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Politique, presse, torture, femme: à Genève, ce qui est recommandé au Togo

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Le gouvernement togolais a présenté lundi la situation des droits de l’homme devant le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève. C’était lors de la 40e session de l’Examen périodique universel (EPU). A l’issue de la présentation faite par le ministre Christian Trimua, les 89 pays présents ont formulé plusieurs recommandations au Togo. Celles déjà disponibles touchent aux questions de la liberté de la presse, de la liberté d’expression, de la politique et des prisonniers politiques, de la justice, de la torture ou encore de la femme.

A l’issue de la présentation du rapport du Togo au sujet de la mise en œuvre des 167 recommandations acceptées à la session de 2016, les efforts du pays ont été salués au sujet des réformes faites pour l’amélioration des droits de l’homme.

Mais dans plusieurs domaines, le pays de Faure Gnassingbé doit encore remettre l’ouvrage sur le métier selon les pays présents qui ont formulé plusieurs recommandations. Certaines sont déjà disponibles en attendant la consolidation entre mercredi et vendredi prochains.

Ainsi, est-il recommandé au Togo de « garantir le droit de réunion pacifique », de « modifier les lois qui limitent ce droit ». On peut naturellement penser aux dispositions introduites à la loi sur les manifestations et les réunions publiques qui limitent ces activités depuis un temps dans le pays.

Les 89 Etats présents à Genève ont souhaité que le Togo prenne des mesures pour « garantir à ses forces de l’ordre une formation sur le respect des droits de l’homme », pour « promouvoir un environnement sûr pour la société civile ».

Il est aussi recommander au Togo de « revoir sa législation pour garantir le droit à la liberté d’expression et de la presse », de « faciliter le travail des journalistes et bloggeurs », de « prendre des mesures pour assurer la liberté de conscience et de religion ».

Dernièrement, certaines dispositions introduites dans le Code de la presse et de la communication ainsi que dans la loi organique de la HAAC favorisent l’emprisonnement des journalistes. Des organisations de la presse ont appelé à leur révision. Le débat est encore dans le domaine public.

Le pays est invité à « enquêter sur les allégations d’arrestations arbitraires et violentes », de « libérer toutes les personnes détenues pour avoir exprimé leur droit à la liberté d’expression ». De même, le Togo est invité à « respecter les droits des prisonniers politiques », à « améliorer les conditions de détention carcérale ».

Sur la question de la torture, il est recommandé au Togo « d’assurer l’interdiction de la pratique de la torture », de « fournir des réparations aux victimes de torture ».

Par ailleurs, le pays est tenu de « garantir un Etat de droit, notamment par l’indépendance de sa justice », « d’assurer l’indépendance de la Commission nationale des droits de l’homme et faire en sorte qu’elle reçoive un financement adéquat », de « ratifier le Statut de Rome ».

A Genève, les femmes ne sont pas du reste

Sur la question de la femme, il est demandé au Togo de « poursuivre la lutte contre les violences faites aux femmes », de « signer et ratifier le protocole facultatif se rapportant à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (#CEDAW) », de « renforcer les mesures pour atteindre l’égalité des sexes ». Le pays devra aussi « accroître les efforts de lutte contre le mariage forcé », « améliorer la protection législative des femmes », éradiquer les mutilations génitales féminines », « garantir un accès universel au droit à l’avortement et à la santé reproductive ».

Les pays auteurs des recommandations souhaitent voir le Togo « accroitre ses efforts en matière d’éducation sexuelle », « poursuivre l’amélioration de la qualité et de l’accès à l’éducation », « réduire les disparités entre filles et garçons dans l’enseignement » et « continuer à lutter contre le travail et la traite des enfants ».

Il a été également recommandé au Togo de « dépénaliser l’homosexualité », de « lutter contre les discriminations faites aux personnes en raison de leur orientation sexuelle ». Ces recommandations ont été déjà rejetées par le gouvernement togolais lors des précédentes sessions.

Dans les autres recommandations il est demandé au Togo : d’établir un système efficace de santé publique pour garantir des soins préventifs ; de sensibiliser à l’importance de l’enregistrement des naissances ; de  continuer à mettre en œuvre des mesures de réduction de la pauvreté. Le gouvernement est aussi invité à : « favoriser l’emploi des jeunes », « étendre le champ d’inspection du travail au domicile privé », « prendre des mesures pour lutter contre la corruption ».

