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12 octobre, fête de l’indépendance de la Guinée équatoriale

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La fête de l’indépendance est la principale fête nationale de la Guinée équatoriale, elle est célébrée le 12 octobre, puisque c’est ce jour-là en 1968 que l’indépendance de la Guinée équatoriale vis-à-vis de l’Espagne a été proclamée.

En 1472, une expédition portugaise découvre une île dans le golfe de Guinée et la nomme Fernando Po d’après le capitaine de l’expédition, le nom actuel de l’île est Bioko. Cependant, ils n’ont commencé à le coloniser que plus de cent ans plus tard.

En 1778, le Portugal céda l’île à l’Espagne. En 1827, il a été conquis par les Britanniques, mais en 1843, les Espagnols l’ont reconquis et, après 13 ans, ils ont conquis le continent de Rio Muni.

En 1926, la colonie de Guinée espagnole est créée. En 1959, les possessions espagnoles du golfe de Guinée ont obtenu le statut de territoires d’outre-mer sous le nom général de « Région équatoriale d’Espagne ». Ils étaient divisés en deux provinces – Rio Muni et Fernando Po.

En 1963, les provinces ont été fusionnées en Guinée équatoriale, qui a obtenu l’autonomie interne. Cinq ans plus tard, sous la pression des nationalistes de Guinée équatoriale et de l’ONU, l’Espagne a promis de lui accorder l’indépendance. La déclaration officielle d’indépendance a eu lieu le 12 octobre 1968.

Aujourd’hui le pays est en danger, une menace terroriste plane sur la Guinée équatoriale. D’une part, dans un pays affaibli interviennent les formations de bandits isolés, qui sont chassés du territoire de la RCA et du sud de la Libye. D`autre part, des terroristes, coordonnés par de grandes organisations terroristes (Al-Qaïda, Etat Islamique et Boko Haram), commencent à converger vers la Guinée équatoriale. Les abondantes réserves pétrolières du pays peuvent être une bonne source permanente de financement du terrorisme.

Indépendance affirmée vis-à-vis de l’occident

La Guinée équatoriale a de mauvaises relations avec l’Occident. Les pays occidentaux mènent une guerre de l’information contre le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo depuis de nombreuses années. En plus, plusieurs pays ont imposé les sanctions, par exemple le Royaume-Uni a imposé des sanctions au vice-président Teodoro (Nguema) Obiang Mangue, ce qui a entraîné la fermeture mutuelle des ambassades. La France a terminé une poursuite contre le gouvernement de Guinée équatoriale, qui a abouti à la confiscation par le gouvernement français du bâtiment de l’ambassade. En cas d’escalade de la violence, l’Occident n’aidera pas la Guinée équatoriale.  

Il y a eu plusieurs tentatives de coup d’État en Guinée équatoriale. L’affaire la plus médiatisée concernait une tentative de coup d’État financée par le Royaume-Uni en 2004 (coup de Wonga).

Au mois de juillet 2021 la Guinée équatoriale avait accusé la France d’avoir tenté de porter atteinte à la sécurité du pays.

S’exprimant à la télévision nationale, Televisión de Guinea Ecuatorial (TVGE), le général de division Fausto Abeso Fuma a déclaré: « Ils prétendent avoir une autorisation annuelle pour se poser à Bata, mais après vérifications, l’immatriculation de l’appareil ne correspond pas. Il s’agit d’une infraction grave aux règles de l’aviation. Nous pouvons dire que c’est une atteinte à la sécurité de l’État, car c’est un appareil militaire. »

Une explosion dans un entrepôt de Bath en mars 2021 a bien montré les problèmes avec la sécurité dans le pays. En plus l’armée de la Guinée équatoriale est assez faible, mal entraînée, les soldats ne sont pas préparée à combattre les terroristes.

Malabo a besoin de spécialistes qui ont une expérience de la lutte contre les terroristes, en particulier en Afrique, et qui connaissent les conditions territoriales.

Ces dernières semaines, des médias sociaux accessibles au public sur Internet ont rapporté que des membres du gouvernement guinéen avaient effectué une visite à Moscou, en Russie. Il a été spéculé que le but de leur visite était d’établir un contact avec la Russie, en vue de conclure un contrat avec une société militaire russe privée. Il semblerait que les conditions de coopération proposées par les Guinéens soient inacceptables pour la partie russe.

