1

Taama à Fabre: ‘Quand la musique change, il faut changer la danse’

Rich results on Google's SERP when searching for 'Taama'

Gerry Taama est très remonté contre l’Alliance nationale pour le changement (ANC). Le président du Nouvel engagement togolais (NET) réagit au dernier communiqué du parti de de Jean-Pierre Fabre portant sur les réformes électorales. Pour l’ANC, les partis politiques de l’opposition présents à l’assemblée nationale sont des partis acquis au régime. « Une mauvaise fois », répond finalement M. Taama.

L’ancien officier des Forces armées togolaises (FAT) n’y va pas du dos de la cuillère et taxe l’ANC d’être animée d’une mauvaise foi et de se donner dans un populisme se nourrit de la critique systématique. En effet, dans son communiqué du 9 octobre, l’ANC critique la composition de la CENI.

 « La loi votée le 1er Octobre 2021 maintient une CENI de 17 membres dont : 12 acquis au régime RPT/UNIR (7 pour la majorité parlementaire, 4 pour l’ « opposition »  parlementaire et un représentant de l’administration),   3 pour l’opposition extra-parlementaire, choisis par l’Assemblée monocolore sur une liste de 6 personnes au moins et   2 pour la Société Civile », avait pointé le parti de Jean-Pierre Fabre.

Pour Gerry Taama, il s’agit d’une composition adoptée au CNAP (Concertation nationale entre les acteurs politiques) par « consensus en présence du représentant de l’ANC notamment monsieur Atantsi, qui n’a élevé aucune protestation ».

« S’ils étaient honnêtes, ils allaient même préciser que le NET était depuis le début des discussions opposé à cette proposition, qui donnait une place supplémentaire à Unir dans la composition politique de la CENI, et que c’est le consensus qui nous a fait reculer », affirme-t-il.

Le patron du NET indique ensuite que la double authentification des bulletins de vote était une exigence de l’ANC, que les autres partis ont appuyé. Il ne comprend pas le rejet de l’adoption de cette même proposition par les responsables du parti.

Au sujet des réserves de l’ANC concernant le découpage électoral des régionales, Gerry Taama dénonce une approche « honteusement tribaliste, qui consiste en permanence à contester les ratios octroyés à la région maritime au détriment des autres régions du pays ».

« Qu’on remette en cause les conditions de transparence des élections me semble une bonne chose et nous avons avancé sur certains sujets importants, mais toujours opposer le découpage entre Lomé et le reste du pays est une insulte pour les populations de intérieur du pays où la misère est pourtant plus importante. On ne compterait donc pas sur elles pour l’alternance ? », se demande M. Taama

Selon Gerry Taama, la musique a changé…

Le député togolais rappelle à l’ANC son score officiel de l’élection présidentielle de 2020 et note que les responsables de ce parti devraient reconnaître que si la DMK (Dynamique Mgr Kpodzro) était un parti politique, elle serait en ce moment le premier parti de l’opposition avec environ 20% de l’électorat.

« Quand la musique change, il faut changer la danse aussi. Le plus grand parti de l’opposition actuel au Togo est la DMK. Ce n’est pas un débat. On verra les résultats de la prochaine élection », a-t-il asséné.

Gerry Taama énumère les actions de son parti tant au Parlement que sur le terrain et avance consacrer la moitié de ses indemnités de députés à des œuvres sociales à travers le Togo. Il invite les anciens députés de l’ANC de prouver « qu’ils ont fait mieux » à leur époque avant de le traiter d’acquis au régime.

« Même avant d’être député, j’ai restauré le CEG de Nyekonakpoe, dans un quartier où ils étaient députés, pour plusieurs millions de nos francs, alors qu’ils n’ont jamais ouvert un cybercafé dans leur quartier pour aider un jeune », rappelle le député.

Le député demande à l’ANC de ne pas envoyer de candidats à l’élection des membres de la CENI. « Puisque c’est l’assemblée nationale monocolore, acquise au régime RPT/UNIR, qui va les élire », justifie-t-il avant d’ajouter : « Si l’ANC a des candidats, ça voudrait dire qu’eux aussi, ils sont acquis au Rpt-UNIR ».




