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Carburant: Hausse inopportune selon Taama, le gouvernement s’explique

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L’augmentation du prix du carburant est effective au Togo depuis vendredi. Cette réalité fait réagir plus d’un. Pour le ministre en charge du commerce Kodjo Adedze, c’est un réajustement qui se justifie par l’incapacité du gouvernement à continuer par soutenir les consommateurs. Gerry Taama, député à l’Assemblée nationale pointe un mauvais timing.

Gerry Taama, le président du Nouvel Engagement Togolais (NET) assure que les togolais ont déjà payé le carburant à plus de 600f le litre à la pompe sans trop regimber. De ce fait, il indique que l’augmentation des prix du carburant en soi n’est pas le problème.

« Le problème est que ce n’est pas le moment. Non, soyons sérieux, le moment est mal choisi », a écrit M.Taama  sur sa page facebook.

Pour le député à l’Assemblée nationale, il y a plusieurs semaines que les Togolais se plaignent de la hausse des prix des denrées alimentaires de première nécessité. L’acteur politique fait remarquer que la seule réponse du gouvernement a été d’instruire l’ANSAT d’ouvrir ses magasins, alors que ceux-ci ont toujours été ouverts.

« Nous sommes toujours en état d’urgence sanitaire. En l’espace de quelques mois, ça fait donc trois mesures qui affaiblissent le panier de la ménagère. TVM, péages et maintenant, hausse des prix du carburant. Autant dire que pour le moment, aucune mesure active n’a été prise contre la précarité, au cours de cette phase où les prix flambent: gouvernement 3, précarité 0 » s’est-il offusqué.

L’ancien candidat à la Présidence togolaise conclut qu’il urge  que des explications soient fournies sur cette nouvelle augmentation.

Prix du carburant à la hausse

Et c’est que le gouvernement a rapidement fait vendredi. Dans le courant de la matinée, les ministres Kodjo Adedze, Affo Atcha-Dedji et Akodah Ayewouadan ont soutenu que cette augmentation des prix est motivée par la hausse des prix à l’international.

M. Adedze, en charge du commerce a révélé que le cours du baril du pétrole est passé de 18 dollars au début de l’année 2019 à 73,93 dollars au 9 juin 2021, soit une augmentation de 277%.

« Malgré cette augmentation, le gouvernement togolais a continué à soutenir les prix à la pompe. Au 31 mai 2021, ce soutien massif aux consommateurs s’est élevé à 13 067 988 172 F CFA » a-t-il évoqué.

L’ancien Commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR) rassure que sans la subvention de l’Etat,  les prix réels à appliquer seraient encore plus importants.

« Le super sans plomb devait être vendu à 595 F CFA, le Gasoil à 568 F CFA et le pétrole lampant à 517 », a exposé le ministre.

Selon les émissaires du gouvernement, les prix subventionnés engendrent un manque à gagner pour l’État évalué à 5 380 978 537 F CFA pour la période de janvier à mai 2021.

Notons que l’augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe est intervenue au moment où le Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers est au centre d’une polémique portant sur la commande et la vente du pétrole au Togo.




Togo: le prix du carburant repart à la hausse

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Le prix du carburant connait une augmentation à la pompe au Togo pour compter du vendredi 11 juin. Ceci après une diminution qui n’a duré qu’un an. C’est ce que l’on retient d’un arrêté interministériel pris par les ministres en charge du commerce, de l’économie et des finances ainsi que des mines et de l’énergie.

La nouvelle augmentation des prix à la pompe a été décidée suite à une proposition du Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers. Cette augmentation des prix serait motivée par la hausse des prix à l’international.

De même, on apprend qu’elle répondrait à la politique de vérité des prix mise en place depuis quelques années.

Ainsi le super sans plomb sera vendu désormais à 505 au lieu de 425 depuis plus d’un an. Soit une augmentation de 80 Fcfa.

