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Togo: les banques appelées à innover pour un meilleur financement de l’économie

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Le Conseil National du Crédit du Togo appelle les banques et établissements financiers du Togo à innover pour un meilleur financement de l’économie. Malgré les efforts de financement déployés et qui sont salués, le CNC invite ces établissements à mettre au point des produits et services nouveaux et améliorés. Cela permettra de financer les cycles d’investissement et d’exploitation des entreprises.

Le Conseil national du crédit du Togo a salué les efforts des banques et des systèmes financiers décentralisés pour financer notre économie dans sa phase actuelle.

Se prononçant sur le sujet au nom Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, Simfeitchéou Pré, conseiller de Faure Gnassingbé en charge du ministère de la planification du développement a noté trois points de satisfaction.

Primo, M. Pré a salué une progression vigoureuse des concours à l’économie. Il a indiqué que le montant des nouveaux crédits mis en place au premier trimestre 2021 s’est élevé à 195 milliards, en hausse de 54% par rapport à un an plus tôt.

« Quant aux crédits octroyés par les institutions de microfinance aux agents économiques, ils ont crû pour ressortir à 37 milliards au premier trimestre 2021, contre 36 milliards un an auparavant », a-t-il salué.

Secundo, le Conseiller de Faure Gnassingbé a salué un léger repli est observé au niveau du taux d’intérêt débiteur moyen. Ce taux s’établit à 7,6% au premier trimestre 2021, contre 7,7% un an plus tôt.

Enfin tertio, M. Pré a relevé que les entreprises et les particuliers bénéficiaires de la mesure de report d’échéances ont déjà remboursé plus du tiers du montant global reporté. Une situation qui encourage les banques et les systèmes financiers décentralisés à accorder de nouveaux crédits.

« Au regard de ces évolutions encourageantes, je tiens, encore une fois, à féliciter les dirigeants des établissements de crédit et des systèmes financiers décentralisés pour les efforts déployés », a salué Simfeitcheou Pré.

Appel aux banques malgré tout

Malgré ces bons points, le conseiller de Faure Gnassingbé a indiqué que les banques doivent redoubler d’ardeur en matière d’innovation des services et des produits financiers. Ceci, compte tenu de l’ampleur et de la nature des besoins.

« Il s’agit pour ces établissements de mettre au point des produits et services nouveaux et améliorés, afin de financer les cycles d’investissement et d’exploitation des entreprises », a lancé M. Pré aux banques.

Selon le représentant du ministre Sani Yaya, l’objectif est de rallonger la durée des crédits et de réduire davantage les coûts de financement. Toutes choses pour répondre aux besoins de financement de tous les maillons des chaînes de valeur.




BCEAO: Il n’y aura pas de coupure de 50 000 Fcfa

Une polémique s’est installée depuis quelques jours autour de l’introduction d’une nouvelle coupure de 50000 FCFA. Ce que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a démenti dimanche dernier sur son site web.

La note, modification à la gamme actuelle des billets de banque de son émission en circulation qui demeurent valides. Cette affaire qui circule sur les réseaux sociaux n’est donc qu’un message frauduleux.  

L’institution basée à Dakar dément « formellement cette fausse information » et précise qu’ « elle n’a apporté aucune ».

Par ailleurs, l’institution financière invite les populations à la plus grande vigilance et à ne se référer qu’aux seules voies de communication officielles usuelles de l’Institut d’émission.

Elle rappelle également que tous ses communiqués sont publiés sur son site internet, ainsi que dans la presse écrite et audiovisuelle.

« La BCEAO se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices des actes et messages de nature à porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) », lit-on sur son site officiel.




CONOBAFI s’active pour les nouvelles normes de la lettre de change et du billet à ordre

Le Comité Ouest Africain d’Organisation et de Normalisation Bancaire et Financière (CONOBAFI) est à l’œuvre. Cette association est décidée à apporter des réponses adéquates aux questions liées à l’activité bancaire et financière d’ordre organisationnel et normatif et d’œuvrer dans le sens de l’interbancarité.  Elle a tenu le mois dernier une rencontre sur les nouvelles normes de la lettre de change et du billet à ordre.

