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Nathalie Yamb-Kako Nubukpo: la polémique avant les états généraux

C’est le débat avant l’heure pour les états généraux de l’Eco annoncés sur Lomé du 26 au 28  mai prochains. Après la sortie de Nathalie Yamb qui accuse Kako Nubukpo, l’organisateur du forum d’être à la solde de la France, le comité d’organisation réagit. Ce dernier qualifie les propos de l’activiste de graves voire  diffamatoires  et reprécise l’initiative.

Nathalie Yamb, l’activiste d’origine camerounaise critique avec véhémence Prof Kako Nubukpo. Dans une vidéo de plus de 15 minutes diffusée sur les réseaux sociaux, elle estime que l’ancien ministre togolais est un agent infiltré qui roule pour la France.

« Je m’attendais à quelque chose de tordu surtout lorsque j’ai entendu Kako faire l’éloge de la comédie affligeante que le duo Ouattara-Macron a organisé à Abidjan en décembre 2019 en annonçant la pseudo mort du franc CFA et la naissance de l’Eco macronien. Un profane, quelqu’un qui ne connait rien aux questions monétaires aurait pu se laisser blaguer mais pas lui. J’ai définitivement compris alors que mes soupçons étaient fondés et que Kako Nubukpo avait rejoint la galaxie macronienne ». a-t-elle soulevé.

De même, Mme Yamb  dézingue les états généraux de l’Eco  parce que beaucoup d’économistes ou de banques anglaises ne sont pas conviés à l’évènement de Lomé.

Réagissant à cette sortie, le comité d’organisation se dit surpris et déçu de la déclaration de Mme Yamb.

L’objectif de ce colloque, explique-t-il  c’est de « représenter et rassembler au maximum toutes les opinions intellectuelles ».

« Nous profitons de cette occasion pour rappeler que loin des thèses complotistes, le débat actuel FCFA/ECO doit nous encourager à être les plus factuels et les plus pédagogues possibles. En ce sens, le colloque a un double objectif : premièrement réfléchir sur la transition vers l’ECO et l’urgence de développement de l’Afrique, deuxièmement, définir une feuille de route à soumettre aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO », souligne un communiqué de la FASEG de l’Université de Lomé.

Prof Nubukpo même dénonce des propos graves et diffamatoires contre sa personne et les hôtes du rendez-vous de Lomé.

Qu’à cela ne tienne les assises ont lieu du 26 au 28 mai prochains à Lomé. Elles sont axées sur le thème « quelle monnaie pour le développement de l’Afrique de l’ouest ».

Plusieurs autres panels suivront avec des thèmes diversifiés sur les contours de l’Eco et son opportunité pour les pays de l’Afrique de l’ouest.

Un thème évoquera les conditions économiques et politiques de la faisabilité de la monnaie de la CEDEAO. Un autre abordera « l’intégration monétaire régionale et souveraineté monétaire en Amérique du Sud et ses enseignements pour l’ECO ».

L’économiste togolais, Kako Nubukpo présentera à l’occasion le rapport « Du Franc CFA à l’Eco ».

Les intervenants parleront des mécanismes d’ajustement à mettre en place pour rendre soutenable le projet de zone monétaire de la CEDEAO. Ils aborderont également les possibilités de renégociation des liens entre la France et l’Afrique.




Togo: Décalage des dates des différents examens scolaires

Les dates des examens fixées pour le compte de l’année scolaire 2020-2021 connaissent depuis mardi une modification. La décision est prise par les 3 ministres en charge du secteur de l’éducation.

Les ministres des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, Dodzi Kokoroko, du ministre délégué en charge de l’enseignement technique et de l’artisanat, Kokou Hodin et ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Majeste Ihou Wateba ont décidé de décaler les dates des examens.

Le léger décalage des dates d’examens scolaire s’explique par le retard sur le programme pédagogique. Les 3 ministres ont alors pris un arrêté  interministériel pour fixer les nouvelles dates.

Ainsi, le certificat d’étude du premier degré (CEPD) se tiendra du 15 au 17 au lieu du 2 au 4 juin 2021.

Le BAC1 du 28 juin au 3 juillet et non du 7 au 12 juin. Le BEPC, du 12 au 16 juillet et non du 29 au 2 juillet et le BAC2, du 19 au 24 juillet au lieu du 12 au 16 juillet.