Le gasoil qui coûtera désormais 520 Fcfa au lieu de 450 Fcfa. Une augmentation de 70 Fcfa.

Le pétrole lampant vendu précédemment à 375 francs coûtera à compter du 11 juin 400 francs CFA. Soit 25 francs CFA de plus.

Le mélange deux temps connait quant à lui une hausse de 74 Francs. Il se vend désormais à 606 francs contre 532 francs précédemment.

Le prix du gaz butane reste inchangé. Les bouteilles de 12,5Kg et de 6 kg de gaz seront toujours commercialisées respectivement à 6500 F et à  3120F.

Voici les nouveaux prix du carburant

Super sans plomb : 505 Fcfa

Pétrole lampant : 400 Fcfa

Gasoil : 520 Fcfa Mélange 2 temps: 606 Fcfa




Petrolgate: les OSC appellent à la mobilisation

Des associations de défense des droits humains, des mouvements et des syndicats ont appelé mercredi le peuple togolais à prendre ses responsabilités dans le cadre du dossier Petrolgate. Selon ces Organisations de la société civile (OSC), les richesses nationales que constituent les deniers publics sont le patrimoine de tous les Togolais. Aussi, demande-t-elles aux autorités togolaises de dégrader et de punir les personnes impliquées dans cette affaire dont un audit révèle un détournement de plus de 376 milliards de francs CFA.

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C’est un rebondissement dans le dossier Petrolgate qui oppose le journal « Alternative » de Ferdinand Messan Ayité à la famille Adjakly. Et ce après l’audit commandité par la présidence de la République togolaise.

Selon le rapport  de l’Inspection Générale des Finances (IGF) du Ministère de l’Économie et des Finances, il y a eu bel et bien détournement de fonds dans l’achat et la vente du pétrole au Togo ces dernières années.

L’audit dévoile un détournement chiffré à une ardoise de quatre cent soixante-seize milliards sept cent quatre-vingt-treize millions six cent trente et trois mil cinq cent cinquante- deux (476.793.633.522) de francs cfa.

Il implique Francis Sossah Adjakly ex-coordonnateur du Secrétariat de la Commission technique du CSFPPP, co-gérant du MANAGEMENT HYDROCARBURE et gérant de TOGO PHENIX CORPORATION, Ononh-Nofoumi Kondo Comlan, coordonnateur par intérim du Secrétariat de la Commission technique du CSFPPP, Fabrice Affatsawo Adjakly coordonnateur par intérim du Secrétariat de la Commission technique du CSFPPP et directeur financier chargé des relations avec les traders, Madame Essossimna B. Leguezim-Balouki, ancienne ministre du commerce et les responsables de la Douane togolaise et de la Société Togolaise de Stockage deLomé (STSL).

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12 OSC  exigent de l’Etat des sanctions

Face à la presse mercredi, APVT, ALCADES, ASVITTO, GCD,  GLOB, FDP, LCT, LTDH,  MCM, MJS, SEET, et SYNLITOPE exigent que les personnes impliquées dans cet audit soient démises de leurs fonctions respectives et mises à la disposition de la justice, pour répondre des chefs d’abus de confiance, de détournements de deniers publics, de concussion, de corruption et infractions assimilées à la corruption, de trafic d’influence, d’abus de fonctions, de prise illégale d’intérêts, d’enrichissement illicite.

« Nos organisations demandent au peuple togolais de rester mobilisé et de se mobiliser davantage pour que toute la lumière soit faite dans cette affaire où sont en cause des centaines de milliards générés et payés par la sueur du pauvre contribuable » ont lancé les 12 OSC

Elles réaffirment qu’il est inadmissible qu’une minorité s’accapare des richesses nationales  au détriment de la grande masse qui croupit dans une misère effroyable, sciemment et savamment entretenue, le tout en toute impunité.

Elles en appellent également à la mobilisation de tous  afin que le patrimoine national soit géré dans l’intérêt de toutes les filles et de tous les fils du Togo et ce, conformément à l’article 38 de la  Constitution togolaise..

