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Adjamagbo à Fabre: ‘C’est l’intérêt du peuple qu’il faut privilégier’

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Dans son message de nouvel an, Jean-Pierre Fabre s’en était vertement pris à ses collègues de l’opposition. Le leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) avait déjà exigé des excuses publiques pour avoir été accusé d’avoir « négocié » son poste de maire d’Amoutivé. Il n’y aura pas d’excuses, répond Brigitte Adjamagbo-Johnson qui demande à M. Fabre d’oublier ses intérêts particuliers pour l’intérêt du peuple togolais.

Pour la première fois, Brigitte Adjamagbo-Johnson réagit au sujet de l’exigence des excuses publiques de sa part par Jean-Pierre Fabre. En effet, le 2 août 2021, le leader de l’ANC avait déclaré être lésé par les discours « mensongers » prononcés par Mme Adjamagbo-Johnson à l’issue des élections locales, faisant croire qu’il s’est arrangé avec le régime de Faure Gnassingbé pour avoir le poste de maire de la commune Golfe 4.

A l’époque, l’ancien chef de file de l’opposition conditionnait toute collaboration avec la DMK, par la présentation d’excuses publiques.

Jean-Pierre Fabre n’aura pas ce plaisir peut-on déduire du raisonnement de la Coordinatrice de la DMK. L’ancienne ministre de la transition estime que le combat politique ne devrait pas viser les intérêts personnels mais doit être motivé uniquement par l’intérêt commun.

« Le combat que nous menons, n’est pas un combat pour des intérêts privés et particuliers (…). Je suis amenée à entrer en relation avec d’autres acteurs politiques parce que je suppose que nous partageons les mêmes objectifs. C’est-à-dire défendre les intérêts du peuple. Partant de là, ce qui nous lie, c’est ce que nous devons privilégier », a-t-elle déclaré.

Fabre et l’intérêt supérieur

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson explique que cela a toujours été son leitmotiv en tant qu’actrice politique. Elle reconnait que dans le cheminement, il peut y arriver que les uns égratignent les autres.

« Il se fait que quand vous êtes ensemble, en tant qu’humains, vous pouvez être amenés à poser des actes qui égratignent et qui font mal. J’en ai subi. J’ai plusieurs fois entendu des commentaires désobligeants sur ma personne. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai exigé que les personnes de qui ces commentaires ont émané me présentent des excuses », a expliqué Mme Adjamagbo-Johnson.

La patronne de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) estime que le combat pour la démocratie au Togo doit être le leitmotiv d’une sincère union des partis de l’opposition. Partant, elle demande que les intérêts personnels s’effacent devant l’intérêt supérieur des togolais.

« Qu’est-ce que ma personne représente face à l’intérêt supérieur. Je n’exigerai jamais des excuses pour combattre ensemble avec tous ceux qui poursuivent le même intérêt supérieur que moi. On ne peut pas faire ça en politique si on aime vraiment son pays et son peuple et si on prétend se battre pour lui », a-t-elle laissé entendre.

L’état-major de l’ANC appréciera alors que depuis plusieurs jours, des appels à une nouvelle action unitaire de l’opposition pour la reprise de la lutte politique fusent de partout.

Les oppositions togolaises parviendront-elles à transcender les querelles de ménages ?




Togo: la DMK appelle à l’union des forces d’opposition

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La Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) dresse un tableau sombre de l’année 2021 sur le plan politique et démocratique au Togo. Ce regroupement de l’opposition soudé derrière l’ancien Premier ministre, Agbeyome Kodjo, pointe un « recul démocratique, le bafouement des droits humains, les arrestations arbitraires, des abus intolérables » d’un pouvoir qui s’endurcit. Face à une telle situation, Brigitte Adjamagbo-Johnson, la coordinatrice de la DMK, appelle les forces de l’opposition à s’unir.

« Cette année aura été l’une des plus désastreuses en termes de recul de la démocratie et de bafouement des droits humains. Le pouvoir s’est plus que jamais endurci, et continue de s’appuyer sur une justice aux ordres, pour commettre les abus les plus intolérables. Les combattants de la liberté ont connu les moments les plus difficiles de leur lutte. Les arrestations arbitraires se sont multipliées contre tous nos concitoyens ayant des opinions divergentes de celles du pouvoir. Le recul de la liberté d’opinion ou d’expression dépasse l’entendement », dresse la Coordinatrice de la DMK.

