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Togo: les députés actent la privatisation de la société cotonnière

Réunis en séance plénière lundi à Lomé, les députés togolais ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant autorisation de la cession de tout ou partie de la participation de l’État dans le capital de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT). A l’aboutissement de l’opération de privatisation, l’OLAM deviendra l’actionnaire majoritaire avec 51%. L’Etat togolais (9%) et les cotonculteurs (40% de parts) deviennent ainsi minoritaires à hauteur de 49%.

Par le vote effectué lundi, l’Assemblée nationale autorise le gouvernement à entamer les discussions avec le groupe OLAM pour la privatisation de la NSCT.

Selon le ministre de l’économie et des finances Sani Yaya, l’Etat togolais va céder 51 des 60% de participations de l’Etat dans le capital de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) au leader Singapourien OLAM. 

L’Etat togolais (9%) et les cotonculteurs (40% de parts) deviennent ainsi minoritaires à hauteur de 49%.

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Les autorités togolaises expliquent que la démarche vise une augmentation substantielle du revenu des cotonculteurs dans trois ans et l’amélioration du rendement de la production de 600kg par hectare en 2020 pour atteindre un niveau de performance d’au moins 900 à 1000 Kg par hectare.

Le gouvernement avance également que cette privatisation intervient en lien avec les objectifs du Plan national de développement (PND) dont la mise en œuvre nécessité une participation du secteur privé à hauteur de 65% du montant global.

Notons que la production de la campagne  2019-2020 s’élève à 116. 000 tonnes de coton-graines, équivalant à 645 kg/ha,  contre  137 000 tonnes  pour la campagne 2018-2019, soit une chute de 21.000 tonnes. Un rendement très loin des 150.000 tonnes attendues sur 180.000 hectares emblavés.

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L’INAM met en branle le processus pour la couverture maladie des cotonculteurs

L’Institut nationale d’assurance maladie (INAM) a restitué jeudi les résultats de l’étude de la faisabilité pour la couverture maladie des producteurs de coton. C’est à l’occasion d’une rencontre organisée à Lomé en collaboration avec la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) et la Fédération nationale des groupements de producteurs de Coton (FNGPC). D’ici quelques mois, un accord tripartite devra être conclu pour permettre aux cotonculteurs togolais de bénéficier de la couverture maladie mise en place par l’INAM.

L’étude est une étape importante franchie dans le processus devant permettre la couverture maladie des producteurs de coton. Elle a été réalisée auprès de 483 ménages choisis au sein de 96 groupements répartis dans 5 régions du Togo. 15 centres hospitaliers opérants dans les zones à forte production de coton notamment dans les régions des Plateaux, Savanes et Kara ont aussi fait l’objet de cette étude avec l’appui et la collaboration du ministère de la santé.

A l’issue, 3 options de couverture par famille de 6, 8 ou 10 personnes sont définies. De même qu’un accord a été trouvé sur le panier de soins uniforme adapté à aux défis sanitaires des populations agricoles. Il porte sur une couverture à moins de 1000 francs par mois par personne et prendra en compte le paludisme, l’hépatite, les accidents, les morsures de serpent et les accouchements.

Pour Myriam Dossou-d’Almeida, la Directrice générale de l’INAM, la démarche s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de ne laisser personne en marge de la couverture maladie.

« Ce qui est important aujourd’hui, c’est d’être arrivé à trouver un accord sur la façon dont les cotonculteurs veulent être couverts. Que la protection sociale ne s’envisage qu’à travers le dialogue, la convergence de vue, l’adhésion et surtout la satisfaction des besoins de ceux qui doivent pouvoir se soigner », a-t-elle affirmé.

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L’initiative est saluée par les principaux bénéficiaires. Hodabalo Yosso, le Président de la Fédération nationale des groupements de producteurs de Coton (FNGPC) a estimé que la couverture maladie pour les cotonculteurs est une opportunité énorme.

« Avec notre revenu, nous n’arrivons pas à couvrir nos maladies. Il y a aussi beaucoup de morsures de serpent. C’est une opportunité qui viendra nous soulager dans nos souffrances quotidiennes », a-t-il dit.

De son côté, Nana Adam Nanfamé, directeur général de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) a salué la matérialisation imminente d’un rêve pour les cotonculteurs de savoir que désormais, le chemin est balisé pour couvrir les morsures de serpent, les hépatites et autres.

« L’aboutissement de ce rêve des producteurs de coton de se voir assurer par l’INAM est en même temps un défi pour la NSCT. Techniquement, c’est la production cotonnière qui va permettre aux cotoncultures de contribuer. De ce fait, il faut que le rendement soit. Nous allons donc mobiliser les producteurs pour qu’avec un esprit sain dans un corps sain, ils puissent libérer leurs énergies et contribuer à l’atteinte du volume de 200 000 tonnes de production d’ici à 2022 », a expliqué M. Nanfamé.