COMMUNIQUE DE PRESSE

(Lomé, le 26 août 2020)

Le Comité Ouest Africain d’Organisation et de Normalisation Bancaire et Financière (CONOBAFI) a organisé à Lomé, le 26 août 2020 par visioconférence, une rencontre sur les nouvelles normes de la lettre de change et du billet à ordre. Ont pris part à cette rencontre outre la Direction Nationale de la BCEAO pour le Togo, les banques de la place et l’Office Togolais des Recettes.

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Pour rappel, le CONOBAFI est une Association à but non lucratif et d’utilité publique dont le siège est fixé à Dakar au Sénégal, créé par la BCEAO en coopération avec les Associations professionnelles des banques et établissements financiers des Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et les structures de régulation du secteur financier (GIM-UEMOA, CREPMF, BRVM). Il a pour mission d’apporter des réponses adéquates aux questions liées à l’activité bancaire et financière d’ordre organisationnel et normatif et d’œuvrer dans le sens de l’interbancarité. 

Les nouveaux effets de commerce qui doivent entrer en vigueur se distinguent des précédents par : 

  • la définition de leurs caractéristiques, à savoir les dimensions, les caractères topographiques ainsi que le grammage et les couleurs du papier ;
  • l’ajout d’une ligne de caractères magnétiques imprimés et codés à 7 bâtonnets (CMC7) qui permet la reconnaissance de l’unicité de l’ensemble effet de commerce/compte ;
  • l’automatisation du traitement des opérations par le scannage des supports papiers et leur présentation dans le système sous forme de fichiers d’images dans les remises numériques des établissements participants à SICA-UEMOA.

Les banques avaient été invitées à réaliser les spécimens des effets de commerce selon les nouvelles normes et à les tester dans un environnement dédié mis en place par la Banque Centrale sur la période allant du 1er juillet 2019 au 7 août 2020. L’entrée en vigueur des nouvelles normes relève de la décision des Autorités de la Banque Centrale.

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BCEAO: Avis relatif à l’accès des créances privées cotées B au refinancement

AVIS N°007-04-2020 RELATIF A L’ACCES DES CREANCES PRIVEES COTEES B AU REFINANCEMENT DE LA BCEAO

Par avis n° 001 – 03 – 2020 en date du 25 mars 2020, la Banque Centrale a procédé à la révision des modalités de mise en oeuvre du dispositif des accords de classement pour les entreprises non financières, en acceptant à ses guichets de refinancement les effets des entreprises cotées A.

Le présent avis porte à la connaissance des établissements de crédit que les créances sur les entreprises privées cotées B peuvent désormais être admises en support des refinancements de la Banque Centrale si elles disposent d’une garantie d’un État membre de l’UMOA ou bénéficient d’un dispositif d’accompagnement financier d’un Etat membre de l’UMOA.

Les établissements de crédit peuvent adresser à la Banque Centrale une demande d’inscription des effets représentatifs des créances concernées sur la liste des collatéraux admissibles au refinancement.

 

Fait à Dakar, le 30 avril 2020

Tiémoko Meyliet KONE

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Covid19: les dispositions de la BCEAO en faveur des institutions de microfinances

AVIS N° 008-04-2020 RELATIF AUX MESURES EN FAVEUR DES INSTITUTIONS DE MICROFINANCE AFFECTEES PAR LA PANDEMIE DU COVID-19

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a pris une série de mesures pour atténuer l’impact de la pandémie du Covid-19 sur le système bancaire et le financement de l’activité économique dans l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Dans leur prolongement, les dispositions ci-après sont prises spécifiquement en faveur des institutions de microfinance (IMF).