Brigitte Adjamagbo-Johnson regrette que face à une telle situation, les forces démocratiques refusent de s’unir et de parler d’une seule voix pour venir à bout de ce régime.

Pour la DMK, les divisions éloignent l’alternance

L’ancienne candidate à la magistrature suprême fait remarquer que « les divisions qui minent l’opposition démocratique, ont porté une grave atteinte au combat pour la démocratie et éloigné un peu plus la possibilité de l’alternance ».

Partant, Mme Adjamagbo-Johnson appelle « les partis politiques, les mouvements et associations de la société civile à s’unir ». Une union qui devrait permettre de venir à bout « une bonne fois pour toutes » du régime en place.

« Cette union sera faite sur des bases claires et préalablement définies… Ce sera une synergie d’actions qui va regrouper tous les bords, qu’ils soient politiques, ethniques ou religieux », garantit l’ancienne Coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14).

Brigitte Adjamagbo-Johnson fait remarquer qu’aucun parti politique ne pourra efficacement, à lui tout seul, mener à bout cette lutte. Par ailleurs, elle qualifie de « vaine » la prétention des « tenants de l’ordre déjà ancien » de tourner la roue de l’histoire à l’envers.

Pour un Togo où les libertés fondamentales sont garanties pour tous, la responsable de la DMK appelle à l’engagement et la contribution de tous les fils et filles de la Nation.

Les hommes de foi et les leaders religieux devraient « s’investir davantage » dans cette lutte, selon Mme Adjamagbo.




Togo: Adjamagbo appelle à de vraies discussions avec Kodjo

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Brigitte Adjamagbo-Johnson et la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) assument le choix du boycott de la Concertation nationale des acteurs politiques (CNAP). Se prononçant sur les premières conclusions de ces discussions, Mme Adjamgbo-Johnson a estimé que beaucoup de Togolais ne se reconnaissent pas dans ce cadre de dialogue. La coordinatrice de la DMK indique que toute discussion sérieuse doit enregistrer la participation de Agbeyomé Messan Kodjo.

C’est une réaction de plus d’un acteur politique n’ayant pas pris part à la CNAP. La secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) qui réagissait après le Parti des Togolais (PT) a sans surprise jeté du discrédit sur le dialogue organisé par le pouvoir de Faure Gnassingbé.

Pour Mme Adjamagbo-Johnson, il s’est agi d’une farce à laquelle la majorité des Togolais ne sont pas associés.

« Nous nous sentons réconfortés et portés par l’opinion, par la grande majorité des Togolais qui ne se reconnaissent pas du tout dans cette farce qui est toujours en cours au niveau de la CNAP puisqu’ils disent qu’il y a un processus qui va continuer à se dérouler », s’est réjouie la coordinatrice de la DMK sur une radio de la place.

Mme Adjamagbo-Johnson ajoute qu’il faut être aveugle pour ne pas se rendre compte que les Togolais ne se reconnaissent pas du tout dans ce qui se fait. 

« Ou alors ils ont un grand mépris pour le peuple qu’ils prétendent diriger », a lancé la patronne de la CDPA.

Mme Adjamagbo veut des discussions avec la DMK

Revenant sur le boycott de la DMK, l’ancienne ministre de la transition explique que les discussions sérieuses exigent la présence autour de la table de tous les opposants. Notamment le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo en exil depuis plus d’un an.

« Vous ne pouvez pas discuter avec des opposants que vous avez choisis pendant que vous laissez en dehors du Togo, l’opposant principal (Agbéyomé Kodjo, NDLR) », a indiqué Brigitte Adjamagbo-Johnson.

Pour elle, tous les sujets abordés au cours de ces pourparlers ont été déjà à l’ordre du jour pendant les dialogues précédents. Il s’agit là d’un surplace auquel le pouvoir a opté pour retarder l’échéance.