En ce qui concerne le Brevet de Technique Supérieure (BTS), les candidats composeront du 27 au 31 juillet au lieu du 5 au 10 juillet pour l’écrit et l’oral du 5 au 16 juillet au lieu du 21 juin au 3 juillet 2021.




Sécurité routière: la charte africaine pour réduire les accidents

La représentation nationale autorise l’Etat togolais a ratifié la Charte africaine sur la sécurité routière adoptée le 31 janvier 2016 à Addis-Abeba. La loi autorisant cette ratification a été votée à l’unanimité mardi. Désormais le pays dispose d’outil juridique qu’il faut pour améliorer la gestion des questions liées à la circulation routière au Togo et de réduire davantage les accidents mortels sur les routes.

La Charte africaine sur la sécurité routière comprend et 31 articles regroupés en 6 chapitres. Dans le préambule, le Togo tout comme les autres Etats parties expriment sa préoccupation face aux taux excessivement élevé des accidents et s’engage à prendre des mesures nécessaires y afférentes.

Le Chapitre 1 de la Charte est consacré aux dispositions générales, définit les termes et expressions alors que le chapitre 2 énonce les objectifs visés.

Le chapitre 3 contrait le Togo à mettre en place des stratégies pour une bonne gestion de la sécurité routière. Notamment la création d’agences chefs de file de la sécurité routière, le renforcement institutionnel de ces agences ainsi que la collaboration avec le secteur privé, la société civile, les ONG et les institutions universitaires.

Tandis que le chapitre 4 prône la sécurité renforcée, le chapitre 5 définit les modalités de financement, du suivi-évaluation et au règlement des différends pouvant découler de l’interprétation, de l’application ou de la mise en œuvre des dispositions de la charte.

Selon le ministre des transports routiers, ferroviaire et aérien en autorisant la ratification de cette  charte les députés ont  permis  au Togo de réduire substantiellement l’insécurité routière dont les conséquences sont de réels freins à la croissance économique et au développement.

« La charte africaine sur la sécurité routière vient allonger la série des conventions et codes relatifs aux transports routiers, aériens et ferroviaires, dont notre pays s’est doté ces dernières années en vue de renforcer son arsenal juridique pour faire du Togo un pays émergent dans le cadre de la feuille de route », a ajouté Atcha Affo-Dedji.

Pour la présidente de l’assemblée nationale, la route représente le moyen privilégié de transport des personnes et des biens au Togo. Le transport terrestre occupe une proportion considérable des déplacements.

« Les questions de sécurité routière revêtent au Togo un cachet singulier », a justifié Yawa Tsegan sur le vote de ladite loi.




UEMOA: Kako Nubukpo à la tête du département agriculture

Les nouveaux commissaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont pris fonction lundi. Parmi eux, Professeur Kako Nubukpo, représentant le Togo. L’ancien ministre de Faure Gnassingbé prend la tête du département de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement.

Pour entrer officiellement en fonction, les 8 nouveaux commissaires ont prêté serment devant la Cour de justice de l’UEMOA.

A l’occasion, l’avocat général  de la Cour, Kuami Gaméli Lodonou, a rappelé que la Commission est un organe de direction de l’Union, avec la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement et le Conseil des Ministres. Il a précisé que cette structure joue est garante de l’intérêt général communautaire et investie du rôle de moteur de l’intégration.

Le juge Lodonou a insisté sur le rôle central de la Commission dans le dispositif institutionnel de l’UEMOA.

« Politiquement indépendante des gouvernements nationaux, elle sert de trait d’union entre l’UEMOA, les Etats membres, les Etats tiers et autres Organisations internationales », a-t-il dit

Ainsi, il a précisé aux nouveaux commissaires que leur serment est une  adhésion aux valeurs de l’Union qu’ils doivent s’engager à toujours sauvegarder.

Voici la composition de la Commission

Président : Abdoulaye DIOP

Département des Services Administratifs et Financiers : Lassine BOUARE

Département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement : Kako NUBUKPO

Département de l’Aménagement du Territoire Communautaire et des Transports : Jonas GBIAN

Département du Développement Humain : Mamadù Serifo JAQUITE

Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Energie et de l’Economie Numérique : Paul Koffi KOFFI

Département du Marché Régional et de la Coopération : Filiga Michel SAWADOGO

Département des Politiques Economiques et de la Fiscalité Intérieure : Mahamadou GADO




Bénin, Kpodzro, Agbeyome, Oré: Gilbert Bawara se prononce

Le gouvernement togolais n’a rien à voir dans la situation que traverse actuellement Mgr Philippe Fanoko Kpodzro. Gilbert Bawara, ministre togolais en charge de la fonction publique a tenu à le préciser mardi. M. Bawara égratigne Djimon oré qui est victime, selon lui, de ses propos tenus. Quant à Agbeyome Kodjo, il estime qu’il cherche à retrouver ses filiations. Gilbert Bawara s’est aussi prononcé sur les relations entre le Togo et le Bénin.