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Pétrolegate: le MPL fustige la justice et interpelle le gouvernement

Le Mouvement du peuple pour la liberté est consterné par l’attitude des juges du Tribunal de première instance de Lomé dans le dossier du pétrolegate. L’organisation politique a exprimé mercredi son indignation au sujet de la condamnation de Ferdinand Ayité et de son journal L’Alternative. Le MPL fustige la justice togolaise pour sa partialité dans le dossier et interpelle le gouvernement à prendre ses responsabilités.

En conférence de presse à Lomé, le MPL dit s’insurger contre le jugement « inique » rendu par la justice togolaise. Pour cette organisation la décision du juge confirme la « caporalisation de la justice togolaise ».

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« Nous condamnons cette manière d’élever les ennemis du peuple en héros tout en cherchant à réduire à néant ceux qui luttent pour un partage équitable de nos ressources. Le MPL s’interroge sur l’urgence de vouloir clôturer le dossier et vite délibérer sans tenir compte des rapports d’audit commandé par le ministère de tutelle », a pesté Pascal Yigbe, le 1er Vice-président et porte-parole du MPL.

Pour ce parti politique, ce jugement est une intimidation à l’égard de Ferdinand Ayité et son organe mais aussi à l’égard de la presse togolaise en général.

Au surplus, les responsables du MPL notent que cette attitude de la justice togolaise encourage la corruption et la gabegie contre lesquelles le pouvoir en place prétend lutter contre avec la création d’institutions.

Le parti politique insiste qu’il est urgent que le droit soit dans ce dossier pour maintenir l’équilibre social.

« Au vu de tous les besoins de notre nation, une affaire de détournement de plus de 500 milliards de Fcfa ne doit pas être prise avec légèreté. Pendant que nos infrastructures sociales sont en décrépitude avancée, nos frères, sœurs et enfants élèves apprennent dans les salles de classes qui datent de l’époque coloniale, nos hôpitaux constituent des mouroirs au point où nos mamans accouchent à même le sol, l’Etat ne peut pas faire semblant de fermer les yeux sur une seule famille qui fait main basse sur une richesse supposée être nationale », martèle Pascal Yigbe.

Pour finir, le MPL exige la publication des rapports d’audit et que le gouvernement rende compte aux populations togolaises. Le mouvement appelle le peuple togolais à rester éveillé dans cette affaire de corruption.

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Pétrolegate: les organisations de presse condamnent la justice

Les suites du scandale de prévarication des deniers publics continuent d’indigner plus d’un au Togo. Le dossier révélé par le journal L’Alternative s’est retrouvé au tribunal de première instance de Lomé.  Mercredi, le juge en charge de l’affaire a condamné le tabloïd et son directeur à verser 4 millions à l’un des mis en cause. Les organisations professionnelles de la presse togolaise condamnent l’attitude de la justice.

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Dans un communiqué l’ensemble des organisations de presse (OTM, CONAPP, PPT, ATOPPEL, URATEL, UJIT, SYNJIT) a fait part de sa consternation et regret suite à cette condamnation prononcé contre le journal Alternative et son directeur de publication, Ferdinand Ayite.

Le juge exige le versement de 4 millions de Fcfa comme amende à Fabrice Adjakly, dont la famille est accusée d’avoir mis en place un mécanisme leur ayant permis de détourner sur la dernière décennie jusqu’à 500 milliards Fcfa sur la commande du pétrole.

« Les organisations de presse s’indignent contre cette condamnation  contraire à la liberté d’information au Togo. L’ensemble des organisations de presse (OTM, CONAPP, PPT, ATOPPEL, URATEL, UJIT, SYNJIT) condamnent cette décision», lit-on dans le communiqué.

Pour finir, ces organisations précisent suivre de près cette affaire et espèrent un procès équitable en appel pour l’éclatement de la vérité.