« Quelle garantie ceux qui sont allés discuter ont que le relevé des conclusions va être respecté ? », s’est-elle interrogée avec de conclure « C’est un faux-fuyant, cette tentative d’instrumentalisation, une logique qui consiste à faire du dilatoire et gagner du temps, et cela marchera plus ».

Notons que la DMK avait conditionné sa participation à la CNAP entre autres à la libération de tous les prisonniers politiques, au règlement du contentieux issu du scrutin présidentiel du 22 février 2020 et au retour au Togo de M. Kodjo.




Togo: Déterminés, Adjamagbo et Djossou promettent la suite du combat

Remis en liberté provisoirement après pratiquement trois semaines de détention, Brigitte Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou ne lâcheront rien. Les deux responsables de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) ont annoncé à leur sortie de prison qu’ils poursuivront le combat jusqu’à ce que le Togo devienne le véritable Etat démocratique voulu par les populations. Il n’est pas question de lâcher, affirme Gérard Djossou pendant que Brigitte Adjamagbo promet un lendemain meilleur aux togolais.

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20, c’est le nombre total de jours passés par Brigitte Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou en détention. Gérard Djossou et Brigitte Adjamagbo-Johnson ont été arrêtés alors qu’ils venaient de rencontrer les ambassadeurs des Etats-Unis, d’Allemagne, de France, de l’Union Européenne et du Système des Nations Unies au Togo.

Lors de la rencontre, ils ont sollicité une intervention de ces partenaires du Togo auprès du gouvernement pour que les manifestations de la DMK soient autorisées.

Ces 2 leaders de la DMK ont été inculpés par le procureur de la République des chefs de groupement de malfaiteurs et de tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat togolais. Ils ont été libérés jeudi et placés sous contrôle judiciaire par le doyen des juges d’instruction.

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Brigitte Adjamagbo-Johnson a témoigné sa reconnaissance à tous les acteurs ayant œuvré pour leur libération. La coordinatrice de la DMK a salué les interventions de toute la classe politique, de la société civile, des femmes et des évêques de l’Église catholique.

« Le moral est haut parce que nous nous sommes sentis fortement soutenus. Je voudrais saisir l’opportunité pour remercier mes compatriotes, remercier la classe politique, la société civile et remercier les femmes et l’Église catholique. Nous avons compris vraiment, Monsieur Djossou et moi, que nous avons des pasteurs dans ces moments difficiles ils ne nous ont pas abandonnés. On est condamnés à faire en sorte que demain soit meilleur au Togo et demain sera meilleur », a déclaré Mme Adjamagbo-Johnson au micro de Victoire FM.

Ces collaborateurs d’Agbeyome Kodjo sont encore plus déterminés à poursuivre la lutte politique que jamais. Il n’est pas question de lâcher, affirme Gérard Djossou

« Il est absolument important de continuer ce combat. Ce pays nous appartient, c’est un patrimoine donc j’ai le devoir et l’obligation d’y rester et poursuivre ce combat », a appuyé M. Djossou, le chargé des droits de l’homme au sein de la DMK.

Brigitte Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou vont ainsi rejoindre leurs collègues pour la relance des activités de la DMK, ce regroupement ayant soutenu la candidature d’Agbeyome Kodjo à la dernière élection présidentielle. L’opposant classé 2e selon les résultats officiels et ses soutiens rejettent la décision des instances en charge des élections.

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Togo: Adjamagbo et Djossou recouvrent leur liberté

Brigitte Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou sont désormais libres de leurs mouvements. Les deux leaders de la Dynamique Monseigneur Kpodzro incarcérés depuis fin novembre ont été libérés jeudi en milieu de matinée. Toutefois, ces opposants au pouvoir de Lomé sont placés sous contrôle judiciaire par le doyen des juges d’instruction.

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Arrêtés respectivement les 27 et 28 novembre derniers à Lomé, Gérard Djossou et Brigitte Adjamagbo-Johnson ont pu regagner leurs domiciles jeudi. Leur libération a été confirmée par Me Darius Atsoo, leur avocat.

« Mise en liberté Provisoire de nos clients, Madame ADJAMAGBO JOHNSON Kafui et de Monsieur DJOSSOU Gérard assortie d’un placement sous contrôle judiciaire. Décision ce jour du doyen des juges d’instruction », a tweeté l’avocat ajoutant que la liberté est la règle.

