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« Le Togo a du pétrole offshore et aurait du pétrole onshore », Dr Ekue

Dr Folly Gada Ekue n’a aucun doute, le Togo a du pétrole. L’enseignant-chercheur des universités du Togo a confirmé dimanche que le Togo exporte du pétrole. L’historien fonde sa déclaration sur une carte minière allemande. Il assure qu’en dehors du pétrole le pays a bien d’autres ressources minières stratégiques qui sont jusque-là non déclarées.

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Le débat sur l’existence et l’exportation du pétrole au Togo est remis au goût il y a quelques jours suite à la publication d’une interview que le ministre togolais en charge des affaires étrangères a accordée à la télévision israélienne.

Sur i24, la chaîne israélienne où Prof Robert Dussey intervenait, le journaliste a présenté le Togo comme étant un pays de l’Afrique occidentale avec une superficie de 56.600 Km² pour une population d’environ 7 millions d’habitants. Aussi, présente-t-il, le Togo comme un pays exportateur de pétrole.

Depuis lors, les réactions vont dans tous les sens et la plupart donne raison à l’économiste togolais, Thomas N’Kounou qui a toujours martelé que le Togo vend de l’or noir à l’insu de la population.

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Telle est aussi la position du Dr Folly Gada Ekue. Reçu dimanche sur radio Pyramide, l’enseignant-chercheur révèle que « le Togo avait du pétrole offshore depuis longtemps et qu’il aurait aussi du pétrole onshore ».

« Il y a du pétrole sur tout le plateau de Yoto. Certaines personnes le savent mais se taisent. Agbeyome Kodjo (ancien Premier Ministre du Togo, natif de Yoto, NDLR) avait reçu sa première bouteille qu’il a montée à certains », a détaillé l’universitaire lui-même natif de Yoto.

Selon Dr Gada, le Togo a bien d’autres ressources. Beaucoup de ressources minières stratégiques qui rentrent directement dans l’industrie de l’armement.

« On a fait un travail sur le Togo qui nous a amené jusqu’à découvrir l’emplacement plus ou moins de la carte minière établie par les Allemands », a-t-il rappelé avant de préciser que les Allemands avaient depuis très longtemps établi une carte minière très détaillée sur le Togo qui se trouve dans une bouteille enterrée dans le pays.

Le président du Mouvement Panafricain Alaga (MPA) prie les autorités togolaises de prendre des dispositions afin que ces connaissances ne tombent pas dans le domaine public.

« Que ce soit l’autorité elle-même, qui, à un moment donné, par soucis de clarification puisse laisser entendre pour que cela ne crée pas un scandale », a souhaité le politologue.

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Dr Ekue s’éloigne de l’UFC et migre vers un autre parti politique

Des rumeurs annonçaient le départ du Dr Gada Folly Ekue de l’Union des Forces de Changement (UFC). Elles sont aujourd’hui devenues des clameurs. Le week-end dernier, le désormais ex Conseiller politique de Gilchrist Olympio a levé le voile sur cette question en laissant entendre ouvertement son éloignement de cette formation politique pour des raisons personnelles. L’universitaire entend poursuivre ses ambitions politiques pour le Togo au sein d’une autre formation politique ou dans le cadre d’un autre projet politique.

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C’est une nouvelle défection qui s’annonce à l’UFC quelques semaines seulement après les décès de l’ancien ministre André Johnson et de l’ancien chef d’État Jerry Rawlings, qui est demeuré même si de loin un ami personnel de Gilchrist Olympio. Apparemment, Dr Ekue a fait le choix de quitter le nid jaune au moment précis où beaucoup de critiques et de militants voyaient en lui le nouveau bourgeon capable de relancer ce parti.

« Il est temps pour nous de nous séparer de l’UFC, une formation politique que les contingences de la politique nationale nous ont amené ces deux dernières années à soutenir au premier plan ; ce rapprochement a été rendu possible à la faveur du respect que nous avons à la personne de Gilchrist Olympio et à son attachement à la culture de la paix et de la recherche de compromis », a lâché le politiste dimanche sur une télévision privée.

Cette déclaration corrobore la thèse qui faisait état du départ définitif de cet autre « détia » du parti jaune. En effet, en novembre dernier, des messages postés dans quelques groupes des militants annonçaient déjà Dr Ekue comme dissident de l’UFC. De sources sûres, le Président National, Gilchrist Olympio, en a été informé depuis le mois d’octobre à travers un courrier que l’intéressé lui aurait envoyé dans ce; Ce départ ne pouvant advenir en aucun cas à l’insu du président national.

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Chose étrange, pour l’heure, on ignore les réelles motivations de sa décision. Cependant on peut deviner que l’auteur de l’ouvrage « Question d’État : Sylvanus Olympio, au cœur des révélations franco-togolaises » se refuse désormais d’être un militant parallèle.

Depuis qu’il s’est approché de l’UFC, Dr Ekue a mené un combat sur deux fronts. D’un côté, contre les déclinologues, des co-militants qui n’ont eu cesse de le combattre systématiquement sur le terrain comme dans ses sorties médiatiques ; et de l’autre, pour redorer l’image du parti complètement ternie après sa scission en 2010.

Certaines mauvaises langues murmurent même qu’au sein de l’UFC, il y a un double bloc qui se forme contre lui pour saboter ses initiatives pourtant basées, à en croire les indiscrétions, sur l’approche participative et inclusive avec pour ultime but d’aller vers une réconciliation sincère d’abord au sein du parti et ensuite de tous les Togolais.

Dr Ekue pourrait-il créer sa propre hutte politique ?  

Le nouveau dissident de l’UFC a une passion inouïe pour la politique. Pris comme tel, il serait presque impossible de prédire une fin de carrière politique pour cet universitaire qui connaît plus que quiconque les différents courants partis politiques au Togo.

D’ores et déjà, certains l’annoncent à l’Alliance nationale de changement (ANC) de Jean Pierre Fabre. Mais pour des gens qui connaissent Dr Ekue, ses ambitions et ses convictions politiques sont aux antipodes de l’ANC. Lui qui est à tous égard un partisan du compromis politique ne pourrait pas militer dans un parti comme l’ANC donné pour radicale.

Quid du MPDD ? Dans les faits, le Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement aurait pu être la prochaine destination du Dr Gada Folly Ekue, vu son lien de parenté avec le président national du parti, Agbeyomé Messan Kodjo, originaire comme lui de Tokpli, et vu ses bonnes relations avec les hauts cadres du MPDD. Mais on se souvient qu’il fait partie de ces universitaires qui ont condamné ces derniers mois la contestation électorale menée par la Dynamique Monseigneur Kpodzro, regroupement ayant soutenu Dr Kodjo à la présidentielle de février 2020 dont les résultats sont querellés.