Précisons que Ferdinand Ayité a annoncé que ses conseils vont relever appel de la décision prononcée par le juge Clément Gnon.

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Ferdinand Ayité: ‘Nous ne payerons pas un seul franc à ces voleurs’

La justice togolaise a condamné mercredi en catimini Ferdinand Ayité et son journal à payer au total 4 millions de Fcfa aux Adjakly. Ces derniers sont indexés dans le légendaire pétrolegate. Alors même que le rapport d’audit commandité par le gouvernement confirme la plupart des révélations du journal L’Alternative, la justice exige que Ferdinand Ayité et son journal versent 4 millions aux Adjakly pour cause de diffamation. La réaction du journaliste ne s’est pas faite attendre.

Ferdinand Ayité et ses avocats avaient déjà relevé un acharnement du procureur et du juge en charge du dossier. Selon la défense, ces deux magistrats n’ont pas respecté la procédure mais ont pris parti pour le plaignant.

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Mercredi, alors que les parties s’apprêtaient à se rendre au palais de justice de Lomé pour écouter le verdict, le juge Clément Gnon a programmé une audience en catimini. Il s’est alors précipité de rendre son verdict. Ni les avocats de la défense ni ceux du plaignant n’étaient encore dans la salle.

« Comme il fallait s’y attendre, ce juge unique, dont la place n’est pas dans un palais de justice, condamne L’Alternative à payer 2 millions de francs CFA à la partie civile et le même montant doit être payé par le Directeur de publication. Au total 4 millions de francs CFA. Il demande ensuite de publier sa décision incongrue à la une du journal, un démenti et patati patata », a indiqué Ferdinand Ayité.

Le Directeur de publication du journal, indique qu’il n’est pas question de laisser prospérer l’injustice Ferdinand Ayité annonce que ses avocats vont interjeter appel.

« Les avocats de L’Alternative vont immédiatement relever appel. Que chacun se rassure. Face à l’arbitraire, nous devons apprendre à résister jusqu’au bout. La justice reste le dernier rempart d’une société. Mais lorsque la justice elle-même devient un problème pour la société, nous n’avons d’autre choix que la dénonciation », précise M. Ayité

A ceux qui appellent à mobiliser de l’argent pour aider Ferdinand Ayité et son journal à payer l’amende, le journaliste demande de ne pas s’en faire.

« Je reçois les appels de plusieurs compatriotes qui veulent lancer un appel de fonds pour payer les amendes. Je voudrais vous inviter à ne lancer aucun appel de fonds parce que nous ne payerons pas un seul franc à ces voleurs. Leur fortune illicite de plus de 500 milliards ne va pas s’augmenter de nos pauvres 4 millions, ce sera un double vol. Nous partons pour une longue bataille judiciaire, un feuilleton palpitant qui permettra à tous les Togolais de découvrir les tenants et aboutissants de ce dossier », fait remarquer Ferdinand Ayité qui promet : « Les révélations vont continuer de plus belle et chacun sera situé ».

Le journaliste n’a pas manqué de saluer les avocats pour leur engagement et leur brillante prestation.

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Pétrolegate: l’ATC réclame les rapports d’audit et un nouveau CSFPPP

L’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) se prononce de nouveau sur le scandale financier dans l’importation du pétrole au Togo. Mardi, cette organisation de défense des droits des consommateurs a exigé du gouvernement la publication du rapport d’audit et apporté son soutien aux journalistes.

Dès le début du pétrolegate, l’ATC avait saisi l’Assemblée nationale, la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) afin que la lumière soit faite sur les allégations de détournement de plusieurs milliards de francs dans la commande des produits pétroliers.

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Le gouvernement a ensuite commandité un audit pour clarifier l’affaire. Aux regards de l’évolution dans le dossier, l’ATC exige du gouvernement la publication les rapports d’audit, d’enquête ou d’investigation de la HAPLUCIA, de l’Inspection Générale des Finances (IGF) et celui de l’Assemblée Nationale afin de situer l’opinion et rétablir les faits.

