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Des activistes politiques engagés contre le régime de Faure Gnassingbé n’apprécient pas la gestion de la lutte politique par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise (C14). Jusque-là solidaires des leaders de l’opposition depuis la résurgence de la crise, certains activistes ne sont plus d'accord avec la stratégie de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et des autres leaders de la coalition. Farida Bemba Nabourema et Classio Koutoglo ont notamment donné de la voix. D’un côté ils tirent à boulet rouge sur la C14 d’avoir accepté d’aller au dialogue inter-togolais ouvert le 19 février dernier et de l’autre s’indignent contre sa décision de suspendre les manifestations des rues.

C’est à un grand oral que s’est livrée vendredi la Coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition au sujet de la situation sociopolitique caractérisée actuellement par un désaccord quant à la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO. Brigitte Adjamagbo-Johnson a réitéré la position de l’opposition concernant les activités de la CENI et condamné l’attitude du régime de Faure Gnassingbé. La Secrétaire générale de la CDPA a également insisté sur la nécessité d’une action unitaire pour l’atteinte des objectifs de la lutte. Elle annonce un rebondissement de la crise si le pouvoir reste dans la logique actuelle.

Très critiqué pour ses prises de positions depuis quelques temps, Gerry Taama ne manque aucune occasion pour s’expliquer et pour faire des propositions de sortie de crise au Togo. Celui qui a été agressé à Bruxelles pour sa connivence, supposée ou réelle, avec le pouvoir de Faure Gnassingbé, fait une nouvelle proposition pour une mise en œuvre rapide des décisions de la CEDEAO. Cette fois, ce sont les parlementaires togolais, toutes tendances confondues qu’il appelle à agir "pour le bonheur du peuple togolais".

L’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS) a exprimé son étonnement mercredi de voir les parties au dialogue inter-togolais continuer de s’opposer et incapables de s’accorder pour la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO. Ceci en dépit des signes factuels d’accélération de la dégradation de la situation socioéconomique, qui plonge les plus vulnérables des togolais dans un profond désarroi. Après une analyse approfondie de la feuille route, le parti d’Agbeyome Kodjo propose à la classe politique une démarche méthodologique articulée en 4 points pour une mise en œuvre efficace et efficiente des décisions.

Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) mobilise les populations contre  la poursuite des travaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Le Mouvement s’indigne  contre le  caractère « illégitime  » de la Commission dans l’exercice de ses fonctions et prévient d’une parodie d’élections. L’organisation de la société civile appelle  les Togolais à ne pas se laisser duper par  la CENI actuelle qui, selon elle, n’est pas une institution juste et crédible devant prôner le vivre ensemble au Togo.

Les togolais attendront encore un peu pour voir les facilitateurs de la situation politique ou leurs représentants arriver à Lomé. Des leaders de la Coalition des 14 partis de l’opposition ont annoncé l’arrivée à Lomé ce mercredi de Nana Akufo-Addo et d’Alpha Condé pour régler la question de la CENI et clarifier la feuille de route définie par les Chefs d’Etat de la CEDEAO le 31 juillet dernier. Le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara s’étonne des "annonces intempestives et répétitives". Le point focal du gouvernement indique que lorsque des visites ou missions seront projetées, les facilitateurs, leurs représentants et la CEDEAO l’annonceront sûrement par des "voies autorisées".

Le Parti National Panafricain (PNP) se souvient de ses premières manifestations publiques qui sont à l'origine de la crise sociopolitique que traverse le Togo. Un an après le soulèvement populaire, Tikpi Salifou Atchadam dresse un bilan et saisit l'opportunité pour se prononcer sur les recommandations de la CEDEAO issues du sommet du 31 juillet dernier.  Pour le président du PNP, la feuille de route de la CEDEAO est un acquis que la coalition des 14 partis de l'opposition doit conserver.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a présenté jeudi à la presse un mémorandum relatif à la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO en vue d’un règlement pacifique de la crise sociopolitique togolaise. Le document prend en compte les points essentiels contenus dans les recommandations de la CEDEAO et réitère la limitation à deux mandats présidentiels avec la mention « En aucun, nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Il est disponible en versions française et anglaise et a été déjà envoyé aux Présidents Alpha Condé et Nana Akufo-Addo, facilitateurs du dialogue inter-togolais.

L’on en sait un peu plus sur le dernier déplacement de Pascal Bodjona à Accra sur demande du président ghanéen, Nana Akufo-Addo, l’un des facilitateurs de la crise togolaise. La visite de l’ancien ministre de l’administration territoriale intervenait quelques jours seulement après la sortie de la feuille de route de la CEDEAO dont plusieurs points étaient sujets à interprétation. Et suite aux nouvelles incompréhensions qui surgissent entre le pouvoir et la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition, le président ghanéen a jugé bon de consulter l’ancien Directeur de cabinet de Faure Gnassingbé. Ce dernier aurait plaidé pour deux choses fondamentales.

Le Mouvement Jeunesse Consciente du Togo (MJCT) a mobilisé samedi à Lomé des milliers de jeunes acquis à sa cause pour une grande caravane à  travers laquelle il a fait d’une pierre deux coups. Le Mouvement que préside Victoire Ametsyo a saisi l’occasion de cette activité de sensibilisation de la jeunesse à la non-violence pour exprimer sa gratitude aux facilitateurs de la crise togolaise, les présidents ghanéen, Nana Akufo Addo et guinée, Alpha Condé.

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