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Depuis lors, l’opinion publique a comme senti dans ses prises de position un certain rapprochement avec l’Union pour la République (UNIR, parti au pouvoir). Est-ce une erreur hâtive d’interprétation due à une mauvaise connaissance de l’homme ? On ne saurait le dire, mais tout compte fait même un rapprochement d’Unir serait chose normale si l’on se réfère à l’esprit de l’accord UFC-RPT. Là-bas, une petite fenêtre s’ouvrirait pour le politique puisque le parti au pouvoir est pluridimensionnel. Il y a, certes, au sein de la formation politique de Faure Gnassingbé des caciques, des anciens cadres du RPT, mais il y a aussi une nouvelle génération de jeunes militants qui ont pour dessein de faire les choses autrement.

Cette 2è catégorie de militants qui regroupe essentiellement des universitaires, des acteurs de la société civile et des centristes d’hier pourrait lui être favorable. L’avenir nous dira.

Mais une chose semble certaine : le président du Mouvement Panafricain Alaga et récemment Directeur de Publication du « 333 », un magazine spécialisé dans le décryptage des enjeux publics, semble plus que convaincu et engagé pour la réconciliation nationale et pour une pacification durable de la vie politique au Togo.

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Dr Ekue: « Elliot Ohin est un monsieur négatif et perturbateur au sein de l’UFC »

Dr Folly Gada Ekue se décide enfin à rendre les coups à des contempteurs au sein de l’Union des forces de changements (UFC). Longtemps combattu par un groupe de militants dont le nouveau meneur serait l’ancien ministre Elliot Ohin, Dr Ekue déculotte un cadre nuisible auteur d’actes graves derrière le dos de Gilchrist Olympio. Le Conseiller de Gilchrist Olympio, que ne reconnaissent pas Elliott Ohin et ses affidés, fait fort en accusant l’ancien ministre, en déphasage idéologique avec la ligne de l’UFC depuis son éviction du gouvernement, de chercher à déstabiliser Gilchrist Olympio pour prendre la tête du parti. Dans l’interview ci-après, l’enseignant des universités du Togo conseille à M. Ohin de faire profil bas au risque de se voir dénuder publiquement pour les actes qu’il a entrepris contre Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé depuis sa sortie du gouvernement.

Bonjour Dr Ekue. Vous-vous présentez comme le Conseiller spécial du Président de l’UFC mais le  bureau directeur dudit parti ne vous reconnait pas ce rôle. Qu’en est-il réellement ?

Je vous remercie pour cette question qui me permet d’aborder enfin un problème que j’ai toujours esquivé en espérant que le Temps convaincra les éternels frondeurs du parti à changer de voie. C’est sans succès. Ils sont incurables dans leur impéritie. J’irai droit au but.

Il est d’abord opportun de s’interroger sur ce qu’est le Bureau Directeur (BD), avant de chercher à savoir qui en son sein peut ou non reconnaitre ma qualité de conseiller du Président National (PN), ou peut approuver ou désapprouver mes propos. Cela éviterait à tous de la confusion.

Le Bureau Directeur est le 3e organe statutaire du parti. Il fut un temps, notamment lorsque le Président National vivait permanemment à l’étranger, ses membres dont les Jean Pierre Fabre, Eric Amerding, Patrick Lawson, etc., avaient beaucoup de pouvoir. Mais depuis la trahison que ces messieurs ont ourdie contre le Président et l’avènement de la scission du parti, le congrès extraordinaire du 12 août 2010 a adopté des nouveaux statuts qui ont réduit le Bureau Directeur à un simple organe consultatif lorsqu’il siège en l’absence du Président National. Cet organe ne peut prendre la moindre décision politique qu’à la seule condition que le Président National lui-même le préside ou l’approuve. Et la liste des « vaines et obsolètes décisions» prises par quelques individus du Bureau Directeur sans l’aval du Président National est longue et interminable. Ces mesures ont été savamment prises pour éviter définitivement que des secrétaires généraux, des vice-présidents, ou autre personnage mal intentionnés, puissent réglementairement provoquer soit le renversement soit l’affaiblissement du président au sein du parti : ce qui est normal et je l’approuve pleinement. L’expérience doit servir à quelque chose dans la vie !!!

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Qui décide donc à l’UFC ? C’est exclusivement le Président National (PN). Voici par exemple, ce que dispose l’article 21 des statuts du parti sur les prérogatives du PN : «Le Président National est le Président du Bureau Directeur. Il signe tous les actes, et après avis consultatif des autres membres du Bureau, les décisions qui engagent le Parti. Il coordonne les activités au sein du Bureau Directeur ». Mieux, vu que le fléau de la trahison et de la conspiration était venu de l’intérieur du Bureau Directeur et qu’il n’est pas exclu qu’il se reproduise, les Statuts ont prévu, toujours dans l’article 21, que le PN puisse librement former son cabinet (fait en général de conseillers) et qu’il « …peut confier des missions spécifiques, permanentes ou exceptionnelles, aux Conseillers ». C’est précisément dans ce cadre que le Président m’a reçu dès que j’ai accepté de venir travailler avec lui ; et je le fais avec loyauté, ayant compris fondamentalement le sens profond de l’engagement politique historique qu’il a pris pour le bien de notre pays.

Par conséquent, quand M. Ohin Elliott et ses malheureux commis s’essayent à me délégitimer au sein du parti à travers la presse, ils sont foncièrement de mauvaise foi, puisqu’ils savent très bien que le Dr Ekue a été directement et informellement intégré dès son arrivée dans le cabinet du PN comme conseiller, et ce n’est pas le collègue Isaac Tchiakpé ni Jean-Claude Homawoo pour ne citer que ceux-là qui aujourd’hui le démentiraient.

Votre proximité avec Gilchrist Olympio dérange-t-elle certains cadres du parti ?

Bien sûr… ! Depuis les premières missions que j’ai reçues du PN à mon arrivée, depuis que le PN m’a accepté, m’a intégré directement dans son entourage restreint, depuis qu’il a résolu de me co-responsabiliser avec Isaac Tchiakpé pour la communication du parti en 2018, depuis qu’il a accédé à partager certaines affaires avec mon humble personne, certains cadres du parti m’ont pris pour cible. Le PN le sait puisque selon ses propres mots : « c’est de la jalousie…n’y fait pas trop attention…concentrons-nous sur l’essentiel », m’a-t- il dit un soir de janvier 2019 lorsque j’allai le voir pour porter à sa connaissance tout ce que Me Homawoo avait profusément écrit et partagé sur mon compte dans les réseaux sociaux.