  1. Les IMF sont autorisées à accorder à leur clientèle affectée par les effets de la pandémie et qui le sollicite, un report d’échéances sur leurs prêts, pour une période de 3 mois renouvelable une fois, sans charge d’intérêt, ni frais, ni pénalité de retard. En contrepartie, les créances dont les échéances feront l’objet de report doivent être classées dans un sous-compte spécifique dans la catégorie des crédits immobilisés sur la durée du report. Les informations relatives aux créances dont les échéances auront été reportées doivent être communiquées aux Structures Ministérielles de Suivi (SMS).
  2. Les IMF visées à l’article 44 de la Loi portant réglementation des systèmes financiers décentralisés ayant procédé à des reports d’échéances doivent également transmettre à la Banque Centrale les informations y relatives, à partir du canevas mis à leur disposition sur l’espace dédié au Dispositif Covid-19 sur le site internet de la BCEAO, à l‘adresse soutien-sfd@bceao.int.
  3. La BCEAO appréciera, en relation avec le Secrétariat Général de la Commission Bancaire de I’UMOA et les SMS, les implications de ces mesures sur la situation comptable et prudentielle des IMF et prendra, en tant que de besoin, les décisions appropriées.
  4. Les concours accordés par les établissements de crédit aux IMF sont éligibles aux dispositions de l’Avis n°OO5-04-2020 relatif au report d’échéances des créances des établissements de crédit affectées par la pandémie du Covid-19. Les IMF qui le souhaitent sont, en conséquence, invitées à se rapprocher de leurs partenaires bancaires pour bénéficier de la mesure de report d’échéances de leurs engagements.
  5. Conformément aux dispositions de la Décision du Comité de Politique Monétaire n°06‘I-03- 2011 du 2 mars 2011, les crédits bancaires octroyés aux Institutions de microfinance visées à l’article 44 de la Loi susvisée sont admissibles en support des refinancements de la BCEAO. À titre exceptionnel, pour accroître la liquidité en faveur du secteur de la microfinance, le guichet spécial de refinancement des effets portés sur les Petites et Moyennes Entreprises (PME) est élargi aux créances bancaires détenues sur ces IMF.

Pour la mise en œuvre de cette mesure, les établissements de crédit s’appuieront sur la liste des SFD éligibles, disponible auprès des Directions Nationales de la BCEAO.

 

Fait à Dakar, le 27 avril 2020

Tiémoko Meyliet KONE

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Inclusion financière: la BCEAO cherche un cabinet pour la stratégie de communication (AVIS)

Pour la mise en œuvre de sa Stratégie régionale d’inclusion financière dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) cherche un cabinet qui aura pour mission de concevoir et à mettre en œuvre la stratégie de communication de la BCEAO en éducation financière de l’UEMOA. Les détails dans cet Avis à Manifestation d’Intérêt.

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET POUR LA SELECTION D’UN CABINET CHARGE DE LA DEFINITION ET DE LA MISE EN OEUVRE DE LA STRATEGIE DE COMMUNICATION EN EDUCATION FINANCIERE DANS L’UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE (UEMOA)

  1. La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a reçu un don de la Confédération suisse pour la mise en œuvre de la Stratégie régionale d’inclusion financière dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Dans le cadre de la mise en œuvre de cette Stratégie, elle se propose de solliciter un Cabinet de Consultants, qui aura pour mission de concevoir et à mettre en œuvre la stratégie de communication de la BCEAO en éducation financière de l’UEMOA.
  2. Le Cabinet de consultants sera chargé de concevoir et de mettre en œuvre la stratégie de communication de la BCEAO pour l’éducation financière des populations dans l’UEMOA.
  3. La durée de la mission est de dix-huit (18) mois.
  4. La BCEAO invite les Cabinets intéressés à présenter leur candidature, en vue de fournir les services décrits ci-dessus. Les Consultants désireux de faire acte de candidature doivent fournir les informations démontrant qu’ils possèdent les qualifications requises et les expériences pertinentes pour l’exécution des services sollicités. Ils doivent également fournir les preuves (brochures, références, etc.) des contrats similaires qu’ils ont eu à exécuter ainsi que de leurs expériences dans le domaine. Les soumissions en consortium ou en groupement de cabinets sont autorisées.
  5. Le Cabinet de consultants doit avoir la compétence requise pour effectuer les services mentionnés ci-dessus. Il doit justifier d’au moins cinq (5) années d’expérience dans l’exécution de missions similaires (2015, 2016, 2017, 2018, 2019) ainsi que d’au moins trois (3) références pertinentes en matière de prestations d’envergure internationale dans le domaine de l’éducation financière, au cours des cinq (5) dernières années. Une référence en Afrique serait un atout.
  6. Les critères d’éligibilité ainsi que les procédures de sélection qui seront utilisés, seront conformes aux Règles et Procédures de la BCEAO.
  7. Les Consultants intéressés par le présent avis à manifestations d’intérêt sont priés de faire parvenir, par courrier électronique, en version PDF, leurs dossiers de candidature, au plus tard le 31 mai 2020 à 17h00 GMT, à l’adresse ci-dessous, avec en objet, la mention « Sélection d’un cabinet pour la définition et la mise en oeuvre de la stratégie de communication en éducation financière dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) – avis à manifestation d’intérêt N°DIF/0022J20 ».

