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Réconciliation: le HCRRUN forme les huissiers de justice

Le Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) a démarré mardi à Lomé une série de formation à l’endroit des huissiers de justice. Par cette démarche, le HCRRUN vise un accompagnement plus efficace dans la mise en œuvre du programme de réparation dans le cadre du processus de réconciliation nationale.

La formation élargie à tous les huissiers de justice du Togo se fera par vagues pendant 8 semaines. Par cette grande session de formation, le HCRRUN entend donner l’opportunité à tous les Huissiers de justice de se familiariser avec ses pratiques. Le but étant de leur permettre de l’accompagner plus efficacement dans la mise en œuvre du Programme de réparation.

« Démultiplier les huissiers de justice qui maîtrisent les stratégies et les techniques dont s’est dotées le HCRRUN pour la réussite du Programme de réparation, apporter plus d’efficacité et d’efficience à leurs contributions, tels sont les objectifs essentiels de cette formation », a expliqué Awa Nana-Daboya, la Présidente du HCRRUN.

La formation en question mettra l’accent sur la contextualisation des standards internationaux de mise en œuvre des programmes de réparation en justice transitionnelle. Plusieurs caractéristiques seront évoquées notamment : la flexibilité des stratégies élaborées, la recherche de solutions innovantes notamment par la mise en cause des mesures qui se révèlent peu porteuses, l’apprentissage et le partage des bonnes pratiques et connaissances en matière de justice transitionnelle.

Mme Nana-Daboya a invité les participants à émettre des suggestions susceptibles d’étoffer les stratégies existantes afin de contribuer à l’amélioration de la mise en œuvre du Programme de réparation.

La séance de formation sera animée par d’autres huissiers qui maîtrisent les pratiques élaborées par le HCRRUN en vue de mener à bien sa mission.  Ils évoqueront les difficultés rencontrées sur le terrain des opérations d’indemnisation. Des communications techniques qui édifieront les participants sur la délicatesse et l’immensité des tâches dévolues aux huissiers de justice.

Au sortir de cette formation, les huissiers devront comprendre la notion de justice transitionnelle. Ils doivent connaître clairement le mandat et de la mission du HCRRUN, maîtriser les différentes étapes élaborées par le HCRRUN dans la prise en charge et l’indemnisation des victimes. Ils seront aussi amener à assimiler les attributions, stratégies de l’huissier de justice dans l’accompagnement du HCRRUN et maîtriser le remplissage de la fiche technique utilisée dans le processus. La présidente du HCRRUN a souligné l’accompagnement des huissiers de justice dans la réalisation de la mission du HCRRUN qui constitue l’une des marques les plus applaudies par les togolais et au-delà des frontières en raison de la touche de certification entourant les actes de l’institution.




Réconciliation: le HCRRUN annonce une nouvelle étape pour 2021

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a présenté mardi à Lomé le bilan annuel de ses activités. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de réparations des victimes de violences politiques au Togo sur la période de 1958 à 2005. On note que durant l’année 2020, 5 608 victimes ont été indemnisés. La 4e phase des réparations s’ouvre en 2021.

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Selon le rapport, le HCRRUN a indemnisé 5 608 victimes pour un montant de 4, 830 milliards FCFA.

« Le volet indemnisation des victimes de violences politiques au Togo de 1958 à 2005 s’est poursuivi dans la troisième phase du 1er septembre 2019 au 18 décembre 2020. Pour cette étape, l’Etat a alloué au HCRRUN une enveloppe de 5 milliards FCFA sur le budget de l’Etat gestion 2019 », a indiqué la présidente du HCRRUN, Awa Nana-Daboya.

S’agissant de la prise en charge médico-psychologique des personnes atteintes par ces violences, 5 300 personnes atteintes en ont bénéficié. C’est Dr Michel KODOM, président de l’ONG Aimes Afrique, qui s’est chargé de ces cas. Il indique en effet un taux de satisfaction des victimes qui s’élève à 99,2%.

L’occasion a aussi permis au HCRRUN de dévoiler la somme débloquée par le gouvernement togolais, qui a servi à indemniser les victimes pendant ses trois années de travail.

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Selon les chargés de cette mission, depuis le démarrage du programme en décembre 2017 à ce jour, l’Etat togolais a alloué 12 milliards F CFA. Les dépenses quant à elles, s’établissent à 11,303 milliards FCFA, dont 9,897 milliards FCFA de dépenses d’indemnisations financières au profit de 13 268 victimes et 1,405 milliard FCFA de fonctionnement dégageant ainsi un solde créditeur de 696 millions FCFA.

