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Selon les résultats d’un sondage réalisé fin 2017 par Afrobaromètre et rendus publics en milieu de semaine à Lomé, plusieurs togolais ne sont pas satisfaits du nouveau découpage qui a donné 116 communes. Le sondage traite également de la question de la confiance en la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Il ressort des résultats 46% des togolais n’ont pas du tout confiance en cette institution alors que 12% lui font beaucoup confiance.

La dernière sortie de la Cour Constitutionnelle du Togo continue de soulever des vagues. Après la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise qui a condamné une manipulation partisane d’Aboudou Assouma, un Groupe de 7 Organisations de la Société Civile (OSC) vient d’appeler à une rallonge du délai constitutionnel en tenant compte de l’évolution du dialogue politique enclenché le 15 Février 2018. Pour ces OSC, les réformes sont obligatoires pour des élections sans heurts.

En dehors de la question des réformes constitutionnelles, l’organisation des élections législatives divise actuellement l’opposition et le pouvoir. Pour l’opposition, on ne saura tenir des élections pendant que les discussions sur les réformes portent également sur les institutions impliquées dans le processus. Et si le gouvernement a annoncé la suspension de la préparation des élections, la Cour Constitutionnelle elle autre vient de demander à la CENI et aux autorités d’organiser les élections législatives avant la fin de l’année 2018.
 

La coalition des 14 partis politiques de l'opposition est revenue lundi sur les 3 jours de manifestations auxquelles elle a appelé la semaine dernière. En général, ces manifestations n’ont pas eu lieu faute d’une entente avec le ministre de l’administration territoriale sur les lieux de rassemblement, les itinéraires et les points de chute. L’opposition qui maintient sa journée "Togo Mort" sur le 18 juin prochain, a également parlé de sa rencontre avec une délégation nigériane qui a séjourné à Lomé le week-end dernier.

Des togolais de la diaspora ne cessent d’interpeller le président français, Emmanuel Macron au sujet de la crise politique que traverse le Togo depuis bientôt dix (10) mois. Encore sollicité en marge du sommet du G7 qui se déroule à Montréal au Canada, Emmanuel Macron s’est déclaré favorable à une alternance mais aussi à l’organisation des élections pour permettre aux togolais de s’exprimer. Toutefois, le chef de l’Etat français ne demandera pas à Faure Gnassingbé de quitter le pouvoir parce que respectant la souveraineté du Togo.

La coalition de l’opposition, qui s’est montrée démunie mercredi face à l’imposant dispositif sécuritaire et militaire déployé dans les rues de Lomé par les autorités togolaises, a décidé de maintenir son appel à manifester pour ce jeudi et samedi prochain. Et tout comme mercredi, le constat est le même jeudi dans la plupart des localités du pays y compris Lomé. Aucun regroupement de manifestants n’a été constaté. Seuls des militaires, gendarmes et policiers sont aux points de rassemblement et de chute.

La crise politique que traverse le Togo depuis août 2017 persiste. Et les espoirs portés sur le dialogue censé le résoudre sont restés vains même si une nouvelle dynamique est en cours pour emmener les parties prenantes à un accord. Une situation que regrette le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT). Mais si l’organisation de la société civile comprend les motivations de l’opposition togolaise à relancer les manifestations, elle questionne l’opportunité de ces activités. Par ailleurs, le CACIT a exhorté pouvoir et opposition à s’investir dans le dialogue pour aboutir à une solution de sortie de crise.

Dans sa dernière sortie qui est au centre d’une polémique sur la question du 3e mandat, Alassane Ouattara, le président ivoirien n’a pas manqué de se prononcer sur la crise togolaise et les tractations entreprises par la CEDEAO pour sa résolution. En attendant des recommandations qui seront formulées par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous régionale, Alassane Ouattara affirme qu’il a été demandé au président togolais de limiter le mandat à deux et que le mode de scrutin soit à deux tours. Sur la question d’une nouvelle candidature de Faure Gnassingbé, il indique que la décision revient aux togolais.

Le regard des togolais est désormais tourné vers les facilitateurs de la crise et la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à qui il revient de déterminer une date pour un nouveau round du dialogue inter-togolais. La rencontre devrait servir à des concertations plus approfondies avec les parties prenantes sur des propositions de recommandations de sortie de crise à soumettre à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire. S’il a été le grand absent de la séance de samedi à Lomé, Tikpi Atchadam, le leader du Parti national panafricain (PNP) s’est adressé à la CEDEAO et donne son avis.
 

Le pouvoir togolais et son opposition réunie au sein de la coalition des 14 partis politiques ont eu samedi des concertations avec une délégation dépêchée par les facilitateurs désignés par la CEDEAO  pour la résolution de la crise socio-politique togolaise. Ces concertations marquent le début d’un nouveau processus devant aboutir à des recommandations qui seront soumises à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Une rencontre sera donc convoquée à une date ultérieure pour des échanges plus approfondis avec les parties prenantes togolaises. Tout comme l’opposition, Gilbert Bawara, chef de la délégation du pouvoir, a exprimé sa satisfaction et souligné le point de vue du gouvernement à l’issue de la rencontre avec Albert Kan-Dapaah, représentant des facilitateurs ghanéen et guinéen et Jean-Claude Brou, le président de la Commission de la CEDEAO.

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