Ces 2 leaders de la DMK ont été inculpés par le procureur de la République des chefs de groupement de malfaiteurs et de tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat togolais.

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Leur arrestation a été condamnée par des partis politiques et des acteurs de la société civile qui y voyaient une volonté du pouvoir de Lomé de bâillonner les tenants de la DMK, ce regroupement ayant soutenu la candidature d’Agbeyome Kodjo à la dernière élection présidentielle.

L’opposant classé 2e selon les résultats officiels et ses soutiens rejettent la décision des instances en charge des élections. La DMK poursuit la contestation malgré une interdiction judiciaire à elle fait de ne plus parler de l’élection présidentielle du 22 février.

Gérard Djossou et Brigittte Adjamagbo-Johnson ont été arrêtés alors qu’ils venaient de rencontrer les ambassadeurs des Etats-Unis, d’Allemagne, de France, de l’Union Européenne et du Système des Nations Unies au Togo.

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Togo: l’Internationale Socialiste dénonce la persécution politique

L’arrestation et la détention de Brigitte Adjamagbo-Johnson et de Gérard Djossou continue de susciter indignation. Au Togo, les acteurs de l’opposition et de la société civile ont unanimement condamné cette entreprise du pouvoir de Faure Gnassingbé remettant en scelle la crise postélectorale. On en était là quand l’Internationale Socialiste réagit. L’organisation mondiale des partis sociaux-démocrates, socialistes et travaillistes dénonce une persécution politique et exige la libération de ses membres.

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Brigitte Adjamagbo-Johnson et de Gérard Djossou sont accusés de participer à la «déstabilisation des institutions» du pays et de porter atteinte à la sécurité nationale. Thèse que réfute l’Internationale Socialiste qui voit plutôt une suite de la contestation de l’élection présidentielle de février 2020.

« La DMK avait appelé à des manifestations pacifiques pour protester contre le refus du gouvernement de reconnaître la victoire de la coalition DMK aux élections de cette année, un régime qui se trouve aux mains d’une seule famille depuis plus de cinquante ans », contextualise dans son communiqué.

Après avoir décrit les conditions dans lesquelles les 2 leaders de la Dynamique Mgr Kpodzro ont été arrêtés, l’Internationale Socialiste a dénoncé une « persécution politique » et a appelé à une condamnation internationale de « la répression de plus en plus visible au Togo ».

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L’organisation mondiale des partis sociaux-démocrates, socialistes et travaillistes soutient que « ces mesures agressives sont clairement conçues pour intimider et museler l’opposition » et, dans ce cas, sont « foncièrement et entièrement infondées ».

« De nombreuses violations des droits humains ont été observées ces dernières années au Togo, de même que des arrestations des membres de l’opposition, dont des membres de la DMK, et des cas de détention et de torture de personnes participant à des manifestations pacifiques auraient été enregistrés », écrit l’organisation.

L’IS accuse le Président Gnassingbé et son parti, l’Union pour la République d’avoir de fait « le contrôle sur des institutions telles que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Cour constitutionnelle » et l’Assemblée nationale et les égratigne au sujet de la modification intervenue en mai 2019.

L’organisation pense que les « accusations infondées » contre Brigitte Adjamagbo et Gérard Djossou « doivent être immédiatement abandonnées, et leur droit à un accès plein et entier à une représentation juridique doit être respecté ».

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Togo: les opposants s’organisent pour la libération d’Adjamagbo et de Djossou

Une vingtaine de leaders politiques et d’acteurs de la société civile sont revenus mercredi sur l’arrestation de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et de Gérard Djossou. En conférence de presse à Lomé, ils ont de nouveau condamné cette entreprise du pouvoir de Faure Gnassingbé. Par la même occasion, ils ont institué un comité de leaders devant travailler à la libération des 2 membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro et par extension tous les prisonniers politiques.

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Au total 20 entités composées de formations politiques et d’organisations de défense des droits humains ont signé la déclaration qui condamne l’arrestation et l’inculpation de la Coordinatrice de la DMK et son chargé des affaires des droits de l’homme.