Togo: 179 conseillers pour les régions, ANC contre la répartition

Rich results on Google's SERP when searching for 'conseillers'

Les récurrentes disputes politiques au sujet du découpage électoral pour les élections législatives vont certainement recommencer pour celles des conseillers régionaux. Samedi, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a dévoilé la répartition du nombre de conseillers par région. Le parti de Jean-Pierre invite le gouvernement à remédier à « cette situation d’injustice flagrante ».

« L’ANC qui a toujours dénoncé l’iniquité criarde du découpage électoral pour les législatives, souligne que c’est dans le même esprit que gouvernement a procédé à la répartition des sièges de conseillers par région », lit-on dans un communiqué de l’ANC diffusé samedi.

Cette formation politique révèle que le gouvernement a arrêté la répartition du nombre de conseillers par région. Cette composition se présente comme suit :

La région Maritime se voit attribuer 49 sièges de conseillers pour une population de 3 411 238, soit 1 conseiller pour 69 617 habitants.

Alors que la région des Plateaux se voit attribuer 43 sièges de conseillers pour une population de 1 714 790, soit 1 conseiller pour 39 878 habitants.

Dans le même temps, la région Centrale se voit attribuer 25 sièges de conseillers pour une population de 772 813, soit 1 conseiller pour 30 912 habitants.

Quant à la région de la Kara se voit attribuer 31 sièges de conseillers pour une population de 963 222, soit 1 conseiller pour 31 071 habitants.

Enfin, la région des Savanes se voit attribuer 31 sièges de conseillers pour une population1 022 844, soit un conseiller pour 32 994 habitants.

Une répartition qui n’est pas du goût du parti de Jean-Pierre Fabre. De ce fait, la formation politique de l’ex-chef de file de l’opposition invite « les populations togolaises à en juger par elles-mêmes et à dénoncer cette discrimination qui porte en elle, le germe de la division et des conflits sociopolitiques ».

Par la même occasion, l’ANC « demande instamment au gouvernement de remédier à cette situation d’injustice flagrante ».

Nombre de Conseillers et CENI

En dehors de la répartition du nombre des conseillers régionaux, l’ANC a rejeté également la composition de la CENI.

« La loi votée le 1er Octobre 2021 maintient une CENI de 17 membres dont : 12 acquis au régime RPT/UNIR (7 pour la majorité parlementaire, 4 pour l’ « opposition » parlementaire et un représentant de l’administration) ; 3 pour l’opposition extra-parlementaire, choisis par l’Assemblée monocolore sur une liste de 6 personnes au moins ; et 2 pour la Société Civile », a commenté ce parti qui n’est pas d’accord avec l’attribution de la présidence des CELI aux magistrats.

Les responsables de l’ANC estiment qu’il est temps que le chef de l’Etat et le gouvernement comprennent enfin, que « le règlement durable de la crise qui mine le Togo depuis de longues années passe par un assainissement en profondeur du cadre électoral et des institutions impliquées dans les processus électoraux ».




ANC: la ligne politique de Jean-Pierre Fabre encore critiquée

Rich results on Google's SERP when searching for 'Jean-Pierre Fabre'

L’Alliance nationale de changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre n’a visiblement pas fini avec les mésententes internes. Après la fronde au sein de la fédération européenne du parti, critiquant le président d’afficher une position étrange au parti, un autre cadre revient à la charge.  Président fédéral de son état, il s’insurge contre les récentes stratégies de leur formation politique et invite le bureau national à principalement cesser les critiques envers la DMK.

Le nouveau contestataire à l’ANC s’appelle Kodjo C. Alissutin. Le président fédéral du 5è arrondissement C de l’ANC n’est pas d’accord de la manière dont les choses se passent ces jours-ci au sein de son parti.

Lui qui s’est déjà révélé dans une récente affaire de remplacement d’un conseiller municipal dans le Golfe 5 invite les premiers responsables de l’ANC à faire désormais les choses autrement.

Sur les réseaux sociaux, notamment dans les plateformes de discussion de whatsapp, il demande aux dirigeants à tourner dos résolument à la politique intellectuelle pour une politique intelligente. Et à perdre moins de temps à gérer les humeurs.

De même, M. Alissutin s’est montré déçu de la décision de Jean-Pierre Fabre et du parti à laisser en plant les dernières discussions organisées par le pouvoir en place.