Il y a quelques semaines, des dirigeants béninois ont fait état d’un projet déstabilisation du Bénin par des opposants au régime de Patrice Talon. Ces derniers seraient soutenus par des pays voisin. Plusieurs avaient pointé une insinuation faite au sujet du Togo, pour le fait que Rekya Madougou, arrêtée et détenue dans cette affaire, travaillait dans le cabinet du président togolais, Faure Gnassingbé.

Interrogé sur le sujet, Gilbert Bawara refuse tout commentaire sur l’accusation. Toutefois, le ministre togolais de la fonction a fait remarquer que les relations de bon voisinage et le brassage entre les peuples des deux pays continuent d’être une réalité. Il relève un bouillonnement de Togolais et de Béninois à la frontière entre le Togo et le Bénin, tant le matin qu’à minuit.

« C’est le plus important. Nous sommes des pays voisins et frères, nous sommes condamnés à travailler ensemble pour maintenir et consolider la paix à l’intérieur de nos Etats et dans la sous-région », a-t-il dit.

Pour M. Bawara, les pays sont confrontés à des défis communs en matière de développement économique et social. C’est ce qui doit, a-t-il souligné, mobiliser les peuples et les dirigeants.

Au sujet de l’actualité politique interne, le ministre togolais de la fonction publique reste imperturbable. Gilbert Bawara ne trouve aucune situation atténuante à la situation que traverse depuis le 29 avril dernier Djimon Oré. L’ancien ministre, à la tête du Front des patriotes pour la démocratie (FPD) avait tenu des propos très durs sur 2 médias, alors qu’il esquissait le bilan des 61 ans d’indépendance du Togo.

« Il n’y a pas de droit et de liberté sans limite. Si on tient des propos qui sont en infraction avec les lois, on doit répondre devant la justice. On induit la population en erreur en estimant que la liberté d’opinion et d’expression seraient des libertés sans borne et sans limite », a-t-il martelé.

Aucune responsabilité du gouvernement togolais

Gilbert Bawara s’est également prononcé sur l’exfiltration de Mgr Kpodzro. Le ministre de la fonction publique a tenu à préciser que le gouvernement n’a rien à voir dans la situation que traverse le prélat. L’ancien fonctionnaire des Nations unies pense d’ailleurs qu’il convient de parler de réinstallation et non d’exfiltration dans le cas Mgr Kpodzro.

« Pour faire l’objet d’une réinstallation dans un autre pays, il n’y a que 2 possibilités : soit on a été admis dans un autre pays comme demandeur ou même qu’on a bénéficié du statut de réfugié dans un pays. On est astreint à un certain nombre de règles en termes de comportements et de déclarations. Si ces règles ne sont pas respectées, il est possible que le pays d’accueil manifeste sa désapprobation », a-t-il expliqué.

Ce proche collaborateur de Faure Gnassingbé soutient par ailleurs que les personnes concernées auraient pu faire « la requête de réinstallation dans un autre pays ».

« Il n’y a que les 2 possibilités qui peuvent se produire, aucune autre hypothèse n’est possible », a-t-il insisté ajoutant que ni les autorités ghanéennes, ni les responsables du HCR n’ont jamais utilisé le mot exfiltration.

Au surplus, Gilbert Bawara note que si le gouvernement avait cherché à inquiéter l’archevêque émérite de Lomé, cela aurait été fait en avril 2020. Au plus fort de la crise électorale qui a suivi l’élection présidentielle, remportée haut les mains par Faure Gnassingbé, selon les résultats officiels.

Dans la même veine, le ministre de la fonction publique, s’est aussi prononcé sur la situation d’Agbéyomé Kodjo. M. Bawara raille le candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) à la présidentielle du 22 février 2020. Pour lui, l’ancien Premier ministre de Gnassingbé Eyadèma « voue un attachement au maïs », l’emblème du parti unique le Rassemblement du peuple togolais (RPT). M. Kodjo a été un influent responsable de ce parti politique dissout en 2012 par Faure Gnassingbé pour fonder l’Union pour la République (UNIR).