BCEAO-Siège

Directeur de l’Inclusion Financière

Avenue Abdoulaye FADIGA

BP : 3108

Dakar – Sénégal

Tél. : 00 221 33 839 05 00

Courriel : courrier.zdif@bceao.int

  1. Des informations complémentaires peuvent être obtenues à l’adresse électronique mentionnée ci-dessus.



La BCEAO recherche un cabinet pour la conception des cours d’éducation financière (Communiqué)

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est à la recherche d’un Cabinet de consultants, qui aura pour mission de concevoir des cours et des modules de formation en éducation financière et d’animer des sessions de formation des formateurs en la matière. Les détails dans l’Avis à Manifestation d’Intérêt ci-après.

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET POUR LA SELECTION D’UN CABINET DE CONSULTANTS CHARGE DE LA CONCEPTION DE COURS, ET DE MODULES DE FORMATION EN EDUCATION FINANCIERE AINSI QUE DE L’ANIMATION DE SESSIONS DE FORMATION DES FORMATEURS DANS L’UEMOA

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a reçu un don de la Confédération suisse pour la mise en œuvre de la Stratégie régionale d’inclusion financière dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Dans le cadre de l’implémentation de cette Stratégie, elle se propose de solliciter un Cabinet de consultants, qui aura pour mission de concevoir des cours et des modules de formation en éducation financière et d’animer des sessions de formation des formateurs en la matière.

  1. Le Cabinet de consultants sera chargé ; (i) de concevoir les cours d’éducation financière en vue de leur intégration dans les systèmes éducatifs au niveau national, (ii) d’élaborer les modules de formation au profit des cibles du programme régional d’éducation financière en dehors du milieu scolaire et (iii) de former les formateurs chargés d’animer les sessions de formation dans les pays de l’Union.
  2. La durée de la mission est de dix-huit (18) mois.
  3. La BCEAO invite les Cabinets intéressés à présenter leur candidature, en vue de fournir les services décrits ci-dessus. Les Consultants désireux de faire acte de candidature doivent fournir les informations démontrant qu’ils possèdent les qualifications requises et les expériences pertinentes pour l’exécution des services sollicités. Ils doivent également fournir les preuves (brochures, références, etc.) des contrats similaires qu’ils ont eu à exécuter ainsi que de leurs expériences dans le domaine. Les soumissions en consortium ou en groupement de cabinets sont autorisées.
  4. Le Cabinet de consultants doit avoir la compétence requise pour effectuer les services mentionnés ci-dessus. Il doit justifier d’au moins cinq (5) années d’expérience dans l’exécution de missions similaires (2015, 2016, 2017, 2018, 2019) ainsi que d’au moins trois (3) références pertinentes en matière de prestations d’envergure internationale dans le domaine de l’éducation financière, au cours des cinq (5) dernières années. Une référence en Afrique serait un atout.
  5. Les critères d’éligibilité ainsi que les procédures de sélection qui seront utilisés, seront conformes aux Règles et Procédures de la BCEAO.
  6. Les Consultants intéressés par le présent avis à manifestations d’intérêt sont priés de faire parvenir, par courrier électronique, en version PDF, leurs dossiers de candidature, au plus tard le 31 mai 2020 à 17h00 GMT, à l’adresse ci-dessous, avec en objet, la mention « Sélection d’un Cabinet pour la conception de cours et de modules de formation en d’éducation financière ainsi que de l’animation des sessions de formation des formateurs dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) – Avis à manifestation d’intérêt N°DIF/0021J20 ».

