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Togo: Voici comment Agboyibo est devenu leader des droits de l’homme

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Le colloque scientifique international organisé en hommage à Me Yawovi Agboyibo s’achève vendredi. Ce rendez-vous regroupant des universitaires venus du Togo, du Bénin, du Gabon, du Cameroun et d’ailleurs est marqué par d’importants témoignages. Aboudou Assouma, le président de la Cour constitutionnelle du Togo, ami de l’illustre disparu, a levé le voile sur comment Me Agboyibo est parvenu à s’imposer grâce aux droits de l’homme.

Le témoignage rendu par Aboudou Assouma fait d’abord référence à un dossier accablant pour le Togo que Me Agboyibo, alors avocat de l’Etat togolais a réussi à démêler devant la Commission des nations unies pour les droits de l’homme. Nous sommes en 1986…

« Etant l’avocat de l’Etat togolais, feu président Eyadèma l’invita un jour et lui confia un dossier qui étant pendant devant la Commission des droits de l’homme de Genève. Le Togo était sur le banc des accusés », se remémore Aboudou Assouma.

Le président de la Cour constitutionnelle a indiqué qu’à l’époque, lui-même était jeune substitut du procureur de la République. Il assure que lorsque le président Eyadèma a demandé à Me Agboyibo celui qui devrait l’accompagner pour aller défendre le Togo devant cette commission a démontré qu’il était un vrai ami.

« Au nom de notre amitié, Me Agboyibo répondit spontanément sans hésiter, le 1er substitut du procureur de la République, M. Assouma… Je fus alors appelé à la Présidence. Arrivé, j’ai vu mon frère et ami Apollinaire assis à côté du président de la République. Le Chef de l’Etat m’a alors dit : Tu iras avec Me Agboyibo, l’avocat de l’Etat togolais à Genève pour défendre un dossier togolais dont il t’en parlera », a relaté M. Assouma.

Me Agboyibo et la CNDH

L’ami du bélier de Kouvé a souligné qu’ils ont défendu avec brio le dossier en question et qu’ils étaient rentrés triomphalement au Togo.

« Nous avons été reçus en héros par le chef de l’Etat. Et lors du compte rendu, Me Agboyibo a dit au président de la République qu’une résolution des Nations Unies de 1978 recommande à tous les Etats de créer une Commission nationale des droits de l’homme. En réponse, le président nous dit : Je ne suis pas juriste, ni politicien comme vous, je ne suis qu’un soldat. Si vous pensez que c’est bon pour notre pays, vous avez mon accord et ma confiance », indique Aboudou Assouma.

Le président de la Cour constitutionnelle précise qu’à l’époque, son ami qui s’est opposé par la suite à Gnassingbé Eyadèma lui a demandé de retourner à Genève pour ramener de la documentation. Des documents qui ont permis de formuler une proposition de projet de loi créant la CNDH.

« Le président jeta un coup d’œil et voit le logo. Me Agboyibo m’a demandé d’expliquer le logo et Eyadèma se tourne vers Me Agboyibo et lui dit : Agboyibo, tu surprendras toujours », a-t-il affirmé. Aboudou Assouma assure que le projet de loi sera adopté en Conseil des ministres puis voté à l’Assemblée nationale pour ainsi devenir la loi créant la CNDH.

M. Assouma précisera également que le Général Eyadema a présidé aux côtés de Me Agboyibo, la Conférence internationale d’installation des membres de la CNDH.

Le témoignage d’Aboudou Assouma en audio

A préciser que Aboudou Assouma a été le vice-président de la CNDH pendant que le bélier noir de Kouvé en était le Président.




Agboyibo, Un leader très écouté mais aussi le plus incompris

Agboyibo

Me Yawovi Madzi Agboyibo est l’objet d’un colloque scientifique international ouvert à Lomé jeudi. Des universitaires venus du Togo, du Bénin, du Gabon et de plusieurs pays questionnent la vie de l’avocat qui a été aussi un homme politique influent et très connu comme un grand défenseur des droits humains. Durant deux jours, une immersion sera faite dans la vie de l’ancien Premier Ministre afin d’en tirer le substrat.

Les travaux du colloque sont placés sous le thème : « Me Yawovi Agboyibo : histoire d’une vie et d’un temps (1943-2020 ». La rencontre est organisée pour porter un regard critique sur son parcours, son héritage, son impact et son action. Il sera question d’analyser sur les plans politique, culturel, intellectuel et idéologique, la portée des actions qu’il a menées.

Il sera également procédé à l’évaluation de sa contribution à la production de la pensée politique et idéologique et l’étude de son rapport aux valeurs endogènes africaines.