Et je peux vous affirmer ici que de l’aveu de certains responsables du parti dont je préfère taire les noms, les raisons de cette cabale résident dans le fait que des gens ont peur que le Dr Ekue prenne les rênes du parti à la suite du PN…

C’est la 3è fois que des cadres de l’UFC remettent en cause votre appartenance à ce parti. Gilchrist  Olympio est-il au courant de ce problème ?

Le PN, Dr Gilchrist Olympio, est au courant de l’essentiel, c’est-à-dire des questions importantes. Il connait très bien son parti, rassurez-vous. C’est en effet la 3e fois que ce groupe de militants conduits par Ohin Elliott se permet de s’opposer ouvertement à mes sorties médiatiques alors même que le PN lui-même les approuve puisqu’il en reçoit presque toujours les audio, les vidéos et les copies afférents. Et chaque fois que le PN est mis au courant de leurs manœuvres de déstabilisation, il les recadre. M. Ohin Elliott, lui, en sait certainement quelque chose puisque c’est lui qui a écrit ce triste communiqué au nom du Bureau Directeur. Une vraie escroquerie intellectuelle et politique, en violation même des textes du parti, pour faire croire à l’opinion que c’est l’UFC qui se désolidarise des déclarations du Dr Ekue. A-t-il reçu l’autorisation du Président National pour une telle publication qui en ce moment précis est sur la table du Président à Paris ? Au nom de qui l’a-t-il d’ailleurs signé ? J’ai eu moi-même qui vous parle à signer des documents officiels du parti en 2018, par ordre du PN. Je sais ce dont je parle !

Qui est l’UFC ? Est-ce lui ? Il se trompe lourdement ! Par ailleurs, comment un cadre qui est en rupture flagrante avec la ligne politique du parti, puisqu’incapable de la défendre publiquement, un cadre partisan total de l’inertie et de l’intérêt personnel, comment un tel cadre, qui par ailleurs m’a longtemps adjuré sans succès en 2018 pour que je rallie son clan et que j’assume sa position de fronde et presque de trahison vis-à-vis de la vision pacifique du Président National, peut-il s’imaginer aujourd’hui pouvoir s’ériger en Bureau Directeur, produire des communiqués fantaisistes pour lesquels il n’a reçu aucune autorisation de la part du PN ?

Je crois que M. Ohin Elliott a tout intérêt à faire profil bas dans l’UFC d’aujourd’hui et je lui suggère tout  simplement à lui et à sa clique déloyale d’arrêter cette pagaille au plus tôt.

Pour ma part, résolu à mettre fin à cette pagaille qui n’a que trop duré, j’en appelle à la loyauté de la base du parti vis-à-vis du Président National qui, on doit le savoir, ne corrobore en rien les agissements maladroits et délétères de ce groupuscule de personnes spécialisées dans la délation, le mensonge, les railleries, la paresse et l’inertie. Je saisis d’ailleurs cette occasion pour solliciter l’engagement explicite de toutes les forces internes à l’Ufc qui sont favorables à ce que ce cirque prenne fin. Ohin Elliott n’est pas le Bureau Directeur de l’UFC et n’a aucun pouvoir à exercer sur qui que ce soit tant que le PN est présent et est au poste. Il faut résoudre maintenant définitivement le problème de ce monsieur négatif et perturbateur qui apparemment n’avait compris la ligne du PN que lorsqu’il était ministre. Je ne me permettrai pas pour l’instant de citer ses innombrables et incalculables mauvais tours orchestrés à d’autres personnes, des personnes pourtant très respectables comme par exemple le ministre André Johnson. Et ici, le Chef de l’État Faure Gnassingbé lui-même en sait quelque chose dans le triste palmarès de ce monsieur qui ne pense qu’à son propre intérêt et qui croit naïvement qu’il dirigera l’UFC…

Pour une UFC nouvelle, il faut que les militants et les fédérations mettent fin à l’omerta et aient le courage de tourner la page de ces pratiques d’une autre époque dont Elliott Ohin semble malheureusement être le  symbole.

C’est surtout votre déclaration au sujet de l’alternance politique qui suscite le débat. Pourquoi  pensez-vous que l’alternance ne sera possible que dans 10 ans ?

Dites-moi objectivement ! A-t-on besoin d’être Aristote, Imhotep ou Duverger pour comprendre qu’en vertu des réformes constitutionnelles de 2019 prévoyant enfin la limitation de mandats tant réclamée par nous tous, l’actuel Chef de l’État peut faire au minimum 5 ans (2025) et au maximum 10 ans (2030) ? Où se situe le problème avec une telle déclaration, surtout lorsqu’on sait que dans la zone Cedeao les changements inconstitutionnels de pouvoir sont proscrits ? Que M. Ohin Elliott ait le courage de restituer à l’opinion publique la réaction du PN lorsque ce dernier a été mis au courant de l’essentiel de ma communication sur Pyramide FM, notamment cette déclaration sur la question des délais temporels plausibles pour une alternance politique au Togo !

C’est pour éviter définitivement au peuple innocent la souffrance, la mort, l’exil, les sévices qui adviennent en situation insurrectionnelle, que justement le PN a choisi de faire de la problématique de l’alternance politique une question des Élites, une affaire où la sagesse et la diplomatie politique prévaudront sur les muscles !

Et puis, est-ce la seule déclaration que Dr Ekue a faite durant cette émission de plus d’une heure ? Ceci démontre à suffisance le caractère nuisible et instable de ce cadre ingrat de l’UFC qui mérite dès maintenant d’être remis à sa place.

Qu’est-ce qui explique la divergence idéologique qui transparaît au sein du parti ?

La question est simple. Après la scission du parti en 2010, il y avait des individus qui n’avaient jamais adhéré au fond à la pensée et la vision du PN mais qui y sont restés et ont joui des bénéfices pécuniaires que le co-gouvernement prévoyait. Bien entendu, il y a aussi ceux qui étaient animés des bonnes convictions idéologiques et sont restés loyaux au PN. Avec la défaite électorale de 2013 et la diminution des privilèges, tous ceux qui n’avaient aucune conviction idéologique et qui aujourd’hui ont perdu leurs privilèges matériels font tout pour pousser le PN à dénoncer l’accord et à reprendre la confrontation politique comme avant. Et comprenez-moi bien : ce n’est pas pour le bien commun de qui que ce soit, c’est soit pour se venger du Chef de l’État, soit pour leur propre intérêt. De ce nombre, il y a principalement M. Ohin Elliott qui, lorsqu’il était ministre des affaires étrangères, défendait l’accord Ufc-Rpt mordicus contre l’avis de tous ; mais depuis son éloignement des honneurs républicains, il a entrepris maladroitement de retourner le PN et certains esprits faibles du parti contre la Paix des Braves.