Pour lui, il n’est plus question de boycotter les dialogues inter-togolais. Mieux, à l’ANC, la politique de la chaise vide ne doit plus avoir droit de cité.

« J’invite l’ANC et son chef à rejoindre rapidement la table de dialogue de la CNAP pour débloquer la crise qui ne finit pas, enfin pour soulager le peuple togolais et faire naître l’espoir d’un lendemain meilleur, pour la grandeur de l’ANC », a-t-il posté.

Aussi, exhorte-t-il à mobiliser les militants et le peuple pour déclencher résolument une dernière bataille pour l’alternance politique au Togo.

Jean-Pierre Fabre doit oublier la DMK

Mis à part ces 4 exhortations, le président fédéral du 5è arrondissement C de l’ANC estime que l’heure n’est plus à s’attaquer à la DMK.

M. Alissutin semble ne peut pas être d’accord de la récente conférence de presse de l’ANC animée par son président national.

Jean-Pierre Fabre au cours de sa dernière rencontre avec les médias est longuement revenu sur les bisbilles qui ont eu lieu entre l’ANC et la DMK à la veillée de la présidentielle de 2020.

L’ancien chef de file de l’opposition sans en faire dans la dentelle a dénoncé un mauvais rôle joué par la DMK dans la lutte contre l’alternance en 2020. Des critiques qui doivent s’arrêter selon, M. Alissutin.

« J’invite l’ANC et son chef à clore rapidement le feuilleton DMK », a-t-il écrit au point 3 de ses exhortations.

Jean-Pierre Fabre va-t-il tolérer cette nouvelle sortie publique d’un responsable fédéral du parti ?




Dialogue: Boukpessi contredit l’ANC de Jean-Pierre Fabre

Rich results on Google's SERP when searching for 'boukpessi'

Payadowa Boukpessi réagit à la sortie de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de la Concertation nationale des acteurs politiques (CNAP). Le ministre togolais en charge de l’administration territoriale s’offusque que le parti de Jean Pierre Fabre ait quitté le dialogue à la veille de la clôture des discussions. Il estime par ailleurs que les propositions du parti ont été prises en compte.

A nos confrères de Republicoftogo le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement du territoire a confirmé avoir reçu une lettre de l’ANC annonçant sa suspension au CNAP.

M. Boukpessi précise que la note du parti a été envoyée et reçue au moment où les travaux sont en train d’être pris fin.

« Ils ont envoyé un courrier hier alors que les travaux de la CNAP prennent fin aujourd’hui.  Vous avez participé aux travaux pendant six mois et tout le monde sait qu’aujourd’hui c’est le dernier jour et hier vous dites que vous quittez », a-t-il dit.

Incompréhension de Boukpessi

Payadowa Boukpessi, ministre du gouvernement mais également facilitateur de ce cadre organisé par le pouvoir pour principalement assainir le cadre électoral au Togo révèle que l’ANC a participé à presque tous les travaux.

Le parti a pris part à 17 réunions ordinaires et 10 réunions plénières sur les 11 qui ont eu lieu. Ses propositions ont été prises en compte.

« S’ils étaient partis plus tôt, comme le CAR, on aurait pu comprendre, mais ils ont participé à tout et on a tenu compte de ce qu’ils ont proposé », a déclaré le ministre Boukpessi.

Dans sa lettre, l’ANC a  rappelé  que pour l’amélioration du  cadre électoral, la communauté internationale a formulé, par l’intermédiaire de l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et les Nations Unies (PNUD), à maintes reprises, à travers de nombreux rapports d’observation et d’évaluation des élections et des processus électoraux au Togo, « des recommandations pertinentes qui sont demeurées lettres mortes à ce jour ».




CNAP: ANC suspend sa participation au dialogue

Rich results on Google's SERP when serching for 'ANC'

Jean-Pierre Fabre met sa menace à exécution. Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) avait exprimé le 27 mai dernier son mécontentement dans une lettre adressée au ministre de l’administration territoriale. Il remettait en cause l’orientation des travaux de la Concertation Nationale des Acteurs politiques (CNAP). M. Fabre a annoncé lundi la suspension de la participation de son parti aux discussions.

La suspension est contenue dans une nouvelle lettre adressée ce 12 juillet au ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi.