L’INAM, la NSCT et la FNGPC vont définir prochainement les modalités de paiement des cotisations. La prochaine étape verra les trois parties signé une convention dans laquelle l’ensemble des mécanismes sera défini. Ensuite viendra l’enrôlement des producteurs, leur reconnaissance dans le système.

Mis en place en 2011, l’INAM couvre actuellement plus de 320.000 personnes essentiellement des fonctionnaires de l’Etat et des volontaires.




La NSCT vise une production cotonnière de 160 000 tonnes en 2018

La campagne cotonnière 2016-2017 a pris fin depuis le 8 mai dernier avec les dernières opérations de collecte, d’évacuation et d’égrenage. Jeudi, la nouvelle campagne a été lancée par le Directeur général de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) en présence des principaux acteurs de la filière réunis actuellement à Kara.

‘Tous mobilisé pour une augmentation et une optimisation accélérées de la production à partir de 2017-2018’, c’est le thème sous lequel se déroule la rencontre de Kara.

Durant deux jours, les acteurs de la filière cotonnière vont évaluer les résultats de la campagne qui vient de s’achever et prendre les dispositions appropriées pour une gestion de la nouvelle campagne.

On note que la campagne 2016-2017 qui vient de se terminer est marquée par une production de 108 000 tonnes de coton-graine. Soit une augmentation de 32% par rapport à la campagne précédente.

Le rendement au champ marque également une progression et s’établie à 832 kg/hectares contre 721 kg/hectare l’année dernière. Ce qui représente un taux d’accroissement de 16%.{loadmodule mod_phocagae,Phoca ADS}

Pour la nouvelle campagne, la Nouvelle société cotonnière du Togo compte atteindre une production de 160 000 tonnes de coton-graines pour une emblavure de 160 000 hectares.

Dans sa vision stratégique, la filière cotonnière compte atteindre une production de 200 000 tonnes de coton-graine à l’horizon 2022.




La NSCT distribue des tracteurs, tricycles aux meilleurs cotonculteurs

La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) mène actuellement à travers le pays, une campagne de de récompenses aux meilleurs producteurs, productrices et groupements de producteurs de coton de la campagne 2014/2015.

Les cérémonies de remise ont été lancées dans les régions des Savanes et de la Centrale et se poursuivent dans toutes les régions du Togo. Les cérémonies mobilisent tous les acteurs de la filière cotonnière ainsi que les autorités des régions et des préfectures.

« Ces cérémonies de récompenses qui intègrent aussi les agents de terrains visent à introduire dans la filière cotonnière togolaise un système d’émulation entre les acteurs à la base, afin de les inciter à la culture du coton, de manière optimale et durable », a expliqué le Directeur de la NSCT, Kokou Djagni.

Les critères de sélection ont mis l’accent sur l’amélioration des rendements au champ, la préservation de la qualité du coton, le niveau de production et la solvabilité.

Les récompenses sont attribuées suivant différentes catégories dont : Catégorie Reconnaissance fidélité au coton ; Catégorie Meilleur producteur de coton par région ; Meilleure productrice de coton par région ; Meilleurs producteurs de coton par préfecture ; Meilleures productrices de coton par préfecture ; Meilleurs Groupement de Producteurs de Coton (GPC) par préfecture ; Meilleurs Agents Technico Commerciaux (ATC) par région ; Meilleurs Coordonnateurs Préfectoraux Actions Coton (CPAC) au plan national ; Meilleurs Conseillers en gestion des préfectures (CGP) au plan national

Au total, la NSCT va primer 131 lauréats seront primés et les plus méritants au niveau national et régional reçoivent des tracteurs, et des tricycles. 

Les autres prix sont constitués de certificat de mérite, des sacs d’engrais vivriers, des appareils de traitement, d’ordinateurs, de tablettes et d’enveloppes en numéraire.

Selon la NSCT, l’opération, menée en collaboration avec la Fédération Nationale des Groupements de Coton (FNGPC) coûte la bagatelle de 150 millions de Fcfa.

La direction de la NSCT entend ainsi motiver les producteurs de coton à augmenter la production pour permettre à cette structure d’atteindre son objectif qui est d‘arriver à 200 000 tonnes en 2020.

L’année dernière, malgré l’important déficit pluviométrique, la campagne a mobilisé 109.564 producteurs. Elle s’était achevée sur une production record de 113.000 tonnes contre 77.850 pour la période précédente.