Et s’il y a encore des militants du parti qui croiraient innocemment que le retournement de M. Ohin Elliott contre la paix des Braves qu’il ne défend plus JAMAIS soit dû à un présumé amour pour l’Ablodé, qu’ils se ravisent rapidement car ils se trompent lourdement. Les défenseurs de l’Ablodé c’est nous. C’est nous qui savons que Sylvanus Olympio a toujours été un pacifiste, un homme d’État pondéré, responsable et non violent qui ne voulait que la renaissance, l’indépendance et l’autogouvernement de son pays. C’est nous qui soutenons le choix de sagesse du PN dans l’espoir que Dieu aidera ce pays à se réconcilier un jour dès lors que nous-mêmes Togolais aurons choisi d’enterrer nos haches de guerre, de nous pardonner mutuellement et de trouver des voies et moyens pour une gouvernance concertée et responsable où chaque citoyen trouverait à manger, à se soigner, à se vêtir, à travailler et à s’épanouir. Et ce n’est pas en reniant cette idéologie de l’Ablodé que l’UFC a signé l’accord. C’est plutôt en la comprenant mieux.

Et si M. Ohin Elliott ne cesse pas ses manœuvres malsaines, nous serons obligés de l’exposer à l’opinion. Car, en tout état de cause, les casseroles et les actes très graves, même derrière le dos du PN, c’est lui qui les traine.

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Dr Ekue: « Ceux qui sont dehors ne sont pas moins criminels que ceux qui sont en prison »

De la politique à la musique, Dr Gada Folly Ekue établit le pont par l’entremise de son Mouvement Panafricain Alaga (MPA). Dr Ekue n’est pas qu’homme politique et enseignant-chercheur dans les Universités du Togo. Il est également artiste chanteur et annonce un concert exclusivement dédié à la population carcérale du Togo. Le responsable du MPA indique que les fonds qui seront collectés avant, durant et après l’évènement vont servir à soutenir plusieurs prisonniers à travers le Togo. D’autres artistes togolais de la chanson dont Eugène Ablodevi, Foganne, Warren, Mawuto Tetey se sont joints à l’initiative. Dans l’interview ci-après, Dr Ekue alias Dr Kimbangu revient sur les contours du concert programmé sur le 19 avril prochain. Il clarifie également l’incident qui s’est produit fin janvier à son sujet au sein du parti UFC.

Togo Breaking News : Bonjour Dr Ekue. A l’été 2018, vous avez accordé une exclusive à Togobreakingnews.info pour faire une mise au point par rapport à votre position vis-à-vis de l’UFC… Il y a quelques temps, vous avez été accusé d’être un imposteur par des membres de l’UFC, dont Me Jean-Calude Homawoo. Vous êtes bien membre de ce parti ?

Dr Ekue : L’année dernière, dans un contexte politique particulier où, après la première conférence que j’ai eue à animer à l’UFC, des voix se sont élevées dans l’opinion à propos d’une éventuelle adhésion du Dr Ekue à l’UFC. Alors j’étais intervenu pour des clarifications d’usage. A l’époque, je n’avais pas encore discuté avec le Président National Gilchrist Olympio de mon adhésion au parti…et donc il fallait faire taire les supputations et faire rengainer les va-t-en guerre de la place !

À proprement parler, c’est suite à la conférence du 5 mai que, sur sollicitation explicite et après échanges avec le Président National Gilchrist Olympio, j’ai fait mon entrée à l’UFC. Il va sans dire que les sorties de Me Homawoo Jean-Claude contre ma personne constituent une déplorable erreur politique et humaine que l’intéressé lui-même a présenté des excuses que j’ai acceptées. Nous avons résolu la chose et dans les prochains jours les militants du parti et l’opinion en seront définitivement édifiés. Par conséquent, je suis de l’UFC mais en même temps président du Mouvement Panafricain ALAGA (MPA) qui est un mouvement citoyen.

Togo Breaking News : Justement c’est dans le cadre du MPA que vous vous illustrez cette fois avec notamment un concert… Pourquoi un concert et pourquoi en faveur des prisonniers ?

Dr Ekue : D’abord c’est un cri de cœur que nous lançons à la République pour déclencher un saut qualitatif dans la distribution de la justice au sein de la base citoyenne. Il est vrai que la justice humaine ne peut se comparer à celle divine, mais il est de notre devoir de tendre autant que possible vers cette ligne asymptotique qui nous isole de l’Harmonie et de l’Ordre divins. Regardez un peu les conditions dans lesquelles vivent les détenus dans les cellules ici à Lomé et ailleurs dans le pays ! Cela vous semble-t-il honorable pour notre pays ? Nous ne devons pas oublier que nous sommes tous prisonniers des entraves du Mal dont nous cherchons continuellement à nous libérer…et ceux qui sont dehors ne sont pas moins criminels que ceux qui sont dedans. Peut-être dois-je vous citer l’épisode de Jean 8 où le Christ a absout la jeune femme samaritaine…. ! J’irais plus loin en disant que si la justice fonctionnait mieux ou était tout simplement plus efficace, peut-être aurions-nous tous déjà fait une fois la prison. Ceci doit nous prédisposer à la compassion en faveur de nos frères qui sont détenus.

En second lieu, notre concert est un plaidoyer que nous formulons en faveur d’une meilleure justice au Togo. Je félicite en passant le président de la Cour Suprême du Togo, le Juge Gamatho, pour les efforts qu’il a fournis récemment et qu’il continue de fournir pour une meilleure protection des justiciables et des juges dans notre pays. J’espère de tout cœur que les autorités compétentes en matière de justice, le Chef de l’Etat en particulier, seront sensibles au geste que nous poserons symboliquement après le 19 avril en faveur des prisonniers de notre pays.

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Togo Breaking News : Que  comptez-vous faire après le 19 avril, date à laquelle vous animez votre concert au Grand Rex ?

Dr Ekue : Le concert est dénommé Renaissance. Il s’agira pour nous d’implorer la miséricorde de la Providence pour la Renaissance de l’Afrique et de notre pays. Je lance donc déjà à travers votre organe un appel à la population, à tous ceux qui nous aiment et à tous ceux qui nous suivent souvent, de venir découvrir le message que nous avons pour le peuple togolais en ce mois d’avril. Le concert est exclusivement dédié à la population carcérale du Togo. Nous comptons soutenir un échantillon d’incarcérés avec les fonds que nous recueillions avant, durant et après l’évènement.

Togo Breaking News : Beaucoup de personnes vous connaissent en tant qu’homme politique et enseignant-chercheur à l’Université mais pas en tant qu’artiste chanteur. Quand est-ce-que vous avez commencé par chanter, et que chantez-vous ?