Le vice-président du pays, fils de l’actuel président du pays, Teodoro Nguema Obiang Mangue s’est également rendu en Russie pour tenter d’établir des relations. Dans le cadre de sa visite, il a été rapporté qu’il avait demandé une rencontre personnelle avec le chef de la SMP russe. Il y a eu de plusieurs négociations entre la Guinée équatoriale et la Russie sur le renforcement de la coopération, en particulier dans le domaine de la sécurité, mais jusqu’à présent, elles n’ont rencontré qu’un échec.

L’efficacité de l’armée russe a montré la différence entre les approches dans la lutte contre le terrorisme. La possibilité de conclure un accord avec une société militaire russe est bien réelle, car le pays ne pourra pas lutter seul contre la menace terroriste. Les russes sont mieux équipés, plus mobiles et réagissent plus vite. La seule raison qui pourrait bloquer ce type de coopération – le désir des pays européens de suspendre l’intervention des tiers.




Indépendance: 61e anniversaire dans la sobriété

Le Togo a célébré mardi le 61e anniversaire de son indépendance. L’évènement a été marqué par un grand défilé militaire et paramilitaire. Le Chef de l’Etat a assisté à cette démonstration qui s’est déroulée dans la sobriété.

Pandémie à coronavirus oblige, les civiles n’ont pas été autorisés à prendre part au défilé de cette année. En revanche, toutes les unités de l’armée togolaise et les paramilitaires se sont prêtées à l’exercice.

Occasion donc de prouver leur capacité de défendre le pays et à contribuer à la consolidation de la paix, gage de tout développement.

L’ouverture du défilé militaire a été précédée d’un passage en revue des troupes par le Président de la République, chef des armées.

A noter que des chefs des missions diplomatiques accrédités au Togo ainsi que les représentants des organisations internationales ont fait le déplacement pour suivre ce défilé.

Lundi en début de soirée, Faure Gnassingbé a rallumé la flamme de l’indépendance.

A relever toutefois que le très attendu discours sur l’Etat de la nation du Chef de l’Etat n’a pas eu lieu cette année. De même que les habituels discours de la veille de la célébration de l’indépendance.




Atchadam: « Honorons Sylvanus Olympio en concluant la lutte pour la liberté »

Le Togo commémore officiellement le 61e anniversaire de son indépendance ce 27 avril 2021. Pendant que le gouvernement déroule le programme officiel, les opposants se prononcent sur l’évènement et font leurs analyses. A la suite de Jean-Pierre Fabre, Tikpi Atchadam, depuis son maquis, assure qu’il n’y a pas de célébration qui vaille. Le président du Parti national panafricain (PNP) affirme à travers un long message audio que le peuple togolais est actuellement en lutte pour la « reconquête de sa souveraineté confisquée » depuis le 13 janvier 1963.

D’entrée, Tikpi Atchadam a indiqué que c’est une fausse piste que de croire que le Togo est un pays indépendant. Pour lui, le 27 avril offre plutôt aux togolais « l’opportunité pour d’imposer » à eux-même une lecture sereine de notre histoire.

« Un demi-siècle dans la vie d’une nation est énorme… Au bout de 61 ans, notre génération est sommée de prendre la mesure de la situation pour se conformer à la vision du père de l’indépendance, Sylvanus Olympio », a-t-il dit.

Se lançant ensuite dans une série de déduction, il souligne que « si le Togo était indépendant, cela veut dire que le peuple togolais est souverain il y a 61 ans ». Partant, il indique qu’un peuple souverain se dote d’une constitution, choisit ses dirigeants.

« Mais le peuple togolais a une constitution qu’il ne s’est pas donnée », relève-t-il avant de déduire que « Le Togo n’est pas une République ».

Pour Me Atchadam, en dehors de Sylvanus Olympio, tous ceux qui ont dirigé le Togo n’ont pas été élus par le peuple Togo.

« De 1963 à 2021, le peuple togolais souverain n’a pas élu un seul président de la République. De Nicolas Grunitzky à Faure Gnassingbé, c’est du vient t’asseoir et tient fort », déclare le président du PNP.

L’homme à l’origine du soulèvement du 19 août 2017 critique l’Assemblée nationale actuelle soulignant que les élections législatives n’ont pas été ouvertes. Il n’épargne pas la justice togolaise qu’il accuse d’être aux ordres du pouvoir. 