On y retrouve le  BAC, la CDPA, les DSA, les Démocrates, le MPDD, le NID, La Racine, le parti des Togolais, le parti des Travailleurs, le Togo Autrement, Alcades, Glob, le  GCD, le Front citoyen Togo debout, le Mouvement Gamessou, le FDP, MJS, SYJEP, SEET et Bindje Gue Bindje.

Pour ces partis politiques et organisations de la société civile, l’inculpation des membres de la DMK illustre la volonté manifeste du pouvoir à neutraliser ce regroupement politique qui a porté Agbeyomé Messan Kodjo à la présidentielle du 22 février dernier et par ricochet étouffer toutes contestations électorales.

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En réaction, ils annoncent la création d’un comité composé uniquement de leaders  de tout bord  qui militera pour la libération prompte de tous les détenus politiques.

« Nous travaillons pour la mise en place d’un comité pour faire en sorte que les détenus politiques de la DMK, de  l’ANC et du PNP soient libérés »,  a révélé Claude Amegan.

Le président national des Partis des Travailleurs précise que le comité en gestation  n’aura rien à  avoir avec une coalition ou un regroupement de partis politiques mais il sera composé de leaders du pays pour exiger la libération de tous ces détenus politiques du pouvoir de Lomé.

Une ramification d’indignation sur le continent  principalement à propos de l’arrestation de Mme Adjamagbo-Johnson pourrait s’en suivre selon les 20 leaders.

Arrêtés et  inculpés pour groupement de malfaiteurs et atteinte à la sécurité intérieure de l’État, Mme Adjamagbo-Johnson et M. Djossou  sont placés  sous mandat de dépôt depuis le 04 décembre dernier.

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Togo: Adjamagbo et Djossou envoyés en prison

Le doyen des juges d’instruction a requis vendredi un mandat de dépôt contre Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou. Les deux membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro sont inculpés de groupement de malfaiteurs et atteinte à la sécurité de l’intérieure de l’État. Leurs avocats dénoncent un scénario injustifié et infondé alors que la société civile appelle à des actions concrètes pour exiger la libération des deux détenus.

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Le dossier relatif à l’arrestation de Mme Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou a connu un autre épisode vendredi. Dans la nuit, ils ont été  présentés  au parquet de Lomé.

Au terme d’une longue audition, le juge d’instruction les a inculpés pour groupement de malfaiteurs et atteinte à la sécurité intérieure de l’État et les a placés sous mandat de dépôt.

Me Darius Atsoo clame l’innocence de ses clients et promet d’œuvrer de tout bois pour les sortir d’affaire.

« Les éléments dont le procureur est en possession ne peuvent pas fonder cette poursuite. Ils sont innocents », a-t-il déclaré.

Mme Adjamagbo-Johnson et M. Djossou respectivement coordinatrice et chargé des affaires des droits humains de la DMK ont déjà passé plus de 72 heures en garde à vue.

Depuis lors les acteurs politiques et de la société civile aussi bien du Togo qu’à l’international n’ont jamais cessé de condamner leur arrestation.

Vendredi encore avant qu’ils ne soient placés sous mandat de dépôt, une vingtaine d’organisation, de mouvements et associations de la société civile annoncent des initiatives pour exiger leur libération.

« Nous sommes en train de fédérer toutes les énergies, toutes les forces qui se sentent interpelées, indignées par  ce qui se passe aujourd’hui à se joindre à nous pour des actions d’envergure « , a révélé Kao Atcholi, porte-parole des organisations.

Ces organisations appellent les populations à rester mobilisés pour répondre à leur mot d’ordre prévu pour les prochains jours.

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Togo: 48 associations de femmes réclament Adjamagbo au procureur

Les organisations de défense des droits de l’homme passent à l’acte. Après avoir condamné l’arrestation de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, 48 associations constituant l’Organisation de défense des droits de femmes viennent de saisir  Essolissam Poyodi. Elles sollicitent le procureur de la République auprès du tribunal de Lomé à organiser une rencontre pour s’expliquer sur les charges retenues contre la secrétaire générale de la CDPA.