Dr Ekue: (Rires…) C’est vrai. Vous avez sans doute raison…mais vous savez qu’en dehors de la politique et de la vie professionnelle chacun de nous à des passions qu’il vit en privé…. Comme beaucoup de jeunes togolais, j’ai pratiqué le théâtre, le chant et la musique, en particulier le gospel. Mais il faut dire que je suis allé un peu au-delà de la simple dimension agonistique de la chose. Moi je suis artiste musicien compositeur, enregistré en tant que tel auprès du Butodra depuis 2012 si ma mémoire est bonne, sous le nom de Dr Kimbangu. Que cela ne vous étonne guère !!

Togo Breaking News : Y-a-t-il d’autres artistes attendus à ce concert ?

Dr Ekue : Bien évidemment le public n’aura pas qu’à découvrir le Dr Ekue version culturel…Il y aura aussi d’autres artistes togolais parmi lesquels vous avez Eugène Ablodevi ; Ibrahima Koanda qui fait de la musique engagée et qui a d’ailleurs représenté récemment le Togo dans un festival au Burkina Faso ; les artistes Fiavi, Dela Shine, Foganne, Warren, Mawuto Tetey du groupe Shalom, et bien d’autres. En tout cas, il y aura des surprises…

Togo Breaking News : Deux mots sur le Mouvement Panafricain Alaga (MPA) qui parraine l’évènement ?

Dr Ekue : Le MPA se porte de mieux en mieux et continue sa mission d’éveil des consciences sur certains enjeux nationaux. Comme vous le savez, le MPA est un mouvement culturel et politique qui travaille dans une perspective républicaine en toute liberté et responsabilité pour un Togo nouveau et meilleur. Mais nous ne sommes pas seuls puisqu’il me semble que tout acte des uns et des autres, depuis les autorités les plus illustres jusqu’aux citoyens les plus anonymes de la république, ne se pose que parce que le meilleur reste encore à atteindre. Je veux dire que d’une manière ou d’une autre, que nous le voulions ou non, nous sommes tous des fragments de forces de changement.

Togo Breaking News : Avez-vous un mot de conclusion ?

Dr Ekue : Que ceux qui sont curieux de nous voir sur scène et de découvrir le message que nous avons, qu’ils se fassent plaisir ce vendredi 19 avril prochain à 18h. Il ne s’agira pas de politique, mais bien plus…il s’agira de politique et de culture, c’est-à-dire de la musique et du message. Nous préparons un spectacle innovateur. Rendez-vous au Grand Rex. Éternel bénisse le Togo, l’Or de l’Humanité.

 




Dr Ekue: « la Coalition a failli en ayant recouru à une méthode dangereuse… »

On l’a plusieurs fois écouté dès le début de la crise sociopolitique qui sévit au Togo depuis le 19 août 2017. Dr Gada Folly Ekue, Président du Mouvement Panafricain Alaga (MPA) est convaincu qu’il y a trop d’injustices au Togo qui prédisposent les opprimés à se venger dès qu’ils auront l’occasion. Dans ses multiples interventions, il a estimé que la solution à la crise que traverse le Togo serait de passer d’un Etat unitaire à un Etat fédéral. Pour lui, il s’agit d’une nouvelle orientation de la gestion administrative, économique et politique du pays qui permettra aux uns et aux autres d’être unis dans la diversité.

Le patron du Mouvement panafricain Alaga trouve qu’il faut régler un certain nombre de problèmes qui devraient favoriser une alternance pacifique au Togo. Sur ce, Dr Ekue trouve que la Coalition de l’opposition a failli en ayant recouru à une méthode dangereuse (un coup de force) pour accéder au pouvoir. Dans une interview accordée à Togo Breaking News, le président du MPA revient sur les propositions de sortie de crise et s’explique par ailleurs sur ses relations avec l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio.

Togo Breaking News : Dr Ekue, cela fait bientôt deux ans que vous êtes assez fréquent au Togo. Est-ce un retour au bercail ?

Dr Ekue Folly Gada : D’abord je vous remercie pour l’occasion que me donne votre média de m’adresser à l’opinion sur des questions qui nous intéressent tous. Effectivement entre 2016 et 2018 j’ai fait plusieurs séjours à Lomé, je crois 7 au total, dont 3 ont duré plus de deux mois. Mais rassurez-vous, je n’ai vraiment jamais quitté le Togo pour qu’on parle de retour au bercail. J’ai toujours été là. Seulement à partir de septembre 2015 où j’étais rentré dans le cadre de l’université libre du CRD (Collectif de Résurgence de la Diaspora) qui a eu lieu à Cesal, mes permanences à Lomé sont devenues de moins en moins anonymes. Voilà.

Vous étiez en effet le secrétaire permanent du CRD chargé du panafricanisme et de l’éducation, mais le public togolais vous a vraiment connu en décembre 2016 à travers le MPA dont vous êtes le coordonnateur. Comment se porte le mouvement ? Un point sur vos activités…

Le MPA se porte bien mais un peu au ralenti ces derniers mois. Comme nous avons eu l’occasion de le dire à vos confrères lors de notre Assemblée Générale d’avril 2018, le mouvement a vu ses activités ralenties à cause de la crise politique togolaise qui a envahi presque tous les espaces d’expression politique et citoyenne dans le pays. Vous savez que le MPA prône une idéologie d’équilibre et de neutralité vis-à-vis du politico-partisan. Nos tentatives initiales de convaincre certaines forces sociales et politiques d’éviter de s’embourber dans des contentieux politiques partisans stériles n’ayant pas abouties, le MPA a préféré ne plus faire de la communication externe pendant un bon moment. Convenez avec moi qu’il n’est pas facile à un courant de pensée résolument neutraliste de trouver des oreilles attentives dans une crise comme celle-ci où les clivages politiques et sociologiques se sont vus davantage cristallisés. Toutefois, le MPA prépare sa saison de conférences thématiques publiques, ce que nous dénommons les CAS (Centres Alternatifs de Savoirs), qui débuteront probablement à partir du mois de septembre.

Justement, pour avoir couvert votre Assemblée Générale du 15 avril 2018, nous savons que le MPA dispose d’une école interne qui fait dans la sensibilisation politique et dans l’éducation citoyenne. Dans ce cadre, vous vous êtes prononcé à plusieurs reprises sur la crise politique qui secoue le Togo depuis bientôt un an. Pouvez-vous revenir là-dessus ?

La position du MPA sur le problème togolais a fait objet d’une conférence de presse en décembre 2016, c’est-à-dire 7 mois avant la sortie tonitruante du PNP d’Atchadam d’août 2017. Une lettre officielle a d’ailleurs été rédigée et adressée au Chef de l’État, et par ampliation à certaines représentations diplomatiques présentes au Togo, dont celle de l’Allemagne, de la France, des Etats-Unis et de l’UE. Cette position ne se réfère donc spécifiquement pas à la crise actuelle qui lui est postérieure. Cependant, et nous en sommes fiers, elle a été formulée à partir de constances historiques qui ont pratiquement prédit la situation actuelle. Et même si la solution au problème togolais que le MPA a proposée semble aujourd’hui difficile à comprendre et à assimiler, je suis persuadé qu’avec le temps plusieurs y adhéreront et que les circonstances finiront par nous donner raison.

