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Les députés de l’opposition togolaise ont déserté mercredi l’Assemblée nationale alors que démarrait l’examen du projet de loi de modification constitutionnelle introduit par le gouvernement togolais il y a deux semaines. Les parlementaires de l’opposition ne comptent pas s’associer à la démarche du pouvoir visant à « décider ce qui lui convient ». S’inscrivant dans la même logique, la Coalition des 14 partis politiques exige la prise en compte des propositions de l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO, qui sont des avancées réelles.

La Conférence des Evêques du Togo (CET) entrevoit le pire pour le Togo si rien n’est fait  pour décrisper la tension sociopolitique avant les prochaines échéances électorales. Pour les Evêques, la préparation unilatérale des législatives à venir risque de conduire à nouveau le Togo dans un chaos. Les prélats exhortent une nouvelle fois les politiques à opérer impérativement les réformes constitutionnelles et institutionnelles pour en finir une fois pour de bon avec les violences postélectorales sur la Terre de nos aïeux.

La CEDEAO, engagée dans la résolution de la crise togolaise entérine le rapport de l’expert constitutionnaliste devant aboutir aux réformes constitutionnelles et institutionnelles au Togo. Dimanche, l’institution sous régionale a indiqué que le projet de texte proposé par le Sénégalais Alioune Badara Fall est conforme avec les décisions du sommet du 31 juillet dernier. Elle réitère que les réformes doivent être adoptée par la voie parlementaire ou par des consultations électorales, le cas échéant. 

Le Mouvement Citoyen pour la Démocratie (MCD) s’est réjoui lundi du respect par des togolais de son appel à la participation de la séance de rattrapage du recensement qui s’est tenue les 16, 17 et 18 novembre derniers. Le parti de Me Mouhamed Tchassona-Traoré demande à présent au gouvernement togolais de revoir le chronogramme des élections législatives pour permettre à la CENI recomposée et aux experts de la CEDEAO de proposer aux Togolais un fichier électoral acceptable justifiant la convocation d’un corps électoral connu.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a manifesté, comme prévu, samedi dans les rues de Lomé. Mécontente du processus électoral en cours et des dernières décisions prises par les facilitateurs, l’opposition a mobilisé ses partisans pour donner un signal fort au régime de Faure Gnassingbé. Occasion d’inviter les Chefs d’Etat de la CEDEAO à véritablement aider le Togo à sortir de la situation actuelle que d’avaliser « un coup de force électoral ». Le regroupement politique réitère son refus d’aller « valider une mascarade électorale » organisée par le régime pour se maintenir.

Des organisations de la société civile engagées dans la diplomatie non gouvernementale ont salué jeudi les efforts consentis par le gouvernement togolais pour trouver une solution durable à la crise que traverse le pays. Ces organisations notent que la feuille de route de la CEDEAO est effectivement appliquée et demandent aux parties prenantes de la crise de privilégier l’intérêt général pour une résolution rapide.

La Coalition de l’opposition togolaise a pris acte mardi de la reconnaissance de son droit de désigner ses représentants à la CENI mais a exprimé son désaccord sur les autres points du communiqué des facilitateurs. Pour les leaders du regroupement, le maintien des élections au 20 décembre et la prorogation de 3 jours de recensement ne répondent pas aux revendications soumises au facilitateur guinéen. Ils invitent la CEDEAO a tiré toutes les conséquences des violations répétées de la feuille de route par le régime togolais. Par ailleurs, la coalition appelle encore au boycott des 3 jours supplémentaires de recensement programmés du 16 au 18 novembre prochains.

Le leader du Parti national panafricain (PNP) est sorti de sa réserve dimanche pour dénoncer le blocage de l’exécution de la feuille de route de la CEDEAO par le pouvoir togolais. Tikpi Atchadam estime que les recommandations acceptées par l’opposition, comme une victoire d’étape, sont contournées par le gouvernement togolais, qui soutient pourtant les appliquer avec l’aval de l’organisation communautaire. Il a appelé la CEDEAO à prendre ses responsabilités et recadrer le régime de Faure Gnassingbé dont les agissements ont donné un motif sérieux à l’opposition pour reprendre les manifestations de rue. M. Atchadam annonce une gigantesque manifestation pour mettre fin au pouvoir en place. Quant aux élections, il invite à des actes de désobéissance civile pour empêcher leur organisation.

L’Union des Forces de Changement (UFC) croit en une fin éminente de la crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis  plus d’un an. Le parti de Gilchrist Olympio dit s’être « sacrifié » pour une issue favorable de la crise et espère que  l’Union de la République (UNIR) et la coalition des 14 en feront autant promptement. Il exprime son attachement aux réformes constitutionnelles et institutionnelles et exhorte tous les acteurs concernés par leur mise en œuvre à un sursaut patriotique.

Le ministre togolais de la fonction publique a confié dimanche à Togobreakingnews.info que le communiqué des facilitateurs sur la rencontre de Conakry est authentique et ne contenait rien d'inexact, suite aux informations recueillies auprès des facilitateurs et de la Commission de la CEDEAO. Il est convaincu que la coalition des 14 partis de l’opposition s’en est également enquise auprès des autorités guinéennes et des autres instances compétentes. Au sujet de l’appel à la mobilisation lancé par la Coalition de l’opposition, le ministre Bawara indique que le pouvoir s’est préparé à toutes les éventualités et promet une sortie officielle du gouvernement pour éclairer les togolais.

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