« Nous ne pouvons nous retrouver cantonnés dans un rôle d’accompagnateur et de faire-valoir, pour une opération de saupoudrage ou de replâtrage du cadre électoral de notre pays, que l’ensemble des populations togolaises juge inique et propice à la fraude en faveur du pouvoir en place », a écrit Jean-Pierre Fabre au ministre.

Dans sa lettre, l’ANC rappelle que pour l’amélioration de ce cadre électoral, la communauté internationale a formulé, par l’intermédiaire de l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et les Nations Unies (PNUD), à maintes reprises, à travers de nombreux rapports d’observation et d’évaluation des élections et des processus électoraux au Togo, « des recommandations pertinentes qui sont demeurées lettres mortes à ce jour ».

Le parti dit suspendre pour ces raisons sa participation aux travaux de la Concertation Nationale des Acteurs Politiques (CNAP) dans l’attente d’une réaction positive de la part du gouvernement.

L’ANC tient au cadre électoral

L’ANC s’attend à ce que ses propositions de réforme du cadre électoral ainsi que des propositions de mesures spécifiques d’apaisement du climat sociopolitique, objets des préoccupations exprimées soient prises en compte.

« L’ANC reste ouverte à toute discussion permettant de garantir au peuple togolais, son droit inaliénable de choisir librement ses dirigeants à travers des élections régulières, libres et transparentes ainsi qu’une vie paisible et décente dans la sécurité », a conclu Jean-Pierre Fabre.

Notons que le 27 mai dernier, avait exprimé ses préoccupations suite au « rejet par la Concertation Nationale des Acteurs Politiques (CNAP) » de ses propositions, « visant notamment la transparence et l’équité des consultations électorales ».

M. Fabre avait dit dans cette première lettre que «l’ANC se verra contrainte de ne pas s’associer au semblant de consensus qui se dessine contre son gré ».

Le 16 juin 2021, le parti a adressé un deuxième courrier au ministre de l’administration territoriale sur le même sujet, et sollicité une rencontre avec vous pour « clarifier la situation avant de poursuivre les discussions au sein de la CNAP ».

On apprend qu’une rencontre a eu lieu le 1er juillet 2021 avec Payadowa Boukpessi. L’ANC dit noter que « malheureusement, cette démarche n’a pas trouvé une oreille attentive » de la part du gouvernement.




CNAP: UNIR dénonce un nouveau radicalisme de l’ANC

Rich results on Google's SERP when serching for 'cnap'

La Concertation nationale des acteurs politiques (CNAP) est au centre des attentions. Jean-Pierre Fabre, le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) avait menacé depuis plus de 2 mois de quitter les discussions. Il avait appuyé cette volonté le 27 mai dernier dans une lettre adressée au ministre de l’administration territoriale. Même si Eric Dupuy avait relativisé il y a quelques jours, il est constaté que l’ANC ne participe plus aux travaux. L’Union pour la République (UNIR, au pouvoir) voit là des signes de tergiversations et de radicalisme. Le parti de Faure Gnassingbé monte au créneau.

Les discussions en cours dans le cadre du CNAP devraient aboutir à des règles consensuelles pour l’organisation des prochaines élections régionales. Les résultats de ce scrutin sont nécessaires pour compléter l’architecture des collectivités territoriales prévues par la constitution avec la mise en place du sénat notamment.

Pour UNIR, « le caractère inclusif et la grande diversité des questions abordées constituent un gage supplémentaire de la volonté du chef de l’État de nourrir la démocratie togolaise » des apports de toutes les tendances politiques. Le parti au pouvoir indique à ce sujet que « les conditions sont créées pour permettre aux acteurs de contribuer sereinement à la consolidation de la démocratie participative ».

Dans une déclaration diffusée mercredi, UNIR a fait part de sa préoccupation au sujet du fait que les travaux soient boycottés depuis des semaines par « un parti politique associé aux discussions politiques dès la mise sur pied de la CNAP ». Le parti au pouvoir évite soigneusement de nommer le parti politique en question.

« Plus encore, les récentes prises de positions épistolaires et médiatiques de ce parti sont caractérisées par une absence de cohérence qui ne semble pas de bon augure pour la poursuite harmonieuse des concertations qui étaient pourtant bien engagées et semblaient devoir permettre aux parties prenantes d’entériner des avancées salutaires », écrit Aklesso Atcholi, le Secrétaire exécutif de UNIR.

