Ad Top Header

En prélude au prochain sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement prévu à Lomé le 31 juillet prochain, la capitale togolaise a abrité samedi deux importantes rencontres. Il s’agit de la 40e Session Ordinaire Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) et de la 80e Session ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO. Ces deux sessions ont été présidées par le ministre togolais des affaires, de la coopération et de l’intégration africaine, Robert Dussey en présence de Jean-Claude Brou, Président de la Commission de la CEDEAO.

L’information selon laquelle des diplomates togolais seraient à pied d’œuvre pour convaincre les Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO pour permettre au président togolais, Faure Gnassingbé à briguer un second mandat d’affilée à la tête de ladite institution n’est pas fondée. Dans une note diffusée mardi, la Présidence togolaise l’a démentie relevant qu’elle procède des rumeurs colportées par « l’opposition ».

La coalition des 14 partis politiques de l'opposition est revenue lundi sur les 3 jours de manifestations auxquelles elle a appelé la semaine dernière. En général, ces manifestations n’ont pas eu lieu faute d’une entente avec le ministre de l’administration territoriale sur les lieux de rassemblement, les itinéraires et les points de chute. L’opposition qui maintient sa journée "Togo Mort" sur le 18 juin prochain, a également parlé de sa rencontre avec une délégation nigériane qui a séjourné à Lomé le week-end dernier.

Comme Togo Breaking News l’avait indiqué la semaine dernière, les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé aidés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont dans les dernières tractions pour la finalisation des recommandations qu’ils sont tenues de soumettre au sommet de l’organisation dans le courant de ce mois de juin. C’est dans ce sens qu’une délégation des deux facilitateurs et de la commission de la CEDEAO rencontre samedi à Lomé les parties prenantes de la crise togolaise.

Un nouveau round du dialogue politique inter-togolais pourrait être convoqué avant le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO prévu se tenir dans le courant de ce mois de juin. C’est l’une des possibilités qui se dessinent à l’issue des concertations qui ont eu lieu samedi à Lomé entre les parties prenantes de la crise togolaise et la délégation des facilitateurs et de la Commission de la CEDEAO. Au sortir de ces conciliabules, Jean-Pierre, le Chef de file de l’opposition togolaise a exprimé sa satisfaction d’avoir été écouté.

Le comité du Conseil judiciaire de la CEDEAO, chargé du recrutement des nouveaux juges de la Cour de justice de la Communauté entame  le processus du remplacement de l’actuelle Cour de  justice de la CEDEAO dont le mandat  arrive à terme le 17 juin prochain. Une réunion s’est ouverte mercredi à Lomé pour procéder à la sélection et au recrutement des juges qui devront officier à la Cour durant la période de 2018 à 2022.  C’est Akakpovi Gamatho, Président de la Cour suprême du Togo qui préside la réunion.

Inéluctablement, l’on s’approche du mois de juin, mois durant lequel la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tiendra un nouveau sommet de sa Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement. Ce sommet abodera pour la 3e fois la question togolaise et pourra même acter des recommandations qui s’imposeront aux acteurs de la crise qui dure depuis maintenant 9 mois. Mais l’on n’en est pas encore là et les tractions ont repris. Les dernières tentatives de conciliation des deux positions qui bloquent l’aboutissement du dialogue sont en cours.

Les chefs d’Etat-major des armées des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont entamé leur 38e session lundi à Lomé. La rencontre vise à réfléchir aux stratégies à adopter afin de lutter efficacement contre les menaces d’insécurité de tous ordres dans l’espace communautaire. Elle a été ouverte par Solitoki Esso, ministre d’Etat togolais chargé des affaires présidentielles représentant Faure Gnassingbé, le président en exercice de la CEDEAO.

Les pays membres de la CEDEAO se lancent dans l’extension de la couverture de la sécurité sociale aux travailleurs migrants et leurs familles dans la sous-région ouest africaine. Ils ont réfléchissent depuis mercredi à Lomé sur les modalités opérationnelles de la mise en œuvre de la convention générale de la CEDEAO sur la sécurité sociale. La rencontre vise notamment à baliser la voie à l’application effective de cette convention rédigée en 1993 dans le but de réduire les vulnérabilités auxquelles sont confrontés les travailleurs migrants.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) prévoient d’organiser un sommet conjoint très prochainement. Le rendez-vous qui se tiendra à Lomé permettra aux chefs d’Etat et de gouvernement des deux communautés régionales d’aborder les questions de paix, de radicalisation et d'extrémisme violent.

OTR