« Par ce geste, le gouvernement rassurera davantage la population sur son engagement dans la transparence de la gestion des affaires publiques et de la lutte contre la corruption », indique l’organisation.

De même, l’ATC demande l’abrogation du décret n°2010-146/PR du 26 novembre 2010 relatif au mécanisme d’ajustement automatique des prix à la pompe des produits pétroliers ; de l’arrêté interministériel n°017/MCPSP/MEF/MME du 10 décembre 2010 relatif à la commission technique de suivi du mécanisme d’ajustement des prix des produits pétroliers au Togo ; et de l’arrêté n°003/MCPSP du 20 janvier 2011 portant mise en place d’un secrétariat de la commission technique de suivi du mécanisme d’ajustement des prix des produits pétroliers au Togo.

Ensuite l’organisation suggère la mise en place d’un Comité interministériel pouvant faire des propositions au gouvernement sur, d’une part, le fonctionnement du CSFPPP et la nomination de ses membres ; et d’autre part sur un nouvel mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers tenant compte des intérêts économiques du pays et ceux des consommateurs.

Pour finir, l’ATC encourage les journalistes et les organisations de la société civile pour leur veille citoyenne dans ce dossier et les assure de son soutien.

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Pétrolegate: les Adjakly sollicitent une ‘trêve’ dans la presse

Le procès tant attendu dans l’affaire de pétrolegate s’est ouvert mercredi. Après quelques minutes de débats, il a été renvoyé au 7 octobre prochain. Le débat devenant houleux sur la conduite à tenir en ce qui concerne certaines procédures. Par ailleurs, on apprend que les Adjakly, à travers leur avocat, ont sollicité par l’entremise du juge, ce qu’il convient d’appeler une trêve dans la presse en général.

C’est une affaire qui retient l’attention de plusieurs togolais. La révélation par le journal, L’Alternative de l’existence d’un vaste réseau dont les pratiques ont favorisé une ponction de plus de 500 milliards de Fcfa a conduit à l’ouverture d’un procès mercredi. L’affaire étant portée devant la justice par Fabrice Adjakly mis en cause en même temps que son père.

A peine ouverte mercredi, l’audience s’est heurtée à des questions de procédure entre les avocats de Ferdinand Ayité et son journal L’Alternative et les avocats du plaignant d’un côté et le juge de l’autre.

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Me Celestin Agbogan qui défend M. Ayité et sa structure contestait une volonté manifeste de brûler les étapes de la procédure. Devant une situation tendue, le procureur et le juge ont décidé de reporter le procès sur le 7 octobre prochain.

‘Faire cesser les publications’

Lors des débats préliminaires, l’avocat de Fabrice Adjakly a formulé une demande inhabituelle. Des informations précisent que Me Eric Sossah a invité le juge en charge du dossier à tout faire pour que cessent dans la presse togolaise, les publications sur le pétrolegate. L’interdiction devrait également frapper les publications sur Facebook et WhatsApp, « au nom d’un procès élégant », apprend-on.

A cette demande, l’avocat de Ferdinand Ayité et du journal L’Alternative a réagi en expliquant qu’aucune disposition en République togolaise n’interdit aux journalistes de faire leur travail concernant une affaire en justice.

Si rien n’a été décidé au sujet de cette demande de « cessez-le-feu » formulée par l’avocat des Adjakly, on retient simplement que le procès de ce dossier promet beaucoup de rebondissements… et de surprises aussi.

A noter qu’après la publication du dossier de L’Alternative, le Chef de l’Etat togolais a ordonné à son ministre du commerce, Kodjo Adedze de commanditer un audit du Comité de suivi de fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPPP) depuis sa mise en place. Les résultats de l’audit sont attendus dans les tous prochains jours.