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Dans un courrier en date du 1er décembre, les organisations de défense des droits de femmes se sont interrogées sur les éléments qui ont conduit à l’arrestation de Mme Adjamagbo-Johnson étant donné qu’elle est une personnalité dotée d’une bonne moralité et d’une intégrité.

Pour les femmes, si l’accusation de tentative de déstabilisation des institutions de la République et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat était vérifiée, la coordinatrice de la DMK ne prendrait pas le risque de se rendre au SCRIC pour visiter Gérard Djossou, son compagnon de lutte arrêté pour les mêmes charges.

Dans le même temps, Noussoessi Aguey, secrétaire générale du GF2D, Antoinette Dadjo-Bale, présidente de Wildaf-Togo et leurs collègues demandent pourquoi les autorités judiciaires après avoir refusé le droit de visite à Mme Adjamagbo-Johnson, le lui accordent pour ensuite commencer par l’interroger et aller fouiller dans son domicile.

« N’avait-elle pas collaboré avec la justice lors de la précédente poursuite judiciaire dans laquelle elle fut impliquée ? », s’interrogent davantage les femmes  avant d’introduire une audience: « Nous voudrions par ailleurs solliciter une rencontre avec vous, selon votre disponibilité, dans les meilleurs délais pour nous permettre d’avoir des éclaircissements sur cette affaire ».

Les organisations de défense des droits de femmes demandent la mise en liberté de Mme Adjamagbo-Johnson. Elles soutiennent que la secrétaire générale de la CDPA a toujours fait preuve de responsabilité et s’est toujours tenue à la disposition de la justice quand le besoin se fait sentir.

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Togo: la garde à vue d’Adjamagbo-Johnson prolongée

La garde à vue de  Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson est prolongée après 48 heures au Service Central  de Recherches et d’investigations Criminelles (SCRIC) de la gendarmerie nationale. Et ce, malgré les multiples condamnations des acteurs politiques et de la société civile tant au Togo qu’à l’international. Par ailleurs, l’équipe de défense de Madame Adjamagbo-Johnson évoque l’épuisement de la mise en cause  et s’engage à faire échec à un scénario injustifié et infondé.

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L’information émanant d’un communiqué de l’équipe de défense de Madame Adjamagbo-Johnson Kafui Brigitte.

« La garde à vue de Madame Adjamagbo-Johnson est prorogée et nous espérons que dans les meilleurs  délais, Monsieur le Procureur de la République mettra un terme à cette enquête qui ne révèle aucun élément sérieux de fait de nature à déstabiliser les institutions de la République », a écrit le Collège des avocats mardi.

Ces avocats révèlent que l’audition de la coordinatrice de la Dynamique Monseigneur Kpodzro a lieu le lundi 30 novembre et n’a pas révélé d’indices concordants de nature à justifier les infractions de groupement de malfaiteurs et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État que les enquêteurs ont retenu à son encontre.

Par ailleurs, ils dénoncent une violation du droit à être immédiatement informée des charges retenues contre toute personne arrêtée prévu par les dispositions pertinentes des instruments internationaux de protection des Droits de l’Homme régulièrement ratifiés par le Togo et consacré par la constitution togolaise en son article 17. Selon eux, c’est après plus de 06 heures d’audition que les enquêteurs ont cru devoir notifier à Mme Adjamagbo-Johnson les charges qui sont retenues contre elles.

Dans le même temps, l’équipe des avocats se félicite de la bonne coopération de sa cliente mais se soucie de son état de santé.

« Mme Adjamagbo-Johnson qui coopère parfaitement avec les enquêteurs paraît épuisée après 48 heures de garde à vue, mais déterminée pour se battre contre l’arbitraire, et ce qui ressemble à ses yeux, à une instrumentalisation de la justice pour étouffer son engagement politique », rapporte-t-elle.

Arrêtée le samedi 28 novembre, 24 heures après l’enlèvement de Gérard Djossou, Mme Adjamagbo-Johnson et son collègue de la DMK sont accusés par le Procureur de la République auprès du tribunal de Lomé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Plusieurs voix continuent de dénoncer une arrestation arbitraire et exiger leur libération immédiate.

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