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Protection sociale: Un plan de suivi de de Déclaration de Cotonou disponible

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La protection sociale des populations africaines occupe de plus en plus une place de choix dans les actions de Solidarité action pour un développement durable (Sadd) et ses partenaires. Réunis au sein du Réseau International Network Social Protection Rigths-Afrique (INSP!R-Afrique), ils restitué les assises régionales sur les stratégies d’extension de la protection sociale avec l’implication des mouvements sociaux et de la société civile en Afrique.  A l’issue des travaux, un plan de mise en œuvre des recommandations de la « Déclaration de Cotonou » a été élaboré.

La rencontre de Lomé a été organisée grâce au soutien financier de We Social Movements (WSM) de la Belgique. Elle a enregistré la participation de 32 personnes venues de INSP!R-Togo, de 4 centrales syndicales, de la direction Générale de la Protection Sociale et des différents ministères entre autres.

Pendant 2 jours, les participants se sont imprégnés de la vision et actions de WSM et d’INSP!R Afrique  sur les stratégies d’extension de la Protection Sociale avec l’implication des mouvements sociaux et des OSC dans l’extension effective de la Protection Sociale en Afrique.

Ils ont été outillés sur les initiatives de mise en place de la CSU au Togo ; les stratégies d’enrôlement des travailleurs de l’économie informelle à la sécurité sociale au Togo et les stratégies d’extension de l’Assurance maladie aux acteurs de l’économie informelle au Togo.

Protection sociale et la Déclaration de Cotonou

L’atelier de Lomé fait suite à celui régional tenu en Juin 2021 à Cotonou au Bénin. Il a pour plus-value l’élaboration de plan de mise en œuvre des recommandations de la déclaration de Cotonou.

En effet, les assises de Cotonou recommandent aux Etats de poursuivre l’extension de la protection sociale à toute la population et principalement aux couches vulnérables, aux acteurs de l’économie informelle et du monde rural ainsi qu’aux travailleurs-euses migrants et migrantes avec un focus particulier sur les jeunes et sur les femmes.  Et d’élargir la gamme des prestations garanties aux travailleurs-euses du secteur formel public et privé entre autres.

Les recommandations ont été formulées aussi à l’endroit des partenaires techniques et financiers, aux mouvements sociaux et organisations de la société civile.

A ces derniers, il a été essentiellement demandé de renforcer les collaborations et synergies entre les mouvements sociaux et organisations de la société civile africains en matière de protection sociale pour un apprentissage commun et un enrichissement mutuel.




Protection sociale pour la résilience et la paix sociale

Au Togo, seuls les travailleurs du secteur public et parapublic et d’une partie du secteur formel disposent d’une protection sociale partielle. La situation fait réagir Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD). L’ONG  a bouclé le 30 mai dernier à Atakpamé une rencontre de deux jours  à l’intention des leaders syndicaux et encadreurs du Syndicat national des travailleurs agricoles du Togo (SYNATRAT) sur le sujet.

L’atelier est organisé avec le soutien de We Social Movements (WSM) de la  Belgique. Il s’inscrit dans le cadre des préparatifs à la concrétisation des recherches –actions sur la protection sociale dans un nombre de secteurs et  de matérialisation du plan d’action 2017-2021 de SADD et MAPTO basée sur la protection sociale des paysans agriculteurs.

La rencontre a été axée sur le thème « La CSU au cœur des initiatives de la protection sociale du monde rural : un défi majeur pour la résilience et la paix sociale dans le contexte de la COVID-19 au Togo».

Elle a permis de former et sensibiliser 30 leaders et encadreurs des coopératives agricoles des paysans du Togo sur la protection sociale, les mécanismes inhérents à son extension, l’importance d’une Couverture Sanitaire Universelle et la nécessité d’adhérer à une mutuelle de santé.

« SADD a relevé le manque de protection sociale plus précisément la couverture santé des travailleurs ruraux (travailleurs agricoles et paysans). C’est dans cette perspective que la réalisation de cette formation a été programmée afin de préparer les esprits à l’engagement et à l’adhésion pour la promotion de la protection sociale » expliquent les responsables de SADD.

