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Comme Togo Breaking News l’avait indiqué la semaine dernière, les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé aidés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont dans les dernières tractions pour la finalisation des recommandations qu’ils sont tenues de soumettre au sommet de l’organisation dans le courant de ce mois de juin. C’est dans ce sens qu’une délégation des deux facilitateurs et de la commission de la CEDEAO rencontre samedi à Lomé les parties prenantes de la crise togolaise.

Un nouveau round du dialogue politique inter-togolais pourrait être convoqué avant le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO prévu se tenir dans le courant de ce mois de juin. C’est l’une des possibilités qui se dessinent à l’issue des concertations qui ont eu lieu samedi à Lomé entre les parties prenantes de la crise togolaise et la délégation des facilitateurs et de la Commission de la CEDEAO. Au sortir de ces conciliabules, Jean-Pierre, le Chef de file de l’opposition togolaise a exprimé sa satisfaction d’avoir été écouté.

Le Parti du renouveau et de la rédemption (PRR) n’adhèrera pas à la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Même si les deux parties ont eu une rencontre il y a quelques jours à Lomé, le parti de Nicolas Lawson restera loin de la Coalition. Toutefois, il a demandé aux leaders de ce regroupement de s’ouvrir à des idées et des propositions nouvelles pour sortir le Togo de la crise. Pour l’ancien candidat à la présidence togolaise, les togolais n’ont pas besoin de la Constitution de 1992 mais d’un changement de gouvernement et d’une nouvelle constitution.

A la suite de ses meetings de remobilisation, la Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise annonce de grandes manifestations pour compter de la semaine prochaine à Lomé et dans plusieurs localités de l’intérieur du pays. Et ce jusqu’à ce qu’une solution ne soit trouvée à la crise sociopolitique que traverse le Togo depuis 10 mois. Eric Dupuy, le conseiller du chef de file de l’opposition, a indiqué jeudi qu’un courrier est adressé au gouvernement dans ce sens. L’opposition compte ainsi mettre les populations togolaises debout avant le prochain sommet de la CEDEAO prévu dans le courant du mois de juin.

La conférence de presse de l’Association pour la Promotion de l’Etat de Droit (APED) prévue sur ce 29 mai a pris une tournure inquiétante. Le trio d’avocats,  Jean  Yaovi Degli, Zeus Messan Atta  Ajavon et Djovi Gally  ont vu leur rencontre étouffée par une horde de gendarmes dénonçant une base illégale de leur association.  Néanmoins dans les tractions, ils sont parvenus à remettre leurs propositions de sortie de crise au Togo aux médias.

Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo est-il fatigué de la crise togolaise au point de rendre le tablier pendant que le dialogue qu’il a la responsabilité de faciliter peine à aboutir ? La question est posée depuis le milieu de la semaine dernière. A la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition, on estime qu’il n’en est rien. La coordinatrice de ce regroupement politique, Brigitte Adjamagbo-Johnson pense que le président ghanéen est de bonne foi pour aider les togolais à sortir de la crise.

Le Groupe des centristes a exprimé jeudi sa préoccupation au sujet du blocage du dialogue censé sortir le Togo de la crise politique qu’il traverse depuis bientôt 10 mois. Ce regroupement de 3 partis politiques (la CPP, le NET et le PDP) insiste sur la nécessité de trouver une issue rapide et concertée à la crise. Dans un communiqué, les centristes réitèrent leur proposition qui consiste à opérer les réformes et régler la question de la candidature du président actuel dans le cadre d’un accord politique séparé; puis de tenir les élections après une réforme en profondeur du cadre électoral.

Inéluctablement, l’on s’approche du mois de juin, mois durant lequel la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tiendra un nouveau sommet de sa Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement. Ce sommet abodera pour la 3e fois la question togolaise et pourra même acter des recommandations qui s’imposeront aux acteurs de la crise qui dure depuis maintenant 9 mois. Mais l’on n’en est pas encore là et les tractions ont repris. Les dernières tentatives de conciliation des deux positions qui bloquent l’aboutissement du dialogue sont en cours.

Le Front Citoyen Togo Debout est contre le schéma électoraliste qu’aurait proposé Christoph Sander, Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Togo à la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition.  Me Raphaël Kpande-Adzare, 2è porte-parole du FCTD estime que le diplomate allemand ne devrait pas soutenir une dictature dynastique. Pour lui, la position de Christoph Sander est intenable dans la situation que traverse le Togo actuellement.

L’opposition togolaise, spécialement la coalition des 14 partis  ne compte plus se saborder comme ce fut le cas en 2015 en participant aux prochaines échéances électorales  annoncées dans le pays sans  les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Selon Nathaniel Olympio, le regroupement des 14 partis politiques s’est assagi grâce aux erreurs du passé et ne jure désormais que par les réformes politiques. Il révèle que la Coalition a déjà rejeté le schéma des élections comme sortie de crise proposé récemment par le Groupe des 5.

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