La totalité des recommandations sera disponible d’ici au plus tard vendredi prochain, selon les informations.




Droits de l’homme: Trimua présente le panorama devant les Nations Unies

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Le Togo est passé lundi à Genève (Suisse) devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies au titre du 3e cycle de l’Examen Périodique universel (EPU). A l’occasion, la délégation conduite par le ministre des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté et des Relations avec les Institutions de la République, Dr Christian Trimua a présenté la situation des droits de l’homme du pays. Ce passage a suscité un intérêt de la part des Etats membres, notamment à travers un dialogue interactif au cours duquel le Togo a été félicité pour ses efforts exprimés à respecter la démocratie.

Dans sa présentation Christian Trimua a listé les avancées enregistré ces dernières années en matière des droits de l’homme. Il a évoqué des thématiques transversales, relatives aux conditions de détention et de la torture en milieu carcéral, aux droits des détenus, au droit de la femme et à celui de l’enfant.

Les discussions ont porté aussi sur l’apatridie, le droit à la nationalité, la protection des défenseurs des droits de l’homme, la liberté d’association et de réunion, la liberté d’expression et d’opinion.

De même que la ratification du statut de Rome, l’orientation sexuelle, l’indépendance du mécanisme national de prévention contre la torture, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), le droit à la santé, à l’éducation ainsi que la lutte contre la pauvreté.

Il était également question de la ratification des instruments internationaux comme la convention sur les droits des migrants, et tout ce qui a été mis en œuvre en vue d’assurer l’éducation pour tous (assurance scolaire).

A l’issue de la présentation de la délégation togolaise, les Etats participants à l’examen ont salué plusieurs avancées au niveau du pays.

Efforts en matière de Droits de l’homme

Il s’agit de l’adoption d’une politique dédiée au bien-être des enfants, des progrès réalisés en matière de gouvernance démocratique, de la réduction de l’apatridie dans le pays, des efforts menés en faveur des droits des femmes, notamment en matière d’autonomisation de participation à la vie politique, notamment aux élections, d’amélioration de l’accès à l’éducation, de lutte contre la traite des enfants. Ils saluent aussi la ratification de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, de la Convention relative au statut des apatrides de 1954.

Les efforts du Togo en matière de décentralisation et d’harmonisation des lois ; de protection sociale et de santé ; de lutte contre la propagation de la Covid-19 via des mesures de dépistage et de vaccination ; ainsi que les efforts pour réduire la pauvreté et l’impact de la Covid-19 ; nouer un dialogue avec les partis politiques d’opposition ; et réformer le code électoral sont appréciés.

Par ailleurs, des recommandations ont été reformulées par les autres nations vis-à-vis du Togo. Le pays de Faure Gnassingbé a été invité à faire plus en matière de la lutte contre la violence domestique, à agir pour plus de liberté, à dépénaliser les rapports sexuels entre des personnes de même sexe. Les autres participants pensent aussi que le Togo doit continuer à protéger les défenseurs des droits de l’homme.

Le Groupe de travail sur l’EPU adoptera les recommandations faites au Togo mercredi prochain. L’État examiné pourra alors indiquer sa position sur les recommandations reçues lors de l’examen.

L’Examen Périodique Universel (EPU) est un mécanisme unique du Conseil des droits de l’homme ayant pour but d’améliorer la situation des droits de l’homme dans chacun des 193 États membres des Nations Unies.

Notons que le ministre togolais en charge des droits de l’homme était à la tête d’une importante délégation qui comprenait notamment le ministre de la communication et des médias, Prof Akodah Ayewouadan.




Droits de l’homme: Nouvel examen du Togo à Genève

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Une délégation togolaise est attendue lundi prochain à Genève pour une réunion de l’examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH). Elle sera dirigée par Dr Christian Eninam Trimua, ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la république. Il sera examiné à l’occasion, la situation des droits de l’homme du pays pour la 3e fois. La rencontre sera retransmise en direct via le webcast.