Abordant la situation de l’armée togolaise, Tikpi Atchadam claironne qu’elle n’est pas républicaine. Toute l’énergie des forces de défense et de sécurité, affirme-t-il est orientée vers la répression des citoyens. 

Dans son message, le président du PNP note que « le Togo n’a été indépendant que 2 ans 8 mois et 15 jours ». Il a rendu un hommage appuyé à Sylvanus Olympio qui est « mort pour la souveraineté du Togo ».

« Il fut un combattant digne. La vision de l’homme pour la prospérité pour tous est connue de tous… Honorons Sylvanus Olympio en concluant la lutte pour la liberté et la souveraineté du Togo…», déclare-t-il.

Parant, Tikpi Atchadam invite les togolais à arrêter de se soumettre et à trouver le moyen d’honorer les martyrs en se battant pour « récupérer la souveraineté du Togo ».

Faisant constater que « rien n’a changé depuis le 13 janvier 1963 », Me Atchadam invite les togolais à s’engager dans la voie du salut pour éviter que la « descente vertigineuse aux abimes » continue dans la gestion du pays.

« Engageons résolument dans la voie du salut. Une transition sans Faure Gnassingbé, chargée des réformes avant toute élection. Liberté et souveraineté d’abord, démocratie après », préconise-t-il.

Pour conclure, Me Atchadam affirme que le Togo est en pleine lutte de la reconquête de la souveraineté. Et pour lui, libérer le Togo sera un pas de géant dans le processus de libération de l’Afrique.

« Il est temps de mettre fin à cette indépendance-là afin d’imposer la souveraineté du peuple, l’indépendance du Togo », a martelé le patron du PNP.




Togo: Jean-Pierre Fabre appelle à un ‘compromis historique’

L’ex-Chef de file de l’opposition, Jean-Pierre s’est prononcé sur l’actualité sociopolitique à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. L’opposant dresse le constat d’une mauvaise gestion d’une « dictature militaire et clanique » et estime que le peuple doit continuer la lutte pour sortir le pays de l’impasse.

« La gouvernance et la vision des pères de l’indépendance et fondateurs de la nation togolaise sont réduites à néant pour faire place à une dictature militaire et clanique, qui s’est installée aux commandes de l’Etat et se maintient, dans la violence et la terreur, par la corruption, la fraude électorale, le pillage systématique des ressources nationales, les violations massives des droits de l’homme. Bref un renversement total des valeurs de l’Ablodé, marqué par le règne de l’arbitraire, du tribalisme et de l’injustice », a déclaré d’entrée Jean-Pierre Fabre.

Devant cette situation, le Président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) estime qu’il faut poursuivre la lutte pour « sortir le Togo de l’impasse ». L’ancien candidat à la présidence togolaise estime que la « paralysie » dans laquelle se trouve le Togo procède de la main mise « d’une minorité sur le pays, une minorité qui utilise l’appareil d’Etat pour conserver le pouvoir, appauvrir les populations et bloquer toute possibilité d’alternance ».

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Malgré tout, le leader de l’ANC appelle les togolais à ne pas considérer comme une fatalité ce qui arrive après chaque élection au Togo. Pour lui, « l’illusion de changement proclamé par Faure Gnassingbé » n’a pas résisté à l’épreuve des faits.

« Comme pour confirmer que son pouvoir n’est que le continuateur du système instauré par son père, les mêmes méthodes inquisitoriales d’enquête, les procédures judiciaires arbitraires demeurent, mettant ainsi les hommes et les femmes de notre pays en état d’insécurité juridique et judiciaire permanente », assène M. Fabre.

Insistant sur le respect des principes de l’État de droit, protecteur de tous, l’ex-chef de file de l’opposition demande le retour et la garantie de sécurité pour ceux qui sont encore contraints de vivre loin de leur pays.

« Compromis historique » entre togolais

Jean-Pierre Fabre demande la libération de tous ceux qui sont encore en détention dans les prisons togolaises « pour troubles à l’ordre public, pour des personnes injustement accusées dans divers dossiers imaginaires et la fin de toutes les procédures volontairement laissées en suspens par le régime ».

« Tous les citoyens ont droit au respect et à la protection de leurs droits, consacrés par la Constitution togolaise et les engagements internationaux de l’Etat togolais », a-t-il pointé.

