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C’est le 31 juillet prochain que les Chefs d’Etat de la CEDEAO donneront des indications devant permettre une résolution de la crise sociopolitique éclatée le 19 août 2017. Mais avant, les tractations vont bon train entre les responsables de l’organisation communautaire et les protagonistes togolais. C’est dans cette logique que le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, l’un des facilitateurs désignés de la CEDEAO, reçoit jeudi une délégation de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Il s’agira, selon les explications, de discuter d’une solution durable à la crise togolaise.

C’est le 31 juillet prochain que la CEDEAO se prononcera sur la situation togolaise. L’institution communautaire devrait, à l’issue de son sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, donner des orientations pouvant solutionner la crise qui secoue le pays de Faure Gnassingbé depuis bientôt un an. Dans l’attente de ces orientations, pouvoir et opposition se lancent dans une guerre de déclarations. Réagissant lundi à l’entretien accordé par le ministre togolais de la Fonction publique, Gilbert Bawara à Togo Breaking News, Antoine Folly, l’un des leaders de la Coalition a accusé le régime de Faure Gnassingbé de se faire passer pour un ange. Pour M. Folly, les 19 août vont se multiplier tant que le Togo ne rayonnera pas de démocratie.

Pour la première fois depuis le mois d’octobre 2017, la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition est parvenue à tenir une activité politique dans les villes de Mango, de Bafilo et de Sokodé. Fait notable le passage de l’opposition dans ces localités contrôlées depuis lors par les forces de défense et de sécurité, suite à l’escalade de violences d’août à octobre 2017, s’est déroulé sans incidents. Les responsables du regroupement politique se sont félicités de la mobilisation des populations de ces villes. A l'occasion, le Chef de file de l'opposition, Jean-Pierre Fabre a prévenu que les populations togolaises feront aboutir la lutte quelle que soit la décision de la CEDEAO.

Le Commissaire des affaires politiques, paix et sécurité de la Cedeao, le général Francis Behanzin a échangé jeudi avec les protagonistes de la crise togolaise. Les échanges ont démarré dans la matinée avec la délégation de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. A l’issue, Jean-Pierre Fabre a indiqué que la coalition a fait part de son appréciation aux Commissaires aux affaires politiques, paix et sécurité de la Cedeao. Pour le Chef de file de l’opposition, tout reste à faire pour la sortie de crise.

En prélude à la feuille de route que préparent les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo, une délégation de l’organisation communautaire est arrivée mercredi à Lomé. La délégation conduite par le général Francis Behanzin rencontre jeudi les protagonistes de la crise togolaise pour prendre connaissance des dernières avancées. Au niveau de la Coalition des 14 partis de l’opposition, on annonce que 3 problèmes essentiels seront soulevés devant le commissaire des Affaires politiques, Paix et Sécurité de la Cedeao et sa suite.

A l’issue de leur rencontre avec les acteurs de la crise sociopolitique togolaise le 27 juin dernier à Lomé, Nana Akufo-Addo (Ghana) et Alpha Conde (Guinée),  facilitateurs désignés de la CEDEAO ont félicité le gouvernement pour les mesures d’apaisement déjà prises et l’ont encouragé à poursuivre la libération des personnes arrêtées lors des manifestations. Le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé donne suite à cet appel. Il vient d’accorder la grâce présidentielle à un certain nombre de personnes détenues dans les prisons de Lomé et de Kpalimé.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise maintient ses manifestations comme prévu à partir du 19 juillet malgré la désolidarisation du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam. Selon Brigitte Adjamagbo-Johnson, la Coordinatrice de ce regroupement politique, les meetings seront tenus dans toutes les villes ciblées, y compris à Mango, Bafilo et Sokodé. La patronne de la CDPA s’est également expliquée sur la guerre entre l’ANC de Jean-Pierre Fabre et le parti d’Atchadam.

La Coalition de l’opposition togolaise pourrait tenir ses prochaines  manifestations qui démarrent à partir de ce mercredi sans la participation du Parti National Panafricain (PNP). Le parti de Tikpi Atchadam se désolidarise des sept (7) jours d’activités politiques du regroupement. Les responsables du parti estiment qu'il faut geler les manifestations et attendre plutôt les recommandations de la CEDEAO pour "éviter le piège tendu par le gouvernement togolais".

Les manifestations publiques de la coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise annoncées sur toute l'étendue du territoire national n’auront plus lieu cette semaine. Ces activités politiques prévues par le regroupement politique sont repoussées d’une semaine. Une décision qui intervient 72 heures après que le ministre en charge de la sécurité a donné son accord à la déclaration des opposants.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a dévoilé mardi le chronogramme de ses activités pour le reste du mois de juillet. Essentiellement, il s’agit de meetings et de visites aux personnes détenues dans le cadre des manifestations. Fait nouveau, les activités de l’opposition sont également prévues dans les villes de Sokodé, Bafilo et Mango où aucune activité politique n’était plus autorisée depuis octobre 2017. Le ministre de l’administration territoriale confirme que les meetings sont autorisés dans ces villes et espère que tout se déroulera paisiblement.

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