1

La réforme des curricula sur les bons rails grâce au PERI-2

Mise en œuvre depuis juillet 2015, la phase 2 du Projet éducation et renforcement institutionnel (PERI-2) est à mi-parcours. En vue de faire le point de ce qui a été fait jusque-là et ce qui reste à faire pour atteindre les objectifs du projet, ses différentes composantes sont soumises à l’examen jeudi à Lomé.

Depuis sa mise en œuvre, le PERI-2 a permis de doter les enfants de manuels de mathématique et de français. Des manuels conçus entièrement au Togo avec copyright du ministère des enseignements primaire et secondaire. Les nouveaux manuels ont été élaborés par des cadres togolais. Ils constituent un ingrédient important pour l’amélioration de la qualité des apprentissages.
Au total, 25.426 manuels de mathématiques et de français pour les cours de CP1 dont 42.000 guides du maître ont été distribués gratuitement aux élèves de CP1 du Togo.
Le PERI-2 a permis de déclencher la mise en œuvre de la réforme des curricula qui devrait améliorer le taux d’achèvement au primaire et améliorer la qualité de l’éducation.
L’évaluation à mi-parcours va permettre aux acteurs de l’éducation d’examiner les avancées et les principaux défis notés lors du déroulement des différentes composantes du projet.
Pour le Directeur de cabinet du ministre Komi Tchakpelé des enseignements primaire et secondaire, Eyana Kpemissi-Amana, la revue devra permettre aux acteurs d’aboutir à un consensus pour garantir une fin heureuse pour le projet.
De son côté, Hyacinte Gbaye, le Chargé de Programme éducation à la Banque mondiale au Togo a salué les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du PERI-2 et pense tout sera mis en œuvre pour définir une bonne suite du projet.{loadmodule mod_phocagae,Phoca ADS}

« Il s’agira de continuer avec la mise en œuvre de la réforme des curricula au CP2 et au CE1 si c’est possible. Cette réforme consiste à la révision des programmes d’enseignement selon l’approche par compétence, à la conception des manuels à leur édition, leur multiplication et la distribution aux élèves à concurrence d’un ratio de deux manuels par élèves : un manuel de maths et un manuel de français », a indiqué M. Gbaye.

Le PERI-2 est financé à hauteur de 27,8 millions de dollars soit près de 15 milliards de Fcfa, par le Partenariat mondial de l’éducation par l’entremise de la Banque Mondiale. Il s’achèvera le 30 septembre 2018.




PGICT: le Togo sollicite un fonds additionnel de la Banque mondiale

Mis en œuvre depuis cinq ans, le Projet de gestion intégrée des terres et des catastrophes (PGICT) arrive à sa fin le mois prochain. Lundi, les acteurs impliqués dans son exécution échangent sur l’état de sa mise en œuvre à Lomé dans le cadre de la 8e mission d’appui de la Banque Mondiale qui est également une mission d’achèvement du projet.

Ladite mission sera l’occasion pour les équipes de la Banque mondiale et du Gouvernement togolais ainsi que tous les acteurs impliqué dans l’exécution du projet de faire le point sur l’état de réalisation de toutes les composantes et activités du projet.
Le PGICT qui a été l’une des vitrines de l’action gouvernementale a apporté une valeur ajoutée dans l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a permis d’installer des Unités de secours des sapeurs-pompiers en guise de renforcement des capacités de réponses du Togo aux situations d’urgences. De même, plusieurs ouvrages ont été réalisés dans plusieurs localités à travers le pays. A cela s’ajoute l’élaboration des plans d’aménagements des aires protégés et de gestion des zones humides afin de faciliter les négociations et la mobilisation de ressources.
Au titre de la 3e composante, le PGICT a également permis de renforcer les services hydrométéorologiques et le mécanisme de transmission de l’information. Ce qui permette désormais d’assurer des alertes en temps utiles.

Un fonds additionnel pour le PGICT

Malgré les bons résultats atteints grâce à ce projet, les besoins du Togo restent encore immenses. De plus, la transposition à grande échelle des acquis s’avère nécessaire. C’est dans ce sens que le gouvernement togolais a transmis à la Banque mondiale une requête sollicitant un fonds additionnel pour le PGICT.