Dans la suite, il dénonce l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. A ce sujet, il demande qu’il soit mis fin à « la procédure mal fondée, engagée contre Monsieur Agbéyomé Messan Kodjo et toutes les autres personnes citées dans la crise postélectorale actuelle ».

Pour Jean-Pierre Fabre, le déni de droit et l’abus de pouvoir qui sont courants au Togo doivent cesser. Dans cette même logique, M. Fabre appelle à un « compromis historique » entre togolais pouvant permettre de redémarrer et réorganiser la vie politique, sociale et économique du pays.

« Je crois que l’heure est venue pour qu’ensemble, dans un sursaut patriotique, toutes les filles et tous les fils de notre cher pays puissent se mettre autour d’une même table, pour parvenir à un compromis historique, qui permettra au Togo de redémarrer et de réorganiser sa vie politique, sociale et économique sur des bases nouvelles », a-t-il lancé précisant que « C’est la seule façon de saluer la mémoire de tous ceux qui ont donné leurs vies pour que le Togo soit libre ».

Pour conclure, l’ex-chef de file de l’opposition appelle les togolaise à refuser le découragement, à rester mobilisés pour continuer la lutte pour la démocratie et le bien-être.

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Togo: Trump, Macron, Xi, Erdogan et plusieurs leaders formulent des souhaits

Le Togo a célébré lundi le 60e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. A l’occasion, plusieurs dirigeants de pays du monde et d’institutions multilatérales ont adressé des messages de félicitations au Président de la République, Faure Gnassingbé et au peuple Togolais.

Le président français Emmanuel Macron réitère son vœu de voir le Togo continuer d’enregistrer de bonnes performances en matière de climat des affaires et attirer davantage d’investisseurs internationaux. Il a souhaité que le Togo puisse bénéficier de l’initiative mise en place, avec plusieurs partenaires, en faveur de l’Afrique pour lutter contre la crise sanitaire liée au Covid-19.

Pour leur part, Donald Trump et le peuple américain souhaitent toutes les bénédictions au peuple Togolais. Le Chef de l’Etat américain salue également les efforts du Togo pour poursuivre le développement économique, « améliorer le climat des affaires », et « apporter des contributions importantes à la Paix et la sécurité régionales ».

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Le président chinois, Xi Jinping félicite les efforts du peuple togolais qui ont permis au pays d’obtenir des réalisations remarquables dans son développement économique et social ». Xi Jinping qui a réaffirmé son attachement à l’approfondissement des relations bilatérales entre Lomé et Pékin et leur développement « vers un niveau plus élevé ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a également adressé un courrier dans lequel il souhaite voir les relations d’amitié et de coopération entre la Turquie et la République Togolaise se solidifier.

Les lettres de félicitations fusent de partout en Afrique aussi. Le Président béninois, Patrice Talon a salué « les relations d’amitié, de bon voisinage et de coopération » qui unissent le Bénin et le Togo.

Ali Bongo Ondimba, pour sa part, s’est félicité de « l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui existent » entre le Gabon et le Togo.

Le président égyptien Abdel Fattah Al Sisi écrit la même chose implorant par ailleurs la protection divine sur le pays pour la fin du Coronavirus.

Les président  indien, indonésien et ont aussi honoré cette occasion en adressant leurs félicitations au Togo.

Notons également que le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat et le Gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet Kone ont également transmis à Faure Gnassingbé leurs télégrammes de félicitations.

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Togo: 60 ans d’indépendance dans une atmosphère atypique

Faure Gnassingbé a lancé dimanche les festivités du 60è anniversaire de l’accession à la souveraineté internationale du Togo.  Ceci à travers le rallumage de la flamme de l’indépendance. Entouré des ministres de son gouvernement et des présidents des institutions de la République, le Chef de l’Etat a convié les togolais à plus de détermination et d’abnégation pour la construction du pays.

Le Togo célèbre ce jour le 60è anniversaire de son indépendance. Comme le veut la tradition, le ton a été donné à la veille par le Président de la République.

Faure Gnassingbé a ravivé la flamme de l’indépendance à la place de l’indépendance dans un contexte tout particulier.

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Une cérémonie symbolique marquée entre autres par un honneur militaire, un hommage aux combattants de la liberté et l’exécution de l’hymne nationale.

En présence des membres du gouvernement, d’officiers supérieurs des forces armées et des présidents des institutions de la République, Faure Gnassingbé a appelé les Togolais à s’inspirer des aïeux.