BCEAO-Siège

Directeur de l’Inclusion Financière

Avenue Abdoulaye FADIGA

BP : 3108

Dakar – Sénégal

Tél. : 00 221 33 839 05 00

Courriel : courrier.zdif@bceao.int

  1. Des informations complémentaires peuvent être obtenues à l’adresse électronique mentionnée ci-dessus.



COVID19: la BCEAO prend des mesures d’accompagnement

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) prend ses responsabilités face à la pandémie de Coronavius. L’institution a annoncé samedi huit (8) mesures pour éviter au pays de l’Union une crise économique.

Selon la BCEAO,  depuis le début de l’année 2020, le monde fait face à une grave crise sanitaire marquée par la propagation rapide de la pandémie du Covid-19. Cette pandémie engendre de nombreuses pertes en vies humaines.

Par ailleurs, poursuit la Banque,  elle a de graves conséquences sur l’activité économique et financière mondiale.

Au regard de l’impact négatif que cette crise pourrait avoir sur le système bancaire et le financement de l’activité économique dans l’Union, la BCEAO a décidé d’accompagner….

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Voici les mesures prises

1. Augmenter les ressources mises à la disposition des banques, afin de permettre à celles-ci de maintenir et d’accroître le financement de l’économie. A cet égard, une première hausse de 340 milliards a été apportée au montant que la Banque Centrale accorde chaque semaine aux banques, pour le porter à 4.750 milliards ;

2. Elargir le champ des mécanismes à la disposition des banques pour accéder au refinancement de la Banque Centrale. Dans ce cadre, la BCEAO a pris l’initiative de faire la cotation de 1.700 entreprises privées dont les effets n’étaient pas acceptés auparavant dans son portefeuille. Cette action permettra aux banques d’accéder à des ressources complémentaires de 1.050 milliards et aux entreprises concernées de négocier et bénéficier de meilleures conditions pour leurs emprunts ;

3. Affecter 25 milliards au fonds de bonification de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour permettre à celle-ci d’accorder une bonification de taux d’intérêt et d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu’elle accordera aux États pour le financement des dépenses urgentes d’investissement et d’équipement dans le cadre de la lutte contre la pandémie ;

4. Rappeler et sensibiliser les banques à l’utilisation des ressources disponibles sur le guichet spécial de refinancement des crédits accordés aux petites et moyennes entreprises (PME/PMI). Ce guichet, sans plafond, a été créé dans le cadre du dispositif mis en place par la BCEAO en accord avec les banques et les États pour promouvoir le financement des PME/PMI dans l’Union ;

5. Mettre en place, avec le système bancaire, un cadre adapté pour accompagner les entreprises affectées par les conséquences de la pandémie et qui rencontrent des difficultés pour rembourser les crédits qui leur ont été accordés. La BCEAO sollicitera les banques pour qu’elles accordent les reports d’échéances appropriés, en particulier aux PME/PMI ;

6. Mener des négociations avec les entreprises d’émission de monnaie électronique en vue de réduire les coûts des transactions et encourager les populations à une plus grande utilisation des moyens de paiement digitaux pour mieux limiter les contacts et les déplacements ;

7. Approvisionner les banques en billets en quantité et en qualité suffisantes, afin de leur permettre d’assurer un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques de banques (GAB) ;

8. Organiser, au besoin, le réaménagement du calendrier d’émission des titres publics sur le marché financier régional.

Par ailleurs la Banque centrale  réaffirme sa détermination à prendre toutes autres mesures qui s’avéreraient nécessaires, dans le cadre de sa mission, pour contrer les effets néfastes de la pandémie du Covid-19 sur les économies de l’Union.