A l’issue, les réalités de vie des leaders et encadreurs des coopératives agricoles des paysans en matière de protection sociale ont été révélées et ils ont pris conscience que la couverture sociale est un droit fondamental. De même, le système de protection sociale existant et leur fiabilité, et les enjeux de l’extension de la protection sociale pour tous au Togo ont été connus.

Au Togo tout comme les travailleurs ruraux, les acteurs des professions libérales, les travailleurs indépendants et la plupart des dirigeants des PME/PMI n’ont aucune protection. A cette liste s’ajoutent les travailleurs  de l’économie informelle. Cet ensemble donne un maillage de plus de 80% de la population togolaise sans protection.




Togo: Processus enclenché pour la protection sociale des chômeurs

Le Togo embraie sur l’extension progressive de la protection sociale à toute la population. Dans cette optique, le ministère de la fonction publique, du travail, de la réforme administrative et de la protection sociale a organisé, en collaboration avec la Coalition nationale pour l’emploi des jeunes (CNEJ), un dialogue national sur la protection sociale des chômeurs, les 28 et 29 juillet à Lomé.

Ont participé à cette rencontre des personnes ressources provenant de différents ministères et institutions publiques ainsi que des centrales syndicales, du patronat et du Cadre national de concertation de la mutualité au Togo.

Première du genre, la rencontre a consisté essentiellement à identifier les besoins urgents des jeunes chômeurs en matière de protection sociale. Pour y arriver, les participants se sont inspirés des résultats d’une étude sur la vulnérabilité liée au chômage et au sous-emploi ainsi que de l’état des lieux des initiatives de protection sociale existantes dans notre pays.

Aussi ont-ils mené des réflexions sur les mesures de protection sociale adaptées aux besoins des jeunes chômeurs et adopté une feuille de route pour les actions à mener.

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Afin de concrétiser la protection sociale des chômeurs, le dialogue national a dégagé cinq besoins urgents à savoir : la couverture santé, les transferts en nature et en espèces, la couverture du risque chômage, le renforcement de l’employabilité et l’assistance psychologique.

Toutefois, trois besoins, notamment  la couverture santé, les transferts en espèce et en nature et le renforcement de l’employabilité, sont indiqués prioritaires.

Ouvrant les travaux au nom de son ministre de tutelle, le Directeur général de la protection sociale Bignandi Palakimyém a réitéré la volonté du gouvernement de résorber la question du sous-emploi et du chômage des jeunes. Cette vision incluant la réduction de la vulnérabilité des chômeurs, a-t-il souligné, se réalisera à travers l’axe 3 du Plan national de développement qui prône l’inclusion sociale sur fond du leitmotiv « Ne laisser personne pour compte » des Objectifs de développement durable (ODD).

A l’occasion, le Directeur de la planification et du suivi-évaluation de la CNEJ, Korku Kofi Soweto, a lancé un appel à une attention particulière sur la question de vulnérabilité de la frange des chômeurs de longue durée qui végètent dans une précarité extrême, tout en exhortant les assises à faire des recommandations pertinentes pour la mise en place des dispositifs efficients de soutien aux personnes en situation de vulnérabilité.

Le dialogue s’est tenu dans un contexte où le Togo s’approprie la protection sociale comme un ensemble de mesures publiques et ou privées pour permettre aux ménages et aux individus de se protéger contre les risques sociaux et réduire leur vulnérabilité et leur pauvreté en leur assurant un meilleur accès aux services sociaux de base et à l’emploi.

Pour rappel, seulement environ 10 %  de la population togolaise sont couverts par au moins un mécanisme de protection sociale. Du coup, les chômeurs sont parmi les populations moins couvertes.  

Selon les chiffres officiels, la population des chômeurs était estimée à 204.000  en 2015. Mais au total, 4.577 jeunes ont bénéficié en 2016 du programme d’Appui à l’insertion et au développement de l’embauche (AIDE) et du programme du volontariat national, contre 6.072 en 2017 et 5.768 en 2018, alors que le projet d’Opportunité d’emploi pour les jeunes vulnérables (EJV) a bénéficié à 5.102 jeunes en 2019.

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Au Togo, la protection sociale débarque en ligne !

Le Togo prend ses marques sur le sujet de la protection sociale. Un site internet est désormais dédié à ce secteur. Il a été lancé jeudi à Lomé par Sampo Alandja, le Directeur de cabinet du Ministre en charge de la protection sociale. Il s’agit du www.protectionsocialetogo.net initié par le Comité National pour la promotion de la Protection Sociale (CNPPS).

