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La 13ème édition des « Journées BRVM » s’est achevée vendredi à Lomé avec une conférence tenue à l’Ecole supérieure d’audit et de management (ESAM). La rencontre modérée par le Prof Maurice Edorh a été marquée par une communication du  Directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Edoh Kossi Amenounvé. Elle a permis aux étudiants de cette école de connaître le rôle que joue une boure dans le financement de l’économie. A l'occasion, le Directeur général de la BRVM a plaidé l'intégration des bourses de la CEDEAO pour rendre la sous-région attractive.

La coalition des 14 partis de l'opposition togolaise a confirmé jeudi l'information selon laquelle des individus dits autodéfense auraient commis des exactions sur Essowé Passou, un militant de l'ANC dans la nuit du 15 octobre dernier à Kara. Elle condamne l'acte et dénonce ce qu'elle estime être une stratégie de la terreur du régime UNIR qui risque de déboucher encore sur un bain de sang. L'opposition exhorte la CEDEAO à aider le pouvoir de Faure Gnassingbé au respect des droits de l'homme au Togo.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise ne jure que par le recensement biométrique. En conférence de presse lundi, le regroupement a relevé des « anomalies » liées à cette opération en cours et pour laquelle il a appelé les populations au boycott. Pour la Coalition, ces anomalies montrent que le processus de recensement organisé dans la précipitation n’avait d’autres buts que de préparer la fraude aux prochaines échéances électorales. Le Groupe des 14 s’est aussi prononcé sur ses représentants à la CENI et exige un nouveau découpage électoral.

Le ministre togolais de la fonction s’est encore longuement prononcé sur la situation togolaise et le processus électoral. Au micro d’Afrikastrategies, Gilbert Bawara est revenu sur la recomposition de la CENI et de ses démembrements et surtout sur l’appel au boycott du recensement lancé par la Coalition de l’opposition togolaise. Le porte-parole du gouvernement s’est aussi prononcé sur les réformes à opérer à l’Assemblée nationale avant les élections du 20 décembre et sur la question de la candidature de Faure Gnassingbé en 2020. M. Bawara pense que son patron est le seul, à même de tenir le pays après 2020, parce que soutient-il « personne au sein de l’opposition n’incarne une alternative sérieuse et crédible » pour le pays.

Depuis exactement un an, Tikpi Atchadam, l’homme à l’origine de la donne actuelle au Togo s’est réfugié au Ghana. Et c’était depuis là qu'il menait la lutte contre le pouvoir de Lomé. En avril 2018, le pouvoir de Faure Gnassingbé a dû interpeller le gouvernement ghanéen sur le sujet. Mais pour régulariser sa situation au pays de Kwame Nkrumah, l’ancien Secrétaire général de la Préfecture de Tchaoudjo a trouvé une astuce qui lui permet également de contourner les réglementations de la CEDEAO.

La recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) arrêtée à la 2e réunion du Comité de suivi des recommandations de la CEDEAO n'est pas une injonction. C’est la position qu’affiche l’Union des forces de changement (UFC). Le parti de Gilchrist Olympio reproche à la C14 de d’avoir abandonné ses revendications au détriment des élections. Contrairement à OBUTS et au NET, l’UFC veut continuer à siéger au sein de l’institution en charge de l’organisation, au nom de l'opposition.

Gilbert Bawara n’est pas du tout d’accord avec la Coalition des 14 partis de l’opposition qui continue de poser des exigences et préalables pour la suite de l’organisation des élections après avoir salué l’avancée obtenue au sujet de la CENI le 23 septembre dernier lors de la 2ème réunion du comité de suivi de la CEDEAO. Lors d’un entretien improvisé avec un groupe de médias dont Togo Breaking News, le ministre de la fonction publique a indiqué que le gouvernement togolais a pris toutes les dispositions pour que le processus électoral se poursuive et aboutisse aux législatives le 20 décembre prochain. De même, il exhorte les populations togolaises à s’inscrire massivement sur les listes électorales pour pouvoir se déterminer le jour du vote, parce que dit-il, il n’y aura pas de session de rattrapage. 

Le président ghanéen, l’un des présidents facilitateurs de la crise togolaise s’est prononcé jeudi sur le processus en cours au Togo. Interrogé par France24, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, Nana Akufo-Addo a indiqué que la médiation n’est pas au point mort même si les progrès ne sont pas énormes. Il se réjouit de la volonté des parties à poursuivre le dialogue. Il note toutefois qu’il y a des divergences quant à l’application de la limitation de mandats présidentiels dont le principe est acquis.

Conformément à la feuille de route de la CEDEAO, la constitution togolaise connaîtra de sérieuses modifications dans les prochains jours. Ces modifications porteront notamment sur la limitation à deux termes de 5 ans en ce qui concerne les mandats présidentiels. Le comité de suivi de la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO a établi un chronogramme pour l’opérationnalisation des réformes constitutionnelles au Parlement. L’organisation communautaire prévoit l’adoption de « la nouvelle constitution togolaise » au plus tard le 30 novembre prochain.

Le Groupe des 5, composé des ambassades d’Allemagne, des Etats-Unis d’Amérique, de France, la coordination du Système des Nations unies et la Délégation de l’Union Européenne est satisfait des progrès réalisés en vue d'une résolution durable de la crise socio-politique. Des progrès obtenus sous l’égide de la CEDEAO et des facilitateurs guinéen et ghanéen. De même, ces chancelleries appellent l'opposition et le pouvoir togolais à prouver leur bonne volonté respective en assumant leurs responsabilités.

OTR