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Togo: Situation politique inquiétante selon le COCACEE

La stagnation de la situation sociopolitique du Togo depuis les évènements du 19 Aout 2017 inquiète le Conseil des Cadres Chrétiens Evangéliques Engagés (COCACEE). Cette organisation chrétienne déplore que l’élection présidentielle de Février 2020 n’ait pas pu traduire la volonté populaire d’une alternance en une réalité. Le COCACEE, qui épouse la position des évêques, exige par ailleurs un audit au sujet du scandale pétrolier.

Le COCACEE pointe du doigt les conditions d’organisation de l’élection présidentielle n’ayant pas garanti la transparence de l’ensemble du processus. Dans une déclaration dont copie est transmise à Togobreakingnews, l’organisation dit souscrire « aux dernières déclarations de la Conférence des Evêques du Togo (CET) du 19 Juin 2020 visant à une transformation réelle des cadres électoraux et de l’état d’esprit des acteurs politiques ».

Pour les responsables du COCACEE, c’est le seul moyen de parvenir à « un Togo nouveau où les valeurs de renouvellement des instances dirigeantes deviennent un acquis ».

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Le COCACEE évoque également le scandale financier lié à l’importation du pétrole au Togo. Selon le journal L’Alternative, le manque à gagner est  estimé à plus de 500 milliards de Franc CFA pour le consommateur togolais.

« Le COCACEE… exige un audit externe du fonctionnement du dispositif d’importation et de fixation du prix du pétrole au Togo afin que les responsabilités soient situées et de soumettre les acteurs indélicats aux exigences des différentes lois en vigueur », écrit Dr. Guido Aziadekey, le Président de ladite organisation.

Dans la suite de la déclaration, le COCACEE déplore le manque de renouvellement des instances dirigeantes du Togo et par conséquence des membres de certains comités de gestion. Dr Aziadekey estime que la longévité au poste de certaines personnes devient un terreau fertile aux scandales répétitifs dans le pays.

Malgré la situation qui prévaut, le COCACEE exhorte le peuple togolais à la foi en Dieu et à la pratique des valeurs de justice, d’intégrité et de paix.

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Pétrole-gate: Gerry Taama montre la voie aux députés

La révélation d’un mécanisme ayant permis le détournement de plus de 500 milliards de Fcfa ne doit pas être banalisée. Cette position est celle du député Gerry Taama qui a d’ailleurs interpellé le ministre en charge du commerce sur le sujet. Elle tranche avec celle affichée en début de semaine par Sena Alipui qui a eu le mérite de créer un scandale dans le scandale.  

Gerry Taama a interpellé le ministre du Commerce. Le président du Nouvel Engagement Togolais (NET) a invité le ministre Kodjo Adedze à s’expliquer en détail sur la gestion de la commande et la distribution du carburant au Togo.

Pour le député, le ministre a le devoir de venir éclairer la lanterne des représentants du peuple. Dans le même temps, il évoque la possibilité de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

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« Mais il faut être au moins 15 députés pour lancer une commission d’enquête parlementaire, autrement dit, ce serait une arlésienne au regard de la configuration parlementaire très défavorable aux députés de l’opposition », déplore-t-il.

Par ailleurs, Gerry Taama affirme  s’être personnellement documenté sur le dossier. Il assure que les résultats selon lui, confirment qu’il y a des scandales dans ce secteur.

« On est ici en face à ce qui ressemble à un délit d’initié, associé à une collusion d’intérêts familiaux », dit-il.

Le député pointe un montage tellement huilé ayant permis le détournement d’une somme colossale qui ne peut être qu’une « estimation ».

« Nul ne saura jamais combien a été dérobé aux consommateurs que nous sommes car les excédents ont été payés par nous », précise-t-il.

Cette démarche de Gerry Taama tranche avec des déclarations hâtives et poussives du député Séna Alipui qui a botté l’information du détournement en touche avant de se répandre en s’en prenant aux médias.

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