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Les togolais attendront encore un peu pour voir les facilitateurs de la situation politique ou leurs représentants arriver à Lomé. Des leaders de la Coalition des 14 partis de l’opposition ont annoncé l’arrivée à Lomé ce mercredi de Nana Akufo-Addo et d’Alpha Condé pour régler la question de la CENI et clarifier la feuille de route définie par les Chefs d’Etat de la CEDEAO le 31 juillet dernier. Le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara s’étonne des "annonces intempestives et répétitives". Le point focal du gouvernement indique que lorsque des visites ou missions seront projetées, les facilitateurs, leurs représentants et la CEDEAO l’annonceront sûrement par des "voies autorisées".

Kodjona Kadanga vient d’annoncer le démarrage du recensement électoral en prélude aux prochaines élections législatives. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) fonce et ignore tous les reproches de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. L’opposition rumine sa colère en attendant l’arrivée à Lomé le 27 août prochain des facilitateurs de la crise.

Le Parti National Panafricain (PNP) se souvient de ses premières manifestations publiques qui sont à l'origine de la crise sociopolitique que traverse le Togo. Un an après le soulèvement populaire, Tikpi Salifou Atchadam dresse un bilan et saisit l'opportunité pour se prononcer sur les recommandations de la CEDEAO issues du sommet du 31 juillet dernier.  Pour le président du PNP, la feuille de route de la CEDEAO est un acquis que la coalition des 14 partis de l'opposition doit conserver.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a présenté jeudi à la presse un mémorandum relatif à la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO en vue d’un règlement pacifique de la crise sociopolitique togolaise. Le document prend en compte les points essentiels contenus dans les recommandations de la CEDEAO et réitère la limitation à deux mandats présidentiels avec la mention « En aucun, nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Il est disponible en versions française et anglaise et a été déjà envoyé aux Présidents Alpha Condé et Nana Akufo-Addo, facilitateurs du dialogue inter-togolais.

La Coalition des 14 partis politiques n’est pas du tout d’accord avec la manière dont le pouvoir de Faure Gnassingbé a décidé de conduire la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO et elle le dit à qui veut l’entendre. Après Jean Kissi, le Secrétaire général du CAR (parti membre de la coalition) qui a dénoncé une provocation en milieu de semaine, c’est au tour de la Coordinatrice de ce regroupement politique de réagir. Brigitte Adjamagbo Johnson a appelé dimanche le régime togolais à se ressaisir au risque de faire face à « un ouragan que personne ne pourra contenir ».

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition a dénoncé jeudi une provocation de la part du pouvoir togolais après l’annonce par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la reprise de ses activités.  Le regroupement politique dirigé par Brigitte Adjamagbo-Johnson a fustigé l’attitude du gouvernement togolais qui continue de prendre des décisions de façon unilatérale, malgré les concessions faites de part et d’autre pour arriver à la feuille de route définie par la CEDEAO. Pour Jean Kissi, le Secrétaire général du CAR, qui intervenait jeudi au nom de la coalition, cette attitude risque de mettre le feu aux poudres.

Johannes Bavon a alerté mardi le peuple togolais sur les enjeux de la feuille de route de la CEDEAO et les risques qu’il court dans la quête de l’alternance en 2020. Face à la presse, le Président du  Front des Architectes de la République (FAR) a dénoncé ce qu’il appelle l’attitude de démobilisation et l’amateurisme de l’opposition et a mis  la lumière sur les mécanismes mis en œuvre par le pouvoir pour s’offrir un nouveau mandant en 2020. Le Mouvement politique demande aux Togolais de se mobiliser et de renforcer les cœurs, car c’est maintenant que la guerre vient de commencer. 

La coalition des 14 partis de l’opposition togolaise n’abandonne pas l’exigence de la mise en place d’un gouvernement de transition, même après les recommandations de la CEDEAO pour une sortie de crise. Pour une bonne mise en œuvre de la feuille de route donnée il y a une semaine par les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire, le regroupement demande au pouvoir de former un gouvernement.

On l’attendait depuis la fin du sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO le 31 juillet dernier. Elle vient enfin de se prononcer sur la feuille de route pour une sortie de crise au Togo. La coalition des 14 partis politique de l’opposition prend acte des recommandations de la CEDEAO mais dit  observer plusieurs insuffisances majeures. Elle compte ainsi sur la poursuite du dialogue pour aborder en profondeur les problèmes relatifs à la candidature de Faure Gnassingbé en 2020 et à la Constitution de 1992.

C’est le 31 juillet prochain que les Chefs d’Etat de la CEDEAO donneront des indications devant permettre une résolution de la crise sociopolitique éclatée le 19 août 2017. Mais avant, les tractations vont bon train entre les responsables de l’organisation communautaire et les protagonistes togolais. C’est dans cette logique que le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, l’un des facilitateurs désignés de la CEDEAO, reçoit jeudi une délégation de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Il s’agira, selon les explications, de discuter d’une solution durable à la crise togolaise.

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