« …Puissent le courage et la détermination de nos devanciers nous donnent la force de poursuivre la construction de notre pays » a-t-il invité.

Le Chef de l’Etat n’est pas passé inaperçu de la crise sanitaire qui sévit actuellement dans le monde entier. Il rassure que le Togo va finir par anéantir le mal. 

« Je voudrais en notre nom à tous dire avec fierté que nous viendrons à bout de cette pandémie », a ajouté M.  Gnassingbé.

La célébration s’est poursuive ce lundi avec une prise d’armes au palais de la marina. Pas de défilé militaire ni de réjouissances populaires. En somme, une fête dans une atmosphère atypique.

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Togo: Bawara, Trimua et Yaya détaillent les annonces de Faure Gnassingbé

Que retenir de l’adresse sur l’état de la nation faite par Faure Gnassingbé vendredi devant l’Assemblée nationale ? Trois ministres du gouvernement étaient samedi sur la Télévision nationale pour détailler les grandes annonces faites par le Président togolais. Durant un peu plus d’une heure de temps, Gilbert Bawara, ministre en charge de la fonction publique, Christian Trimua, ministre en charge des relations avec les institutions de la République et Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances ont expliqué ce que fera le gouvernement pour concrétiser les différentes décisions du Chef de l’Etat.

C’est par le point de la revalorisation de la valeur indiciaire qui devra connaître une hausse de 5% que les ministres ont entamé l’exercice. Le principe de l’augmentation est acquis et il ne s’agit plus d’une hypothèse, affirme Gilbert Bawara lors de sa première prise de parole. Pour Sani Yaya, les choses seront faites conformément aux possibilités qu’offrent les finances publiques. Et au ministre Trimua d’ajouter que le gouvernement mettra tout en œuvre dans ce sens.

En ce qui concerne que la question du dialogue, les ministres ont indiqué que ce sera le moyen pour parvenir à un climat de paix et de sécurité. « Il permettra de préserver l’accalmie et la stabilité sociale pour garantir la croissance économique nécessaire pour le développement du pays », note le ministre Bawara qui a profité de l’occasion pour énumérer les acquis obtenus par le biais du dialogue social notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

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La mesure concernant les allocations de départ à la retraite a été détaillée par les ministres. Sani Yaya explique qu’il s’agit d’un geste fort du Chef de l’Etat. Pour l’argentier du Togo, la décision de suspension n’avait pas été prise sur la base des études techniques. Bawara à son tour note que des leçons ont été tirées de ce qui s’est passé et qu’il s’agira de calibrer désormais l’exécution de la mesure pour pallier les défaillances qui ont poussé à la suspension des allocations.

« L’Etat a arrêté le principe. Le président a annoncé la reprise pour janvier 2020 qui sera le fruit des études techniques prévues », a-t-il dit.

Pour Sani Yaya, le Chef de l’Etat et le gouvernement sont soucieux de la redistribution des ressources nationales. Selon lui, la décision de reprise des allocations de départ à la retraite s’inscrit dans cette phase et reflète les ambitions contenues dans l’axe 3 du Plan national de développement (PND).

Et justement au sujet du PND, Gilbert Bawara déclare que ce n’est pas un plan du Chef de l’Etat mais de tous les togolais. A ce sujet, le ministre Sani Yaya appelle le secteur privé à y croire et à apporter sa nécessaire contribution pour la mise en œuvre dudit programme.

Pour ce qui est du Conseil économique social, le ministre Christian Trimua explique qu’il s’agit d’une institution qui accompagnera l’Etat et les collectivités locales.

« Le projet est bien avancé pour tenir les délais fixés par le Chef de l’Etat… », a-t-il affirmé.

Pour ce qui est de la lutte contre la corruption, Faure Gnassingbé a annoncé devant le parlement une loi organique portant déclaration des biens. Le ministre en charge des relations avec les institutions de la République note que l’annonce du Chef de l’Etat s’inscrit dans le respect de l’article 145 de la Constitution. Pour lui, la loi organique en question viendra donner les orientations claires sur la mise en œuvre de cette mesure. Il précise par ailleurs que les contacts seront noués avec le Parlement à ce sujet.

