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L'opposition togolaise doit encore attendre pour voir le projet de loi sur les réformes étudié. Pour cause, la session extraordinaire des députés qui a lieu demain mardi n'abordera pas le sujet mais planchera sur le budget de l’hémicycle. Les députés de la majorité estiment que le projet du gouvernement n’est pas encore sur la table des parlementaires.

De nombreux partisans ont réclamé dans les rues de Lomé mercredi et jeudi derniers la mise en œuvre rapide des réformes politiques et institutionnelles pour déverrouiller le pays, en vue d’une gestion plus participative et une égalité de chance pour tous, pour une prospérité partagée dans la justice sociale. A la veille de ces manifestations, le gouvernement togolais a adopté en conseil des ministres un avant-projet de loi modifiant les articles 52,59, et 60 de la constitution.

Le gouvernement togolais suit de près le déroulement des manifestations de l’opposition togolaise dans les rues de Lomé depuis mercredi pour obtenir entre autres le retour à la constitution de 1992, le vote de la diaspora et la libération des militants du PNP condamnés la semaine dernière. Si les pouvoirs publics ont fait preuve d’ouverture en adoptant le projet de loi visant à limiter le mandat présidentiel, ils n’apprécient pas le fait que l’opposition prenne cet acte pour une faiblesse.

A défaut de marcher sur la présidence, les manifestants de l’opposition ont transformé la marche prévue pour chuter au bas-fond du Collège Saint Joseph en sit-in. La foule occupe actuellement l’avenue Maman N’Danida entre la Colombe de la Paix et le Carrefour Deckon.

Jean-Pierre Fabre, le Chef de file de l’opposition togolaise a monté mercredi les enchères à l’issue de la grande manifestation organisée dans les rues de Lomé. A l’issue du meeting qui a sanctionné la marche, où il intervenait à la suite de Tikpi Atchadam, le leader de l’ANC pense qu’il est trop tard pour Faure Gnassingbé et ne veut discuter avec lui que des conditions de son départ du pouvoir.

L’opposition togolaise réclame le retour à la Constitution de 1992 et l’effectivité du droit de vote pour les togolais de la diaspora. A l’Union pour la République, on se dit ouvert à toutes les réformes pouvant faire évoluer les institutions togolaises et les adapter aux mutations de la société. Gilbert Bawara, cadre du parti présidentiel se réjouit du consensus qui se dégage au niveau de la classe politique au sujet des réformes mais pense que la Constitution de 1992 n’est pas parfaite.

Des centaines de milliers de Togolais ont envahi les rues de Lomé et de plusieurs localités de l’intérieur du pays mercredi à l'appel de l'opposition. A Lomé particulièrement, la mobilisation a été remarquable.

Le gouvernement togolais a adopté mardi en Conseil des Ministres, un avant-projet de loi portant modification des articles 52, 59 et 60 de la Constitution togolaise. L’aboutissement de ce texte consacrera la limitation des mandats présidentiels et doit pouvoir régler la question du mode du scrutin.

Le Bureau politique de l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo solidaire (OBUTS)  s’est prononcé lundi sur le climat social et la tension politique actuelle au Togo, consécutivement aux récentes manifestations publiques à caractère politique des partis de l’opposition et du parti au pouvoir. A l’issue d’une réunion extraordinaire, le parti d’Agbeyomé Kodjo appelle à des manifestations sans violences.

Les manifestations du Parti national panafricain (PNP) du 19 aout dernier continuent de faire des vagues. Un mouvement vient d’être créé par la diaspora togolaise pour ratisser large dans le cadre de la lutte pour l’alternance. Dénommé M19 (Mouvement du 19 Août), cette nouvelle synergie, appelle à une accélération de la lutte pour les réformes et l’alternance politique au Togo.

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