Pour André Kangni Afanou, le président du Comité d’organisation, le colloque est l’aboutissement d’un travail collectif mené par le Centre de ressources en droits de l’homme du centre de documentation et de formation sur les droits de l’homme (CDFDH), la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), l’Université de Lomé, la Société Civile Professionnelle d’Avocats (SCPA) Agboyibo et Associés et d’autres associations de la société civile dont le Club le littéraire, le Centre pour la gouvernance démocratique et la prévention des crises (CGDPC).

Pour sa part, le Président du Comité scientifique du colloque, Prof Joseph Tsigbé, a invité les participants à mener des débats critiques tout en évitant que l’espace de ce colloque se « transforme en prétoire pour ternir l’image de l’homme » ou que le colloque se transforme « en autel pour l’encenser ».

Me Agboyibo, très écouté mais incompris

Intervenant à l’ouverture du colloque, Nakpa Polo, la Présidente de la CNDH a noté qu’il s’agit d’un moment d’émotions. Pour elle, la mort de Me Agboyibo a laissé un vide dans l’espace politique et le Togo s’en rend compte.

« Me Agboyibo avait la passion du Togo. Une passion dévorante, tenace pour la justice sociale, les droits de l’homme et la démocratie », a-t-elle martelé notamment par ailleurs que l’ancien Premier ministre du Togo a été « le leader le plus écouté mais aussi le plus incompris ».

Me Agboyibo a marqué, pendant plus de 3 décennies, la vie sociopolitique du Togo et de l’Afrique. Son parcours, ses idées et ses méthodes retiennent l’attention de plusieurs.

Dans le témoignage qu’il a donné en hommage de son « frère et ami » Apollinaire Yawovi Agboyibo, Aboudou Assouma, le président de la Cour constitutionnelle du Togo a salué un homme qui avait en lui une immense richesse.

La conférence inaugurale a été marquée par deux communications données par l’universitaire gabonais, Jean-François Owaye, Professeur titulaire d’histoire contemporaine et Me Robert Dossou, l’ancien ministre et ancien Président de la Cour constitutionnelle du Bénin.

Plusieurs autres communications sont attendues dans le cadre de ce colloque. Elles seront données par des enseignants-chercheurs des universités de Lomé, Kara ainsi que d’éminentes personnalités étrangères provenant de divers horizons. Alain Foka, l’animateur de l’émission archives d’Afrique sur Rfi devrait également intervenir.

Plusieurs personnalités du Togo ont pris part à la conférence inaugurale du colloque. Parmi elles, Aboudou Assouma, le président de la Cour constitutionnelle, la présidente de la CNDH, la présidente du HCRRUN, Awa Nana-Daboya, des ministres Gilbert Bawara, Dodzi Kokoroko. On notait également la présence de plusieurs leaders de l’opposition (Me Apevon, Prof Wolou, Me Tchassona-Traoré), de la société civile, des anciens ministres (Pascal Bodjona, Kako Nubukpo) sans oublier les membres de la famille biologique et politique de Me Agboyibo.

Notons que le colloque sera sanctionné par la publication de meilleures contributions dans un ouvrage scientifique.




Togo: le CAR organise prudemment l’après Agboyibo

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) va se restructurer. Cette formation politique a perdu son président le 30 avril dernier. Dimanche, le Comité Directeur et le Conseil Sénatorial du parti se sont réunis en assemblée conjointe pour délibérer sur la continuité des organes statutaires du parti. 5 décisions importantes ont été prises à l’issue de la rencontre.

Me Yawovi Agboyibo est décédé en fin de son mandat à la tête du CAR. L’assemblée conjointe du dimanche s’est tenue sous la coprésidence du 1er Vice-Président Konlani Yendouban et du Président du Conseil Sénatorial Koudzra Kwadzo.

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Les travaux ont abouti à 5 importantes décisions. D’abord, le prochain congrès sera convoqué après les obsèques de Me Agboyibo. En 2e lieu, les organes issus du congrès extraordinaire des 13 et 14 janvier 2017 restent en place jusqu’au prochain congrès. Tercio, il est mis en place une cellule « stratégie » auprès du Bureau National. Ensuite, le Bureau National gère les affaires du parti jusqu’au congrès avec l’assistance la Cellule « Stratégie ». Enfin, les vice-présidents remplacent dans l’ordre le 1er vice-président en cas d’empêchement.

Ces décisions ont été prises conformément aux statuts du parti en date du 30 avril 1991, tels que révisés le 29 avril 1995, le 17 octobre 2008 et le 13 janvier 2017, notamment en leurs articles 47,61, 64 et 104. Elles sont également conformes à la décision N°002/CD-CAR/2020 relative à l’organisation des obsèques du feu président national.