UNIR pointe le risque d’une résurgence malencontreuse de ces habitudes et pratiques de tergiversation et de radicalisme qui s’apparentent davantage à une « forme de chantage qu’à un véritable exercice démocratique conduit dans l’intérêt général ».

« Les positions divergentes peuvent exister dans un cadre d’échanges républicain, sans pour autant être prétexte à renoncer aux discussions. Au contraire, elles doivent constituer des points d’attention à aborder par l’ensemble des acteurs en vue de dégager des solutions consensuelles », exhorte UNIR.

Faire aboutir les discussions de la CNAP

Le parti de Faure Gnassingbé estime que « pour l’amour de la patrie et dans l’intérêt général », il est nécessaire que tous les partis continuent de participer aux travaux aux séances de la CNAP. Ce parti dénonce une « propension à porter le dialogue hors des cadres dédiés à cet effet, au mépris des règles de fonctionnement adoptées par tous » au sein de la CNAP.

UNIR exhorte à faire triompher, lors des discussions au sein de la CNAP, la capacité commune à transcender les divergences pour se retrouver « autour de l’essentiel : le Togo, sa construction et son développement ».

« Dans le contexte actuel marqué par l’impact de plusieurs crises systémiques sur la vie socioéconomique dans tous les pays, le parti Unir en appelle au sens de responsabilité des acteurs politiques togolais afin que tous s’attachent à l’apaisement et à la cohésion sociale pour consolider la résilience de notre pays et favoriser la relance de la croissance », écrit M. Atcholi.

Cette sortie de UNIR  n’est pas anodine. Jean-Pierre Fabre anime ce mercredi une conférence de presse au cours de laquelle il devrait faire d’importantes annonces. L’ancien chef de file de l’opposition avait indiqué dans une lettre adressée au ministre de l’administration territoriale le 27 dernier que son parti ne saurait s’associer « s’associer au semblant de consensus qui se dessine contre son gré ». Précisant que les discussions n’ont pas abouti à « l’assainissement du cadre électoral et à l’apaisement du climat politique ».

Pour rappel, les travaux de la CNAP sont boycottés par la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) qui pose des conditions relativement à l’élection présidentielle de 2020. Le CAR qui a pris part à quelques séances a proposé de verser les questions liées à la contestation électorale au programme des discussions. Mais cette proposition a été rejetée et le parti a claqué la porte.




Djimon Oré: l’ANC réclame la libération de l’opposant

Djimon oré est aux mains des éléments du Service central de recherche et d’investigations criminels (SCRIC) depuis le 29 avril dernier. Le président du Front des Patriotes pour la Démocratie (FPD) est accusé d’outrage et de tentatives de troubles aggravés à l’ordre public suite à des propos tenus dans une émission. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre exige sa libération.

Dans un communiqué rendu public dimanche, l’ANC indique avoir appris qu’il est reproché à l’opposant ces propos tenus dans le cadre de la commémoration de la fête de l’indépendance, le 27 avril.

Des propos qualifiés « d’outrage envers les représentants de l’autorité publique », et qui seraient de nature à créer des troubles aggravés à l’ordre public.

« Dans son allocution prononcée le lundi 26 avril 2021 à l’occasion du 27 avril, le président national de l’ANC a fait état, s’agissant du régime RPT/UNIR, d’une « dictature militaire clanique ». La majorité des togolais ne pensent pas autre chose. Même s’ils ne le disent pas », indique l’ANC.

Selon le parti de Jean-Pierre Fabre, « Oré Djimon fait le même constat » et l’exprime librement conformément à la Constitution togolaise qui garantit à tous, la liberté d’opinion et d’expression.

« Voilà pourquoi, l’ANC demande la libération immédiate de Djimon Oré », exige le parti du maire de Golfe 4.




Opposition: la position de Fabre questionnée par des militants ANC

Jean-Pierre Fabre, l’ex chef de file de l’opposition togolaise fait face à une fronde. Le président national de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) est vigoureusement critiqué par ses propres militants qui lui reprochent d’afficher une position étrange au parti. Une lettre, la 3è du genre vient de lui être adressée dans ce sens.

{loadmoduleid 212}

C’est la Fédération internationale en Europe de l’ANC qui donne de la voix. Ces membres de la diaspora en veulent au maire du Golfe 4 parce qu’il serait en train  d’aller à l’encontre d’un communiqué de l’ANC publié au sortir de la présidentielle du 22 février 2020.