« Cette seconde phase du projet devient plus que nécessaire pour relever les défis de l’amplification des résultats du PGICT…», a indiqué Sama Boundjouw, le Secrétaire général du ministère de l’environnement, représentant le ministre André Johnson.

Pour Dr Koffi Hounkpè, Chef de la mission de la Banque Mondiale, il ne sera pas possible de possible de terminer le processus de préparation de fonds additionnels qui prend environ un an. Toutefois, il assure qu’avec d’autres projets en cours de préparation, il y a possibilité de considérer la prise en compte des activités que le PGICT 2 pourrait financer.
Dr Hounkpè cite trois projets. Le premier est le Projet Hydomet pour la modernisation des services météorologiques et hydrologiques qui pourrait prendre en compte le volet de gestion des catastrophes. Le 2e est le projet FEM6 qui devrait financer les activités de gestion durable des terres, aménagement des aires protégées et zones humides et gestion durable des forêts. Le dernier est REDD+ qui pourrait prendre en compte la gestion durable des terres et la gestion des forêts.{loadmodule mod_phocagae,Phoca ADS}
Le Banque Mondiales réitère son engagement à soutenir les efforts du gouvernement togolais en matière de la résilience aux effets néfastes des changements climatiques et la lutte contre la pauvreté.
Pour rappel, le PGICT, mis en œuvre depuis 2012, a été financé à hauteur de 10 milliards de Fcfa par la Banque Mondiale. Il a pour objectif de renforcer les capacités institutionnelles des structures impliquées dans la gestion des catastrophes, de développer des activités communautaires pour l’adaptation au phénomène de changements climatiques et de renforcer le système d’alerte précoce par un suivi et une capitalisation des connaissances hydrométéorologiques.




La Banque mondiale valide un nouveau cadre de partenariat avec le Togo

Le Groupe de la Banque Mondiale a validé mercredi un nouveau cadre de partenariat avec le Togo. L’institution décide de doubler l’aide de l’Association Internationale de Développement (IDA) du Togo pour l’amener à plus de 350 millions de dollars. Le nouveau cadre de partenariat entre le Togo et le Groupe de la Banque Mondiale court de juillet 2016 à juin 2020.

Les 350 millions de dollars à percevoir pendant quatre ans seront destinés à renforcer la gouvernance, les services essentiels et l’activité du secteur privé.
Le Togo est appelé à opérer des réformes dans la gouvernance pour garantir une distribution plus équitable et transparente des ressources à tous. A cet effet il doit renforcer la responsabilité vis-à-vis des citoyens et des institutions indépendantes plus fortes à tous les niveaux.
Le pays est contraint aussi d’œuvrer pour la durabilité et la résilience de l’environnement.
Enfin il doit chercher à parfaire le secteur privé et créer de nouveaux emplois.
A ce niveau, la Banque s’engage à aider les autorités à améliorer la politique budgétaire et la gestion de la dette à travers notamment une nouvelle série d’opérations à l’appui des politiques de développement. Ces opérations vont soutenir les réformes sur les politiques et l’administration fiscales, la gestion des investissements publics et la gouvernance dans les secteurs de l’énergie et des télécommunications.
Par la même occasion une assistance technique et des investissements viendront en appui aux réformes budgétaires et réglementaires et aux investissements destinés à renforcer le secteur privé formel et la productivité agricole, l’accès aux marchés et les chaînes de valeur.
Elle va en outre améliorer la qualité des services d’infrastructure économique et promouvoir le renforcement des compétences et les débouchés professionnels.{loadmodule mod_phocagae,Phoca ADS}
C’est la première stratégie élaborée par la Banque Mondiale à l’intention du Togo depuis le réengagement de l’IDA au Togo en 2008.
Pour Pierre Laporte, Directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Togo, cette stratégie est un ouf de soulagement, car elle permettra au pays de rattraper le retard accusé auprès des bailleurs de fonds pendant 15 ans de désengagement.




18 millions de dollars de la Banque mondiale pour améliorer la logistique commerciale

Le gouvernement togolais vient de bénéficier du Groupe de la Banque mondiale, un crédit de 18 millions de dollars pour renforcer les services de logistique commerciale dans le pays. Ce crédit permettra la mise en œuvre du Projet de facilitation du commerce et de compétitivité des services logistiques (PFCCSL).