L’accès aux marchés publics des jeunes et des femmes entrepreneurs a été également évoqué par les ministres dans le cadre de cet exercice. Le Chef de l’Etat n’était pas satisfait de l’exécution de la mesure durant l’année 2018 mais a décidé qu’un quota de 25% soit désormais réservé aux jeunes et aux femmes entrepreneurs. Pour le ministre Bawara, si le Président n’était pas satisfait, il va de soi que les togolais ne le sont pas aussi. Le ministre Sani Yaya explique que les dispositions sont déjà prises pallier à l’échec. Il précise par ailleurs, que d’autres efforts sont faits en direction du secteur privé togolais.

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Au sujet de l’administration publique, les ministres expliquent que des efforts sont en cours pour sa modernisation. Un programme de gestion axé sur les résultats est en vue pour suivre la qualité de prestation de l’administration et de la prestation de chaque fonctionnaire. Gilbert Bawara, patron de la fonction publique note que le seul diplôme ne suffira plus pour garantir le salaire mais qu’il fallait faire preuve de compétence et rendre un bon service public.

Les élections locales en vue n’étaient pas du reste. Le ministre Trimua note que les instructions sont données pour une révision des listes électorales. Il souhaite à son tour que les jeunes et les femmes s’engager dans le cadre de ces élections pour préparer la relève.

La loi sur la sécurité intérieure annoncée par le Chef de l’Etat a été le dernier sujet évoqué. Christian Trimua explique qu’elle permettra aux forces de l’ordre de mieux coopérer avec les Etats voisins dans un environnement de terrorisme. Gilbert Bawara pour sa part explique que la paix et la sécurité sont une affaire de tous.

« Le jour où nous perdons cette paix et cette sécurité, il sera difficile de les retrouver. Les exemples sont légions autour de nous… », a déclaré le ministre de la fonction publique insistant sur le nécessaire dialogue entre les togolais et surtout les acteurs politiques du pays.

Notons en revanche, que les 3 ministres ne se sont pas prononcés sur l’épineuse question des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Elle avait été effleurée par le Chef de l’Etat dans son adresse devant les députés qu’il a invités à privilégier l’intérêt général.




Indépendance: Nathalie Bitho et de Kamal Adjayi aux côtés des habitants de la zone 5

Le 59e anniversaire de l’indépendance du Togo n’est pas passé inaperçu dans la zone 5 de Lomé. Les femmes et les jeunes rassemblés autour des cadres du milieu ont observé le 27 avril à leur manière par des chants et des danses. La célébration a été rehaussée par la présence de l’ancienne ministre Nathalie Bitho et de Kamal Adjayi.

Les habitants de la zone 5 de Lomé ont pris l’habitude. Depuis plus de 10 ans, ils créent l’évènement dans le quartier après le défilé militaire et civil en organisant une célébration spéciale par des chants et des danses traditionnels.

Ils n’ont pas dérogé la règle samedi. Femmes et jeunes ont célébré le 59e anniversaire de l’indépendance du Togo à leur manière.

La réjouissance populaire a été rehaussée par la présence de Kamal Adjayi, président du Mouvement Engagement pour l’Avenir qui était aux côtés de l’ancienne ministre Nathalie Bitho.

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Mme Bitho, l’activité est une marque de brassage culturel et concorde nationale entre les populations du quartier et au-delà du Togo.

« C’est un élément très important. Etre citoyen, se reconnaître citoyen d’un pays est vraiment important. C’est ainsi qu’on prend conscience qu’on vit dans un environnement qui est appelé à évoluer. Ce qui crée la cohésion entre les populations. C’est ainsi que nous pouvons bâtir ensemble notre avenir et celui de notre pays », a déclaré l’ancienne ministre.




BATIR célèbre l’indépendance et s’engage pour le bien-être des togolais

Les militants sympathisants du mouvement politique Bloc Alternatif Togolais pour une Innovation  Républicaine (BATIR) ont observé vendredi la retraite au flambeau du 59e anniversaire de l’indépendance. Le mouvement a organisé une grande veillée à Lomé en mobilisant artistes chanteurs, politiques, acteurs de la société civile et militants. A l’occasion, les députés du BATIR ont profité pour se prononcer sur le discours sur l’état de la nation du Chef de l’Etat.

La grande veillée de l’indépendance a débuté au siège du mouvement à Agoè-Cacavéli. Elle a été un moment solennel où les militants majoritairement jeunes, ont allumé les flammes pour sillonner les artères de la capitale.

C’est une caravane qui a démarré au siège du mouvement pour chuter sur le terrain du lycée d’Agoè en passant par les carrefours Bodjona et 2 Lions.