Ces résultats sont pour la présidente de HCRRUN un signe encourageant. Mme Nana-Daboya salue par ailleurs la volonté et à l’engagement du Chef de l’Etat.

Rappelons que le nombre provisoire de victimes éligibles, enregistré par le HCRRUN est de 32 490 dont, 13 268 victimes indemnisées et 19 222 victimes non encore prises en compte.

Pour le compte de l’année 2021, le HCRRUN s’engage à prendre en compte l’ensemble de ces victimes. Il sera question au cours de cette quatrième phase, des indemnisations individuelles, de réparations collectives et mémorielles, mais aussi de plancher sur les questions d’impunité et de garantie de non-répétition.

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Indemnisations pour 1500 personnes dans la région Centrale

Les personnes identifiées dans la région Centrale, dans le cadre de violences politiques (physiques ou/et morales) entre 1958 et 2005  seront indemnisées. L’équipe du Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) s’active à cet effet.

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Selon les informations, cette étape d’indemnisation concerne les victimes de la région Centrale, précisément celles des préfectures de Sotouboua, Blitta, et plaine de Mô.

« L’équipe se rendra, du 19 au 30 octobre dans la région Centrale, plus précisément dans les préfectures de Sotouboua, Blitta, plaine de Mô », a-t-on appris.

Selon le HCRRUN, les bénéficiaires identifiés et qui sont concernés par cette phase sont plus de 34.000 personnes.

Notons que le procédé d’indemnisation de ces personnes entre dans le cadre des actions que mène le gouvernement pour une réconciliation nationale.

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HCRRUN veut régler les conflits entre Houdou, Kabyè et Losso à Djéréhouyé

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) entame les réparations communautaires et collectives de sa mission. Ce 2è volet des réparations consiste à aller vers les communautés divisées pour se mettre à leur écoute. A Djéréhouyé, préfecture de l’Ogou où le lancement officiel a eu lieu samedi, le HCRRUN entend  essentiellement régler les conflits entre les communautés  Houdou, Kabyè et Losso, divisées ces dernières années à cause des problèmes de chefferie traditionnelle et des litiges fonciers.

Avec le volet  réparations communautaires, le HCRRUN s’engage à aider les communautés en conflit à surmonter leurs différends à travers notamment la réalisation de projets de développement d’intérêt commun.

Des rencontres sont prévues sous forme de séances d’écoute et de discussions avec les représentants des différents groupes sociaux en conflits, les autorités administrative, traditionnelle et religieuse, les élus de ces communautés et les groupes sociaux.

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Selon les responsables du HCRRUN, le choix  de Djéréhouyé, un village situé à une dizaine de kilomètres à la sortie nord d’Atakpamé pour le lancement de ce volet  s’explique par des conflits communautaires qu’elle connait et pour lesquels l’institution est déjà intervenue pour apaiser les tensions.

« Nous savons que les conflits de Djéréhouyé c’est entre Handou-Kabyè et Losso. Ils sont opposés en conflits intercommunautaires, inter-ethniques sur le plan du foncier et sur l’exploitation de la carrière et sur d’autres considérations notamment le marché. Nous allons discuter avec eux et après on leur demandera de nous dire ce qu’on peut les aider à faire eux-mêmes qui soit fédérateur », a expliqué Awa Nana-Daboya, Présidente du HCRRUN.

On signale que le projet fédérateur ici peut être la reconstruction du marché ou l’apaisement inter-ethnique ou encore la résolution définitive des problèmes de chefferie. Il revient à la population de choisir ce qu’il va les réunir et le HCRRUN viendra en appui.  Déjà, elle a émis le vœu de voir  l’EPP Kemchata de Djéréhouyé réhabiliter. 

« Vous avez expliqué que le toit du seul grand bâtiment de votre école s’effondre petit à petit. Le HCRRUN a pris acte. Ensemble avec vous et sous la bienveillance de Dieu, votre école aura bientôt un nouveau visage », a rassuré Mme Nana-Daboya.   

Le volet des réparations communautaire et collectives fait partie des recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) : recommandation  n° 54.

« Quand un peuple a connu des violences et des crises assez profondes, ce ne sont pas seulement les individus qui sont affectés il y a également les communautés qui sont déchirées. D’où l’utilité de ce volet »,  a expliqué à l’occasion  Nicodème Barrigah, Président de la CVJR.