Notons que selon l’article 47 du parti, le prochain congrès doit être convoqué au plus tard le 12 novembre 2020. Mais ces nouvelles décisions ont été prises en tenant également compte des circonstances actuelles relativement au décès du président national et l’état d’urgence sanitaire dû à la COVID 19 en vigueur ne permettent pas la convocation du congrès.

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Togo: Un livre d’or pour des hommages à Me Agboyibo

Les familles biologique et politique de Me Yawovi Agboyibo préparent activement ses obsèques. En prélude, un livre d’or est ouvert en mémoire de l’illustre disparu. Le public est invité à y laisser ses hommages.

« Il est ouvert un livre d’or à la chapelle spéciale dressée pour la circonstance, au siège du parti à Lomé pour les messages de condoléances, les témoignages et les hommages en l’honneur de l’illustre disparu », informe Yendouban Konlani, le 1er Vice-président du Comité d’action pour le renouveau (CAR).

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La chapelle en question sera ouverte au public à partir du jeudi 27 Août 2020, les jours ouvrables de 09h00 à 17h00, précise ce dignitaire du parti que présidait Me Agboyibo avant sa disparition le 30 avril dernier alors qu’il était en contrôle médicale à Paris.

Avocat de formation et de profession, Yawovi Agboyibo a été ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Togo, ancien Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), ancien Député à l’Assemblée Nationale et ancien Premier Ministre du Togo.

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Me Agboyibo: Kodzo Awudi rend hommage au grand maître politique

Kodzo Awudi représentait le Comité d’action pour le renouveau (CAR) à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lors de la dernière élection présidentielle. Mais il s’est embrouillé avec le parti lorsqu’il lui a été demandé de démissionner. Il est encore à la CENI quand le président du CAR, Me Agboyibo a rendu l’âme le 30 mai dernier à Paris. Le jeune politicien a décidé de rendre hommage à celui qui est resté incontestablement son mentor. Ci-après l’intégralité de sa Tribune.

Hummm, ô ! !! Maitre AGBOYIBO quelle dure tâche pour moi de parler de toi et de notre amitié de longue date après ton décès ! Toi le père de l’avènement du processus démocratique et du respect des droits humains au Togo, toi le grand maître politique ; que pu- je dire sur notre parcours sans me fondre en larmes ?

Maître, notre première rencontre était à l’hôtel cristal :

Je me rappelle encore de cette première phrase : -C’est toi le maigrichon-là qui fait secouer tout un lycée de la classe de sixième en terminale (lycée de kpélé-élé)  deux semaines durant? 

-Oui, oui, monsieur.

-assieds-toi et mets-toi à l’aise me recommanda-t-il car j’étais trop ému et il a dû le remarquer.

-merci monsieur.

– Comment t’appelles-tu concrètement ? puisque d’après mes renseignements, tes admirateurs te nomment la « force tranquille »

-Je m’appelle AWUDI Kodzo Agbenyega

– Quelle classe fais-tu ?

– je suis en classe de première série A4

-Donc tu aimes la lecture ?

-Oui monsieur.

Quel roman lis- tu présentement ou que tu as lu dans ces jours-ci ?

Madame bovary et le bovarysme de Jules GAUTIER basé sur la féminité catastrophique ou encore une problématisation des rapports entre fiction et réalité.

  • Ha ! c’est bien que tu te donnes à la lecture ; cela te fera du bien tu verras.
  • Merci beaucoup monsieur.
  • Alors dis- moi ; qu’est-ce qui vous fait grever pendant deux semaines ?
  • Monsieur, nous lutter contre la bastonnade exercé sur nos camarades et nous proposons au corps enseignant de trouver d’autres moyens de punition.
  • Je vois ; bon ! bon ! disait-il en mordant à petit coup, entre la pouce et l’index de sa main ; je n’ai pas assez de temps. Attends ! sur quel numéro pu- je te joindre ?
  • S’il vous plaît je … je n’ai pas de cellulaire mais je peux vous donner un numéro d’une cabine téléphonique proche de ma maison.
  • Ok donne-le-moi et si j’appelle, je demande qui ?
  • Vous demandez d’après Foyovo, la force tranquille.
  • Pourquoi te surnomme-t-on ainsi ?
  • C’est parce que je parle moins souvent dans des situations difficiles ; mais je pose plutôt beaucoup d’actes concrets pour le bien de nous tous.
  • Ok ! nous avons quelque chose en commun alors. Tu dois faire pour te mettre en poche ton BACII et à ton arrivée à Lomé, cherche à me voir d’accord ?

Nos discussions allaient finir ainsi. Mais lorsqu’il me raccompagnait pour partir et que  nous sommes arrivés sur le balcon, il me disait ce qui suit :

-Je sens que tu es très déterminé dans ce que tu fais. Et il s’approche de plus près de moi une main sur mon épaule gauche (J’avoue qu’en ce moment précis, j’écoutais moi-même  le battement de mon cœur)  et me posa la question suivante : jusqu’où comptes-tu aller avec ton mouvement ?