Pour eux, l’ancien Secrétaire général de l’Union des Forces de Changement devient peu à peu un allié pour le pouvoir de Lomé.

« Si nous pouvons comprendre qu’un candidat de l’opposition soit sorti en tête de cette présidentielle, nous restons perplexes par rapport à notre communiqué affirmant que « les premières tendances électorales placent en tête les candidats du MPDD et d’UNIR ». Comment ne pas être choqué de passer derrière un régime oppresseur massivement décrié 3 ans plutôt par le peuple », incrimine la Fédération.

Dans la même veine, les contestataires dézinguent M. Fabre à cause de la participation de l’ANC à la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP). Un cadre de discussion créé par le pouvoir que les formations réunies au sein de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) boycottent.

« Nous sommes surpris qu’après l’épisode 2017-2018, l’ANC puisse encore accorder la moindre crédibilité au régime RPT/Unir au point de vouloir engager des discussions avec ce dernier. Combien de discussions, dialogues et autres concertations nous faut-il avant de comprendre une fois pour de bon, que nous faisons face à une dictature qui ne s’en ira que sous la pression d’une mobilisation massive des citoyens ? Nous pensons que dans les conditions actuelles de démobilisation et d’atomisation de l’opposition, toute discussion avec le régime doit être proscrite », ont-ils insisté.

Cette sortie de la Fédération intervient quelques jours après que Jean Eklou a relevé la nécessité pour l’ANC de remobiliser pour reprendre sa force d’autan.

{loadmoduleid 212}

A la veillée de la rentrée politique du parti, le président national de la jeunesse semble reconnaitre les guéguerres au sein de l’ANC à cause du suffrage de 4% obtenu lors de la présidentielle du 2020 et a dévoilé  la stratégie de remobilisation.

« Nous irons expliquer à nos sympathisants les choses afin de reprendre notre position d’autan qui consiste à parler aux populations et à leur expliquer les choses. », disait M. Eklou.

{loadmoduleid 220}




Togo: l’ANC se mobilise pour reprendre sa force d’antan

L’Alliance nationale de changement (ANC) milite pour renaître de ses cendres. Décidé de garder le silence pendant 08 mois après  la débâcle qu’il a connue  lors du scrutin présidentiel du 22 février 2020, le parti orange va opter pour de nouvelles stratégies en vue de  retrouver sa position d’autan sur l’échiquier politique togolais. L’annonce a été faite samedi par Jean Eklou, au sortir de la rentrée politique de la jeunesse de l’ANC tenue à Lomé.

{loadmoduleid 212}

Selon le Président national de l’ANC, l’ANC a connu une situation un peu difficile au lendemain de la présidentielle du 22 février 2020.

La formation politique qui a présenté l’ex-chef de file de l’opposition Jean-Pierre Fabre n’a été plébiscitée qu’à 4%. Un fiasco qui a obligé le parti à garder un silence pendant longtemps pour des réflexions devant à amener à renverser la tendance au cours des prochaines joutes électorales.

Pour Jean Eklou, c’est ce qui explique une rentrée politique de la jeunesse de l’ANC en prélude au lancement des activités proprement dites ce 1er mars 2021.

« Nous défendons un courant national qui est Ablodé et tel que les pères de l’Ablodé nous l’enseignent, faut jamais baisser les bras. C’est ce  qui nous a amené ce matin à relancer les activités », a-t-il soutenu.

Remobilisation en 2 temps

M. Eklou dévoile que la reprise des activités du parti que préside Jean-Pierre Fabre se fera en deux (2) phases. Une première phase qui va consister à reconquérir les bases. Aller vers les militants pour leur parler. Bref, ramener dans le parti, tous ceux qui d’une manière ou d’une autre n’avaient pas compris ce qui s’était réellement passé lors de l’élection du 22 février.

{loadmoduleid 214}

Dans un 2è temps, poursuit-il, les responsables de l’ANC iront vers les sympathisants pour les requinquer.

« Nous irons expliquer à nos sympathisants les choses afin de reprendre notre position d’autan qui consiste à parler aux populations et à leur expliquer les choses. », a conclu le président national de la jeunesse de l’ANC.