Qu’avez-vous concrètement proposé pour sortir le Togo de son instabilité que vous considérez systémique, structurelle et non conjoncturelle ?

Je vous répondrai ici dans des termes assez expéditifs. Le problème du Togo, antérieur de notre point de vue aux années 1990, se résume en l’incapacité de l’élite intellectuelle et politique du pays à trouver la formule d’administration et de gouvernance du territoire qui satisfasse en toute justice et équité aux besoins de toutes les composantes du pays. C’est cela, et pas plus. C’est un problème d’ingénierie sociale et administrative, et de redistribution des ressources. Vous n’êtes pas sans savoir que depuis les années 1946, le contrôle de l’appareil-état, donc des ressources du pays, fait objet de compétitions ardues entre des communautés sociales et politiques. On s’est retrouvé depuis le début dans une situation où les Togolais ont eu des acceptions différentes, particularistes et opposées du pays. Le Togo a donc été créé sur fond d’un contentieux fondamental resté irrésolu et, pire, dont la gestion dans l’entre-temps a déjà créé d’énormes contusions et beaucoup d’injustices des uns contre les autres. La conférence nationale dite souveraine et la transition subséquente, qui auraient dû tabler sur ces questions d’envergure et les résoudre avant le passage à l’ère démocratique, n’a été finalement qu’un instrument supplémentaire entre les mains des uns et des autres pour continuer l’ordalie qu’ils avaient commencée depuis les années 1950. Ainsi, on se retrouve dans l’ère dite démocratique avec de nouvelles règles politiques libérales mais, et c’est ici le problème, avec en fond le même contentieux d’antan. Et on se plaint qu’il n’y a pas d’alternance sans vouloir vraiment se pencher sur les problèmes dont la résolution va créer les conditions pour l’alternance, une alternance pacifique et bénéfique pour tous.

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Le MPA a analysé toutes ces questions et a estimé, vu la teneur de l’injustice sociale ambiante, de la haine et de la prédisposition des opprimés à se venger dès qu’ils en auront l’occasion – et ce ne sont pas les dernières violences au Togo et dans la diaspora contre des citoyens togolais qui nous démentiront, – que la meilleure solution durable pour renouer avec la stabilité sociale et politique dans les décennies à venir c’est de passer de l’état unitaire centralisé et déconcentré actuel vers un état régional sur fond de fédéralisme. Il s’agit d’une nouvelle orientation de la gestion administrative, économique et politique du pays qui permettra aux uns et aux autres d’être unis dans la diversité. Je ne vais pas rentrer ici dans les subtilités juridiques et institutionnelles du modèle que nous avons élaboré. J’en ai déjà trop dit. Le document existe et peut être consulté à tout moment par quiconque le désire…

Oui mais cette position n’est pas vraiment celle que le public togolais vous a vu défendre sur les antennes au cœur de la crise ou au colloque du 25è anniversaire de la Constitution de 1992, notamment avec le prof. Kokoroko et bien d’autres juristes considérés proches du pouvoir…

Oui, que cela soit clair : avant la crise d’août 2017 le MPA s’est penché de façon scientifique sur le problème du Togo. La solution proposée est la réorganisation géo-administrative de l’État avec un retour à 4 régions et l’institution du gouvernorat pour les régions. Cette question est différente de celles qui sont nées de la crise de 2017. Elle reste d’ailleurs ouverte et demeurera même après les élections législatives et locales de cette année.

La crise politique actuelle, elle, a donné lieu à un débat scientifique relatif à la portée politique des réformes constitutionnelles et sur le projet des opposants de la Coalition des 14 partis qui ont voulu, par le biais d’un soulèvement populaire soudain, renverser le Chef de l’État ou remettre en cause la légitimité de sa magistrature. Ça c’est une autre question qui est de l’ordre de l’évènementiel et du circonstanciel. Et nous avons dit que la chose n’était pas juridiquement fondée et était par-dessus tout politiquement incorrecte. Je suis persuadé, toutes considérations faites que la C14 a failli en ayant recouru à une méthode si dangereuse pour accéder au pouvoir. S’il y avait des intellectuels dans ce pays qui ne sont pas des partisans et qui tiennent encore à l’objectivité, je crois qu’il était de leur devoir de recadrer la C14 et leur rappeler qu’aucune soif de pouvoir ne doit dispenser le politique responsable du respect des textes du pays qu’il espère gouverner. Si les opposants estiment que le parti au pouvoir est irrespectueux des textes de la république et qu’il faut pour cela qu’il y ait changement, alors on attend d’eux qu’ils s’inscrivent, au moins eux, dans la légalité dans leurs démarches et stratégies d’accession au pouvoir. Personnellement, je ne peux me réjouir que dans cette situation togolaise déjà assez complexe des politiques veuillent accéder au pouvoir par effraction et surtout dans l’exclusion de ceux qui aujourd’hui gouvernent le pays. Nous devrions faire extrêmement attention.

Mais aujourd’hui cette conjoncture est passée et je crois que la plupart des opposants de la C14 eux-mêmes ont compris que cette position soutenue aussi par le Prof. Kokoroko dont j’admire le courage et la simplicité, est la plus scientifiquement défendable et politiquement correcte. Pas de rétroactivité implicite et automatique de la loi constitutionnelle. C’est d’abord une question de bons sens et non de « partisanerie » politique.

Mais finalement, ces dernières semaines on vous a senti très proche de l’Union des Forces de Changement (UFC). Vous avez aussi animé une conférence dudit parti à l’occasion des 26 ans de l’attentat de Soudou. Etes-vous devenu un intellectuel organique et partisan ?

C’est une question qui m’est revenue souvent ces dernières semaines. Il faudrait mettre fin aux spéculations. Je ne suis pas membre de l’UFC, et je ne détiens de carte d’aucun parti politique au Togo. Ce qui n’est pas le cas ailleurs où je me suis engagé avec une certaine droite.