« S’il est dans un champ de maïs, ça signifie qu’il s’était senti à l’aise lorsqu’il était au RPT et qu’il cherche à retrouver ses filiations », a ironisé Gilbert Bawara.




Togo: Dussey opérationnalise le Guichet Diaspora

Le Guichet Diaspora et du programme d’actions pour le renforcement des contributions de la diaspora togolaise au Plan Togo 2025 a été lancé lundi à Lomé par Prof Robert Dussey. A l’occasion, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur a expliqué que le guichet est chargé d’inciter l’épargne des Togolais de l’Extérieur aux fins d’investissement au Togo. Il devra également favoriser l’émergence de groupes d’investisseurs au sein de la communauté togolaise de l’étranger, de mobiliser des investisseurs et autres partenaires internationaux.

Le Guichet Diaspora est l’organe technique d’appui du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur. Il élabore des mesures et des stratégies en vue d’inciter et d’encourager les togolais résidant à l’étranger à réaliser des projets au Togo. Sa mission est d’attirer des investissements vers notre pays et ainsi participer au développement économique, social et culturel du Togo et promouvoir son rayonnement dans le monde.

Sa mise en place vise à mettre à la disposition des Togolais de l’Extérieur, une plateforme flexible et inclusive capable de répondre aux demandes et attentes des Togolais de l’Extérieur porteurs de projets. Il devra en outre accompagner la mise en œuvre du programme d’actions pour le renforcement des contributions de la diaspora togolaise au Plan Togo 2025.

« Il est important de veiller à une implication plus adéquate des Togolais de l’Extérieur dans le processus du développement comme le préconise la vision qui sous-tend la Feuille de Route du gouvernement en faveur de la diaspora togolaise présentée le 1er avril 2019 », a déclaré Robert Dussey.

‘Le patriotisme des togolais de l’extérieur’

Le chef de la diplomatie togolais n’a pas manqué de relever l’évolution des transferts financiers de la diaspora, représentant près de 8% du PIB et estimés à 451 Millions de dollars US en 2018, 458 Millions de dollars US en 2019 et 441 Millions de dollars US en 2020.

Le ministre Dussey en appelle donc au sens patriotique des Togolais de l’Extérieur afin de relever le défi de leur participation plus active au développement du pays.

Selon le plan d’actions, le Guichet Diaspora est tenu d’assurer courant cette année 2021, le recensement des Togolais de l’Extérieur et le répertoire des entrepreneurs et des investisseurs issus de la diaspora.

En 2022 et 2023, il s’agira de mettre en œuvre divers projets. Il s’agit notamment de la plateforme de placement des Togolais de l’Extérieur dans les structures publiques nationales et internationales et dans les multinationales, les outils de suivi des contributions et de facilitation des projets et des investissements de la diaspora au Togo à savoir l’Observatoire de la Diaspora Togolaise, le Guide des facilitations aux projets des Togolais de l’Extérieur au service du développement, le Guide des Dispositifs d’appui et d’accès aux financements. Le guichet devra mettre au point un Incubateur dédié à la diaspora togolaise, une plateforme d’appui aux partenariats portés par la diaspora togolaise dans le cadre de la coopération décentralisée avec les communes togolaises et d’autres programmes internationaux ainsi que la préparation de la création du Fonds d’Investissement des Togolais de l’Extérieur (FITEX).

Notons qu’en 2019, le gouvernement avait lancé sa feuille de route pour les Togolais de l’extérieur. Le pays a également organisé l’élection des 77 Délégués pays suivie de l’installation officielle du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur. Des nouvelles dispositions du code électorale permettent à ce jour le vote de la diaspora qui a été une revendication phare des togolais de l’extérieur.




La CNSS multiplie les formations contre les risques professionnels

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a bouclé vendredi la 4è session de son programme de formation sur des risques professionnels au profit des acteurs d’entreprises dont la Covid-19. La session qui a duré 4 jours a connu la participation d’une trentaine de travailleurs avec différents profils. Il était question de l’amélioration du bien-être de l’ensemble des acteurs des entreprises.