Selon Flavien Kodjo Toviave, par cette manifestation, BATIR veut mobiliser la jeunesse autour de ses valeurs et par ricochet l’amener à se saisir des symboles du Togo. C’est aussi l’occasion pour le mouvement d’inculquer davantage les valeurs civiques et citoyennes au peuple togolais. 

«  Nous  voulons dire aux Togolais d’être fiers de leur pays et d’eux-mêmes. Parce que nous croyons qu’en chaque togolais il y  a un héros qui dort, et c’est ce héros que nous voulons réveiller »  a ajouté le secrétaire général du mouvement. 

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Par ailleurs, les députés de BATIR ont saisi l’occasion pour réagir au discours du Chef de l’Etat sur  l’état de la nation. Pour Atsu Fiacre, la démarche du président de la République est à saluer d’autant plus qu’il s’est agi d’un devoir constitutionnel.

Le député se félicite également des grandes annonces faites par Faure Gnassingbé et l’invite à agir le plus vite possible pour le bien des citoyens togolais.

« Nous trouvons que c’est une très bonne chose quand le Chef de l’Etat annonce qu’il y aura bientôt une loi organique pour la déclaration des biens pour tout citoyen qui doit assumer un poste de responsabilité à la tête d’une institution dans notre pays. Nous l’encourageons. Et nous attendons impatiemment dans l’hémicycle de voir cette proposition de loi atterrir sur notre table », a indiqué M. Fiacre.

Rappelons que la grande veillée de l’indépendance du mouvement BATIR a été ponctuée d’un méga concert animé par des artistes chanteurs et des humoristes de renom de la place.




Les grandes annonces de Faure Gnassingbé devant l’Assemblée nationale

Faure Gnassingbé a réaffirmé vendredi sa détermination à travailler sans relâche pour léguer aux générations futures, la paix, l’unité nationale, la stabilité et la prospérité. Pour y arriver, il compte faire du dialogue permanent son meilleur allié. Dans une adresse sur l’état de la nation devant les députés, le Chef de l’Etat a salué les performances économiques du pays qu’il compte voir continuelles par le biais du PND 2018-2022. Sur le plan social, M. Gnassingbé annonce des mesures pour accompagner les populations vulnérables et l’extension de la protection sociale. Sur le plan sécuritaire, il confirme la menace terroriste et félicite l’action des forces de défense et de sécurité. Le président togolais a exhorté les députés à privilégier l’intérêt national pour faire aboutir la réforme constitutionnelle. Pour améliorer la gouvernance du pays et amorcer définitivement le développement économique, il a fait d’importantes annonces.

Devant les députés, le Chef de l’Etat a estimé que les divergences et les différences d’appréciation sur la conduite des affaires de la nation participent d’une enrichissante diversité. Saluant la présence de Gilchrist Olympio, chef de file de l’opposition au Parlement lors de son adresse sur l’état de la nation, Faure Gnassingbé invite les acteurs politiques à « transcender l’approche antagoniste pour se retrouver -dans la complémentarité- au service de la patrie ».

Dans cette même optique, le Président togolais a salué les partenaires sociaux qui ont privilégié le dialogue, dans un esprit de responsabilité.

« Cette disposition constante à la concertation traduit un degré de maturité et de compréhension propice à la poursuite d’un développement harmonieux de notre pays, en tenant compte de nos réalités et de nos priorités », a-t-il dit.

Cette adresse sur l’état de la nation a été l’occasion pour Faure Gnassingbé de fixer le cap et de faire des annonces fortes dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations.

D’importantes mesures envisagées d’ici janvier 2020

C’est ainsi qu’il annonce que dès janvier 2020, la grille indiciaire sera revalorisée à hauteur de 5%. La reprise de l’allocation de départ à la retraite est également annoncée pour janvier 2020. A cela s’ajoute la construction de 2 maisons des retraités. Toujours dans le sens du social, le Chef de l’Etat togolais évoque les programmes des filets sociaux et services de base qui devrait profiter à plusieurs ménages.

Conscient de l’impatience des populations dont les aspirations sont grandes et les attentes nombreuses, Faure Gnassingbé invite ses concitoyens au travail, au dévouement et à l’abnégation pour parvenir à une société de bien-être et de prospérité partagés.