– je répondis en ces termes précis : jusqu’à  la satisfaction de nos revendications. C’est alors qu’il dit « mon ami, si on t’appelle pour discuter avec toi en tant que meneur sur vos revendications, il ne faut pas refuse hein (o sia)  en me tapotant sur les épaules.

J’ai répondu oui monsieur et on s’est séparé.

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Bawara: « Nous gardons tous de Me Agboyibo quelque chose d’ineffaçable »

Le décès le 30 mai dernier de Me Yawovi Agboyibo a affecté plus d’un. Qu’on soit du pouvoir, de l’opposition ou encore de la société civile, chaque togolais garde un souvenir vivace d’un homme politique qui aura été attaché jusqu’au bout au développement du Togo, à la justice, au respect des droits de l’homme et au bien-être des togolais. L’ancien Premier ministre continue de récolter des hommages. Le dernier en date est celui du ministre togolais de la fonction publique. Dans une remarquable tribune publiée chez Focus Infos, Gilbert Bawara affirme d’abord garder de l’illustre disparu « le souvenir d’un homme entier, fidèle et intransigeant devant les valeurs » avant de préciser: « Nous gardons tous de Me Agboyibo quelque chose d’ineffaçable ». Ci-après l’intégralité de la Tribune.

Des combats, des époques, des souvenirs. Nous sommes nombreux, Togolaises et Togolais, qui l’avions admiré, combattu et respecté. Il fait partie de notre renouveau démocratique, de l’idée et de l’espérance que nous nous faisions, nous faisons et nous ferons du Togo. Il était le modèle, le critiqué et le patriote…

Le départ brusque et inattendu de Maître Yawovi Madji Agboyibo, qu’avec quelques rares personnalités, nous surnommions affectueusement « Fondamental », le samedi 30 mai 2020 m’a profondément bouleversé.

De notre longue et riche relation, je garde le souvenir d’un homme entier, fidèle et intransigeant devant les valeurs. Autant la politique togolaise se distingue par la méfiance et la défiance, et bien plus souvent la duplicité, l’hypocrisie et le mensonge, autant Me Yawovi Agboyibo a su s’élever, en toute humilité et modestie, même devant la calomnie et la diffamation. Il n’existait chez lui, aucune superficialité, aucune attitude de mépris et de suffisance.

Notre première rencontre remontait en 1989 à Genève, et plus précisément au Foyer Saint-Justin, résidence universitaire appartenant à l’Oeuvre catholique Saint-Justin, à la rue du Prieuré, qui accueillait, entre autres, des personnalités en court séjour. Jeune étudiant en droit dans la magnifique Cité de Calvin sur les bords du Lac Léman, je fis la connaissance du célèbre avocat, en compagnie de son ami de toujours, le Président Aboudou Assouma, alors Procureur de la République dans le cadre de la représentation du Togo aux travaux de la commission des droits de l’homme des Nations unies.

L’admiration et la ressemblance que je leur vouais ont imprimé une marque d’orientation et d’addiction au droit avec une affinité prononcée pour la profession d’avocat que je caressais dès les bancs du collège dans mon Siou natal. Il en est aussi particulièrement de l’engagement de Maitre Yawovi Agboyibo en faveur de la promotion et de la défense des droits de l’homme au titre de sa contribution déterminante à la création de la Commission nationale des droits de l’Homme en 1987. En ces temps-là, la belle entente et complicité entre le célèbre juriste et avocat et le Président de la République d’alors, Feu Gnassingbé Eyadema, aura contribué au dénouement de biens de dossiers délicats.

Pour ce qui est de mon rêve d’embrasser la carrière d’avocat, pour l’instant, les circonstances en ont décidé autrement. La vie et le hasard de certaines rencontres plutôt heureuses m’ont conduit sur d’autres chemins et rivages.

Il n’en reste pas moins que le droit et la justice nous sont restés en partage. Bien des années plus tard, nous nous retrouvions, Maître Agboyibo et moi, en mars 2002, indépendamment de ma volonté et de la sienne grâce au Président Gnassingbé Eyadema que je me permets de continuer à appeler très affectueusement et avec la déférence et l’hommage qu’il sied, le Vieux. À cette époque-là, je m’étais permis l’outrecuidance, d’adresser un fax au Vieux pour lui exprimer modestement et respectueusement mon sentiment à propos de la détention de Maître Agboyibo dans une ténébreuse affaire dont les tenants et les aboutissants échappent encore à beaucoup de Togolais. Sans surprise, aucune réponse formelle à mon initiative audacieuse n’a été reçue. Mais comme seuls les grands hommes d’Etat et les sages savent le faire, le Vieux me fit venir à Lomé en mars 2002, et Maître Agboyibo est libéré avant que je ne reprenne le chemin de retour pour retrouver mon poste comme fonctionnaire international des Nations unies.