L’Erythrée, les Emirats arabes unis et l’Ukraine sont les trois États faisant partie du groupe de rapporteurs (troika) pour l’examen du Togo. L’examen se fera sur la base de 3 documents. Notamment le rapport national informations soumises par l’État examiné. Il passera également une compilation d’informations provenant de rapports d’experts des droits de l’homme, plus connus sous le nom de Procédures spéciales, d’organes créés par des traités internationaux relatif aux droits de l’homme et d’autres organismes des Nations Unies. Et aussi les informations provenant d’autres parties prenantes, y compris les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations régionales et la société civile.

La liste des orateurs et les déclarations orales qui seront faites pendant l’examen du Togo seront publiées sur l’Extranet de l’EPU.

Examen de la situation des droits de l’homme

Le Groupe de travail sur l’EPU adoptera les recommandations faites au Togo le 28 janvier. L’État examiné pourra alors indiquer sa position sur les recommandations reçues lors de l’examen. La 40e session de l’EPU devait initialement se tenir en novembre 2021, mais a été reportée en raison des mesures liées à la COVID-19

L’EPU est un mécanisme unique qui permet d’examiner périodiquement la situation des droits de l’homme dans les 193 États membres des Nations Unies. Depuis la première session de l’EPU en avril 2008, tous les 193 États membres ont été examinés à deux reprises dans le cadre du premier et second cycle de l’EPU.

Au cours du troisième cycle de l’EPU, les États auront à nouveau l’occasion d’énoncer les mesures qu’ils ont prises pour mettre en œuvre les recommandations faites au cours des examens précédents auxquelles ils se sont engagés à donner suite, ainsi que la mise en évidence l’évolution récente des droits de l’homme dans le pays.

Notons que le Togo sera l’un des 12 Etats à être examiné par le mécanisme de l’EPU au cours de sa session qui se tiendra du 24 janvier au 3 février. Cette session marque la fin du troisième cycle de l’EPU.

Les débats seront retransmis en direct via le webcast : http://webtv.un.org/




Droits humains: LTDH et des journalistes interpellent le gouvernement

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Des rapports d’organisations de la société civile et de défense des droits humains pointent du doigt un recul en matière de promotion des libertés d’expressions et de manifestations au Togo. L’emprisonnement des journalistes, la suspension ou la fermeture des organes de presse et l’interdiction régulière des manifestations publiques sont les preuves qu’avancent ces rapports. Préoccupée, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a réuni des journalistes du 16 au 17 décembre à Kpalimé. Les échanges sont sanctionnés par une Déclaration dite de Kpalimé.

Les auteurs de la déclaration de Kpalimé ont dénoncé l’interpellation des journalistes. Le document déplore une grave régression de la liberté de presse caractérisée par l’incarcération des journalistes et la fermeture ou suspension des organes de presse par les autorités.

La déclaration de Kpalimé révèle qu’il arrive même que dans l’exercice de son métier, le journaliste subit des agressions des forces de l’ordre qui l’arrêtent arbitrairement ou saisissent ses outils de travail.

Face à ce tableau, la trentaine de professionnel de médias ayant participé à l’atelier de « renforcement des capacités sur la promotion des libertés d’expression et de manifestations en vue de l’instauration d’une véritable base démocratique au Togo » ont dénoncé les entraves tous azimuts à la liberté de presse, les agressions dont les journalistes, les défenseurs des droits de l’Homme et les activistes de la société civile sont victimes.

Droits humains des journalistes

Pour les signataires de la déclaration de Kpalimé, le nouveau code de la presse modifié ne garantit pas totalement le droit d’expression aux journalistes togolais. Une relecture s’impose.

« Nous exigeons la révision ou la relecture du Code de la presse, notamment les articles 3 alinéa 2, 5 (relatif à la presse en ligne) et 156 pour la dépénalisation des nouveaux supports médiatiques par les professionnels des médias », demandent les journalistes.

Dans la même logique, ils exigent la mise en liberté sans conditions des journalistes emprisonnés, Ferdinand AYITE et Joël EGAH

Parallèlement procéder à la suppression de toutes les dispositions liberticides du Code de la presse.

Par ailleurs, ces journalistes exhortent les autorités politiques à opter pour le droit de réponse et à procéder à la libération sans conditions de tous les prisonniers d’opinion.