Ce volet prendra en compte 40 communautés. Il ne met pas fin aux réparations individuelles. Celles-ci se poursuivent toujours pour satisfaire les 14 000 victimes.

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Réconciliation: le HCRRUN installe ses relais locaux

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a  désormais des relais locaux pouvant l’appuyer dans le processus de réconciliation au Togo. Il s’agit de Comités locaux de paix qui ont été installés mardi à Lomé. 36 au total, ces structures devront aider le HCRRUN pour l’atteinte de ses objectifs.

L’installation des Comités locaux de paix s’inscrit dans le cadre d’un projet d’édification d’infrastructures de paix à vocation durable souhaitée par le gouvernement togolais avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Après leurs installations, ces structures auront pour mission d’accompagner le HCRRUN dans sa mission de réconciliation et au renforcement de l’unité nationale et du processus d’indemnisation des victimes des violences politiques.

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La Présidente du HCRRUN a estimé que ces comités sont l’aboutissement des efforts conjoints du gouvernement, du PNUD et du HCRRUN.

« Les membres des comités locaux de paix élus dans les différentes communautés du pays seront de véritables ramifications du HCRRUN auprès des populations. Ils participeront à cet effet, à plusieurs activités notamment lors des opérations de prise en charge psycho-médicale et/ou d’indemnisation des victimes », a indiqué Awa Nana Daboya.

Mme Nana-Daboya explique également que les membres des comités vont œuvrer à l’apaisement dans les familles ou les foyers des victimes, au secours des orphelins et autres ayants droit.

L’installation de ces structures intervient alors que le HCRRUN s’apprête à expérimenter les réparations communautaires telles qu’inscrites à la recommandation 54 de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR).

Après leur installation, les membres des Comités locaux de paix bénéficient d’une formation de trois jours qui s’achève jeudi prochain, toujours à Lomé. Ils verront leurs capacités renforcées sur les questions de la Justice traditionnelle, le processus de réconciliation, l’unité nationale et de paix.

Présent à la cérémonie, le représentant-résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Aliou Dia a affirmé que la consolidation constante de la paix est une condition sinequanone pour le développement. Pour lui, « il s’agit de faire des comités de paix des instruments d’une cohésion sociale ».

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Réconciliation: Bilan satisfaisant à mi-parcours pour le HCRRUN

Le  Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) a bouclé la 2è étape du processus d’indemnisation des victimes des violences politiques au Togo de 1958 à 2005. Avant de passer à l’étape suivante, elle a présenté jeudi à la presse le bilan général. L’institution que préside Awa Nana-Daboya, dresse un bilan assez satisfaisant. Cependant, elle déplore des actes d’incivisme posés par certains individus qui ont failli plomber sa mission.

La 2è étape du processus a couvert la période du 1er octobre 2018 au 11 août 2019. Pendant ce temps, 08 séances d’indemnisation à Lomé et 10 à l’intérieur du pays ont été organisées.

Ces séances ont permis de couvrir 5150 victimes dépassant ainsi le chiffre de 4547 victimes restantes des événements de 2005, c’est-à-dire au cours de la première étape.

Selon les experts de l’ONG Aimes-Afrique, le taux de satisfaction de cette 2è étape est de 99,2%. Ce qui fait  7660 victimes indemnisés, soit 34,17% du nombre total des victimes inscrites au programme de réparation par la CVJR.

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Le bilan financier révèle que  plus de  4 milliards ont été dépensés pour indemniser les 5150 victimes. A ce jour, les ressources totales mobilisées se chiffrent à 7 milliards FCFA.

Ces résultats positifs obtenus, souligne, la présidente ne sauraient occulter les quelques difficultés rencontrées.

« Ces difficultés sont essentiellement liées aux actes d’incivismes posés par certains individus pour percevoir frauduleusement des indemnisations en lieu et place des vraies victimes », a regretté Awa Nana Daboya.

L’ancienne présidente de la CENI, précise que n’eut-été la vigilance des équipes du HCRRUN et l’aide des corps habillés, ces actes isolés n’auraient été décelés et se seraient perpétués, puisqu’ils prenaient ses sources dans les administrations de préfectures, de mairies et de tribunaux sous forme de faux documents.

A cet effet, elle met en garde tous autres auteurs candidats de ces manœuvres délictuelles qui s’exposeront à répondre de leurs actes devant la justice.