Ce site a pour objectif de faire découvrir, tant au niveau national qu’international les actions de la protection sociale entreprises au Togo. Les projets mis en œuvre vont également figurer sur ledit site.

Palakiyem Bignandi, le Directeur général de la protection sociale a expliqué que ce portail permettra en outre de maîtriser l’effectif et la localisation des acteurs de la protection sociale sur le plan national.

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www.protectionsocialetogo.net est la résultante de plusieurs mois de travaux et de sélection de données adéquates afin de mieux renseigner et de mieux porter l’information sur la protection sociale à la population togolaise.

Après sélections, 4 administrateurs, dont 2 femmes ont été retenus pour assurer la sécurité du site. Ils veilleront également au bon fonctionnement du site afin que tous les visiteurs et utilisateurs du site trouvent satisfaction.

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Au cours de son intervention, Sampo Alandja a insisté sur la nécessité d’un travail bien accomplit. Le Directeur de cabinet du ministère en charge de la protection a appelé les administrateurs à user de leurs expertises et compétences pour mettre de bonnes informations sociales en temps réel pour satisfaire la société.

Pour sa part, la représentante résidente adjointe de l’UNICEF au Togo a émis le vœu de voir ce site contribuer à l’atteinte des objectifs attendus au niveau de l’axe 3 du Plan national de développement (PND, 2018-2022).

« Je suis convaincue que ce site sera pour les utilisateurs une véritable source d’information et contribuera à l’atteinte des objectifs du Plan National de Développement (PND) », a déclaré Fosca Giulidori, représentante adjointe de l’UNICEF au Togo.

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Protection sociale: RNMA-PS appelle à une législation sur les mutuelles

Le Réseau National Multi-acteurs de Protection Sociale (RNMA-PS) multiplie les actions pour une protection sociale pour tous. Selon l’organisation, les mutuelles sociales ont un rôle important à jouer, surtout si les gouvernants veulent atteindre les acteurs de l’informel. Les responsables du RNMA-PS appellent à l’adoption d’un cadre juridique approprié pour les mutuelles sociales au Togo.

En conférence de presse jeudi à Lomé, le réseau a exposé le tableau de la protection sociale au Togo. Cette organisation relève que 80% de la population active ne bénéficient pas la protection sociale alors qu’ils contribuent 44% au PIB national. De même, selon les comptes de la Santé, le paiement direct des soins par les ménages est respectivement de 58,27% en 2010, 54,42% en 2013 et 53,15 % en 2014.

Pendant ce temps, l’Institut national d’assurance maladie (INAM) ne couvre que 4,7% de la population et les compagnies privées d’assurance couvrent à peine 2%. Les mutuelles de santé couvrent difficilement 1%. Seul le projet School Assur fait mieux avec 28%.

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Il se pose alors une urgence en ce qui concerne la protection sociale de la population. A ce sujet, les mutuelles sociales peuvent aider l’Etat dans la prise en compte du secteur informel. Mais ces structures ont besoin d’un cadre juridique approprié pour les mutuelles sociales.

« Nous demandons au gouvernement d’accélérer le processus de validation et d’adoption des textes juridiques réglementant la création, le fonctionnement et la gestion des prestations des mutuelles sociales conformément aux règles prudentielles de la Confédération africaine de prévoyance sociale (CIPRES) et au règlement n°07/2009/cm/UEMOA du 26 juin 2009 portant réglementation de la mutualité sociale au sein de l’UEMOA », a indiqué l’organisation.

Niwa Soulima, Point Focal du RNMA-PS explique que 5 ans après la dérogation accordée aux Etats membres par l’UEMOA pour appliquer le règlement portant réglementation de la mutualité sociale, le Togo doit agir pour bien-être de ses populations.

Le réseau soutient que l’extension de l’assurance maladie ne saurait aboutir sans le mouvement mutualiste.

Trois instruments sont prévus à savoir l’organe administratif de la mutualité sociale, le registre d’immatriculation des mutuelles sociales et le fonds national de garantie.