Notons que l’atelier de la LTDH s’inscrit dans le cadre de son projet intitulé « Projet de promotion des libertés d’expressions et de manifestations en vue de l’instauration d’une véritable base démocratique au Togo ».




CACIT dans une Approche Basée sur les Droits de l’Homme

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Le Collectif des Associations Contre l’impunité au Togo (CACIT) a démarré mercredi à Lomé un atelier pour 3 jours à l’endroit des acteurs de la société civile et des médias. Il est question de renforcer les capacités de ces derniers sur l’Approche Basée sur les Droits de l’Homme (ABDH). L’initiative s’inscrit dans le cadre de la 2e phase du projet « Initiative pour le Contrôle Citoyen de l’Action Publique (CCAP) ».

Le programme est organisé en collaboration avec le ministère des droits de l’Homme et des relations avec les institutions, et est appuyée financièrement par National Endowment for Democracy (NED). 

Les 3 jours d’activité initiées seront consacrés au renforcement des compétences des acteurs de la société civile et des médias sur l’Approche Basée sur les Droits de l’Hommes (ABDH) et de la promotion de cette approche. Ce qui va aboutir à sa prise en compte dans l’élaboration et le suivi des politiques et programmes de développement.

« L’évaluation de l’action des pouvoirs publics doit se faire sur la base des indicateurs. A ce propos, les participants auront, ensemble avec le consultant, à définir les indicateurs qui serviront à suivre la mise en œuvre de l’approche dans les ministères sur la base des 6 domaines retenus à savoir l’équité, égalité, genre et autonomisation de la femme.  L’éducation et la formation professionnelle, la santé et l’amélioration du cadre de vie, le développement local, la protection sociale et civile, la justice équitable et les droits humains aussi en font partie », a indiqué Ghislain Nyaku, Directeur exécutif du CACIT.

Plusieurs communications meublent la rencontre et sont assurées par un consultant recruté à cet effet. Il est prévu également des exercices de simulations, des cas pratiques et des séances d’échanges et débats privilégiés afin de permettre à ces acteurs de s’imprégner à suffisance de la matière.

Une partie de la formation sera consacré au CCAP, à la redevabilité et l’implication de l’ABDH dans ce dernier.

Yao Djokoto, Directeur de la promotion des droits de l’homme, pense que cette rencontre reste une  initiative louable.

Rappelons que le gouvernement togolais a initié plusieurs programmes de développement avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment la Stratégie de Croissance Accélérée de lutte contre la Pauvreté et la promotion de l’Emploi (SCAPE 2013-2017), et le Programme National de Développement (PND) qui s’inscrit dans les Objectifs de Développement Durable.

Cependant, il faut relever que la préoccupation sur le respect des droits de l’homme reste toujours d’actualité dans la mesure où les droits de l’homme ne sont pas pris en compte dans la plupart des programmes et politiques de développement.




Droits de l’homme: CACIT prime 10 acteurs de 2021

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La 6e Nuit des Droits de l’Homme (NDH) s’est tenue vendredi dernier. Elle a permis au Collectif des Associations contre l’impunité au Togo (CACIT) de récompenser  les acteurs ayant mené des activités de promotion et de protection dans le domaine des droits Économiques et Sociaux Culturels (DESC). L’objectif est d’encourager leur engagement pour les droits de l’Homme.

La Nuit des droits de l’homme est organisée en collaboration avec le ministère des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté, des relations avec les institutions de la République. Elle est appuyée financièrement par Pain Pour Le Monde, l’Union Européenne, le PNUD et ADRA.

Les promoteurs de cet évènement entendent plaider et sensibiliser pour la défense des Droits de l’Homme en vue du renforcement de l’Etat de droit, la cohésion et la paix sociale au Togo.

Cette soirée est organisée annuellement depuis 2015 par le CACIT dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme.

Le thème de l’édition 2021 est axé sur : « Engageons – nous en faveur des DESC pour le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie au Togo ».

« Le choix de ce thème se justifie par le fait que dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire, la précarité de la vie s’est encore plus accentuée du fait de certaines mesures prises par les gouvernements à travers le monde, y compris le Togo », a expliqué Me Claude Kokou Amegan, président du CACIT.

