement des autorités nationales  à poursuivre les auteurs de fake news sur la crise à coronavirus au Togo. Ceci conformément au point 17 des nouvelles dispositions prises par le gouvernement togolais en conseil des ministres le 24 mars dernier. Pour le ministre de la sécurité et de la protection civile, la Covid-19 existe bel et bien. Ne pas la reconnaitre est une façon d’inciter son entourage à un danger.

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C’est qui irrite le Général Yark et tous ses collègues ministres ce sont des propos qui tentent à croire que la pandémie à coronavirus est une invention du gouvernement togolais. Tout simplement parce que tous ne sont pas partie de la même obédience politique.

« Il n’y a pas un pays qui est épargné de la maladie. Mais ici au Togo on écoute des gens qui tiennent des propos qui ont tendance à croire que le virus est inventé par le gouvernement togolais. Simplement parce qu’on ne partage pas les mêmes idées… C’est grave, je dirais même que c’est criminel », a déploré le ministre en charge de la sécurité sur Kanal FM.

Face à la situation dans l’esprit du point 17 des nouvelles mesures qui stipule « Le gouvernement met en garde contre la désinformation sur les médias et les réseaux sociaux et rappelle que les auteurs s’exposent à la rigueur de la loi » il prévient que tous ceux tiennent sont dans cette logique seront identifiés et traduire devant les tribunaux.

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« Il doit avoir des poursuites judiciaires. Dire que la maladie n’existe pas c’est inciter quelqu’un à un danger. Lorsque vous véhiculez des informations pour intoxiquer on dirait que vous voulez le mal de celui qui vous écoute », a-t-il analysé. 

Néanmoins, il se réjouit des  témoignages des personnalités enregistrés ce jusque-là.  On note que dans la semaine, Jean Pierre Fabre et Dodji Apevon, des opposants au pouvoir de Lomé ont témoigné d’avoir guéri de la maladie.

« Vous avez suivi les témoignages au moins ; il y a des gens qui sont raisonnables… », a noté M. Yark.

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Togo: Des sites internet et réseaux sociaux menacés ?

Le gouvernement togolais se lance-t-il dans la répression des sites internet et autres réseaux sociaux ? Cette question est soulevée par des acteurs du numérique. Le 7 août dernier, l’Assemblée nationale togolaise a adopté la loi sur la sécurité intérieure et une autre modifiant celle fixant les conditions d’exercice de la liberté de manifestations et des réunions publiques. Si la modification de la « Loi Bodjona » continue de défrayer la chronique, des dispositions de celle portant sur la sécurité intérieure inquiètent plusieurs acteurs du numérique.

Pour le gouvernement togolais, la loi sur la sécurité intérieure adoptée mercredi dernier par l’Assemblée nationale s’exerce dans le cadre de la police administrative, de la police judiciaire et de la protection civile. Présents pour la défendre devant les députés, les commissaires du gouvernement ont indiqué qu’il s’agit d’une loi qui s’adapte au contexte international marqué par des tensions, des menaces sécuritaires et d’autres risques.

Dans certaines de ses dispositions la nouvelle loi cible principalement les sites internet et les services de communication en ligne. Ainsi, des réseaux sociaux et des sites sont menacés de blocage ou de fermeture, selon certains acteurs du numérique.

Selon un spécialiste des Technologies d’information et de communication, les dispositions prévues au niveau des articles 49 et 50 de la loi sur la sécurité intérieure contiennent de sérieuses menaces pour des sites internet, y compris ceux servant des informations au public.

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L’article 49 stipule que « le ministre chargé de l’administration territoriale en lien avec le ministre charge de la sécurité peut demander au ministre chargé des télécommunications de faire retirer, par les fournisseurs d’accès internet ou tout autre gestionnaire de réseau, les contenus en ligne qui incitent à des actes terroristes ou qui présentent un risque d’atteinte grave à l’ordre public ».

« Il peut également notifier les adresses électroniques dont les contenus sont porteurs des mêmes risques aux moteurs de recherches pour faire cesser le référencement du service de communication en ligne », précise l’alinéa 2 du même article qui prévoit dans la suite que « La même notification peut être faite aux réseaux sociaux pour bloquer la diffusion ou l’échange de messages ou d’images présentant des risques analogues ».

L’article 50 n’est pas non plus tendre envers des sites internet ou autres réseaux sociaux qui seront accusés par les autorités togolaises d’avoir des contenus qui mettraient à mal la sécurité intérieure du pays

« Le ministre charge de l’administration territoriale, en lien avec le ministre chargé de la sécurité, peut demander au ministre chargé des télécommunications de prescrire aux fournisseurs d’accès internet ou tout autre prestataire de fourniture de données numériques, l’interruption de tout service de communication au public en ligne qui constitue un risque grave à l’ordre public », dit l’article.

