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La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a encore mobilisé ses militants et sympathisants dans les rues de Lomé, de Kpalimé, de Sokodé, de Kparatao, de Tchamba et  de Dapaong samedi. Il s’avère au vu des constats qu’il y a eu une mobilisation plus importante que celle du jeudi dernier. Et pour les responsables du regroupement, pas moins de 500 mille personnes, rien que dans les rues de Lomé, réclamaient l’arrêt du processus électoral, la réalisation des réformes constitutionnelles et la mise en œuvre des mesures d’apaisement. L’opposition projette une journée « Togo Mort » mardi prochain, en attendant des actions d’envergure.

La manifestation de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition bat son plein actuellement dans les rues de Lomé. Les deux cortèges de manifestants se sont ébranlés à Bè-Gakpoto et au carrefour du marché de Bè pour chuter devant l’église des Assemblées de Dieu à Anfamé. Les milliers de manifestants réclament l’arrêt du processus électoral, la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et la mise en œuvre des mesures d’apaisement. Si tout se déroule bien dans l’ensemble, on signale toutefois des heurts à Agoè et à Kparatao. La coalition appelle à des mesures fermes de la CEDEAO vis-à-vis du pouvoir de Faure Gnassingbé.

Brigitte Adjamagbo-Johnson, la Coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition l’avait annoncé en filigrane il y a quelques jours dans une intervention sur les réseaux sociaux. Le Conseiller du Président du Parti national panafricain (PNP) l’a déclaré publiquement samedi au cours de la réunion hebdomadaire de ce parti à Lomé. L’opposition togolaise reprend les rues avec une série de 4 jours de manifestations publiques le 29 novembre et les 1er, 3 et 4 décembre prochains dans tout le Togo pour en finir avec le régime. Pour Tchatikpi Ouro-Djikpa, ce sera 4 jours de « déluge total ».

L’Union des forces de changement (UFC) a invité les acteurs politiques togolais à tourner le dos à la confrontation et à opter pour la paix et la tranquillité. Le parti a tenu samedi à Lomé une  conférence-débat suivie d’un atelier politique dans ce sens. L’UFC apporte son soutien au texte proposé par l’expert de la CEDEAO pour les réformes constitutionnelles. Les barons de cette formation politique appellent les leaders de la Coalition à écouter Gilchrist Olympio afin de travailler pour la réalisation d’une alternance politique pacifique et fraternelle.

Les députés de l’opposition togolaise ont déserté mercredi l’Assemblée nationale alors que démarrait l’examen du projet de loi de modification constitutionnelle introduit par le gouvernement togolais il y a deux semaines. Les parlementaires de l’opposition ne comptent pas s’associer à la démarche du pouvoir visant à « décider ce qui lui convient ». S’inscrivant dans la même logique, la Coalition des 14 partis politiques exige la prise en compte des propositions de l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO, qui sont des avancées réelles.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a manifesté, comme prévu, samedi dans les rues de Lomé. Mécontente du processus électoral en cours et des dernières décisions prises par les facilitateurs, l’opposition a mobilisé ses partisans pour donner un signal fort au régime de Faure Gnassingbé. Occasion d’inviter les Chefs d’Etat de la CEDEAO à véritablement aider le Togo à sortir de la situation actuelle que d’avaliser « un coup de force électoral ». Le regroupement politique réitère son refus d’aller « valider une mascarade électorale » organisée par le régime pour se maintenir.

Le Mouvement du  Peuple pour la Liberté (MPL) met ses menaces en exécution. En conférence de presse le 6 novembre dernier le mouvement politique de Pascal Adjamagbo brandissait la menace de descendre dans les rues et de ne rebrousser chemin que quand ses revendications seront satisfaites. Il vient de joindre l’acte à la parole en appelant ses militants à la manifestation de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise prévue pour ce samedi 17 novembre à Lomé.

Le Groupe des 5, composé des ambassades d’Allemagne, des Etats‐Unis d’Amérique, de France, la délégation de l’Union européenne et la coordination du système des Nations unies au Togo suivent de près l’évolution du problème politique togolais et les efforts en cours pour sa résolution. Mardi,  ces chancelleries ont appelé le pouvoir à poursuivre les mesures d’apaisement. De même, elles demandent à l’opposition de participer au recensement.

La Coalition de l’opposition togolaise a pris acte mardi de la reconnaissance de son droit de désigner ses représentants à la CENI mais a exprimé son désaccord sur les autres points du communiqué des facilitateurs. Pour les leaders du regroupement, le maintien des élections au 20 décembre et la prorogation de 3 jours de recensement ne répondent pas aux revendications soumises au facilitateur guinéen. Ils invitent la CEDEAO a tiré toutes les conséquences des violations répétées de la feuille de route par le régime togolais. Par ailleurs, la coalition appelle encore au boycott des 3 jours supplémentaires de recensement programmés du 16 au 18 novembre prochains.

La prestation de serment des 8 représentants de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise n’a pas eu lieu mardi comme prévu par la Cour Constitutionnelle. Le regroupement politique exige la satisfaction de plusieurs autres conditions devant favoriser l’organisation inclusive des prochaines élections. Pour Brigitte Adjamagbo-Johnson, la Coordinatrice de la Coalition, la prestation de serment ne se tiendra que lorsque les conditions seront réunies pour démarrer un processus consensuel.

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