Au lendemain de mon entrée au gouvernement, en 2005, Maître Agboyibo, m’a fait l’honneur, avec la bénédiction de mon patron, le Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé, qui lui a toujours manifesté une estime sincère et profonde, de m’inviter à partager le breuvage dont il avait eu le mérite dans les années 1980, de défendre la libéralisation. Nous nous retrouvions assez souvent, en ce lieu particulier, à Kodjoviakopé, chaque fois avec le même rituel : montée d’escaliers escarpés et traversée d’une sorte de labyrinthe puis nous nous attablions sur une petite terrasse, en nous adonnant à quelques verres de ce breuvage, et pour cogiter des heures durant sur les voies et moyens pour renouer un dialogue politique structuré et fécond. Je le quittais généralement un peu embrumé mais encore lucide pour pouvoir retrouver mon bureau à quelques encablures de là !

Puis vint le dialogue politique inter-togolais, dont il fut un des artisans de la réussite en présidant le bureau des conclaves de Lomé qui avaient abouti à l’accord politique de base avant que les pourparlers ne fussent parachevés sous les auspices de la facilitation du Président burkinabé Blaise Compaore, à Ouagadougou. Après Ouagadougou, homme d’Etat et un des serviteurs les plus passionnés de la République, il est nommé Premier ministre et ensemble avec le Chef de l’État, ils ont initié et mené d’importantes réformes politiques ayant notamment conduit aux élections législatives d’octobre 2007.

Quelque chose d’ineffaçable

Chez Maître Agboyibo, dans sa personnalité, le rigoureux politique côtoie le bon vivant et le fin gourmet. De nombreuses péripéties et anecdotes en portent illustrations. Je me souviendrai encore longtemps, avec quelques autres, des ignames grillées, les « colico » à la togolaise, agrémentés de différents breuvages, généralement en compagnie du « Lion », du grand frère Assouma, de Maître Hégbor, de vénérée mémoire, et de Monsieur Tchakondo. Le Bélier noir de Kouvé savait ainsi entretenir et consolider le bon gouvernement d’ouverture au service de la réconciliation nationale. Le lion et le félin, sobriquets dont Maitre Agboyibo avait affublé les ministres Pascal Bodjona et Gilbert Bawara, ont passé des instants uniques en sa compagnie.

« L’habit ne fait pas le moine » dira le Grand Maitre. Qui d’entre nous n’a pas souri le 23 septembre 2007, lorsque le Premier ministre Yawovi Agboyibo arriva au Camp Général Gnassingbé Eyadema, dans une veste spéciale qui descendait jusqu’aux genoux et qui contrastait avec la solennité des circonstances ? Qui parmi les Togolais à l’époque n’a pas souri, lorsque Maitre Yawovi Agboyibo, Président du CAR, et ses militants se convertirent à la couleur rouge à la veille des élections législatives d’octobre 2007 ?

Nous gardons tous de Maître Agboyibo quelque chose d’ineffaçable : le Togo en éternel dialogue des hommes et de l’indispensable développement au service de ses filles et fils. Le combat de la tenue de la conférence nationale en 1991 et la promotion du sodabi en sont évocateurs.

Je garderai de Maître Agboyibo, l’homme politique simple et accessible, viscéralement ancré et attaché à son terroir, à son Kouvé natal, au développement et à l’épanouissement duquel il n’avait jamais cessé de se vouer. S’il est un acteur politique disposant véritablement d’un fief électoral, d’une citadelle politique presqu’imprenable et dont l’assise ne saurait point être questionnée, ce fut incontestablement Maître Agboyibo dans son Yoto natal.

Il était un pacifiste convaincu et aimait ainsi profondément son pays en refusant en permanence le chemin de l’exil, quoiqu’on lui reprocherait sa proximité soudaine aux heures sombres de 2017 avec les auteurs qui avaient tenté l’aventure de déstabiliser et de renverser les institutions démocratiques.

Maître Yawovi Agboyibo laisse, certes, un héritage questionné. Le temps et l’histoire feront le bilan notamment des années 1991, 1993, 1994, 2007 et 2017 à charge et à décharge. Au-delà des conjectures, personne ne saurait dire ce qu’aurait été le cheminement du pays et le destin propre à Maître Agboyibo, si ce dernier avait négocié différemment certains tournants et rendez-vous politiques, particulièrement ceux de 1994 au lendemain des premières élections législatives post-conférence nationale.

