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L’on en sait un peu plus sur le dernier déplacement de Pascal Bodjona à Accra sur demande du président ghanéen, Nana Akufo-Addo, l’un des facilitateurs de la crise togolaise. La visite de l’ancien ministre de l’administration territoriale intervenait quelques jours seulement après la sortie de la feuille de route de la CEDEAO dont plusieurs points étaient sujets à interprétation. Et suite aux nouvelles incompréhensions qui surgissent entre le pouvoir et la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition, le président ghanéen a jugé bon de consulter l’ancien Directeur de cabinet de Faure Gnassingbé. Ce dernier aurait plaidé pour deux choses fondamentales.

Le Mouvement Jeunesse Consciente du Togo (MJCT) a mobilisé samedi à Lomé des milliers de jeunes acquis à sa cause pour une grande caravane à  travers laquelle il a fait d’une pierre deux coups. Le Mouvement que préside Victoire Ametsyo a saisi l’occasion de cette activité de sensibilisation de la jeunesse à la non-violence pour exprimer sa gratitude aux facilitateurs de la crise togolaise, les présidents ghanéen, Nana Akufo Addo et guinée, Alpha Condé.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition a dénoncé jeudi une provocation de la part du pouvoir togolais après l’annonce par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la reprise de ses activités.  Le regroupement politique dirigé par Brigitte Adjamagbo-Johnson a fustigé l’attitude du gouvernement togolais qui continue de prendre des décisions de façon unilatérale, malgré les concessions faites de part et d’autre pour arriver à la feuille de route définie par la CEDEAO. Pour Jean Kissi, le Secrétaire général du CAR, qui intervenait jeudi au nom de la coalition, cette attitude risque de mettre le feu aux poudres.

La Commission  Electorale Nationale Indépendante (CENI) n'a certainement pas l'intention de perdre du temps pour redémarrer le processus devant aboutir aux législatives du 20 décembre prochain.  L'institution dirigée par le Prof Kodjona Kadanga a indiqué mercredi avoir repris ses activités alors que la feuille de route de la CEDEAO recommandait la participation de tous les acteurs. De même, le Président de la Commission de la CEDEAO a annoncé mercredi à Lomé une prochaine réunion du Comité de suivi de mise en oeuvre des décisions de la CEDEAO pour établir un chronogramme devant aboutir à des élections justes.

La Commission de la CEDEAO a évalué mercredi à Lomé la feuille de route des Chefs d’Etat de l’organisation pour la sortie de crise au Togo avec les protagonistes togolais. Cette réunion, qui a enregistré la présence effective du pouvoir et de la Coalition des 14 partis de l’opposition, a été l’occasion de préciser les contours des décisions. A l’issue, la Coalition de l’opposition a indiqué avoir soulevé les manquements de la feuille de route et soulevé la question du découpage électoral pour les élections législatives ainsi que la nécessité d’opérer préalablement les réformes. Quant au pouvoir, il a réaffirmé son engagement à tout mettre en œuvre pour l’application rigoureuse des décisions et pour la tenue des élections le 20 décembre prochain.

Les déclarations et les prises de positions se sont multipliées au Togo depuis la diffusion de la feuille de route de la CEDEAO pour la sortie de crise. L’organisation communautaire s’est particulièrement sentie interpellée par les réserves émises dans les déclarations de certains leaders de la coalition des 14 partis de l’opposition. La Commission de la CEDEAO est à Lomé pour inviter les parties prenantes togolaises à apprécier les décisions prises, le 31 juillet dernier concernant la situation socio-politique togolaise, à leur juste valeur. Il nous revient également qu’il sera notifié à toutes les parties que ces décisions sont contraignantes. Les travaux viennent de démarrer au 2 Février.

Une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est attendue à Lomé mercredi. Conduite par le président de la Commission de l’organisation communautaire, Jean-Claude Brou, la délégation rencontrera les protagonistes de la crise sociopolitique dans le cadre de la médiation en cours. Cette nouvelle rencontre planchera principalement sur la question de la mise en œuvre des décisions contenue dans la feuille de route des dirigeants ouest-africains pour la sortie de crise.

Johannes Bavon a alerté mardi le peuple togolais sur les enjeux de la feuille de route de la CEDEAO et les risques qu’il court dans la quête de l’alternance en 2020. Face à la presse, le Président du  Front des Architectes de la République (FAR) a dénoncé ce qu’il appelle l’attitude de démobilisation et l’amateurisme de l’opposition et a mis  la lumière sur les mécanismes mis en œuvre par le pouvoir pour s’offrir un nouveau mandant en 2020. Le Mouvement politique demande aux Togolais de se mobiliser et de renforcer les cœurs, car c’est maintenant que la guerre vient de commencer. 

Il y a des points positifs et des insuffisances dans la feuille de route de la CEDEAO. C’est la position affichée par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Cette position est réaffirmée mardi par le président des Forces démocratiques pour la République (FDR), parti membre du regroupement. Pour Me Paul Dodji Apevon, il y a de l’espoir d’obtenir plus avec la poursuite du dialogue. Il appelle les togolais à ne pas se décourager mais à continuer le combat là jusqu’à la victoire finale.

La coalition des 14 partis de l’opposition togolaise n’abandonne pas l’exigence de la mise en place d’un gouvernement de transition, même après les recommandations de la CEDEAO pour une sortie de crise. Pour une bonne mise en œuvre de la feuille de route donnée il y a une semaine par les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire, le regroupement demande au pouvoir de former un gouvernement.

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