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La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise compte intensifier la lutte tout ce mois de juillet à l’issue duquel les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO formuleront des propositions de sortie de crise au Togo. Brigitte Adjamagbo-Johnson, la coordinatrice du regroupement a appelé lundi les partisans de l’opposition à rester mobilisés pour répondre massivement au prochain appel à manifester qui ne devrait pas tarder.

Alors que la guerre d’interprétation du communiqué des facilitateurs du dialogue inter-togolais reste farouche au sujet des élections depuis bientôt une semaine que le 4e round du dialogue inter-togolais s’est déroulé, Alpha Condé, le facilitateur guinéen a décidé de clarifier les choses. Pour le président guinéen, les facilitateurs de la CEDEAO n’ont pas appelé à des élections mais ont juste fixé une date indicative. De l’autre, il affirme que malgré quelques avancées, la solution est encore loin pour le fait que les positions du pouvoir et de l’opposition soient toujours tranchées.

Il est l’un des acteurs qui gouvernent le Togo aux côtés de Faure Gnassingbé. Dama Dramani, ancien Secrétaire général du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, devenu depuis avril 2012 Union pour la République)  a, depuis son élection comme président de l’Assemblée nationale en 2013, joué la carte de l’apaisement et du rassemblement. Mais peine perdue. Certainement que son passé et sa loyauté pour le régime de Faure Gnassingbé dont il est un influent cacique empêchent  les acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition d’écouter ses multiples beaux discours prononcés lors des séances de la représentation. Toujours inaudible, la 2e personnalité de l’Etat annonce sa retraite… parlementaire.

Deux jours après le 4e round du dialogue politique inter-togolais qui a été conduit par les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Conde, les deux facilitateurs désignés de la CEDEAO, le Chef de l’Etat togolais s’est rendu au Nigéria où il a eu des échanges avec Muhammadu Buhari. Outre la condoléance adressée au président nigérian suite aux deux drames qu’a connus le pays et son invitation à participer au sommet conjoint CEDEAO-CEEAC à Lomé fin juillet, le Togo a été de bout en bout au centre des discussions entre les deux hommes. Faure Gnassingbé a lui-même énuméré quelques points et indique que des solutions sont envisagées pour une sortie de crise dans son pays.

Après la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise, c’est le tour de l’Union pour la République (UNIR) de réagir officiellement suite aux discussions du quatrième round du dialogue inter-togolais. Dans un communiqué publié jeudi, le parti au pouvoir dit  prendre acte des accords issues des pourparlers et exprime son engagement  à les  mettre en application notamment celui  relative à la date des prochaines législatives.

La  coalition des 14 partis de l’opposition togolaise a fait le point jeudi à la presse des discussions tenues hier avec les facilitateurs du dialogue inter-togolais. L’opposition est essentiellement  revenue sur la date proposée par Nana Akufo-Addo et Alpha Condé pour les prochaines législatives et  ses préoccupations exprimées au cours des discussions. Occasion pour elle  de répondre au ministre Gilbert Bawara, porte-parole du partir UNIR qui au sortir des discussions a affirmé qu’à l’avenir tous les efforts vont converger vers la tenue des élections.

Si les regards des togolais sont actuellement tournés vers la CEDEAO dont la conférence des Chefs d’Etat connaître la question togolaise fin juillet prochaine, le pouvoir et la Coalition des 14 partis de l’opposition tire chacun le drap de son côté à l’issue du déplacement effectué mercredi à Lomé par les facilitateurs. Réagissant à l’issue de la rencontre, le ministre Gilbert Bawara a estimé que le gouvernement se concentrera sur l’organisation des élections pour que la parole soit donnée au souverain premier. Du côté de l'opposition, on estime que la date de fin novembre est donnée juste à titre indicatif.

Présent dans la capitale togolaise depuis mardi, Nana Akufo-Addo, le président ghanéen a été rejoint mercredi matin par son homologue guinéen, Alpha Condé. Les deux présidents viennent de démarrer les concertations avec le parti au pouvoir, le gouvernement et la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Ils espèrent qu'un consensus sera dégagé.

Ce n’est plus un doute. Les parties prenantes de la crise sociopolitique togolaise ont été incapables de trouver un compromis devant sortir le pays de la situation qu'il traverse depuis 10 mois. Le dialogue politique entamé le 19 février dernier n’a encore rien donné. Après plusieurs consultations bilatérales avec les protaganistes, les facilitateurs sont à Lomé pour une ultime tentative de recherche de compromis. La rencontre de ce mercredi vise essentiellement deux objectifs, selon les indiscrétions.

Nicolas Lawson, le président du Parti du renouveau et de la rédemption (PRR) a indiqué dimanche que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) recommandera la mise en place d’une transition politique avec Faure Gnassingbé au pouvoir jusqu’en 2020. Et le patron du PRR se propose pour le « boulot » du Premier Ministre de la transition à même de régler le problème togolais.

OTR
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