Selon les autorités, le nouveau projet introduira des critères clairs pour la professionnalisation du transport routier et des services logistiques et appuiera les réformes pour la facilitation des échanges visant à réduire les délais d’immobilisation dans les ports et les temps de transit.
Malgré les résultats atteints par le Togo dans l’amélioration de ses services logistiques, d’autres perfectionnements sont nécessaires dans l’ensemble de la chaîne de valeur.
Concrètement, le projet permettra d’améliorer le cadre juridique et réglementaire régissant le secteur du transport et de la logistique et prévoit des possibilités de renforcement des capacités pour les acteurs logistiques et des formations pour plusieurs fonctions de services.
La modernisation de la flotte de camions, à travers des instruments de crédit-bail (leasing) pour renouveler les véhicules, fera également partie des priorités.

« L’économie togolaise est ouverte aux échanges internationaux et, grâce à sa situation géographique et ses infrastructures portuaires, le pays est une voie d’accès idéale aux marchés régionaux et internationaux et peut en outre servir de pôle logistique et de transport pour la sous-région », souligne Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Togo, dans une note de l’institution de Breton Hood.

En outre, il est question d’aider le Togo à mettre en œuvre l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges afin d’améliorer les services de logistique commerciale, d’optimiser les services douaniers d’enregistrement pour les négociants et les opérateurs de services logistiques respectueux de la législation, de favoriser le dialogue entre les parties prenantes et d’améliorer la gouvernance.
Grâce à ce projet, une baisse des coûts indirects supportés par la société à cause de la pollution, de la dégradation des infrastructures routières et des accidents est attendue.
Les femmes devraient également trouver leur compte avec des transports moins chers et un meilleur accès aux marchés.




Togo: la Banque Mondiale décaisse 39 milliards de FCFA pour 3 projets

Makhtar Diop séjourne à Lomé depuis ce mercredi. Le Vice-Président de la Banque Mondiale pour l’Afrique qui est dans la  capitale togolaise pour une visite de travail entre la banque et le Togo vient de procéder à la signature des trois accords de financement avec le pays estimés à 39 milliards de francs CFA. La cérémonie de signature a eu lieu au palais de la présidence et  a été présidée par le Chef de l’État  en présence de plusieurs membres du gouvernement. 

Les accords visent à aider le Togo à renforcer l’accès des populations aux infrastructures de base et à la protection sociale; promouvoir l’employabilité des jeunes défavorisés et renforcer les systèmes régionaux de surveillance des maladies. 

La première convention qui porte sur le projet de filets sociaux et des services de base est évaluée à 29 millions de dollars environ 17,5 milliards de FCFA.

Grâce à cette enveloppe le Togo doit  poursuivre la mise en œuvre de sa politique nationale de développement à la base et aux filets de sécurité sociale

Le deuxième accord signé est relatif au projet emploi des jeunes vulnérables dont le montant s’élève à 15 millions de dollars, environ 9 milliards FCFA. Ce second accord  vise à offrir des opportunités économiques aux jeunes pauvres et vulnérables

Quant au troisième, il porte sur le projet de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies. 

Il s’agit d’un projet régional qui couvre la Guinée-Bisseau, le Liberia ,le Nigeria et le Togo et pour lequel le Togo a obtenu un montant de 21millions de dollars

Ce projet a pour objectif de renforcer les capacités intersectorielles aux niveaux national et régional  pour permettre une surveillance collaborative des maladies.

Réaffirmant l’engagement de son institution  à accompagner le Togo, Makhtar Diop a dévoilé  la décision de la Banque Mondiale de porter l’appui budgétaire en cours de préparation, et initialement prévu pour un montant de 30 millions de dollars, à un montant de 50 millions de dollars. L’objectif poursuivi est de permettre au Togo de mettre en œuvre certaines réformes urgentes.




La Banque Mondiale s’engage au Togo pour 157 milliards de Fcfa d’ici 2020

La Banque Mondiale investira au Togo, la somme de 350 millions de dollars US soit 175 milliards de francs CFA pour les quatre prochaines années. Ce sera dans le cadre d’un nouveau partenariat couvrant la période 2017-2020 liant les deux parties.

Les contours du partenariat ont été définis lundi à Lomé en présence de Kossi Assimaidou, le ministre de la planification et du développement, du directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Togo, Pierre Laporte, de Mme Ronke Ogunsulire, Représentante résidente de la Société financière internationale, la filiale du Groupe de la Banque mondiale qui appui le développement du secteur privé.