J’ai eu, en novembre 2018 à Paris puis en décembre 2019 à Lomé, l’occasion d’aborder de nombreux sujets d’intérêt national avec lui et d’apprécier avec respect et admiration sa parfaite lucidité et son honnête jugement sur certains épisodes de notre histoire et sur les acteurs politiques et les hommes d’Etat qu’il eût à côtoyer.

Somme toute, l’avenir et le devenir de la République sont restés pour Maître Agboyibo un souci permanent et « Fondamental ».

Le félin.
Gilbert BAWARA

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Pour les Etats-Unis, Agboyibo est ‘le symbole du pragmatisme en politique’

L’ambassade des États-Unis d’Amérique au Togo salue la mémoire de Yawovi Agboyibo. Selon les Nations Unies, l’ancien Premier Ministre était le symbole du pragmatisme en politique.

Dans un posting sur sa page facebook, l’ambassade estime que depuis son entrée en politique, Me Agboyibo n’a jamais cessé de se battre pour les principes définissant la démocratie et le respect de la vie  humaine.

« Pionnier de la protection des droits de l’homme et du multipartisme au Togo, Agboyibo était le symbole du pragmatisme en politique », a écrit la représentation américaine.

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Ces qualités ont permis au président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de faire partie en 1977 du programme Visiteurs Leaders Internationaux du Département d’état des États-Unis pour partager sa riche expérience et la diversifier avec des expériences américaines.

« Son intelligence et sa présence politiques ainsi que sa proximité avec les couches sociales défavorisées étaient remarquables » ajoute l’ambassade.

Ancien président de la Commission nationale des droits de l’homme et ancien Bâtonnier de l’ordre des avocats du Togo, Me Agboyibo est mort à Paris le 30 mai dernier à Paris.

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Les hommages du gouvernement à l’emblématique Agboyibo

Le gouvernement togolais s’est prononcé mercredi sur le décès de Me Yawovi Agboyibo. L’ancien Premier ministre a rendu l’âme le 30 mai dernier à Paris des suites d’une crise.

Quatre jours après la disparition de Me Agboyibo, le gouvernement togolais a salué la mémoire d’un « homme politique emblématique ».

« Le gouvernement togolais a appris avec beaucoup d’émotion et de douleur la disparition du président du CAR (Comité d’action pour le renouveau), un homme politique emblématique, grand défenseur des droits humains et éminent juriste », indique une note gouvernementale.

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Pour les autorités togolaises, le Togo perd, avec la mort de Me Agboyibo, une figure marquante de son histoire institutionnelle et politique de ces dernières décennies.

Pour finir, le gouvernement togolais exprime ses condoléances à la famille biologique, politique et professionnelle du défunt.

Militant des droits humains, homme politique togolais, Me Yawovi Agboyibo est décédé le samedi 30 mai 2020. Il avait 77 ans.

Opposant pragmatique, Me Yawovi Agboyibo, vilipendé de son vivant par une bonne partie de l’opposition, avait la certitude que le Togo ne pouvait se construire que grâce à un dialogue permanent et à des concessions de part et d’autre.

Sa stratégie politique allie dialogue et pression populaire face au pouvoir. Une démarche qui lui a permis d’obtenir la plupart des avancées démocratiques actuelles dans le pays.

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Agboyibo: Un concert d’hommages au Maître !

Les hommages ne cessent de venir de partout depuis le décès samedi dernier de Me Yawovi Agboyibo. L’opposant et ancien Premier ministre a rendu l’âme samedi 30 mai dernier des suites d’une crise. Plusieurs personnalités continuent de rendre hommage au Président du Comité d’action pour le renouveau (CAR). Même ses contempteurs lui reconnaissent plusieurs valeurs et l’important rôle qu’il a joué dans le processus de démocratisation du Togo. D’aucuns n’hésitent pas à le désigner « Père de la démocratie togolaise » sinon « l’un des pères de la démocratie togolaise ». Voici une revue des diverses réactions.

Gilchrist Olympio, Président de l’UFC, Chef de file de l’opposition

« J’ai pris connaissance, avec beaucoup de tristesse, du décès de Maître Yawovi AGBOYIBO, président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Juriste de haut niveau, il fut l’un des piliers du combat pour la Démocratie et l’enracinement de l’État de droit au Togo. Sa disparition est une grande perte pour notre pays. Son engagement au service de la Démocratie était reconnu par tous et même si nous n’étions pas toujours d’accord, j’aimais échanger avec lui sur le destin du Togo.