Les participants sont des personnes impliquées dans la gestion des ressources humaines, sécurité-santé au sein des entreprises. La formation visait à renforcer les capacités de ces acteurs, les amener à prendre en compte les questions de santé au travail.

Le but est de permettre la mise en place en interne des dispositifs à savoir le comité de sécurité santé au travail qui pourra animer la gestion des questions liées à la sécurité santé au travail. Il a également été question de leur apporter des pistes pour pouvoir mettre en place un document unique d’évaluation des risques. Aussi des clés pour animer des systèmes de sécurité santé au travail dans les lieux de travail.

Une fois dans leurs structures, les participants devront partager avec leurs employeurs et le reste du personnel tout ce qu’ils ont acquis. Pour pouvoir mettre en place le comité de sécurité santé au travail, ou le redynamiser s’il y en a déjà. Ils devront faire l’évaluation et la cartographie des risques, et faire des recommandations pour parvenir au document unique.

C’est au nom de la Directrice générale de la CNSS, le directeur des prestations techniques a remercié le Bureau International de Travail, partenaire technique ainsi que les autres acteurs concernés. Il a également exhorté les participants à jouer pleinement leurs rôles de façon professionnelle.

A l’issue de la rencontre les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à l’endroit des organisateurs.

Présent à cette activité, Essodina Mabafeï Abalo, point focal du BIT au Togo a salué l’engagement des entreprises.

« C’est un début de sensibilisation  et d’engagement du fait qu’elles ont voulu libérer les équipes pour qu’elles prennent part à cette cession de formation. Du côté de la CNSS, le cheminement sera poursuivi dans le cadre des rapports de travail avec les entreprises afin d’atteindre les objectifs escomptés », a-t-il souligné.

A la fin des activités, les participants ont reçu chacun une attestation de fin de formation.

Il faut rappeler que le 30 avril dernier la journée africaine de la prévention des risques professionnels a été célébrée. Une initiative de l’Inter Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (IAPRP). La CNSS, membre de l’institution compte mener des activités qui pourront apporter de la valeur ajoutée à toutes les entreprises.




Togo: le G5 évoque le cas de Mgr Kpodzro avec la DMK

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson confirme l’exfiltration de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et son assistant  Marc Mondji  d’Accra à Stockholm. Le Haut-commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) s’est chargé des démarches. La Coordinatrice de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) détaille que le sujet a même fait objet de discussion entre une délégation de la DMK et le G5.

Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et son assistant ont été exfiltrés d’Accra dans la nuit du mercredi 28 avril 2021 en Suède par l’UNHCR  pour des raisons sécuritaires.

Des informations émanant de la DMK indiquent que cette exfiltration a été faite suite à la lettre ouverte du 21 avril dernier de Mgr Kpodzro à Emmanuel Macron. Là-bas, on évoque un projet « d’élimination physique » du prélat et son assistant. De même que Agbéyomé Kodjo, candidat malheureux à la présidentielle du 22 février 2020. 

Ce qui aurait justifié cette exfiltration conformément aux principes qui régissent le fonctionnement de l’UNHCR.

A la suite de cet évènement, on apprend qu’une rencontre s’est tenue entre une délégation de la DMK  et le G5 (groupe des cinq ambassadeurs: France, Allemagne, USA, UE, Système des Nations Unies). C’était le 04 mai 2021 dernier.

En attendant les discussions directes avec l’archevêque émérite de Lomé lui- même et Agbéyomé Kodjo, la délégation de la DMK affirme qu’il lui a été demandé au cours de la réunion de faire une proposition de sortie de crise. 

Des informations confirmées vendredi par Brigitte Adjamagbo-Johnson. Selon la leader de la CDPA, la DMK a constaté que c’est au lendemain du courrier de Mgr Kpodzro au président français que l’exfiltration a eu lieu.

Au sujet de la rencontre avec le G5, elle assure que les discussions sont allées même au-delà de l’inquiétante situation sécuritaire de l’ancien président de la Conférence nationale souveraine.

« Nous avons rencontré le Groupe des 5 à sa demande. Notre pays est en crise, les discussions ont porté sur la situation qui prévaut, le dialogue en cours, la lettre de Mgr Kpodzro au président français. La DMK devrait faire des propositions de sortie de crise », a déclaré Mme Adjamagbo-Johnson sur une radio de la place.