Dans ce nouveau cadre d’intervention au Togo, la Banque Mondiale entend appuyer le gouvernement dans ses efforts de renforcement de la Performance du secteur privé et la création d’emplois, l’Inclusion économique et sociale et la soutenabilité et la résilience.

Il encourage également la bonne gouvernance à travers la consolidation du cadre macro-fiscale et de renforcement des institutions et de l’engagement du citoyen.

Ce dernier point essentiellement axé sur l’analyse et une stratégie en vue de la gestion de la dette vise surtout un appui à la réforme structurelle et fiscale, la revue du système de gestion des finances publiques et de la responsabilité de l’Etat.

Ce nouveau partenariat vient ainsi pour augmenter les actions financées au Togo par la Banque Mondiale. 11 projets et programmes sont d’ailleurs actuellement en cours d’exécution notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, du développement communautaire et filets sociaux, du  secteur privé et de l’emploi des jeunes, de la télécommunications, des infrastructures urbaines, de l’économie bleue et de gouvernance.

 




Le Togo parmi les meilleurs pays réformateurs de l’Afrique

La Banque mondiale a publié mardi le classement Doing Business 2017 qui évalue l’amélioration du climat des affaires. 190 économies ont été prises en compte dans le classement. Le Togo arrive au 154ème rang mondial soit 28ème africain et reste parmi les meilleurs pays réformateurs du continent.

Le rapport précise que plusieurs économies de la zone Afrique ont mis en œuvre au moins quatre (4) réformes. Le Niger, 26ème sur le plan africain et 150ème au plan mondial, est le premier réformateur en Afrique avec six (6) réformes mises en œuvre. Ensuite vient le Kenya avec cinq (5) réformes mise en œuvre.

La Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Rwanda, le Sénégal et le Togo suivent chacun avec quatre (4) réformes mises en œuvre.

Au classement mondial, l’Île Maurice est classé 49ème et est le premier pays africain. Le Rwanda est 2e africain soit 56e mondial. Il est suivi du Botswana et de l’Afrique du sud respectivement 71e et 74e mondial.

 




Qualité des institutions: le Togo dans le même marigot que la Gambie

Le Togo est encore à la traîne sur le continent africain en ce qui concerne la qualité de ses institutions et de la politique en Afrique. Selon le classement Country Policy and Institutional Assessment (CPIA) 2015 de la Banque Mondiale, le pays est 29ème  sur les 38 pays africains classés. Soit dans le même marigot que la Gambie.

Avec une note 3, le pays de Faure Gnassingbé dépasse de 0,1 point la Gambie de Yahya Jammeh classé 30ème. Ce classement montre qu’au Togo, il y a ces dernières années,  une baisse des performances en matière de gestion économique avec le combat contre la corruption qui tarde à aboutir. 

Les notes de la CPIA évaluent la qualité des améliorations des politiques et des institutions en utilisant 16 indicateurs de développement couvrant quatre (4) domaines. Il s’agit de la gestion économique, les politiques d’inclusion sociale et d’équité, les politiques structurelles ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. 

Toutes les nations que prend en compte ce classement sont notées sur une échelle allant de 1 (note la plus faible) à 6 pour chaque indicateur.

C’est dire que la note finale  donnée  aux Etats découle de la moyenne des quatre domaines  évalués. Et le Togo se retrouve malheureusement dans le même marigot que la Gambie de Yahya Jammeh, un pays fortement en dictature. 

Ce classement doit éveiller les autorités togolaises à hâter le pas dans les processus des réformes institutionnelles et politiques afin de se priver de ces mauvaises publicités sur le plan international. Des classements qui sapent, quoi qu’on dise, les efforts réels déployés ces dernières années.

Notons que le Rwanda de Paul Kagamé est le pays qui a réalisé plus de performances avec une note de 4/6 occupant ainsi le premier rang. La série de réformes opérées par ces derniers temps est ce qui a le plus pesé dans la balance. 

Le classement CPIA a pour objectif d’évaluer la performance et les défis des pays pauvres en vue de déterminer l’allocation de prêts à zéro taux et de dons éligibles au soutien de l’Association International de Développement, le fonds de la Banque Mondiale dédié aux pays les plus pauvres.