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Couverture maladie: RNMA-PS lance une campagne

Parvenir à une protection pour tous, c’est le crédo du Réseau National Multi-acteurs de Protection Sociale (RNMA-PS). L’organisation qui milite pour l’universalisation de la couverture maladie au Togo, appelle à la prise en compte des acteurs de l’économie informelle. Dans ce sens, elle a lancé samedi à Lomé une campagne de sensibilisation de l’opinion nationale sur le droit à la protection sociale.

Les acteurs de l’économie informelle représentent 80% de la population active du Togo et contribue au PIB national à hauteur de 44%. Mais ils ne sont pas toujours pris en compte dans les projets de l’extension de la protection sociale.

La campagne de sensibilisation lancée samedi à Lomé par le Réseau National Multi-acteurs de Protection Sociale vise à faire un plaidoyer dans le sens de l’extension de l’assurance maladie et le rôle que les mutuelles de santé doivent jouer.

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La campagne se déroule sur le thème « La protection sociale : un droit fondamental pour tous ». Elle sera l’occasion pour le RNMA-PS de mener des plaidoyers en direction des autorités togolaises pour l’extension de la protection sociale.

Niwa Soulima, Point Focal du RNMA-PS a expliqué que l’initiative s’inscrit dans le cadre du programme phare de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur l’extension de la protection sociale.

« En se basant sur la Convention 102 portant sur les règles minimums de protection sociale que notre pays le Togo a également ratifié en 2013, nous sommes en train de faire en sorte que les mesures prévues dans cette Convention puissent être effectives pour tous les Togolais, en particulier les acteurs de l’économie informelle, et du monde rural», a indiqué M. Soulima.

Le responsable du RNMA-PS salue les initiatives prises par les autorités togolaises en matière de protection sociale relativement aux prescriptions de la convention 102 de l’OIT. Il note toutefois, que lesdites initiatives ne couvrent qu’une infime partie de la population, dont les agents de l’Etat et les travailleurs du secteur privé formel.

Durant la campagne, l’attention de l’opinion nationale sera attirée sur le droit à la protection sociale. Les acteurs concernés seront également sensibilisés pour réclamer leur prise en compte dans l’extension de la couverture maladie.

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8e Foire Adjafi: sécurité sociale pour les jeunes chefs d’entreprise

La 8è édition de la foire Adjafi bat son plein depuis le 22 août dernier à Agoe. L’événement qui réunit les entrepreneurs de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Mali, du Niger, du Ghana du Burkina-Faso et du Togo a été officiellement lancé lundi par le ministre togolais du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse, Victoire Tomegah-Dogbe. Adjafi 2019 met  un accent sur la sécurité sociale du jeune chef d’entreprise africain pour une croissance inclusive.

La foire Adjafi est un espace de promotion, de rencontres et d’échanges entre les acteurs de l’entrepreneuriat du Togo, d’Afrique et d’ailleurs.

Cette année, les initiateurs ont choisi d’attirer l’attention des entrepreneurs sur les questions de leur  santé,  famille, logement, retraite et leur cotisation. Il s’agira d’encourager les mécanismes existant pour une meilleure couverture sociale des promoteurs d’entreprise et de créer un cadre de partage sur les systèmes de protection des travailleurs ou les avantages pour la croissance des entreprises.

Les participants vont bénéficier de l’accompagnement technique  de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS). Celle-ci aura deux jours pour échanger avec eux.

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Les innovations de cette édition sont entre autres la promotion de 10 produits dans 10 écoles, des ateliers pratiques et des visites guidées pour les groupes organisés.

« Cette année, nous avons essayé de dégager plus d’espace, de mieux sécuriser les alentours et faciliter l’accès au site. A l’intérieur nous avons un espace de divertissement qui a une capacité d’accueil très important. Un wifi est également installé sur le site pour permettre aux exposants de faire des promotions sur le web », a indiqué Maxime Minasseh, promoteur de la Foire.

L’objectif selon lui est d’arriver à enregistrer à la fin de l’événement 200.000 visiteurs contre les 120.000 de l’année dernière.

Victoire Tomegah-Dogbe a invité les jeunes entrepreneurs et les porteurs de projet à une participation active aux différents échanges notamment au forum qui abordera la sécurité sociale des entrepreneurs.