La soirée a réuni des acteurs étatiques, de la société civile, des universitaires et des partenaires techniques et financiers du Togo.

Au total, 10 prix ont été décernés dans 9 catégories différentes. Plusieurs autres prix de reconnaissance ont été aussi décernés.

Au-delà des prix décernés par catégorie, des reconnaissances ont été attribuées à des acteurs qui ont été reconnus pour la promotion et la protection des DESC dans le contexte de Covid -19.

Des reconnaissances ont été également décernées à 3 coopératives suivies par le CACIT, dans la région maritime, dans le cadre du projet SERILO, avec l’appui financier d’ADRA pour leur implication dans la promotion des droits de l’Homme dans leurs communautés.

Abdou-Gafarou Akpaou, représentant le ministre en charge des droits de l’homme, a encouragé le CACIT et ses partenaires pour la réalisation d’un tel projet. Le directeur de la législation et de la protection des droits de l’Homme a également félicité les gagnants et salue leur engagement, courage et détermination.

Les acteurs primés par CACIT

  • Catégorie Droit à un travail décent: Fédération des Travailleurs du Bois et de la Construction du Togo (FTBC)
  • Catégorie Droit à la participation à la vie culturelle: Gbadas Production
  • Catégorie Droit d’accès à l’eau potable : DJAKPERE Paguindame Gilbert
  • Catégorie Droit à la santé : ONG Association Nationale des personnes atteintes d’Albinisme au Togo (ANAT)
  • Catégorie Droit à l’alimentation: Association Togolaise pour le Parrainage et I’Assistance aux Déshérités (ATPOAD).
  • Catégorie Droit à l’éducation : Club le littéraire
  • Catégorie Médias engagés dans la promotion des DESC: Deux lauréats à savoir Africa Rendez-vous pour la sous-catégorie presse en ligne et Radio web DJENA pour la sous-catégorie radio.
  • Catégorie Responsabilité Sociétale des Entreprises : Nouvelles Alternatives pour le Développement Durable en Afrique (NADDAF)
  • Catégorie Femme défenseurs des droits humains (catégorie spéciale UE): Elsa M’Bena BA.



Togo: les députés formés sur l’Examen périodique universel

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Début 2022, le Togo présentera son rapport sur les droits de l’homme devant les Nations Unies pour le compte du 3e cycle de l’Examen périodique universel (EPU). Samedi, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en collaboration avec les ONG UPR INFO et CACIT a formé les députés au sujet de ce mécanisme.

Les parlementaires togolais sont les principaux artisans du contrôle de la mise en œuvre des recommandations issues des sessions de l’EPU. Le séminaire du jour a été l’occasion de renforcer leurs capacités sur les mécanismes de l’EPU.

Cet exercice a pour objectif de permettre aux députés de mieux maitriser les mécanismes de fonctionnement et les étapes clés du processus de l’EPU et les bonnes pratiques pour assumer à bon escient leur rôle régalien : celui du contrôle de la mise en place effective des cadres juridiques ou autorisation de ratification, l’étude des rapports et les auditions. Il a été également question de l’interaction du parlement avec les institutions de la République notamment la CNDH.

« L’EPU, même s’il est un mécanisme des Nations Unies, il est aussi et surtout un processus national au sein duquel toutes les parties prenantes dont le parlement, doivent participer », a précisé Yaovi Sronvie, Président par intérim de la CNDH

Rôle des députés togolais

Kossi Hounakey, le Vice-président de la commission permanente des Droits de l’Homme du Parlement a réitéré la disponibilité de la Représentation nationale à accompagner l’exécutif dans ses efforts de protection des droits de l’homme.

La 40e session du Conseil des droits de l’homme des nations unies est prévue du 24 janvier au 04 février 2022.

Etabli par la résolution 60/251 du 15 mars 2006 de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’EPU est un processus qui consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des Etats membres de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme.

Il s’agit d’un processus mené par les Etats, sous les auspices du Conseil des droits de l’homme et à chaque Etat l’opportunité de présenter les mesures qu’il a prises pour améliorer la situation des droits de l’homme sur son territoire et remplir ses obligations en la matière.

Ce mécanisme poursuivi l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans tous les pays et de traiter des violations des droits de l’homme, où qu’elles se produisent.