Kafui Adjamagbo, Secrétaire général de la CDPA

« Je salue la mémoire de Me AGBOYIBOR, homme charismatique,  juriste hors pair ayant inspiré l’étudiante que je fus, précurseur du combat pour les droits humains au Togo,  homme politique attaché au dialogue. Il meurt lui aussi sans avoir vu l’alternance. Qu’il repose en paix ! »

Me Mouhamed TCHASSONA-TRAORÉ, Président du MCD

« Quelle effroyable nouvelle, celle du décès de mon grand frère et ami Me Agboyibor qui appartient à une catégorie d’hommes de conviction, de culture, et de témérité que notre pays vient de perdre. Mes condoléances à la famille et à tous les militants et sympathisants du CAR ».

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Agbeyome Kodjo, Président du MPDD

« Grande émotion et tristesse suite à la disparition de Me AGBOYIBO. Homme politique clairvoyant, pragmatique, la  République perd en lui  l’un de ses Grands serviteurs. Brillant Avocat et Défenseur des Droits de l’Homme, il œuvra pour la démocratie, et la justice sociale. Va en paix »

François Boko, Ancien ministre de l’intérieur

« Togo : triste nouvelle. L’intrépide et infatigable combattant et défenseur des droits de l’homme, de la liberté et de l’état de droit, l’inaltérable Yawovi Apollinaire Agboyibor, « le Bélier noir de Kouvé » s’en est allé. Une grosse perte pour la Nation. Paix à son âme ».

Christian Eninam Trimua, Ministre des droits de l’homme

« Je salue la mémoire de l’ancien PM, Me Yaovi Agboyibo, l’un des pères de la démocratie  togolaise, homme de consensus et grand défenseur des droits de l’homme(DH). Inspirateur et 1er président de la CNDH, il a été fondateur et membre de plusieurs organisations de défense des Droits de l’Homme. Cet infatigable homme politique, a présidé le dialogue intertogolais qui a adopté l’Accord politique global en 2006 et ouvert la voie aux importantes réformes constitutionnelles du 15 mai 2019. Condoléances à sa famille et à ses proches ! »

Me Dodji Apévon, Président des FDR  

Par l’entremise de son parti, les FDR, salue la mémoire d’un « éminent » Avocat au Barreau du Togo, « combattant infatigable » des Droits de l’homme et de l’Etat de droit, qui a contribué de manière significative à la conquête des espaces de liberté au Togo. Il pleure également le grand monument de la lutte pour l’avènement de la démocratie au Togo. Un digne fils qui a apporté, avec ses forces et ses faiblesses, sa pierre pour l’édification de la nation togolaise.

Jean-Pierre Fabre, Maire d’Amoutivé, Président de l’ANC

C’est une perte pour le Togo.

Gerry Taama, Président du NET

Des hommes politiques de cette trempe, on n’en fait plus. Il faut absolument lire son livre, pour cerner tout le personnage de cet animal politique hors pair.

Pasteur Edoh Komi, Conseiller municipal et Président du MMLK

J’ai perdu un ami personnel, un grand frère et un père qui m’a constamment encouragé à défendre les droits de l’homme jusqu’à la création du Mouvement Martin Luther King. C’est avec consternation que j’ai appris sa subite disparition. Agboyibo fut un infatigable défenseur des droits de l’homme et son combat pour la justice et la liberté sont pour nous aujourd’hui un repère et un véritable tremplin pour construire un Etat de droit.

Kodzo Awudi, Représentant du CAR à la CENI

Celui que j’ai l’habitude de nommer « Père de l’avènement de la démocratie ainsi que du respect des droits humains au Togo et le grand maître politique » vient de nous surprendre tous, comme il sait toujours le faire, là où nous l’attendions moins. J’ai nommé Maître Agboyibo. Un très grand mal nous a frappés. Cher papa et grand ami, que la terre te soit légère.

Jean Emmanuel Gnagnon

Je salue la mémoire d’un acteur politique important de l’avènement démocratique au Togo.

Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine

J’adresse ma profonde compassion au Président Faure E. Gnassingbé, au gouvernement et à la famille de l’ancien Premier ministre togolais, Me Yawovi Agboyibo, décédé à Paris. Le Togo perd un homme politique de grande envergure.

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Togo: 20 dates pour cerner le parcours de Me Agboyibo

C’est la surprise du week-end. L’ancien Premier ministre togolais, Me Yawovi Agboyibo n’est plus. L’opposant a rendu l’âme des suites d’une courte maladie à Paris où il s’est rendu depuis plusieurs semaines. Plusieurs retiennent de l’homme politique un patriote et un leader animé par l’amour de son pays. Me Agboyibo a été de tous les combats. Trois fois candidat à la Présidence togolaise, celui qui a passé 7 mois en prison pour avoir dénoncé les exactions du régime ne verra finalement pas l’alternance politique de son vivant. Insulté, critiqué et vilipendé pour son approche et sa conception de la lutte politique, qui ont pourtant permis au pays d’engranger plusieurs résultats dans le processus de démocratisation, le bélier noir n’aura pas été compris par ses pairs de l’opposition quand il avançait le concept de « déverrouillage des institutions de la République ». Togobreakingnews.info vous propose son combat en 20 dates clés.