« La foire Adjafi nous donne l’occasion de reconnaitre l’ingéniosité de notre jeunesse et offre ainsi une plateforme au gouvernement et à ses partenaires pour investir dans cette jeunesse et soutenir leurs ambitions », a reconnu, la ministre en charge du développement à la base.

La foire se tient sur l’aire de sport du lycée d’Agoè-Nyivé du 22 août au 08 septembre prochain.

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« Détermination collective pour parvenir à un champ plus vaste de couverture maladie »

Le 1er Forum de la Conférence Interafricaine de Prévoyance Sociale (CIPRES) sur la couverture maladie a pris fin à Lomé. La rencontre placée sous le thème : « Problématique de l’instauration de la couverture maladie dans les Etats de la zone CIPRES : Enjeux, Défis et Opportunités » a été sanctionnée par plusieurs recommandations à l’endroit des pays de la zone CIPRES. Clôturant le forum, le ministre togolais en charge de la protection sociale, Gilbert Bawara a indiqué qu’il y a une détermination collective pour l’extension de la couverture maladie.

Les participants au 1er Forum de la CIPRES sur la couverture maladie ont été unanimes à reconnaître que les pays de la zone doivent déployer encore plus d’efforts en ce qui concerne la protection sociale des populations. Les mécanismes de couverture maladie devraient être mis en place et/ou renforcer pour permettre aux populations d’avoir des soins de qualités.

L’autre question autour de laquelle s’est dégagée l’unanimité, c’est l’extension de cette couverture à toutes les couches sociales des pays concernés. Et les participants au forum de Lomé ont appelé à un engagement plus fort des gouvernants, au développement des stratégies d’adhésion des secteurs informels à l’assurance maladie, l’aménagement de l’espace pour le financement des couvertures sociales…, au dialogue permanent entre les parties prenantes à la couverture maladie, à mieux outiller les institutions en charge de la couverture sociale et disposer de statistiques continues sur les de soins en matière de couverture sociale.

Toujours au rang des conclusions, il est demandé une volonté politique des États à améliorer les systèmes de santé déjà existants, à privilégier les modèles mixtes dans la conception des régimes de couverture maladie, à privilégier l’approche progressive dans la mise en place de la couverture maladie universelle.

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Les participants au forum ont également recommandé la pérennisation du forum sur la couverture sociale. Il est demandé aux États de définir une stratégie permettant de réduire le paiement direct des coûts de soins par les ménages en vue d’une protection financière des populations et faciliter l’accès aux soins de santé tout en développant des stratégies d’adhésion obligatoire à la couverture santé pour le secteur informel.

Clôturant le forum, le ministre togolais en charge de la protection sociale a estimé que les pistes de solutions aideront les États membres de la CIPRES dans la poursuite d’intensification et le renforcement des efforts d’extension de la couverture maladie en tenant compte des réalités et des contraintes qui s’offrent à chaque pays.

« La tâche qui reste à accomplir est immense. Les défis qui nous restent à relever pour atteindre des résultats plus performants sont également immenses, toutefois je suis animé par un sentiment d’optimisme et de confiance sur notre capacité à obtenir des résultats beaucoup plus impressionnants à la satisfaction des populations et des citoyens de notre zone et de nos pays respectifs. Cet optimisme et cette confiance se fondent avant tout sur la volonté des dirigeants des États de la zone CIPRES et sur notre détermination collective à poursuivre de manière solidaire nos efforts pour parvenir à un champ plus vaste de couverture maladie », a déclaré Gilbert Bawara.

Le forum, premier du genre, s’est tenu dans le cadre des 25 ans de la CIPRES et de la 27è session du conseil des ministres de l’organisation.




Réflexions à Lomé pour l’extension de la Couverture maladie

Lomé, la capitale togolaise accueille depuis mardi le 1er forum international sur la couverture maladie. La rencontre organisée par la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) a été ouverte par le Premier ministre togolais, Sélom Klassou en présence du ministre togolais en charge de la protection sociale, Gilbert Bawara, du Président sortant du Conseil des ministres de la CIPRES, Samba Sy et du Secrétaire exécutif de l’organisation, Innocent Makoumbou.

Le forum de Lomé s’inscrit dans le cadre de la célébration du 25e anniversaire de la CIPRES qui regroupe 16 pays africains.