Djimon Ore: ‘la soupe est amère’

Cela fait plus d’une semaine que Djimon ore croupit dans les geôles de la gendarmerie togolaise. L’ancien ministre de la communication a été arrêté après s’être prononcé sur le bilan des 61 ans d’indépendance du Togo. En milieu de semaine, des acteurs politiques lui ont rendu visite. L’opposant leur a confié qu’il traverse des moments difficiles.

Intervenant dans deux émissions consacrées au potentiel bilan des 61 ans d’indépendance du Togo, Djimon Ore n’a pas pris les gants pour peindre un tableau noir. L’ancien ministre, à la tête du Front des patriotes pour la démocratie (FPD), continue de croire que la solution politique convenable pour le Togo est une transition sérieuse devant permettre d’opérer des réformes audacieuses pour (re)mettre le pays sur les rails.

Mais ses propos ont été qualifiés « d’outrage envers les représentants de l’autorité publique », et qui seraient de nature à créer des « troubles aggravés à l’ordre public ».

Echangeant mercredi dernier avec la délégation de l’opposition qui s’est rendue au Service centrale des recherches et investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie, Djimon Oré a avoué qu’il traverse de moments difficiles. Mais l’opposant assure s’être préparé pour cette épreuve.

« La soupe est amère. Mais en tant que responsable politique, je me suis préparé à cela », a-t-il déclaré à ses collègues de l’opposition.

Toutefois, le président du FPD s’inquiète du bien-être de sa famille notamment ses enfants et sa femme qui sont actuellement traumatisés par les évènements.

« Ce qui est dommage c’est le traumatisme que les conditions de mon interpellation pourraient causer à mes enfants et à leur mère.», relate Gnimdewa Atakpama, membre de la délégation.

Depuis l’arrestation de l’ancien ministre de la communication, les condamnations fusent de partout. La Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le Front des démocrates pour la République (FDR), le parti Les Démocrates, l’Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI), le Parti des Togolais, le Réseau de la coordination de la diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et le Collectif pour la vérité des urnes Togo-Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA) ont réclamé sa libération.

Notons que Djimon oré a été présenté mardi dernier au procureur de la République. Il a été entendu sur les griefs retenus contre lui. Il continue d’être détenu au SCRIC.




ESTBA: Dodzi Kokoroko autorise le Master de recherche BMC

Le master de recherche Biotechnologie microbienne et cellulaire (BMC) à l’Ecole supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA) se tiendra finalement. Ainsi en a décidé jeudi le Président de l’Université de Lomé, Prof Dodzi Kokoroko dans une note de service. Mais l’inscription des étudiants sélectionnés est soumise à conditions.

Dans une lettre adressée le 6 avril dernier à la direction de l’ESTBA, Dr Kafui Kpegba, la 2e vice-présidente de l’Université de Lomé avait indiqué que cette école ne pouvait pas abriter un master de recherche en son sein. Dr Kpegba se basait sur l’article 6 de l’arrêté n°060/UL/P/SG/2018 portant création et administration des licences à l’Université de Lomé.

Une situation qui a suscité une vive inquiétude au sein des étudiants qui ont postulé à ce master. En effet, un appel à candidature avait été lancé pour master de recherche Biotechnologie microbienne et cellulaire (BMC). Sur un total d’environ 500 candidats, 27 ont été retenus. Chacun des postulants a eu à payer un montant de 15.000F au titre de frais d’étude de dossier.

Pour corriger la situation, le Président de l’Université de Lomé autorise la reprise du processus pour permettre aux étudiants de finaliser leur inscription pour le début de la formation.

Prof Kokoroko indique que la spécificité Recherche du Master « Biotechnologie microbienne et cellulaire » ne saurait être remise en cause.

Evoquant le recrutement de façon plus précise, Dodzi Kokoroko note que les candidats sélectionnés sur la base de la Licence professionnelle délivrée par l’ESTBA doivent, sous la supervision de la DAAS, suivre des Unités d’enseignement de mise à niveau non créditées définies en accord avec la Commission LMD de l’Université de Lomé.

« Ce n’est qu’à ce prix que j’autorise de manière exceptionnelle l’inscription des candidats sélectionnés cette année pour la période 2020-2022 », précise Prof Kokoroko.

Le président de l’Université de Lomé demande également de commencer très vite les travaux de définition des passerelles entre les parcours de l’Université de Lomé de façon à faciliter la lisibilité de la reconnaissance de l’excellence interne, surtout en ce qui concerne les parcours professionnels.