Notons qu’au titre de l’année budgétaire 2019, les efforts ont permis de débloquer 50% de la 3è allocation comptant pour 2016 qui de 05 milliards de francs soit 2,5 milliards déjà disponibles.

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HCRRUN: Démarrage de la 2e étape de prise en charge des victimes

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a entamé mardi à son siège à Lomé, la deuxième étape de la prise en charge médicale et psychologique des victimes des troubles sociopolitiques pendant les périodes de 1958 à 1989, de 1990 à 2004 et de 2005 au Togo. La cérémonie de lancement a été présidée par la présidente de l’institution, Awa Nana Daboya qui a rassuré les victimes qu’aucune d’entre elles ne sera laissée  pour compte. Au total 444 victimes vulnérables seront prises en charge.

Comme au cours de l’étape précédente, ces victimes vulnérables bénéficieront non seulement de la prise en charge médicale et psychologique dont les frais seront entièrement assurés par le HCRRUN, mais également d’une indemnité conformément au quantum fixé par  la Commission Vérité  Justice et Réconciliation (CVJR).  Dans un souci d’efficacité et en vue d’une prise en charge efficiente des victimes, celles-ci seront reçues en plusieurs vagues.

La seconde phase  prend en compte 444 victimes vulnérables dont 123 victimes pour la période 1958-1989, 268 pour la période 1990-2004 et le reste concerne les victimes  de 2005, celles-ci n’ayant pas été retrouvées au cours de la première étape.

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Awa Nana-Daboya, espère que la nouvelle étape permettra de panser de nouvelles plaies et participer à la guérison les déchirures sociopolitiques qui n’ont que trop gangréné le vivre ensemble au Togo. La présidente du HCRRUN rassure les victimes que personne ne sera laissée pour compte.

« J’exhorte toutes les victimes en général et les victimes vulnérables en particulier à faire montre de sagesse et de patience car l’Etat, à travers le HCRRUN, ne laissera personne en marge du processus en cours », a-t-elle appelé.

Pour rappel, au cours de la première phase,  ce sont plus de 2510 victimes qui ont été indemnisées avec un financement étatique estimé à 2 milliards de francs CFA.  Cette fois ci, et dans le cadre de cette deuxième étape une allocation substantielle de cinq (05) est inscrite au budget de l’année 2018 du HCRRUN pour cet exercice.




Le HCRRUN appelle les togolais à se faire établir les pièces d’identité

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) veut surfer sur les journées d’administration de proximité pour se faciliter la tâche. L’institution que préside Awa Nana-Daboya a invité lundi les populations à saisir l’opportunité pour se faire établir les pièces d’identité.

Le gouvernement togolais tient depuis le 15 octobre dernier et ce jusqu’ au 03 novembre prochain des journées d’« administration rapide de proximité ».

Le projet est piloté par le ministère de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République, et celui de la Fonction publique, du Travail et devra permettre aux populations d’avoir des documents administratifs en temps réels et d’éviter les tracasseries liées à leur obtention.

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Pour le HCRRUN qui a besoin de la carte nationale d’identité ou le passeport en cours de validité ou encore le permis de conduire pour indemniser les victimes, on estime que c’est une occasion à ne jamais rater.

À travers un communiqué, l’institution a invité les personnes ne disposant pas de cartes nationales d’identité ou des pièces nécessaires à son établissement, à se rendre dans les services concernés afin de se les faire établir. Ceci pour faciliter la poursuite de la mission d’indemnisation des victimes des violences politiques au Togo.

Elle rassure dans le même les victimes que les prochaines étapes de l’opération d’indemnisation démarreront très bientôt.




Awa Nana-Daboya revigorée pour la suite de la mission du HCRRUN

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a présenté mercredi à la presse le bilan de la première étape de la mise en œuvre de la première phase du programme de réparation. Conformément au chronogramme, cette phase s’est déroulée du 12 décembre 2017 au 17 septembre et a permis à 2510 victimes de bénéficier en plus des indemnisations financières, une prise en charge médico-psychologique. A l’arrivée, Awa Nana-Daboya, présidente du HCRRUN se dit satisfaite du premier bilan et se sent réconfortée davantage pour aller au bout de la mission à lui confiée.

La première phase d’indemnisation a pris en compte les victimes de 2005. Au cours de cet exercice, diverses personnes qui trainent encore les pathologies telles que l’incontinence urinaire, incapacité de procréation, perte de membres supérieurs, paralysie des membres inférieurs, processus de cécité avancée, corps contenant des plombs de fusils de chasse, des éclats de balles ou des débris d’armes blanches, troubles de comportement ou état de démence en progression ont été traitées.