En ce qui concerne la presse en ligne togolaise, un nouveau code de la presse et de la communication est en cours d’adoption pour la prendre en compte. Dans le projet adopté et qui devra être transmis au gouvernement avant d’atterrir (de nouveau à l’Assemblée nationale), il est fait obligation aux organes de presse en ligne d’héberger au Togo, d’avoir une extension .TG, entre autres. Certains acteurs ont émis des réserves, craignant des fermetures intempestives.

Quant aux réseaux sociaux, il n’a pas encore été possible de les bloquer au Togo. Mais durant la crise sociopolitique que le pays a connue entre août 2017 et décembre 2018, la connexion internet a été plusieurs fois coupée, empêchant ainsi leur fonctionnement. Vont-ils être bloqués prochainement alors qu’ils restent désormais un meilleur moyen de communication et de promotion des affaires ? La question taraude les esprits des avisés.

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Réseaux sociaux: « Bloc du Futur » sensibilise les élèves des lycées Agbodrafo et Gbodjome

L’association « Bloc du Futur » a animé mardi dernier des séances de causerie-débat avec les élèves et enseignants des lycées d’Agbodrafo et de Gbodjome dans la préfecture des Lacs. Cette activité s’inscrivait dans les manifestations de la semaine culturelle dans ces deux établissements scolaires.

L’activité était placée sous le thème : « L’usage des réseaux sociaux dans la vie des élèves ». En effet, si l’interdiction de l’usage des téléphones portables est effective depuis la rentrée scolaire 2018-2019, force est de constater que des résistances existent.

Ces résistances conjuguées à l’envahissement des nouvelles technologies de tous les espaces humains ont motivé l’association à initier cette sensibilisation.

La séance a été animée par Sophie Dissirama Kaliwa, Directrice de l’agence de communication Penthone Events. Dans ses exposés, Mme Kaliwa était revenue sur la décision du gouvernement d’interdire les téléphones portables dans les milieux scolaires avant d’insister sur les dégâts des réseaux sociaux dans la vie sociale notamment sur les résultats ces cinq dernières années scolaires.

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Tout en partageant avec ses interlocuteurs les avantages des nouvelles technologies pour l’humanité, Mme Kaliwa a prodigué d’utiles conseils aux élèves pour rationaliser leurs présences sur les réseaux sociaux.

« Personne ne peut démentir que les réseaux nous ont conquis mais faisons en sorte que leur usage soit uniquement à des fins instructives. Des groupes de travail et de partage d’épreuves d’évaluation pour mieux s’aguerrir dans la perspective des examens de fin d’année plutôt que de jouer aux stars éphémères sur la toile » a-t-elle insisté.

Les causeries débat se sont déroulées dans la matinée au Lycée d’Agbodrafo et dans l’après-midi au Lycée de Gbodjome.




Le CNJ prêche aux jeunes le bon usage des TICs et des réseaux sociaux

Le conseil National de la Jeunesse (CNJ)  promeut l’éducation aux valeurs citoyennes et à l’auto-emploi des jeunes à travers l’usage des Nouvelles Technologies, de l’Information et de la Communication (NTICs). Il a ouvert vendredi à Lomé une session de deux jours sur le renforcement de capacités des jeunes sur « les opportunités et défis liés à l’usage des NTICs et des réseaux sociaux pour les jeunes ». L’initiative se veut être un cadre de campagne de sensibilisation sur les valeurs citoyennes et au respect des principes d’éthique et de responsabilité sur les réseaux sociaux.

Selon les organisateurs, cette session de renforcement de capacités fait suite au constat selon lequel beaucoup de jeunes  se servent de l’utilisation détournée des réseaux sociaux pour compromettre, le respect des droits de l’homme et l’atteinte des objectifs du développement durable.

L’objectif est donc de  promouvoir l’éducation aux valeurs citoyennes et à l’auto-emploi  des jeunes à travers l’usage des NTICs.

« Le renforcement des capacités des jeunes s’impose comme une alternative pour la placer au cœur de la révolution technologique en tant qu’activistes de promotion de valeurs citoyennes, de l’éthique, de la responsabilité et en tant qu’innovateur et créateur de richesses à travers l’industrie numérique », a souligné Régis Batchassi, Président du Conseil.