Malgré les efforts déployés dans les pays membres de l’organisation, l’accès des populations aux soins de santé de qualité et à moindre coût reste un défi. Le droit à la santé est consacré par les constitutions de ces pays mais ne se traduit toujours pas dans la réalité.

Pour Innocent Makoumbou, le Secrétaire exécutif de la CIPRES, la concrétisation de l’assurance maladie est confrontée à plusieurs réalités. Pour lui, l’assurance maladie est un outil essentiel pour les soins de santé de qualité.

« Ce 1er forum international sur la couverture maladie résulte de la volonté des États de rechercher les voies et moyens pour relever les défis liés à la protection sociale… Les 2 jours de forum permettront d’avoir les outils et les notions pour la mise en place d’un régime d’assurance maladie universelle de qualité pour tous », a déclaré M. Makoumbou.

L’objectif poursuivi par le CIPRES est la promotion de la prévoyance au sein des Etats membres et d’apporter une assistance à chaque pays.

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Au niveau du Togo, tout comme dans les autres pays, des efforts sont déployés mais le chemin est encore très long. L’extension de la couverture maladie à toutes les couches de la population conformément aux ODD pour assurer de meilleures conditions de vie aux populations reste le sujet d’actualité.

Procédant à l’ouverture des travaux, le Premier ministre togolais a indiqué qu’en ce qui concerne son pays, le Programme national de développement (PND) lancé lundi par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé vise, en son axe 3, le renforcement des mécanismes d’inclusion sociale des populations.

« Il s’agit, pour les autorités togolaises, à travers cet axe, d’étendre progressivement la couverture maladie à tous les ménages du pays… C’est dire l’ambition du gouvernement de poursuivre et d’intensifier les efforts et les initiatives pour pouvoir répondre pleinement et efficacement aux besoins et aux aspirations des populations togolaises en matière d’accès à des soins de santé de meilleure qualité et à des conditions abordables », a déclaré Sélom Klassou.

Le Chef du gouvernement a rappelé des mécanismes déjà fonctionnels notamment l’INAM, School Assur et d’autres initiatives en cours pour prendre en compte le secteur privé formel, le secteur informel, les agriculteurs et les commerçants.

Notons que le forum se déroule en marge de la 27ème session du Conseil des ministres de la CIPRES.




« La Plateforme de Lomé » pour une meilleure protection sociale en Afrique

La conférence internationale des mutualistes qui s’est tenue à Lomé a été un succès pour les organisateurs. La conférence organisée par l’Association internationale de la mutualité (AIM), conjointement avec le gouvernement togolais a réuni plus de 200 mutualistes africains et européens et a abouti à l’adoption de « La plateforme de Lomé ». Le document reprend les propositions et revendications des participants. Il sera adressé aux organisations supranationales et décideurs des pays africains ayant participé à la rencontre.

L’objectif poursuivi est l’actualisation et l’harmonisation de la vision des acteurs sur les orientations en matière de développement des mutuelles et de la pérennisation du mouvement mutualiste en Afrique.

La déclaration des mutuelles s’inscrit dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD), de l’Initiative du Centenaire de l’OIT et des perspectives de l’agenda 2063 de l’Union Africaine (UA).

« Nous constatons qu’en Afrique, le mouvement mutualiste a connu un développement conséquent allant bien au-delà des initiatives peu coordonnées qui existaient en 1998. Dans de nombreux pays, une plateforme mutualiste au niveau national a été créée. Ces plateformes sont devenues des porte-paroles vis-à-vis des acteurs étatiques », s’est félicité Christian Zahn, le président de l’AIM.

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Le mouvement mutualiste mondial a saisi l’occasion de la conférence de Lomé pour demander aux dirigeants des pays africains le renforcement et la mise en œuvre d’un dispositif légal des mutuelles de santé et des mesures d’application garantissant leur viabilité d’un point de vue institutionnel, technique, financier et fonctionnel.

Les mutualistes préconisent également l’«instauration et la mise en œuvre effective de mécanismes d’adhésion obligatoire à la couverture sanitaire pour l’ensemble des populations, reposant sur un processus évolutif.

Sur un autre point, ils interpellent les gouvernants au sujet de la meilleure gestion et organisation de la couverture sanitaire universelle.