Togo: Mieux utiliser les TICs au service de la démocratie

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Comment utiliser les TICs au service de la démocratie ? La question était au centre d’une sensibilisation organisée jeudi à l’endroit des professionnels des médias par le ministère des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République (MDHFCRIR). Les travaux ont été présidés par Djeri Adjawè, Directeur de cabinet du ministre Christian Trimua. Occasion de revenir sur le rôle que doivent jouer les médias dans le renforcement de la démocratie à l’ère du numérique.

Au Togo comme partout dans le monde, les médias constituent un maillon essentiel dans la création et le développement d’une culture démocratique. Ils fournissent des informations qui influencent les opinions et les attitudes ainsi que les choix politiques. Le gouvernement togolais est conscient de ce rôle ô combien important que joue les médias.

Mais à l’ère des nouvelles technologies d’informations et de la communication, plusieurs défis se posent à ce secteur. Partant, le ministère en charge des droits de l’homme entend conscientiser les médias pour une meilleure utilisation des TIC dans l’exercice de leur fonction.

La session de jeudi a été une occasion pour les participants de mener une réflexion d’ensemble sur la contribution des journalistes au renforcement de la culture démocratique tout en mettant l’accent sur une meilleure utilisation des TIC au service de la démocratie. En outre, il s’agit de démontrer que l’éthique et la déontologie sont au cœur du développement démocratique.

TICs et démocratie

Le thème retenu pour la rencontre est : « Médias, démocratie numérique et participation citoyenne».

« Notre environnement numérique nous offre de nouvelles  formes de libertés en matière d’expression, d’accès à des contenus diversifiés, d’engagement auprès des communautés virtuelles et de participation citoyenne. Malheureusement, il entraîne avec lui une vague de discours haineux, de polarisation de la société, de manipulations et de désinformation de masse. Ainsi, l’exploitation démesurée des technologies de l’information et de la communication mettent à mal le pluralisme et la démocratie. Elle fait perdre confiance dans le journalisme, la démocratie et l’engagement citoyen », a déclaré Djeri Adjawè, Directeur de cabinet du ministre Christian Trimua.

Trois communications ont meublé les travaux. Il s’agit du thème introductif intitulé « Etat de droit, démocratie et liberté d’expression et d’information » animé par Oubo O. M’bo, Directeur du renforcement démocratique du MDHFCRIR. La seconde communication, « Médias et NTIC face aux enjeux de la protection des données à caractère personnel dans un contexte démocratique », a été développée par Dr. Etim Messanvi, Juriste au ministère de l’économie numérique et de la transformation digitale.

La dernière communication a porté sur l’utilisation citoyenne des NTIC au service de la culture démocratique par les médias. Elle a été présentée par Tagba P. Pahamlong, chargé d’étude à la direction de la formation civique.

Selon les autorités, le Togo, pour consolider les bases et le caractère participatif du processus démocratique, a besoin d’une presse libre, indépendante. Mais elles tiennent fortement au respect de la déontologie professionnelle et du droit à la vie privée.

Le représentant de Christian Trimua a précisé que la promotion de la liberté de la presse doit aller de pair avec le professionnalisme grâce à une régulation ou à une autorégulation efficace et permanente.




CACIT donne le ton à la 6e nuit des droits de l’homme

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Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) a lancé vendredi à Lomé la 6ème édition de la Nuit des droits de l’homme (NDH). Cette nouvelle édition qui intervient dans le contexte de la gestion de la riposte à la Covid-19, tout comme celle de l’an précédent, reste particulière. Elle veut encourager les acteurs étatiques et non étatiques qui s’illustrent positivement en faveur des droits humains au Togo. Les candidats devront faire leurs dépôts jusqu’au 26 novembre prochain.

Le thème de cette année s’articule sur : « Engageons-nous en faveur des DESC pour le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie au Togo ».

« Le choix de ce thème se justifie par le fait que, dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire, la précarité de la vie s’est encore accentuée du fait de certaines mesures prises par les gouvernements à travers le monde, y compris le Togo. Notamment, l’instauration du couvre-feu, la fermeture des frontières terrestres et aériennes, le bouclage de certaines villes, la restriction des rassemblements et la suspension des visites dans les prisons civiles du Togo », a indiqué Ghislain Nyaku, Directeur exécutif du CACIT.