L’activité de prise en charge et d’indemnisation pour les victimes vulnérables s’est déroulée de décembre à février 2018. A partir de mars 2018, le HCRRUN a continué avec les victimes non vulnérables de 2005 retenues pour la première étape.

Le montant alloué à cette première phase est estimée à 2 milliards de Fcfa. Avec cette somme l’institution s’est fixée comme objectif de prendre en compte 2 475 victimes. Mais à l’arrivée elle a affiché un résultat de 2510 victimes couvertes, soit un taux de réalisation de 100,41%.

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Les statistiques montrent que les taux de satisfactions  se situent au plan national à 96,87% avec une fourchette de quantum symbolique qui va de 420.000F au minimum à 2.100.000F au maximum.

« Comme les chiffres l’illustrent nous pouvons dire que le bilan a été très positif. Et les victimes sont quasiment prêtes à pardonner. Sur le terrain, nous commençons toujours par le mot introductif qui se résume en cette phrase : accepter de pardonner et de tourner la page. Aujourd’hui je puis vous assurer que 95% des victimes sont prêtes  à tourner la page », s’est réjouie Mme Nana-Daboya.

La présidente du HCRRUUN a ajouté que cette première étape  est expérimentale. Prochainement elle et son équipe entendent s’investir davantage pour répondre aux attentes d’autres victimes.

Elles comptent  mener leur action dans deux directions : prioriser les victimes vulnérables des deux phases restantes, c’est-à-dire la phase allant de 1958 à 1989 et celle comprise entre 1990 et 2004 et poursuivre ensuite avec l’indemnisation du reste des victimes non vulnérables de 2005.




Réconciliation: le HCRRUN compte adapter sa stratégie aux réalités du terrain

Le Haut-Commissariat pour la Réconciliation et  le Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a présenté vendredi à la presse à son nouveau siège, le bilan provisoire de la première partie de la prise en charge médico-psychologique et des indemnisations des victimes vulnérables. A l’arrivée, le rapport de l’institution indique que plus de 154 millions de francs CFA ont été  déboursés pour servir 88 victimes.

Conformément à son agenda, le HCRRUN s’était donné pour objectif d’épuiser au cours de cette première phase les 137 victimes de 2005 telles que recensées par la CVJR. Mais à l’issue de cette phase première  de décembre, seules 88 victimes été servies.

Selon Dr Michel Kodom, Président d’Aimes-Afrique, la structure ayant assuré la prise en charge psycho médicale, les victimes ont été traitées en psychologie, chirurgie générale, ophtalmologie, neurologie, stomatologie, urologie, gynécologie et en médecine interne.

Des colliers cervicales, des prothèses dentaires, et des verres médicaux entre autres ont été prescrits à certaines d’entre elles.

Mis à part la prise en charge médicale, les 88 victimes ont également bénéficié des indemnisations financières.

Sur les 2 milliards de francs alloués au HCRRUN en 2017 pour ces opérations, 154.980.00 francs CFA ont été dépensés pour les victimes de cette phase qui a couvert la période du 12 au 29 décembre 2017 et celle du  12 au 15 février 2018.

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Par ailleurs, selon Awa Nana-Daboya, Présidente du HCRRUN, les raisons du nombre limité de la phase première sont dues à l’état de vulnérabilité très prononcée de certaines victimes ; un état de vulnérabilité constitué de pathologies importantes et nécessitant une attention particulière et soutenue à accorder aux victimes.

« Face à de telles réalités, le HCRRUN se devait d’aller à l’évidence pour revisiter sa stratégie première afin de l’adapter aux réalités du terrain. Aussi, avons-nous décidé d’insister davantage sur la prise en charge psycho-médicale des victimes en y consacrant du temps » a annoncé Mme Nana-Daboya.

Toutefois, la présidente du HCRRUN exprime sa satisfaction quant au résultat enregistré à ce jour dans le cadre de ce processus. 

« Avec un peu de recul et au regard des expressions de satisfactions émises par les victimes, le HCRRUN peut se féliciter de cette approche qui a eu le mérite de conduire à des résultats concrets de prise en charge psycho-médicale effective » a-t-elle ajouté.

Le HCRRUN annonce la poursuite des indemnisations et de la prise en charge psycho-médicale avec les victimes des périodes de 1958- 1989 et de 1990- 2004 pour très bientôt.