Voici : j’ai répondu, en tant que technicien, à une sollicitation personnelle du Dr Gilchrist Olympio que je respecte énormément, pour conduire des consultations politiques ad hoc dans le pays. Si j’ai accepté, c’est parce que je sais que ce parti est non extrémiste et qu’il a assimilé la notion d’alternance pacifique, ce en quoi je crois fermement. En plus, la mission à accomplir n’a rien d’illégal ni d’intrigant. Vous l’aurez remarqué, je ne suis pas particulièrement attiré par ce qui est extrémiste et exclusiviste. L’arbre de l’exclusivisme cache la forêt du nihilisme et vous savez jusqu’où les travers et les dérives nihilistes peuvent entraîner des peuples déjà opposés par le politique !!! J’ai donc juste presté ponctuellement, et ce n’est pas la première fois puisqu’en 2012 j’ai eu à conduire des formations au sein de ce parti notamment en « communication politique » et en « partis politiques et organisations ». D’ailleurs, l’Ufc n’est pas le seul parti où j’ai eu à faire des formations. En 2013 ou 2014 je crois, j’ai conduit également une formation à la CPP de M. Francis Ekon. Serais-je pour cela devenu partisan de la CPP ? Non. Lorsqu’une organisation ou un parti politique sollicite un service dont vous avez l’expertise, je crois que vous avez le droit et la liberté d’accepter si les conditions vous conviennent. La conférence du 5 mai rentre dans le même registre…

Mais au-delà de toutes ces précisions, n’auriez-vous pas des perspectives ou un appétit pour la politique ?

Chaque fois que le citoyen s’intéresse à la chose publique ou se déploie dans le champ social, il fait et subit la politique. La politique est consubstantielle à la citoyenneté. Vous le savez. J’aime la politique, ce qui ne m’intéresse pas du tout, c’est le politico-partisan. Il est historique et nous vient du modèle occidental que nous ne sommes pas obligés de plaquer intégralement. Il n’est donc pas intemporel et peut être réformé si on le veut. Je peux vous assurer que cela est l’un de mes vœux le plus chers pour notre pays : sortir de l’actuel modèle politico-partisan.

Mais au-delà de cette précision, en général  nous devons servir nos sociétés parce que seulement en cela notre vie a un sens. Si nous devions vivre juste pour nous-mêmes à quoi bon vivre en société ? La politique n’est donc pas une fin, elle devient un moyen. C’est en cela et pour cela qu’elle m’intéresse.

Réalisée par Louis KAMAKO




Dr Ekue: « Que le peuple tranche sans fautes, c’est ce qui va apaiser ce pays »

Le Mouvement  Panafricain Alaga (MPA) a tenu samedi à Lomé une assemblée extraordinaire au cours de laquelle il a fait le bilan de ses douze (12) mois d’activités. La réunion a  été aussi une aubaine de replacer  le Mouvement dans le cadre de la conjecture actuelle. Le MPA a également saisi l’occasion pour se prononcer une nouvelle fois sur la situation sociopolitique actuelle du Togo. Il croit fermement que la résolution de la crise qui secoue le pays depuis le 19 août ne peut passer que par des élections transparentes.

Selon le MPA la solution « idéale » (ndlr) à la crise sociopolitique actuelle au Togo reste les élections transparentes. Les négociations ne vont pas résoudre la crise, elles vont peut-être apaisées les cœurs.

Il  recommande soit un référendum pour faire les réformes,  soit un référendum pour changer la  constitution. Mieux, on n’abandonne le projet du référendum  pour prolonger  la législature actuelle  jusqu’en 2020 afin de permettre à toute la  classe politique de se préparer aux élections crédibles, libres et transparentes.

Le MPA pense que le  rapport de force dont dispose la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise  doit amener le pouvoir à garantir des élections transparentes. La communauté internationale à l’instar de la CEDEAO doit aussi  aider le pays à organiser pour une première fois les élections transparentes.

« Si on n’aura pas assez de temps pour les organiser, faire les législatives avec de nouvelles dispositions de transparence, qu’on ne les fasse pas. Mais qu’on prépare la première élection que ce soit le référendum ou les présidentielles de 2020. C’est difficile mais le parti au pouvoir doit ici  accepter qu’une fois sa popularité soit mise en jeu et que le peuple tranche sans fautes, c’est ce qui va apaiser ce pays », a conseillé Dr Gada Folly Ekue, Président du MPA.

Au sujet de l’alternance, qui constitue le point culminant de la crise, M. Ekue souligne que tous les politiques togolais y compris, Faure Gnassingbé sont dans la logique d’alternance.

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Il estime que le  projet de loi du Chef de l’Etat envoyé  au parlement en septembre dernier  garantissant la limitation du mandat à deux est la preuve qu’il est dans une logique d’alternance. Cependant il ignore si  M. Gnassingbé souhaite une alternance subite ou tardive.

L’auteur de l’ouvrage « Question d’Etat : Sylvanus Olympio au cœur des relations franco-togolaises » indique que  le Togo est un cas particulier et comparer ses réalités à d’autres pays serait suicidaire.

« Il ne faut pas  trop comparer le Togo à la Sierra Léone. A mon humble avis  un départ subit de l’actuel  Chef d’Etat pourrait être fatal si on ne fait pas attention. Sa présence retarde une bombe dont la population n’a pas conscience. De ce point de vue, il peut-être une chance pour l’opposition, parce que c’est lui qui va lui donner la perche. Soyons sages, comprenons le comme cela et préparons une alternance paisible », a ajouté Dr Ekue.

Par ailleurs on note que le bilan de l’année dernière du MPA est plus ou moins reluisant. Le Mouvement a beaucoup faibli dans la formation. Par contre il a beaucoup fait de la communication ces derniers mois. Ce qui lui a permis de se faire connaitre par le public national.




Dr Ekue: ‘le destin fabuleux du Togo commande un dépassement des positions particularistes’

Le Mouvement Panafricain ALAGA (MPA) a de nouveau rappelé vendredi aux acteurs politiques la nécessité de questionner le passé du Togo pour une sortie de crise. Dans un communiqué, l’Organisation de la Société Civile attire l’attention des acteurs et des populations sur la dimension spirituelle du problème togolais. Le Mouvement du Dr Folly Gada Ekue, invite à un dépassement de positions particularistes, conformément aux grands enjeux mondiaux.

Le MPA déplore qu’après 5 mois de turbulences, la perspective de l’action politique a toujours du mal à être acceptée par l’ensemble des acteurs, et que le processus de radicalisation des bords se poursuive.

Il rappelle à cet effet  que ce sont les grands enjeux mondiaux et le destin fabuleux du Togo qui commandent un dépassement des positions particularistes en faveur de la recherche d’un équilibre sociopolitique national qui tienne compte des exigences et des craintes de tous.

Dans le même temps, le communiqué informe le  parti au pouvoir que l’hypothèse d’une alternance doit être acceptée et assimilée.

« La problématique centrale ne devrait donc plus être comment conserver le pouvoir, car l’alternance est devenue aujourd’hui une exigence inéluctable et le Temps risque de ne plus être l’allié qu’il a été hier. Elle doit plutôt être déclinée en termes de libéralisation et de démocratisation de la gouvernance de notre pays », ajoute le document.

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En revanche Dr Ekue et les siens s’opposent à la contestation populaire du pouvoir de Faure Gnassingbé dans les rues.