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Plus de 60 jeunes de toutes les régions du Togo et de toutes les catégories socioprofessionnelles sans distinction d’aucunes sortes prennent à part à l’atelier.

Les communications tournent autour de la Révolution numérique et accessibilité des NTICs aux jeunes ; Réseaux sociaux et promotion des valeurs citoyennes ; Réglementation sur les réseaux sociaux et des Opportunités en matière et d’emploi : e-learning,  e-market, e-administration.




Eco Conscience TV en campagne pour une utilisation responsable des réseaux sociaux

Eco Conscience TV,  la Web TV au Togo ajoutera un autre rôle qu’on lui connait en tant que média avant, pendant et après les prochaines échéances électorales au Togo. L’organe spécialisé dans le domaine environnemental va s’attaquer aux fake news dans les jours à venir. Ce sera à travers son projet « Campagne de sensibilisation des jeunes et activistes sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux comme outils de participation citoyenne avant, pendant et après la période électorale » dont le lancement a été fait mardi à l’université de Lomé.

Le présent projet est l’un de ce retenus cette année par « Appel à projet à l’endroit des médias 2018 », lancé par le Ministère de la communication, de la culture, des sports et de la formation civique.

Il se veut être un remède contre les fausses informations appelées communément « les Fake News », les informations non autorisées, les nouvelles intrusives et les nouvelles trompeuses, des maux engendrés par l’utilisation abusive des médias sociaux.

« Nous allons à travers ce projet contribuer à la promotion de la culture de l’utilisation responsable des médias sociaux pour la promotion et la protection de la paix, de la sécurité et des droits de l’homme, avant, pendant et après les élections », a mentionné Djatougbé Aziaka, directrice de Eco Conscience TV.

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Le projet a une durée de six mois et couvre toute l’étendue du territoire national. Il consistera à organiser des séances de sensibilisation sur l’utilisation abusive des réseaux sociaux à l’intention des jeunes, les élèves, les étudiants, les jeunes activistes membres des partis politiques, les journaux locaux et les conducteurs de taxi moto.

Le coût du projet s’élève à 750.000 FCFA et est financé par le ministère en charge de la culture à travers sa  direction de la formation civique.




Togo: Facebook et Twitter seront soumis à un code de bonne conduite

Le gouvernement togolais ne fermera plus les yeux sur les dérives des internautes sur les réseaux sociaux.  Lui,  qui a décidé de partir en croisade contre les «  hate speech » et «  fake  news » sur internet, envisage faire signer un code de bonne conduite aux représentants de structures comme facebook et twitter.

Réuni en conseil des ministres mercredi,  sous la présidence du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, le gouvernement togolais a estimé que la prolifération des discours de haine (hate speech » et les fausses informations (fake news) sur internet et plus spécifiquement sur les réseaux sociaux, constitue de nos jours une préoccupation mondiale et une menace sérieuse, tant pour la stabilité des Etats que pour la cohésion et la paix sociale.

Le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres rappelle que les textes de droit commun sont applicables à la matière numérique.

Sur le plan civil, explique le document, il est possible d’engager la responsabilité des internautes au titre, par exemple, d’une violation du droit de chacun au respect de sa vie privée. En outre, les infractions pénales de droit commun telles que l’injure, la diffamation, ou encore l’incitation  à la haine peuvent être retenues.

Le  gouvernement trouve que ces textes ne permettent pas de réguler efficacement et rapidement l’intégralité  du contenu en circulation. Il envisage du coup d’autres solutions.

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Il s’agit notamment de faciliter la collecte du contenu illicite par la création de procédures de signalement ; d’encourager l’autorégulation par le développement d’une relation de confiance avec les entreprises de technologie de l’information ; et renforcer le volet répressif  par l’adoption de nouveaux textes législatifs.

Des démarches sont aussi envisagées à l’intention des représentants de certains de ces réseaux sociaux.

« Au-delà de la règlementation préexistante, il serait souhaitable de procéder au renforcement de la régulation des réseaux sociaux notamment par la mise en place d’une campagne de sensibilisation relative à leur usage, la signature d’un code de bonne conduite avec les représentants de structures comme Facebook et Twitter, l’adoption d’une loi sur les fausses informations et la création d’une plateforme de signalement », a mentionné le communiqué.

Le gouvernement a saisi l’occasion pour rappeler que chacun à son niveau doit avoir l’esprit l’intérêt national pour le Togo de l’usage des réseaux sociaux. Pour lui, l’usage de ces réseaux doit se faire dans la garantie de la paix sociale et le respect des libertés publiques et individuelles.