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Inclusion financière: Produits et services exposés au public à Lomé

La semaine de l’inclusion financière s’est achevée samedi à Lomé. L’apothéose a été marquée par une foire qui a rassemblé les institutions financières, les opérateurs de téléphonie mobile et des représentants des Fintech. C’était un cadre pour exposer au public les produits et services financiers adaptés aux besoins des usagers

C’est le Directeur de cabinet du ministère de l’économie et des finances, Daniel Kossi Toffio qui a ouvert la foire, en présence du Directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO).

Cette foire de l’inclusion financière a connu une grande mobilisation des acteurs proposants des services financiers. Plusieurs produits basés sur la digitalisation ont été exposés par les structures intervenant dans le domaine.

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«Cette foire est un cadre qui permet de faire connaître au public les produits et services adaptés aux besoins des usagers », a indiqué M. Toffio.

Par ailleurs, le représentant du ministre Sani Yaya a précisé que l’objectif visé est d’offrir une plateforme aux acteurs de l’offre de services financiers et une alternative pour échanger avec les consommateurs.

Pour la BCEAO, le but visé par cette activité était d’échanger avec les parties prenantes sur les enjeux de la digitalisation des paiements pour le secteur financier et les Etats membres de l’UEMOA. Les risques liés à l’utilisation des nouvelles technologies financières ainsi que les mesures à mettre en œuvre pour protéger les consommateurs des services financiers ont été également été expliqués.

Selon une récente étude réalisée par les autorités togolaises, 24% de la population adulte utilisent la monnaie électronique. La plupart des jeunes possèdent des smartphones et font facilement des transactions à partir du Mobile money.

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Kossi Tenou: « Pour nous, l’éducation financière est très importante »

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a entretenu vendredi les étudiants de l’Université de Lomé sur la question de l’inclusion financière. Dans le cadre de la semaine de l’inclusion financière, la BCEAO a mobilisé les Fintech pour expliquer aux étudiants les procédures et les technologies permettant d’accéder aux services financiers. Pour Kossi Tenou, le Directeur national de la BCEAO, cette inclusion est tributaire de l’éducation financière.

C’est une réalité que l’éducation financière n’est pas suffisamment développée dans les enseignements dans les pays de l’UEMOA, dont le Togo. Alors que les individus, quel que soit leur niveau scolaire, sont amenés à prendre des décisions financières. Dans plusieurs domaines de la vie, chaque citoyen est appelé à faire des choix financiers indispensables.

Mais le manque d’éducation financière a privé une large partie de la population des informations nécessaires dont ils ont besoin pour se déterminer.

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La BCEAO compte remédier à cette réalité. Elle a tenu vendredi à l’Université de Lomé une séance sur le sujet de l’éducation financière. La démarche s’inscrit dans le cadre des activités marquant la semaine de l’inclusion financière en cours dans les pays de l’UEMOA.

Selon la 2e Vice-présidente de l’Université de Lomé, le manque d’éducation financière freine l’inclusion financière. Pour Kafui Kpegba, l’éducation financière contribue à un large accès aux services financiers et à une utilisation judicieuse de ces services.

« Faute d’éducation financière, il sera très difficile de développer l’inclusion », a-t-elle déclaré vendredi avant d’appeler à l’approfondissement des réflexions sur la question.

De son côté, Kossi Tenou, le Directeur national de la BCEAO indique que la volonté de son institution est de populariser la culture de la finance.

« Pour nous, l’éducation financière est très importante car elle permet l’autonomisation des personnes vulnérables, l’amélioration du taux de bancarisation et l’augmentation du revenu de l’épargne », a souligné M. Tenou.

Au Togo, si les populations utilisent massivement la banque mobile, il y a toutefois beaucoup d’efforts à faire. La plupart des citoyens désire avoir accès aux services financiers mais ne dispose pas de pièces d’identité.

Les intervenants à la séance de l’Université de Lomé ont appelé l’Etat à faire des efforts pour permettre aux citoyens d’avoir leur carte d’identité, pièce nécessaire pour la digitalisation afin de facilité l’inclusion financière.

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