Notons que le vice-président de l’ANC a marqué de sa présence à cette rencontre de relance à laquelle ont pris part  tous les responsables de jeunesse du Grand Lomé.

Pour Patrick Lawson, c’est le moment ou jamais pour la jeunesse de l’ANC de reprendre le flambeau.

{loadmoduleid 220}




Locales: l’ANC dénonce mais se glorifie, des discussions annoncées avec le pouvoir

L’Alliance nationale pour le changement (ANC) vient d’effectuer sa première sortie médiatique  après les élections locales au Togo. Devant la presse mercredi à Lomé, le parti de Jean-Pierre Fabre a dénoncé le processus ayant conduit à l’élection des maires. Il fustige une mascarade électorale du pouvoir mais  se félicite du nombre de voix obtenu à l’issue du vote. Par ailleurs, le parti disqualifie l’opposition parlementaire et annonce, « en toute légitimité », l’ouverture sans délai de discussions politiques avec le gouvernement.

Pour l’ANC, les élections municipales du 30 juin et du 15 août derniers ne sont qu’une réédition de la mascarade électorale propre au régime Rpt/Unir.

Ce parti soutient que la CENI a organisé les municipales de manière unilatérale et en toute opacité, sans rencontrer les parties prenantes. Elle n’a fait non plus aucune communication, aucune action de sensibilisation ni sur la révision des listes électorales, ni sur le déroulement des opérations électorales, ni sur les centres de recensement, les centres de vote et les bureaux de vote.

Sur la campagne électorale, le parti signale  plusieurs dysfonctionnements dont les tracasseries faites aux listes de l’opposition sur toute l’étendue du territoire ; la mise à disposition tardive des spécimens de bulletins de vote qui ont été distribués en fin et non en début de campagne et l’utilisation illégale par les candidats du parti au pouvoir des moyens de l’Etat.

« Quant à l’observation électorale, elle est purement et simplement été interdite par le gouvernement qui a décidé d’organiser les municipales en vase clos et rejeté subséquemment toutes les demandes d’accréditation », précise la déclaration liminaire du parti.

Au final, le parti de l’ex-chef de file de l’opposition a réussi à faire élire 6 maires et 5 adjoints parmi les 138 conseillers municipaux élus sur les 78 listes présentées aux locales; malgré tous ces dysfonctionnements.

{loadmoduleid 210}

Il se félicite surtout de l’élection de son leader national au poste de mairie dans la commune du Golfe 4. 

« Je suis vraiment peiné quand j’ai entendu dire que je dois mon l’élection au premier ministre Klassou. C’est pathétique ! J’ai entendu dire beaucoup de choses… Les gens peuvent dire que ce sont des rumeurs qui viennent de la population. Mais je comprends désormais d’où peut venir ces rumeurs  malveillantes », a déploré Jean-Pierre Fabre.

Des discussions politiques avec le gouvernement

Au vu des résultats obtenus par l’opposition extraparlementaire, l’ANC se dit être pleinement fondé à revendiquer la recomposition de la CENI sur une base paritaire telle que prescrite par la feuille de route de la CEDEAO. Pour Jean-Pierre Fabre, l’opposition parlementaire n’est plus qualifié à mener les débats.

« Avec un total de 115 conseillers municipaux, l’opposition parlementaires accuse un grave déficit de représentativité et de légitimité, face à l’ensemble de l’opposition extraparlementaire, notamment l’ANC, le CAR et la C14 qui totalisent globalement 289 conseiller municipaux », a fait remarquer Jean-Pierre Fabre.

Dans ce sens, Jean-Pierre Fabre et ses collaborateurs entendent avoir des discussions politiques avec le gouvernement dans le but d’améliorer le cadre électoral ainsi que les réformes institutionnelles et constitutionnelles nécessaires à l’organisation d’élections équitables et transparentes. 

« L’ANC s’engage à œuvrer dans ce sens, notamment dans la perspective de la présidentielle de 2020 », informent les dignitaires du parti.

A noter également que lors de la conférence de presse, les responsables de l’ANC ont dénoncé la nouvelle loi sur la liberté de réunion et de manifestation publiques pacifiques, votée par l’Assemblée nationale le 7 août dernier. Pour eux, il s’agit d’une « Une loi liberticide ».

{loadmoduleid 212}