Pour lui, ces mesures constituent des pesanteurs qui freinent l’effectivité de la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels par les citoyens de toute catégorie.

Ainsi, chaque lauréat d’une catégorie partira avec un ordinateur. Aussi, une femme défenseure des droits humains dans une catégorie spéciale sera spécialement primée par l’Union Européenne.

Le dépôt des candidatures se fait via l’adresse mail : ndhcacit@gmail.com ou par dépôt physique du dossier au siège du CACIT sis à Hédzranawoé (Lomé) jusqu’au 26 novembre prochain.

CACIT prévoie 13 prix

Une soirée de récompense des lauréats est prévue le 10 décembre prochain, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme.

13 catégories sont retenues pour les récompenses. Il s’agit notamment, le droit à un travail décent, le droit à un logement décent, le droit à la participation à la vie culturelle, le droit d’accès à l’eau potable, le droit à la santé. La liste se complète avec le droit à l’alimentation, le droit à l’éducation, médias engagés dans la promotion des droits économiques, sociaux et culturels et la responsabilité sociale des entreprises. Ainsi que catégorie spéciale Union Européenne (UE) pour la femme défenseure des droits de l’homme.

La Nuit des droits de l’homme (NDH) organisée depuis l’année 2015 par le CACIT mobilise un fort engagement dans les questions des droits humains. Elle occasionne une retrouvaille entre acteurs, militant pour les droits de l’homme en général. C’est également un projet de plaidoyer pour les droits de l’homme au Togo.

Notons que l’initiative est soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’Union européenne (UE). Elle est aussi accompagnée par Brot für die Welt, le ministère togolais des droits de l’homme, et le Réseau Sentinelle, qui intervient sur l’aspect des défenseurs des droits de l’homme sur le plan national.




CACIT prime 20 co-auteurs de ‘Protégez nos droits’

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20 jeunes viennent de faire leur entrée dans le cercle brisé des écrivains au Togo. Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) a dirigé les jeunes devenus des co-auteurs du livre « Protégez nos droits ». Ce recueil de textes de théâtres recueillis dans le cadre du concours « Jus in Cultura » promeut les droits des enfants et de la jeune fille. 

Ces 20 jeunes sont les lauréats du « Jus in Cultura » du Cacit, un concours de rédaction de pièces de théâtre sur le droit des enfants et le droit des jeunes filles.

Organisé sous le thème « Protégez nos droits », le concours a été lancé dans le cadre du 72è anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme au Togo.

« Jus in Cultura » s’est donné pour objectif la promotion des droits de l’homme en milieu scolaire et universitaire à travers les activités socio-éducatives comme les pièces de théâtres et les sketchs. 

34 candidatures ont été enregistrées. Après délibération du jury, 20 postulants ont été déclarés meilleurs.

Leurs productions sont regroupées en un recueil de textes qui sera distribué dans les écoles pour la promotion des droits des jeunes et des enfants. Les auteurs ont donné leur avis sur le droit des enfants et peint leurs réalités quotidiennes.

« Les textes décrivent une multitude de réalités que les jeunes filles et les enfants vivent dans nos communautés » a résumé Yawa Doris Guinhouya.

Un recueil de CACIT pour sensibiliser

La responsable de promotion du département des droits de l’homme et du genre au Cacit a précisé que ce recueil de textes permettra de faire la sensibilisation sur les droits des enfants et de la jeune fille. 

Les jeunes, ajoute-t-elle, pourront s’en aspirer pour faire des représentations théâtrales lors des semaines culturelles.

« Les lauréats rentrent dans la grande famille des écrivains du Togo. Ils doivent faire la promotion de leurs livres et de leurs textes », a invité Mme Guinhouya.

Les 20 lauréats ont reçu chacun une attestation de mérite décernée à leur nom. Ils ont également reçu leur pièce théâtrale et une petite enveloppe en fonction de leur classement.

Notons que « Jus in Cultura » a été réalisé grâce à l’appui du Centre d’Informations des Nations Unies (CINU). La cérémonie de récompense a été présidée par Ami Amemassor, vice-présidente du Cacit.