Voici les 20 dates clés du parcours politique de Me Agboyibo

Octobre 1969: Il débute la profession d’Avocat au Barreau de Lomé chez Me Anani Santos avant de rejoindre en mars 1971 l’Etude de Me Raymond Viale que venaient de quitter Me Guy Adjetey Kouassigan et Me Noé Kutuklui.

Mars 1985 : Il est élu Député indépendant à l’Assemblée Nationale du Togo.

Avril 1987: Il démissionne des fonctions de rapporteur général de l’Assemblée Nationale en protestation contre un projet de loi du gouvernement visant à supprimer de la liste des fêtes légales, la date anniversaire de l’indépendance du Togo, le 27 avril.

Juillet 1987 : Il est élu Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Togo.

Octobre 1987 : Il est élu Premier Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Mars 1990 : Il est réélu Député indépendant à l’Assemblée Nationale du Togo.

Octobre 1990 : Il démissionne de ses fonctions de Président de la CNDH à la suite de la répression policière du soulèvement populaire du 05 octobre 1990.

Mars 1991 : le 14 mars, il est élu Président d’un regroupement de dix associations qui le portent à la tête d’un front dénommé Front des Associations pour le Renouveau (FAR). A ce titre, il appelle au soulèvement populaire du 16 mars 1991 à la suite duquel le régime a rétabli, à l’issue des discussions avec le FAR, le multipartisme, a concédé l’amnistie pour le retour des compatriotes contraints à l’exil et a accepté la tenue d’une assise nationale en vue de définir les bases de l’édification d’un Togo démocratique.

Avril 1991 : Il a créé le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), parti qu’il va présider jusqu’au Congrès des 17 et 18 octobre 2008 à l’issue duquel il en a été fait Président l’Honneur.

Février 1994 : Le CAR obtient 36 sièges sur 81 au Parlement. Gnassingbé Eyadèma nomma Edem Kodjo dont le parti a obtenu 6 sièges Premier ministre, mettant ainsi fin à une alliance entre les opposants.

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1998 : le Président du CAR s’est porté candidat à l’élection présidentielle. Me Agboyibo obtient 9,5 % des voix alors que Gnassingbé Eyadèma s’est fait proclamé vainqueur devant Gilchrist Olympio, pourtant en tête lors des dépouillements. La crise politique née de cette élection aboutira à la signature un an plus tard de l’Accord cadre de Lomé.

03 août 2001 – 14 mars 2002 : Il est incarcéré à la prison civile de Lomé pour avoir dénoncé l’assassinat de Mathieu Kegbe et autres crimes commis dans la préfecture de Yoto par des militants du RPT dirigés par Akomabou.

2003 : Me Agboyibo s’est de nouveau présenté à l’élection présidentielle. Il obtient 5,1 % des voix selon les résultats officiels, loin derrière Gnassingbé Eyadéma et Emmanuel Bob Akitani, le candidat de l’UFC.

Avril 2005 : Il renonça à sa candidature pour soutenir Bob Akitani, désigné par l’UFC et soutenu par la majorité des partis politiques de l’opposition pour affronter dans les urnes, Faure Gnassingbé, mis au pouvoir l’armée togolaise avant de démissionner pour être désigné candidat à l’élection présidentielle.

Mars 2006 : Il préside le Dialogue National qui a abouti à l’Accord Politique Global (APG) du 20 août 2006.

Septembre 2006 : Il fut nommé Premier ministre Togo pour la mise en œuvre de l’Accord Politique Global (APG). Mais le refus de l’Union des forces de changement (UFC) d’entrer au gouvernement ne lui a pas permis de réussir cette mission. Sous son magistère, le pays réussira toutefois à organiser des élections législatives apaisées.

2008 : Agboyibo quitte la présidence du CAR et laisse la place à Dodji Apevon. Agboyibo devient président d’honneur du parti.

2010 : Me Agboyibo était candidat à l’élection présidentielle mais arrive loin en 3e position avec 2,96 % des voix derrière Faure Gnassingbé et Jean-Pierre Fabre alors candidat de l’UFC.

Janvier 2017 : Retour de Me Agboyibo à la tête du CAR. C’est d’ailleurs à son titre de de Président de cette formation politique qu’il a participé à plusieurs manifestations et rencontres de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition entre août 2017 et décembre 2018 avant le retrait de son parti.

Mai 2020 : L’opposant tire sa révérence après avoir vainement tenté de faire prospérer son idéal de déverrouillage des institutions républicaines dans le but de faire du Togo un pays de justice sociale, d’égalité entre les citoyens, bref de démocratie.

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