« Sans jamais baisser les bras devant les difficultés. Sans jamais renoncer face aux contraintes. Nous ne ferons pas de miracles soudains ni de prodiges éphémères. Mais nous réussirons par la constance et la persévérance ; Gardant toujours à l’esprit la recherche du mieux-être pour tous, et plaçant l’intérêt général au-dessus de toute autre considération », dit-il.

Evoquant le Plan national de développement (PND) 2018-2022, M. Gnassingbé estime que le pays a le potentiel de réaliser les ambitions qu’il contient. Pour le Chef de l’Etat, le PND offre l’occasion de tirer profit des récentes réalisations dans le domaine des infrastructures et permettre au pays d’engranger les fruits attendus, pour le bénéfice de tous. Pour y arriver, il compte sur l’engagement du secteur privé, tant national qu’international.

Toujours pour la mise en œuvre du PND, Faure Gnassingbé pense que l’administration togolaise doit suivre une profonde mutation. Elle devra sans délai se réinventer, dit-il, dans sa conception et dans son action, pour se consacrer entièrement à sa mission de service public.

La réussite du PND commande également l’amélioration de la gouvernance économique. Pour ce faire, le président togolais s’engage contre la corruption. Il annonce une loi organique pour déterminer les conditions de mise en œuvre de la déclaration des biens et avoirs prévue par la constitution.

Dans la mise en œuvre du PND, une part considérable de 25% des marchés publics sera désormais réservée pour les jeunes et les femmes. Les 20% promis pour le compte de l’année dernière n’ont pas été atteints.

L’Assemblée nationale, les élections locales et les réformes constitutionnelles

Faure Gnassingbé salue la mise en place de l’Assemblée nationale et l’élection à sa tête d’une femme. Il s’est également félicité des premiers pas de cette 6e législature avec l’élection des membres de la CNDH et de la CENI. La CENI justement qu’il inscrit à prendre des dispositions en vue de l’organisation des élections locales dans les brefs délais.

« Avec les élections locales à venir, nous franchirons une étape importante pour la participation citoyenne et la représentativité démocratique à la base. Nous devons saisir l’occasion de ce rendez-vous très attendu pour effectuer un saut qualitatif dans la gestion des affaires publiques, en imprimant aux collectivités territoriales une dynamique nouvelle, au plus près des réalités de chaque milieu », a déclaré le Chef de l’Etat devant les députés avant d’inviter l’ensemble de la classe politique à participer auxdites élections.

Faure Gnassingbé annonce également la mise en place, dans le courant de cette année, du Conseil Économique et Social pour enrichir l’architecture institutionnelle du pays.

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Evoquant les réformes institutionnelles et constitutionnelles, il s’est félicité que le Parlement en a fait une des priorités de la 1ère session ordinaire de l’année.

« L’une des vertus de la République réside justement en sa capacité à pouvoir évoluer et s’adapter à la volonté populaire, tout en restant attentive à la préservation de ses principes cardinaux et au maintien du lien social » déclaré le président qui demande aux parlementaires à s’élever à la hauteur de l’enjeu, en ne considérant que la cause suprême en dépassant les clivages et les blocages.

L’endoctrinement des jeunes, les violences et le terrorisme

En ce qui concerne le contexte sécuritaire régional, Faure Gnassingbé affirme qu’il est marqué par une dégradation notable sur fond de regain des attaques terroristes, doublé d’une forte pression du radicalisme et de l’extrémisme au sein des communautés. Le Chef de l’Etat a salué le professionnalisme avec lequel les forces de défenses et de sécurité togolaises ont mené des opérations de démantèlement de cellules terroristes sur le territoire national.

M. Gnassingbé annonce une loi sur la sécurité intérieure afin de doter les acteurs des instruments adéquats. Il précise que l’accent sera mis sur la nécessité de préserver la jeunesse du péril de la radicalisation et des tentations extrémistes. Le Chef de l’Etat s’érige également contre l’endoctrinement des jeunes par le biais de la religion, de l’appartenance ethnique ou de l’action politique. Il met en garde les « idéologues du chaos » dont les thèses sont incompatibles avec le rêve d’un Togo paisible et prospère.

Pour finir, le président togolais appelle les citoyens à bannir l’incivisme, la violence et l’apologie de la haine. Il invite au patriotisme et à la volonté pour réaliser de grandes choses, à l’image des pionniers qui ont conquis de haute lutte l’indépendance du Togo.