Ad Top Header

La coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise s’est prononcée mercredi sur le processus électoral en cours au Togo. Brigitte Adjamagbo-Johnson affirme que les prochaines élections législatives ne devraient pas se tenir sans la participation du regroupement. Pour ce faire, elle invite les facilitateurs de la crise et la CEDEAO à intervenir à temps pour éviter que la situation ne dégénère.

Le ministre togolais de la fonction publique, qui fait office de porte-parole du gouvernement fait le point de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour la résolution de la crise sociopolitique togolaise. Réagissant aux accusations portées contre le pouvoir par la Coalition de l’opposition, Gilbert Bawara a rappelé, point par point, « les  dispositions et le contenu précis et exacts » des décisions et recommandations de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO en date du 31 juillet 2018. Il réfute les accusations concernant le respect de cette feuille de route et estime « qu’aucun manquement, aucune violation et aucun écart ne pourraient être reprochés et imputés au gouvernement et à sa majorité ». De même, M. Bawara a répondu à la vice-présidente du parlement de la CEDEAO, affirmant que Aminata Toungara s’est laissée manipuler et abuser par des députés de l’opposition togolaise présents actuellement à Abuja.

Les élections législatives ne devraient pas se tenir le 20 décembre prochain au Togo dans un souci d’apaisement. C’est cette position qu’a défendu dimanche Aminata Kamara Toungara, la vice-présidente du Parlement de la CEDEAO. La députée ivoirienne a soutenu qu’il ne faut pas précipiter les élections, car rien ne vaut la paix. Dans cette optique, elle invite le Chefs d’Etat de l’organisation sous régionale à exhorter leur homologue togolais, Faure Gnassingbé à "mettre la balle à terre" pour que les élections soient repoussées.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a encore mobilisé ses militants et sympathisants dans les rues de Lomé, de Kpalimé, de Sokodé, de Kparatao, de Tchamba et  de Dapaong samedi. Il s’avère au vu des constats qu’il y a eu une mobilisation plus importante que celle du jeudi dernier. Et pour les responsables du regroupement, pas moins de 500 mille personnes, rien que dans les rues de Lomé, réclamaient l’arrêt du processus électoral, la réalisation des réformes constitutionnelles et la mise en œuvre des mesures d’apaisement. L’opposition projette une journée « Togo Mort » mardi prochain, en attendant des actions d’envergure.

Aussitôt ouverte, aussitôt clôturée. La 7è session plénière  de l’assemblée nationale togolaise convoquée sur  ce  vendredi 30 novembre n’a duré que quelques minutes. Les députés de l’opposition, qui assurent n’avoir pas été informés de la tenue d’une telle séance ne se sont pas rendus au Parlement. Une situation qui a obligé Dama Dramani à reporter la session sur une date ultérieure. Le président du groupe parlementaire UNIR accuse ses collègues de l’opposition de mauvaise foi et annonce la saisine des facilitateurs du dialogue inter-togolais.

A l’Assemblée nationale togolaise, les propositions de la CEDEAO devant consacrer les réformes constitutionnelles et institutionnelles telles que préconisées dans la feuille de route du 31 juillet ne sont toujours pas acceptées par le pouvoir togolais. Une semaine après la tentative d’étude du projet de loi du gouvernement, boycotté par les députés de l’opposition, la commission des lois constitutionnelles s’est de nouveau réunie. Mais les travaux ont connu la même fortune. Cette fois, un texte a été présenté oralement par le pouvoir pour étude et dont la copie n’était pas disponible. Les députés de l’opposition se sont retirés de la salle et les travaux ont pris fin.

Les facilitateurs de la CEDEAO  expriment leur indignation face à la violation de sa feuille de route élaborée le 31 juillet dernier pour une sortie de crise au Togo. Dans un nouveau communiqué, l’institution sous régionale souligne que des propos et des écrits sont diffusés ces derniers temps pour appeler à des initiatives susceptibles de créer le désordre et de susciter la violence au Togo, des comportements proscrits dans la feuille de route. Elle lance un appel à toutes les parties prenantes à la crise à s’inscrire résolument dans la voie du dialogue et de la concertation pour résoudre leurs différents.

Le Nouvel Engagement Togolais (NET) a formulé mardi ses recommandations pour la mise en œuvre des réformes constitutionnelles. Dans un communiqué, la formation politique présidée par Gerry Taama a invité les députés du parti UNIR et ceux de le C14, à faire « des amendements du texte du gouvernement en s’appuyant sur les propositions de l’expert de la CEDEAO, qui leur ont été adressées à tous ». Cette formation politique soutient, d’une part que voter le texte de l’expert en l’état serait une folie et affirme d’autre part que le texte du gouvernement n’est pas ambitieux.

Les postures radicales et sans concession risquent d’exacerber la crise politique actuelle. C’est ce qu’indique mardi le Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) dans un communiqué rendu public. Le parti d’Agbéyomé Kodjo, qui prend part aux prochaines élections législatives, estime que les recommandations de la CEDEAO doivent être appliquées avant la tenue des élections. Ce qui permettra selon les responsables du MPDD « d’éviter la tragédie et d’espérer construire ensemble un Togo uni et paisible ».

Le ministre togolais de la sécurité s’est prononcé jeudi sur la sécurisation des prochaines élections législatives. Pour Damehame Yark, la Force sécurité élection (FOSE) 2018 est prête à accompagner la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à tenir les élections législatives le 20 décembre prochain. Le général Yark qui prédit une fin de carrière pour les leaders de la Coalition de l'opposition, prévient ceux qui tenteront d’empêcher la tenue de ces élections.

OTR
© 2020 Togo Breaking News All Rights Reserved. Designed By JIREH & TBN