« La contestation populaire du mandat légal d’un Chef d’Etat élu est de l’ordre de l’insurrection contre l’ordre établi. C’est une faute politique qui peut être lue comme une tentative de coup d’Etat. Et un tel choix ne devient plus moins grave à cause du fait qu’il est habillé par une certaine participation populaire », rappelle le communiqué.

Le MPA qui congratule les forces de paix et de médiation militant pour une conciliation heureuse  entre les Togolais rappelle aux uns et autres  la nécessité d’envisager des solutions inclusives et d’amour, seul gage pour que le Togo caresse une situation post-crise soutenable et viable pour tous.




Alaga lance la FREAL pour sauver le Togo par les togolais

Quand le Mouvement Panafricain Alaga (MPA) parle du Togo, il ne tarit pas d’idées. Après la proposition d’un État Fédéral comme solution appropriée au mal du Togo, le Mouvement vient d’instaurer la Fédération Républicaine pour l’Alternative (FREAL). La nouvelle idée a été au cœur d’un échange entre les différents membres mardi à Lomé.

La FREAL selon le Président du MPA est une initiative qui vise à sauver le Togo par les Togolais en se focalisant sur une synergie d’actions.
La Fédération repose sur l’unicité et a pour ennemi juré le radicalisme, le tribalisme, le régionalisme et tous leurs dérivés.

« La Freal estime, en toute responsabilité, que l’on ne peut résoudre la crise togolaise sans procéder à une reconfiguration géopolitique et geo-sociale du pays lequel passerait donc l’actuel format d’État unitaire déconcentré à un État régional où les macro-unités administratives, appelées « Régions », correspondent généralement aux grandes communautés ethnolinguistiques qui composent le pays », émet Docteur Gada Folly Ekue.

M. Ekue soutient par la même occasion que la nouvelle idée du MPA est la solution idéale à la stagnation socioéconomique, la grave régression morale et l’extrême paupérisation des populations du Togo.
La Freal est convaincue qu’obtenir l’alternance politique dans la division ou diversité est illusoire. A cet effet, pour l’heure elle s’engage dans un effort de fédération des forces centristes nationales en quête de Paix et de Justice afin de lancer dans l’espace public togolais une nouvelle force sociopolitique vraiment républicaine susceptible de provoquer les états généraux de la nation ou de participer à la gouvernance de la transition qui s’imposera de fait entre la fin de l’actuel régime et l’instauration du prochain.
La Fédération a une charte d’adhésion, mise à la disposition de toutes personnes morales et physiques.
En la paraphant, on s’engage à œuvrer constamment de façon patriotique pour la réalisation de son agenda.
Le MPA est un groupe de réflexion constitué de politiques, d’acteurs de la société civile, et chefs traditionnels entre autres.




Folly Ekue publie ‘l’Afrique noire doit s’unir’

Trois mois seulement après la sortie de son ouvrage « Question d’Etat, Sylvanus Olympio au cœur des révélations franco-togolaises », l’écrivain togolais Gada Folly Ekue revient avec un autre chef d’œuvre. Intitulé « l’Afrique noire doit s’unir », l’ouvrage est paru à l’édition Edilivre et sera dédicacé le 13 mars prochain à Paris en France.

Analogue à l’ «Africa must unit » du leader ghanéen Kwame N’krumah publié pour la première fois en Italie seulement en 2011, « L’Afrique noire doit s’unir » est une enquête sur les racines de l’idéologie panafricaine et sur l’identité du peuple africain. 

Se basant sur la documentation historique et la littérature disponible, l’auteur précise les frontières géographiques et idéologiques du panafricanisme originel qui se doit de se référer exclusivement à l’Afrique noire et à ses diasporas. 

L’œuvre rappelle aux lecteurs que la traite négrière et le colonialisme ont marqué les cinq derniers siècles de l’histoire africaine et engendré une vaste communauté noire dispersée en Europe et dans le Nouveau Monde, une communauté qui reconnaît son origine africaine.

« Le panafricanisme n’est autre que cette théorie politico-culturelle visant la réunification de ce grand ensemble », écrit M. Gada  à l’avant garde de son œuvre. 

« L’Afrique noire doit unir » est le quatrième ouvrage du Docteur  Folly Gada Ekue. 

Togolais de nationalité, l’auteur depuis quelques années, s’occupe de l’Afrique comme journaliste, chercheur et enseignant. Il a été lauréat du prix Rotary pour l’intégration et le Multiculturalisme en 2012.

 




Le Togo bientôt d’un Etat unitaire à un Etat fédéral ?

Alors que le Togo traverse une instabilité politique depuis plus de  26 ans et peine à se trouver sa voie de sortie, le mouvement panafricain ALAGA pense avoir trouvé la panacée. Pour ce groupe d’action et de réflexion, le pays pour sortir de ses méandres politiques actuels a  besoin d’être refondé à travers le passage de l’actuel Etat unitaire à un « État Fédéral ».

L’État Fédéral que propose le mouvement ALAGA, va aboutir à une subdivision du Togo en quatre (4) régions ou grands Etats fédérés au cœur desquelles se trouvera une petite région charnière appelée capitale fédérale. 

Il implique inlassablement la dissolution des 101 partis politiques existants de nos jours. Car l’État Fédéral va offrir aux communautés, elles-mêmes, une autonomie constitutionnelle en matières politique, économique, sécuritaire et socioculturelle.

« L’État fédéral sera une réponse politique et administrative à la diversité anthropologique du territoire et à la donne sociologique que les ethnies ou communautés nationales, à cause de l’histoire singulière du Togo, ne sont pas encore prêtes pour un vivre ensemble harmonique », a expliqué Ekue Gada-Folly, Président du Mouvement.

Pour M. Ekue et les siens, point n’est besoin de se battre  bec et ongle pour l’alternance politique mais plutôt de lutter pour avoir le N.O.N. (Nouvel Ordre National)

Ce N.O.N. qui servira de tremplin à l’État fédéral est une période transitoire de 3 ans à l’issue de laquelle le peuple togolais aura à  s’exprimer à travers un référendum sur les grands principes de la Constitution Fédérale  qui ouvrira au pays les portes de la cinquième République. 

« Le passage à l’État Fédéral du Togo à travers le N.O.N. apparaît aujourd’hui comme la seule garantie contre d’éventuelles sécessions des populations opprimées par ce système de gestion particulariste du pouvoir d’Etat » a-t-il ajouté. 

Ces propositions, le Mouvement Panafricain ALAGA, qui est un groupe de réflexion, d’action et d’acteurs citoyens dit les avoir envoyées en début de ce mois décembre au Chef de l’Etat, à la Présidente du HCCRUN et aux Partenaires internationaux du Togo à travers des courriers.